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Les derniers avis (320 avis)

Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dépôt de bilan de compétences
Dépôt de bilan de compétences

J'avais déjà repéré David Snug et je voulais lire un de ces albums. Voilà qui est fait, et je peux dire que je ne suis pas déçu. L'auteur, donc David Snug, parle à son lui du passé de toutes ses expériences professionnelles passées (et à venir, donc). Avec un DEUG en Arts Plastiques, qu'il a fait car il aimait dessiner, pas facile de trouver un emploi "respectable", de "s'insérer dans la société" par le travail. Pas facile non plus de rester à vie dans un emploi rébarbatif, dur physiquement, et mal payé. Pourtant, plein de gens le font, parce qu'ils n'ont pas le choix. Mais David Snug a décidé qu'il ne voulait pas vivre comme ça. Nous le suivons tout au long de son parcours professionnel jusqu'à arriver à la conclusion qu'il en a soupé du travail, de vivre pour un salaire en étant constamment méprisé par les patrons/CPE/employés de Pôle Emploi, etc. Le propos est très intéressant, pas moralisateur et, finalement, bien argumenté à travers les petites saynètes de la vie de Snug. La bd est, d'ailleurs, assez drôle. L'humour est souvent présent et les dialogues assez savoureux, que ce soit entre David Snug et David Snug ou entre David Snug et ses différents employeurs/interlocuteurs du travail. Ça se lit donc très facilement et très vite. Au final, on passe un bon moment à lire les gags et ceux-ci nous amènent, sans qu'on s'en rende compte, au propos où l'auteur veut nous emmener, à savoir celui que j'ai développé plus haut. Je dois avouer qu'à la lecture des rares planches que j'ai vues de cette bd-ci et des autres, j'avais un peu peur d'un humour un peu gras et lourd. Au final, je n'ai pas du tout eu cette impression. En ce qui concerne le dessin, j'aime beaucoup le style de Snug, qui est assez basique mais très bien maitrisé. En plus, son personnage, qu'il met en scène dans cette bd et les autres est très reconnaissable, avec sa barbe et son accoutrement. Et les petits monstres rampants qu'il glisse dans la plupart de ses cases participent aussi à rendre les dessins de Snug uniques et particuliers. Je conseille donc cette lecture et, quant à moi, je vais me diriger vers les autres bandes dessinées de David Snug !

24/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Mondo Disco
Mondo Disco

Nicolas Wild est un peu le pendant français de Joe Sacco, avec ses reportages qui l’entrainent dans tous les coins du monde. Et comme Sacco, il se met en scène au milieu des gens qu’il rencontre et interroge. Son ton le rapproche aussi un peu de Guy Delisle (de l’humour et de l’autodérision parsèment l’album – il y a même un passage carrément loufoque autour d’une version ukrainienne de Godzilla dans la région de Tchernobyl). Cet album est un recueil de divers travaux et publications de Wild – des commandes le plus souvent (plusieurs fois pour Arte en particulier, mais cela peut aussi être pour l’armée française – reportage sans doute le moins intéressant de mon point de vue ! ou bien pour un journal local). C’est éclectique pour les sujets, le ton adopté, et ces « carnets de voyage » doivent parfois beaucoup aux rencontres, s’improvisent « sur le tas ». D’où l’aspect un peu décousu de l’ensemble. Mais cela se lit agréablement, c’est frais et sincère, et ce n’est jamais ennuyeux en tout cas.

