Les derniers avis (132 avis)

Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Evaristo
Evaristo

Les éditions ilatina font un travail remarquable depuis plusieurs années et on leur doit notamment l'édition sous forme d'intégrale des aventures du commissaire Evaristo. Ce sont des enquêtes policières sous forme de strips qui font souvent 8 pages et vont parfois jusqu'à 15. Chaque enquête traduit une facette de la réalité argentine des années 50 (corruption politique, misère sociale, criminalité....) Je ne comprends pas trop les critiques de mes camarades ci dessous. Sampayo construit volontairement ses récits en multipliant les points de vue, c'est une technique narrative qui permet de créer une tension dramatique et de placer le lecteur dans le rôle privilégié de témoin. Il faut être vigilant certes, car un protagoniste de l'intrigue va souvent en surveiller un autre au second plan. On passe aussi parfois du présent au passé. Les personnages se croisent et convergent ensemble vers une même trajectoire (le meurtre ou l'arrestation qui clôt le récit). C'est une conception du destin très inspiré de Jorge Luis Borges. Pourquoi ne sommes nous plus capables d'apprécier des œuvres riches comme celle-ci qui demandent un minimum de concentration ? Le personnage d'Evaristo est la star de chaque intrigue. C'est le flic hard boiled par excellence, massif physiquement et désabusé moralement. Graphiquement c'est divin. Expression des personnages, authenticité, découpage, utilisation du noir et blanc... Il y a tout. Personnellement je place Solano Lopez sur le podium avec Juan Gimenez et Breccia Enrique et je vous invite à découvrir cette bande, c'est un incontournable de la bd argentine.

07/07/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Retour (Cossé)
Le Retour (Cossé)

Le Retour traite des soldats de la Grande Guerre qui rentrent dans leur famille, et parfois ils ne rentrent pas, seulement leur fantôme. Cela peut provoquer de la jalousie chez les voisins dont le fils ou le père ne rentre pas, et de la culpabilité pour ceux qui ont survécu même s'ils sont souvent bien abîmés. C'est une histoire où on ne voit pas la guerre en tant que telle mais sa suite et les arrières, qui subissent aussi le conflit d'une autre manière dans l'attente et l'espoir. C'est parfois poétique et aux accents surréalistes voire fantastiques. Ainsi un enfant décide de construire un toboggan dans toute sa maison. Il a l'impression de pouvoir voir le passé avec. D'autres étranges événements surviennent. Je pense qu'il y a aussi un clin d'oeil à Tardi et Adèle Blanc-Sec. Le dessin en noir et blanc est agréablement réalisé.

06/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Kabuki (Minamisawa/Petreca)
Kabuki (Minamisawa/Petreca)

2.5 Les auteurs rendent hommage au théâtre japonais, un art dont j'avoue qui ne me passionne pas trop, mais les illustrations sont belles alors j'ai emprunté l'album. Le dessin est vraiment agréable à regarder et la mise en scène est bien maîtrisée. Mais bon c'est une BD et pas un artbook alors il y aussi un scénario et c'est là que ça va moins bien. Je n'ai pas été captivé par le récit et je n'aime pas trop comment les personnages parlent de manière philosophique, cela manque de naturel pour moi. Il faut dire aussi que le résumé sur l'album ne parle pas du thème de la transidentité alors pendant un bon moment j'étais un peu largué, comme si je regardais un film pour intellectuel qui ne veut rien dire pour le commun des mortels. Il a fallu que je lise la fin, qui m'a touché d'ailleurs, pour que je comprenne les intentions des auteurs. J'ai donc relu l'album et je suis mieux rentré dans le récit, mais malgré tout je n'ai pas été passionné. Sûrement que les lecteurs plus sensibles au théâtre de No vont mieux accrocher que moi.

06/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série La Porte Ouverte
La Porte Ouverte

Dominique Hé fait partie de ces auteurs qui ne m'ont pas marqué et dont le nom me dit vaguement quelque chose. Je ne dis pas ça par méchanceté, mais pour indiquer que je ne me suis jamais rendu compte que c'était mine de rien un auteur qui a eu une longue carrière qui débute dans les années 70. Cette autobiographie retrace les premiers pas de Hé dans la bande dessinée, un art qu'il a vraiment découvert sur le tard. En effet, il se voyait plutôt peintre ou à la limite sculpteur, mais les nombreux refus des écoles d'arts vont faire changer son plan de carrière. Au travers de Dominique Hé, on va rencontrer des auteurs établis, ceux qui vont chambouler le monde de la BD dans les années 70 et aussi des débutants qui vont finir connus dans la décennie suivante. Il y a des anecdotes savoureuses, on fait le tour de plusieurs magazines de l'époque et on aura droit à des portraits peu flatteurs de Jacques Martin et Philippe Manœuvre. C'est intéressant de voir le parcours d'un auteur qui a publié à droite et à gauche et qui n'a jamais produit une BD ultrapopulaire. Le ton de l'album m'a surpris. Il y a un côté satire sociale de la société des années 70 (Hé se fout de la gueule des étudiants révolutionnaires plusieurs fois) et il utilise souvent des métaphores. Par exemple, Goscinny le grand patron de Pilote est assis sur son trône au sommet d'un long escalier. Hé ne raconte pas sa vie de manière 100% réaliste. J'ai bien aimé son dessin qui est mieux en noir et blanc qu'avec des couleurs informatisées comme dans la dernière série que j'ai lue de lui et qui donnait un résultat moche. À lire pour découvrir comment pouvait être la vie d'un dessinateur débutant dans les années 70.

06/07/2026 (modifier)
Couverture de la série La Main de Dieu
La Main de Dieu

La quatrième de couverture du premier album annonçait une série en cinq albums, qui s’est finalement vu raccourcir (c’est acté dès l’album suivant) pour ne faire que trois tomes. Pour le coup, moi qui peste souvent contre les rallonges inutiles, j’ai trouvé ça dommage. Car le portrait d’Hoover – selon moi un des grands salauds de l’Histoire du XXème siècle (qui a joué l’essentiel de sa carrière dans l’ombre et les coups fourrés) – aurait amplement pu remplir ces deux tomes supplémentaires. Le premier tome pose les bases, montre comment, dès le départ (l’immédiat après première guerre mondiale), Hoover a montré son savoir-faire pour dégommer ses adversaires – identifiés aux adversaires de l’Amérique. Dès le départ on voit aussi son arrivisme, son absence totale de scrupules, et certaines de ses idées fixes qui ne le quitteront jamais : un anti communisme maladif, voire délirant (plus tard McCarthy le rejoindra dans ce délire), et une obstination à constituer des dossiers compromettants – que les « preuves » soient vraies ou fausses importe peu – contre ses adversaires, mais aussi contre tous ceux qui pourraient éventuellement lui nuire (politiques et nouveaux et anciens amis compris), puisque ce monsieur, au gré de ses intérêts, est aussi le roi des retournements de veste. Bref, un être méprisable, abjecte, prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, fut-ce dans l’ombre. Ce premier tome est intéressant, car c’est la partie de la vie/carrière d’Hoover que je ne connaissais pas. Le deuxième tome se concentre sur les années 1930, avec les efforts d’Hoover pour se maintenir à son poste (face à Roosevelt qui s’en débarrasserait bien), en faisant tout pour que ses services soient reconnus, armés, en cherchant à faire des coups face à des gangs de braqueurs, tout en se rapprochant de la mafia. Comme le resserrement de l’intrigue de 5 à 3 tomes le laissait craindre après un tiers de la série consacrée au « lancement » de la carrière d’Hoover, le dernier tome, traitant de la partie a priori la plus connue de son « œuvre » est trop ramassée. En particulier, je trouve extrêmement dommageable l’occultation des magouilles et autres persécutions contre les mouvements défendant les droits des minorités (Amérindiens : AIM, Noirs : MLK ou Black Panthers, etc.), actions qui s’opposent pourtant frontalement aux valeurs autoproclamées des États-Unis – qu’Hoover prétendait défendre (on ne parle même pas des organisations taxées de communistes, cibles habituelles d’Hoover depuis ses débuts. Même si cet aspect est sans doute plus connu, je trouve étonnant de ne pas en faire état de façon appuyé dans une biographie d’Hoover. On reste donc concentré sur les relations entre Hoover et certains dirigeants politiques (la série est un vaste flash-back, certains anciens proches d’Hoover étant « cuisinés » par des sbires de Nixon pour le faire tomber). On retrouve donc Hoover dans pas mal d’événements connus et dérangeants (petit scoop me concernant de la voir averti en avance de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor ; l’assassinat de JFK ; l’affaire du Watergate, etc.). Le dessin n’est pas désagréable et se laisse lire. Mais je ne suis pas fan des yeux des personnages, et les visages des nombreux personnages connus ne sont pas toujours ressemblants aux originaux (et changent parfois d’une case à l’autre). Une série qui se laisse lire donc, mais qui m’a laissé un peu sur ma faim, en laissant trop à mon goût de côté un e part non négligeable de l’action de Hoover dans les années 1950-1970.