24/01/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Ile sans Sourire
L'Ile sans Sourire

J’ai un sentiment ambivalent après avoir lu cet album, que ce soit pour le dessin ou pour l’histoire elle-même. En effet, celle-ci mélange diverses influences. Du fantastique assez noir, mais aussi un certain merveilleux plein de naïveté (autour d’Elianor, petite fille pleine de vie et d’enthousiasme par exemple). Mais après que le cadre a été posé, que les personnages ont été présenté (Elianor donc, et Dean, le géologue – tous les deux ne voulant pas faire le deuil d’un être cher), j’ai trouvé que l’intrigue perdait en force et en intérêt, elle m’a moins intéressé. Pour le dessin c’est un peu la même chose. Certains aspects sont chouettes, mais pour le reste, je n’accroche pas trop à une colorisation visiblement informatique. Tout n’est pas à jeter, et l’histoire se laisse lire. Un pas mal sans plus donc.

24/01/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Calypso (Cosey)
Calypso (Cosey)

Je voulais absolument lire une bande dessinée de Cosey. Cet auteur a été primé et recensé aussi bien par les médias et le public. Je suis donc tombé sur « Calypso », la seule bd de Cosey disponible à la bibliothèque. Eh bien, au vu des avis sur cet album, je ne serai pas gâté par ce feuilletage de mon premier album de ce dessinateur/scénariste… et je le fus ! Bon, j’avoue tout de suite : ce fut une lecture agréable mais sans plus. Le scénario oscille entre le récit policier et le roman graphique. La partie « policier » n’est pas franchement convaincante, tout semble facile pour nos protagonistes et la conclusion sur l’enquête des policiers m’est apparu bâclée. La partie « roman graphique » m’a semblé terne. Je n’ai ressenti aucune émotion tout au long de cette lecture. Pourtant, au vu des retrouvailles entre l’actrice et le héros, il y ait de quoi faire… Au niveau du graphisme, l’ensemble ne m’est pas apparu transcendant : le noir et blanc est assez épais, un peu impersonnel… bref, rien de vraiment spectaculaire ; à la rigueur, une mise en couleurs aurait probablement apporté un plus à cette bande dessinée. La narration est -à mon avis- bonne, c’est d’ailleurs le point fort de cette bande dessinée. Une lecture agréable mais au scénario quelconque pour ma première lecture d’une bande dessinée de Cosey, voila ce que je retiens de « Calypso ». Faudra que je lise un autre album -plus plébiscité par les bédéphiles- de cet auteur pour voir si je m’accroche enfin à son style… Note finale : 2,5/5

24/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Buck Danny - Origines
Buck Danny - Origines

Cette nouvelle série dérivée de Buck Danny s'intercale de manière peu évidente parmi les autres mettant en scène ce héros. Contrairement à ce que son titre laisse penser, elle ne se déroule pas, ou du moins pas vraiment avant le tome 1 de la série originelle ; ce n'est donc pas un pur prequel. Mais elle se déroule néanmoins avant le cœur de la série mère tel qu'il a été repris dans les Aventures de Buck Danny (classic). En réalité, la première histoire, le Pilote à l'aile brisée, se passe peu après " Les mystères de Midway", tome 2 de la série originelle, alors que nous sommes en pleine Guerre du Pacifique. C'est une aventure que Buck vivra seul, sans ses amis Sonny et Tumbler qu'il ne connait pas encore, et dans une situation où il n'a pas encore fait ses preuves et n'a pas la confiance de ses supérieurs. Et la particularité de la série est d'y intégrer non seulement un rapide aperçu de la situation familiale du héros, sa mère et son petit frère restés en Amérique, mais aussi différents flash-back sur sa jeunesse, sa relation avec son père et ce qui l'a amené à devenir pilote. Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien l'aventure en 1942, contre les ennemis japonais, qui sera au cœur du récit et de la grande majorité des planches du premier tome. Les auteurs ont fait le choix de nous replacer rigoureusement dans l'ambiance des aventures de Buck Danny parues dans les années 40 et 50. Le trait de Giuseppe De Lucas a le même aspect un peu guindé qu'avait la série à l'époque, même si heureusement le graphisme est plus maîtrisé que celui d'un Hubinon qui était encore un débutant en ce temps là. La mise en page est plus aérée et la narration graphique plus moderne et fluide. Sur le ton, Yann nous replonge à l'époque, avec des dialogues emplis de "Damn !", "Geee !" et autres "Gosh !", et d'expressions hostiles envers les japonais à base de "Sales japs" et autres "Faces de lune". Cela donne un aspect désuet pas forcément déplaisant mais un peu déstabilisant. Nous avons donc du coup droit à une aventure à l'ancienne, entrecoupée de quelques souvenirs de jeunesse du héros. L'intrigue a quelques petits aspects volontairement vieillots mais elle se lit agréablement. J'ai apprécié la maîtrise de sa narration, avec les éléments clés des futurs retournements de situation habilement et discrètement présentés quelques pages plus tôt pour bien paraitre logiques et bienvenus quand vient le moment d'en avoir besoin pour sauver la situation. Je ne sais pas encore si la série comportera uniquement 2 tomes ou si elle sera construite en diptyques. Toujours est-il que le premier tome se lit parfaitement comme une histoire complète.