06/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Scientiflics
Les Scientiflics

On est une fois de plus dans une BD d'humour à thème typique de chez Bamboo. On y suit une équipe de policiers scientifiques incompétents qui tentent de résoudre des enquêtes criminelles à travers une succession de gags parodiant les séries télévisées consacrées à la police scientifique. Le dessin est plutôt réussi, dynamique et agréable à regarder, et les quelques personnages récurrents, malgré leur stupidité assumée, fonctionnent plutôt bien ensemble. J'ai apprécié leurs interactions, leurs dialogues et leurs raisonnements absurdes qui donnent souvent envie de sourire au fil de la lecture. Donc l'ambiance visuelle est sympa, les échanges sont amusants... mais dès qu'on arrive à la chute des gags, ça devient nul. À une ou deux rares exceptions près, je n'ai quasiment jamais ri. Certaines chutes m'ont même paru franchement affligeantes, comme si les auteurs ne savaient plus comment produire leur gag autrement que par une absurdité gratuite. Par conséquent, j'ai davantage apprécié les quelques histoires qui s'étalent sur plusieurs pages plutôt que sur une seule car elles ont le temps d'installer une situation, de développer les personnages et de multiplier les échanges humoristiques. Mais, là encore, leur chute vient gâcher tout ce qui fonctionnait jusque-là. Donc malgré un dessin et des personnages plutôt sympas, l'humour est beaucoup trop souvent consternant pour me faire rire.

06/07/2026 (modifier)
Par karibou79
Note: 3/5
Couverture de la série Partie de chasse
Partie de chasse

Féru d'Histoire et de géopolitique et grand fan de Bilal à l'époque, j'abordais "Partie de chasse" avec une confiance aveugle. Entre la réputation de l'album, le duo Christin/Bilal et les nombreux avis élogieux, je m'attendais à une lecture marquante. Au final, mon ressenti est un peu plus nuancé. Je reconnais sans difficulté les qualités de l'œuvre. Le contexte politique est passionnant et le regard porté sur les dernières années du bloc soviétique est particulièrement intéressant, surtout lorsque l'on pense que l'album est paru bien avant la chute de l'URSS. On sent une vraie réflexion sur le pouvoir, les compromis, les trahisons et la faillite progressive d'un système, un condensé des joies du communisme. Comme souvent avec le Bilal de cette époque, le dessin est également un immense point fort. Les visages semblent sculptés dans la pierre, les ambiances hivernales sont magnifiques et une impression de froideur se dégage, qui colle parfaitement au sujet. Là où j'ai davantage décroché, c'est dans la narration très monolithique. Pendant une bonne partie de l'album, on assiste essentiellement à une succession de dialogues, de souvenirs et d'explications historiques. C'est intéressant intellectuellement, mais il y a un manque de relief et de rythme. J'avais parfois davantage l'impression de lire une démonstration politique qu'un véritable récit de bande dessinée. C'est une œuvre importante de la BD politique, intelligente, ambitieuse et remarquablement dessinée. Mais malgré ses qualités évidentes, je suis resté un peu à distance de cette lecture dont j'ai davantage admiré la construction que véritablement apprécié le déroulement.

06/07/2026 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Ed Gein - Autopsie d'un tueur en série
Ed Gein - Autopsie d'un tueur en série

Je pensais lire une simple biographie dessinée consacrée à un célèbre tueur en série. Au final, j'ai surtout lu un album dérangeant. Le nom d'Ed Gein n'est pas forcément connu de tout le monde, mais son influence est gigantesque, il a inspiré, directement ou indirectement, des personnages aussi marquants que Norman Bates (Psychose), Leatherface (Massacre à la tronçonneuse) ou encore Buffalo Bill (Le Silence des agneaux), du lourd question références. Les auteurs ne cherchent pas à sensationnaliser l'affaire mais s'intéressent autant à l'homme qu'au monstre. On suit son enfance, sa relation (hyper méga) toxique avec sa mère, son isolement progressif et la manière dont sa psyché se construit puis se désagrège. Et le résultat est souvent plus inquiétant que les crimes eux-mêmes... Il n'y a finalement pas tant de scènes choquantes que cela, mais une tension permanente qui rend la lecture inconfortable. Dans le bon sens du terme. Le dessin de E.Powell, avec sont noir et blanc nuancé participe beaucoup à l'ambiance, un aspect documentaire mais fort visuellement, un petit air de Will Eisner. Une fois l'album refermé, un petit sentiment de malaise flotte encore parce qu'au-delà du fait divers, cette histoire rappelle que certains des plus grands monstres de l'histoire paraîssent ordinaires aux yeux de leurs voisins. Dans le doute, je vais commencer par me méfier de certains de miens, notamment celui du numéro 6... Passionnant et glaçant, vous regarderez différemment certains classiques du cinéma d'horreur de la même façon après avoir découvert l'histoire du véritable Ed Gein.