24/01/2022 (modifier)
Par ceciloule
Note: 3/5
Couverture de la série Harlem (Mikaël)
Harlem (Mikaël)

Dans ce premier tome de ce qui sera un diptyque sur l'icône noire-américaine Queenie, Mikaël redonne vie au Harlem d'hier, entre clubs de jazz, mafias et loterie clandestine, alternant cases verticales tourbillonnantes et planches d'un noir-et-blanc bleuté, apaisées, évoquant le passé de la jeune Martiniquaise. Trop court pour bien dessiner l'intériorité des héros, Harlem offre malgré tout un voyage temporel dépaysant.

24/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Tribulations du Choucas
Les Tribulations du Choucas

Oups je fais le grand écart ! Une étoile presque infamante pour "les Tribulations du Choucas" alors que j'avais donné mon cœur et cinq étoiles à la série mère, Le Choucas. Je n'ai rien à dire sur la forme. J'aime toujours le graphisme même si les couleurs, les ocres ou les bleus correspondent plus à l'univers du Mali qu'à celui du Népal. Si les dessins de montagnes sont techniquement détaillés et justes, il leur manque une âme. Rien à voir avec Cosey par exemple. Ce qui coince pour moi ? Les scénarii. Pour le Trekking une pseudo enquête qui tient en trois pages (24,25,26) avec des personnages secondaires qui interviennent sans que l'on comprenne pourquoi (Sidoine, le police politique) et une fin dont on ne comprend pas les tenants et aboutissants, sauf que c'est un échec pour le Choucas. Mais c'est l'histoire Malienne qui m'interpelle le plus. Lax nous propose un pamphlet très politique. OK, je ne suis pas contre. A condition de respecter les règles et ici on en est très loin surtout pour un scénario qui se veut très réaliste. Cela commence par des agissements malveillants et racistes d'une BAC parisienne avec en soutien un texte du type "Benoît a la peau noire, et dans les commissariats c'est une couleur qui passe mal..." (p11) Oups ! Sur un sujet aussi sensible ce type de généralisation et d'amalgame ne peut que mettre de l'huile sur le feu. De plus, monsieur Lax nous fait presque croire que nous vivons dans une république bananière ! Un jeune homme, en France depuis une vingtaine d'années, avec des parents français possède obligatoirement des papiers en règle et ne peut pas être expulsé d'une façon aussi grotesque. Il y a une procédure administrative qui échappe à la BAC sus décrite, avec commissions, avocats et tout et tout. Nous sommes en Etat de Droit, Monsieur Lax et les parents (médecin et chef d'entreprise, excusez du peu) dans cette situation très improbable auraient résolu le problème en une demi-heure avec un avocat. De plus Benoît, fils de médecin et d'un patron est ce qu'on appelle dans ma banlieue "Un bourge". Je vous renvoie à l'excellent roman de Fatou Diome "Le Ventre de l'Atlantique" qui montre la difficulté d'écoute des pauvres Africains au village avec des parents qui reviennent au pays les poches remplies de cadeaux et d'argent mais qui disent "N'y allez pas ! C'est dur, raciste et vous serez méprisés !". Ces paroles ne sont pas entendables par des jeunes qui ne voient qu'ennui et misère autour d'eux. Alors quand cela vient d'un Bourge, pas besoin de mafia pour être discrédité. La fin se termine en queue de poisson et je la trouve bien plus ambigüe qu'elle n'y parait. Oui l'Afrique deviendra riche quand elle formera ses propres cadres à tous les niveaux. Pas besoin d'Européens quelque soit leur couleur de peau. Le mot 'Justice' apparait enfin dans une case de la dernière page. Ouf, je nous croyais vivre au Far West où cela se réglait avec les poings et les colts.

24/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Houba gags
Houba gags

Dans les années 2000, Batem avait demandé à Désert de lui écrire le scénario de strips comiques du Marsupilami pour une publication dans un journal Suisse, avec également l'aide de Labalue pour le storyboard. Depuis, ces strips avaient bénéficié d'un tirage limité en noir et blanc en 2017, mais c'est en 2022 qu'ils sont publiés pour la première fois en album grand public et en version couleurs. Ce sont des strips complètement dans le ton de la série Le Marsupilami, s'adressant donc plutôt à un public jeune. En trois cases, ils racontent comment le Marsu est super fort parce qu'il peut tout faire, et comment c'est drôle pour ses amis et pas drôle pour ses ennemis. Je ne suis pas son ennemi mais malheureusement, je ne trouve pas ça drôle non plus. La structure en strip fonctionne assez peu, car les trois cases ne suffisent pas à bien amener la chute qui est souvent trop convenue et devinable dès la première image, ou d'autres fois qui se contente de tomber à plat. Le ton des premières pages est en outre trop enfantin pour contenter un lecteur adulte, même si cela s'améliore par la suite. Et il y a trop de gags qui utilisent comme concept le fait que le Marsu puisse faire absolument n'importe quoi avec sa queue, le sommet étant atteint quand il s'en sert pour en faire une planche de surf... qui fonctionne. Concrètement, sur tout un album, je crois bien qu'un unique strip m'a fait rire : c'est trop peu. Par contre, on ne peut que saluer la qualité du dessin de Batem qui maîtrise vraiment bien ses personnages, même si en contrepartie les décors sont forcément un peu vides dans ce type d'exercice. Mais un joli dessin ne suffit pas à faire une bonne lecture. Je ne conseillerais donc cet album qu'aux collectionneurs et grands amateurs du Marsupilami de Batem.

24/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Sangoma - Les Damnées de Cape Town
Sangoma - Les Damnées de Cape Town

J’ai beaucoup aimé ce récit même si sa partie introductive m’a gêné aux entournures, principalement du fait de la manière très manichéenne dont les personnages sont présentés (les méchants boers, les pauvres noirs opprimés et spoilés de leurs terres). Heureusement, au fil du récit, cet aspect manichéen se nuance méchamment et la dimension historique et politique s’efface au profit d’une intrigue policière à deux niveaux. Le climat est tendu du début à la fin, contrebalancé par l’attitude du héros, désinvolte et blagueur (entre autres qualités) et nous allons progressivement descendre les marches d’un escalier qui nous mènera vers les zones les plus nauséabondes du Cap. Le récit est très bien mené et les deux intrigues se recoupent assez naturellement, sans jamais s’emmêler. Le dessin de Corentin Rouge est parfait pour ce type de récit au ton très proche des séries policières américaines. Les cases présentant de grands espaces, les scènes dédiées à l’action, les physionomies des personnages, tout est extrêmement cinématographique tant et si bien que l’on se croirait dans un film à gros budget, l’originalité du cadre en prime. Bon ! Contrairement à Pol, je ne mettrais pas cet album entre toutes les mains. A partir de 15, 16 ans, oui. Plus jeunes, certains passages risquent quand même de donner aux lecteurs quelques cauchemars tandis que l’aspect politique du récit nécessite un certains intérêt pour cette matière (ce qui est rarement le cas des moins de quinze ans). Mais si vous êtes amateurs de polars noirs et violents, franchement, cet album fait parfaitement le taf.