06/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Odyssée - D'après le récit d'Homère
L'Odyssée - D'après le récit d'Homère

Nootilus est un nouveau label des éditions Bamboo qui a pour ambition de donner une nouvelle vie aux grands classiques de la littérature en les adaptant en bande dessinée jeunesse. Ils démarrent avec L’Odyssée d’Homère, notamment dans l'idée de surfer un peu sur la sortie du film de Nolan. On est ici face à une adaptation résolument moderne dans sa forme, mais qui se distingue d’autres tentatives comme la série Télémaque par exemple. Cette dernière modernisait complètement le fils d’Ulysse et l’entraînait dans des aventures très dynamiques et spectaculaires, mais simplement inspirées de l’œuvre d’Homère. Ici, il s’agit bien d’une véritable adaptation de L’Odyssée, qui suit de manière assez rigoureuse le déroulé du récit original, en commençant comme chez Homère au moment où Ulysse est délivré de Calypso, puis en le suivant lorsqu’il raconte son périple au roi Alcinoos, le père de Nausicaa. Le dessin et les couleurs de Thomas Labourot participent pleinement à cette modernisation. On est clairement dans une approche visuelle jeune et contemporaine, très éloignée d’un traitement académique qui aurait pu rendre l’ensemble statique ou ennuyeux. Certains choix de design vont même vers un charadesign influencé par les mangas ou les comics. J’apprécie cette approche, notamment dans des personnages comme la néréide Leucothoé, dont le design est vraiment réussi, mais aussi Circée ou Éole, qui bénéficient de représentations originales et marquantes. Côté récit, le défi est énorme : condenser L’Odyssée en deux tomes de moins de 60 pages (les dernières pages de chaque album étant consacrées à un petit dossier documentaire et des quiz). Malheureusement, ce format contraint se ressent, l’adaptation resserrant fortement les événements : on ne voit quasiment rien du voyage lui-même, passant d'une île à la suivante parfois sans transition, comme une suite d’escales traitées de manière très rapide, allant directement à l’essentiel au détriment du temps nécessaire pour installer l’ambiance de chaque évènement. L'île des Lotophages est traitée en une paire de pages environ, l'affrontement et la fuite du cyclope se déroulent à grande vitesse, même le séjour chez Circée ressemble presque à un stop and go. Tout est là et reste compréhensible, mais l’ensemble manque de respiration. Le récit donne parfois l’impression d’être plus trimbalé d’une étape à l’autre que véritablement emporté par l’ampleur épique et la profondeur du voyage. Et cette réserve est bien dommage car j'apprécie grandement l'initiative de moderniser et rendre accessible à de jeunes lecteurs contemporains l'œuvre d’Homère. Après tout, c'est bien grâce au dessin animé Ulysse 31 que je l'avais découverte moi-même et qu'elle m'avait passionnée. Le travail est propre, le dessin est très réussi et l’adaptation est globalement solide. Mais il en ressort une impression de narration un peu trop empressée, qui empêche l’épopée de prendre pleinement son envol. À voir si le second tome reprendra davantage son souffle avant la fin pour mieux l’apprécier.

06/07/2026 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Horde du contrevent
La Horde du contrevent

Je n'ai pas lu le roman de Damasio avant mais connaîs assez le bonhomme et la réputation d'exigence de ce roman en particulier. Son univers demande un certain investissement, qui embarque le lecteurs qui est prêt à en payer le prix. Ce qui est subjugant, c'est la personnalité des membres de la Horde. Chacun a sa place, son rôle, sa vision du monde, et les relations entre eux évoluent de manière très naturelle au fil du voyage. On sent le poids des années passées ensemble, les tensions, les rivalités mais aussi le respect mutuel. Graphiquement, l'auteur réalise un travail impressionnant. Les paysages sont magnifiques et surtout il parvient à rendre le vent omniprésent. On le voit, on le ressent, presque physiquement par moments, arriver à retranscrire aussi bien un élément aussi abstrait n'est à la portée que de ceux qui se sentent pleinement investis dans leur oeuvre, (Emmanuel Lepage me vient immédiatement à l'esprit.) Tout n'est pas parfait pour autant. L'univers reste dense et la lecture est parfois un peu chargée, notamment lorsque les explications prennent le dessus sur l'aventure. Mais cela fait partie de l'ADN de cette série. Mon véritable coup de cœur est arrivé avec le dernier volume en cours, le tome 4. La joute verbale est à elle seule un grand moment de bande dessinée. C'est brillant, drôle, inventif et surtout totalement cohérent avec cet univers où les mots ont un poids particulier, du Damasio pur jus. Cela faisait longtemps qu'une séquence de dialogue ne m'avait pas autant marqué. Une adaptation réussie et validée par Damasio qui donne envie de poursuivre l'aventure et, dans mon cas, probablement de découvrir le roman ensite pour faire la part entre le roman et cette adaptation. 4/5 et un vrai coup de cœur pour le tome 4, il me tarde donc de lire la suite, l'attente sera longue au vu des écarts de sortie entre les albums...

06/07/2026 (modifier)