24/01/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Sous les galets la plage
Sous les galets la plage

Auteur prolixe, aussi à l’aise au dessin qu’au scénario, Pascal Rabaté nous offre un récit lui permettant d’exprimer à nouveau son talent d’observateur des mœurs sociales. « Sous les galets la plage », c’est la rencontre entre deux mondes opposés. D’un côté, une petite bourgeoisie de province aux vues et aux portefeuilles étriqués, de l’autre, des parias vivant de petites combines pour pouvoir survivre. Et comme le suggère ce titre pour le moins évocateur, ces deux mondes vont s’entrechoquer jusqu’à un final flamboyant, dans un élan vital alimenté par l’amour et la liberté. Ce roman graphique intemporel, qui se déroule dans la France des années 60, va nous mener dans les pas d’Albert, jeune homme de bonne famille dont l’avenir aurait dû être tout tracé sous la férule de son père autoritaire et étouffant, totalement acquis aux valeurs d’une France patriarcale. Le jour où il confie les clefs de la maison de vacances à son fils, qui vient d’avoir 18 ans, il ne se doute pas encore que le destin de celui-ci va basculer radicalement. Car ces clés, que le père lui tend comme si elles étaient « les clés du pouvoir », s’avèreront pour Albert les clés vers la liberté… et lorsque l’amour pointera le bout de son nez, sous l’apparence d’une jolie jeune femme peu loquace sur son passé, le point de retour va être allégrement franchi, pour le plus grand plaisir du lecteur… Sans être trop explicite, grâce à une parole bien choisie ou une simple posture, Rabaté parvient à révéler l’âme de ses protagonistes avec une espièglerie jubilatoire. Ainsi, tout l’état d’esprit du père (qui vouvoie son fils !) est révélé dans cette seule phrase, lorsqu’il vient d’acquérir un meuble à pain dans la brocante du village : « Vous voyez, mon fils, il faut toujours marchander, c’est comme ça que l’on économise et que l’on peut épargner. ». Et c’est bien l’un des points forts de l’auteur, qui a le don de concevoir des dialogues ciselés. Et comme toujours, son trait à la nonchalance étudiée respire la liberté, certaines cases au cadrage très cinématographique évoquant la Nouvelle vague. D’ailleurs, lorsque vers la fin Albert retrouve sa bien-aimée Odette, on pense immanquablement au couple mythique Jean Seberg/Jean-Paul Belmondo dans « A bout de souffle ». Ce thriller social très fluide, qui ressuscite les fantômes de mai 68, se révèle assez puissant sous son apparente légèreté. « Sous les galets la plage », c’est l’histoire d’une révolte d’une génération sur la précédente, sur les trompe-l’œil de la filiation inaltérable et les carcans du patrimoine transmissible, qui nous questionne de façon assez subversive : et si les enfants ingrats avaient raison ? C’est aussi le récit d’une revanche jouissive des « gueux » aux allures de robin des bois sur les parvenus vaniteux. Sans abus de textes explicatifs et d’effets de manche, Pascal Rabaté en profite également pour livrer une attaque cinglante contre les mâles défenseurs d’une France blanche et patriote, nostalgique du « bon temps des colonies », tout cela grâce à une galerie de portraits finement élaborés et des dialogues ciselés. La conclusion est juste formidable, avec cet irrésistible pied de nez dévoilé sur la dernière image par ce fieffé gredin de Rabaté, qui ne peut pas vraiment dissimuler ses sympathies anars !

23/01/2022 (modifier)