Sykes

Note: 3.77/5
(3.77/5 pour 13 avis)

Sykes, un marshall impitoyable, fait régner la loi et l'ordre dans l'Ouest sauvage, lorsque Jim Starret, jeune garçon devenu orphelin à cause de ceux qu'il traque, s'attache à ses pas… A voir aussi : Texas Jack


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Ecole Pivaut, Nantes Le Lombard Les prix lecteurs BDTheque 2015 Signé [USA] - Rocky Mountains States - Les Rocheuses

Lorsque « Sentence » Sykes pose le premier sabot dans ses collines natales, le jeune Jim Starret reconnaît immédiatement une légende de l'Ouest, digne des illustrés avec lesquels il a appris à lire. Mais son nouveau héros n'est pas là lorsque la redoutable bande des Clayton assassine sa mère sous ses yeux. Dès lors, Jim n'a plus qu'une obsession : rejoindre Sykes et participer à la traque. Il a déjà payé le prix du sang. Il ignore encore que ce sont ses démons qui forgent une légende du Far-West… [Texte de présentation de l'éditeur]

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Novembre 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Sykes
Les notes (13)
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22/11/2015 | eric2vzoul
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L'avatar du posteur Guillaume.M

Cet album est tombé dans mes mains sans que je réussisse à le lâcher avant de l’avoir terminé. Cela faisait longtemps qu’un western ne m’avait pas autant emballé ! Sur le papier, nous sommes pile poil dans ce que le genre a à proposer de plus classique : de vils salopards tuent des innocents avant d’être pris en chasse par un héros bad ass qui tire plus vite que son ombre. Fort heureusement, derrière ce pitch déjà vu et revu, se cache un récit véritablement puissant et centré sur le personnage qui va donner son titre et son sel à l’album : le Marshall Sykes. Les outlaws sont d’ailleurs mis au second plan et n’apparaissent que brièvement, ce qui ne rend pas l’histoire moins intéressante, bien au contraire. Charisme fou, vêtements sombres et gueule taillée à la serpe, l’homme de loi chasse le mécréant à travers les grandes plaines américaines en quête de rédemption et d’oubli. Pierre Dubois nous en dit juste assez pour le rendre passionnant, tout en gardant la part de mystère nécessaire à notre imaginaire. Sykes est en plus flanqué de personnages haut en couleurs et attachants, en particulier le brave O’Malley, gros dur au cœur d’or. Quant au final, il a le mérite de clore ce one shot de manière nette et efficace. Certains vous diront sans doute que c’était cousu de fil blanc. À titre personnel, je me demandais comment ça allait finir, craignant d’être déçu… mais j’ai été conquis ! Ce grand western est d’autant plus réussi qu’il est magnifiquement illustré par un Dimitri Armand que je découvre ici avec admiration. Quel coup de crayon ! La sensation de regarder un film est constante, grâce à un découpage et des gros plans savamment dosés. Grands espaces, bagarres, gun fights, saloon, veille maison abandonnée, souvenirs douloureux… Dimitri Armand sait tout faire pour le plaisir de nos yeux. Très gros coup de cœur !

01/09/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Rien que du classique dans cet album. Du classique, mais bien fait, voilà le ressenti après ma lecture de cet album, que j’ai abordé avec un peu de circonspection. C’est que je ne savais pas si Dubois allait y apporter une touche de merveilleux, de fantastique, comme c’est son habitude – je dois dire que je le craignais (pas forcément adapté au genre western), mais j’ai été rapidement rassuré. J’ai d’ailleurs presque trouvé qu’il était trop respectueux des codes du genre. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, c’est une histoire que les amoureux de western apprécieront, à condition de ne pas à tout prix vouloir sortir de leur zone de confort. On a donc un marshal – Sykes – peu causant, et son acolyte à la gâchette facile (accompagnés d’un pisteur indien), qui sillonnent l’ouest et traquent les desperados, les tueurs et autres braqueurs de banques. Cela se déroule sur un rythme très lent – sans tomber dans les distorsions du western spaghetti. On avance lentement donc, sauf pour les dernières pages, où j’ai senti une rupture de rythme, plusieurs accélérations, qui m’ont un peu donné une impression de « bâclé », même si la fin est intéressante et globalement bien fichue. Le dessin, comme le scénario, est bon et classique. Voilà donc un album sympa, qui ne révolutionne donc rien, mais qui apporte un bon moment de lecture/détente (il est assez épais quand même et ne se lit pas trop rapidement).

16/12/2018 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Encore un bon western ! Si l’intrigue se révèle au final plutôt classique, Dubois nous propose un western dans l’air du temps, à la fois sombre, violent et réaliste. La lecture est passionnante et j’ai apprécié que le scénariste prenne le temps de développer à la fois son histoire et ses personnages. Ces derniers, peu nombreux, sont particulièrement soignés tant dans la psychologie que dans le design, notamment Sykes, le marshall impitoyable lancé dans une croisade contre les hors-la-loi. Les dialogues, nombreux, sont de grande qualité et ne manquent pas d’humour en dépit de l’atmosphère très noire de l’album. Les dessins sont magnifiques et Dimitri Armand est aussi à l’aise dans les grands espaces américains que dans les scènes de fusillade. Son trait fouillé et réaliste illustre à merveille ce western. Sykes est un titre qui fait honneur à la prestigieuse collection Signé.

21/10/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Voici un grand western signé Pierre Dubois qui n'est pas connu pour être un spécialiste du genre, c'est peut-être ça qui rend ce western si intéressant car il travaille en profondeur le personnage de Sentence Sykes, un marshall rude et impitoyable avec les outlaws qu'il poursuit, mais doté paradoxalement d'un profond humanisme, et surtout tiraillé par des démons intérieurs. Sykes apparait comme un être torturé, cherchant l'oubli dans une vie aventureuse remplie de danger et de violence. Il fallait cette originalité dans le caractère du personnage pour que ce western se hisse parmi les grandes oeuvres du genre. Sinon les autres personnages comme le cabochard O'Malley, le pisteur indien Renard Gris, et même le couple de fermiers amis sont des archétypes qu'on rencontre dans le western en BD et à l'écran, à la fois rudes et attachants. L'intrigue en elle-même adopte une démarche très classique, il s'agit d'une traque, Sykes et ses compagnons pistent une bande d'ignobles salopards, ce qui occupe les 3/4 de l'album, et l'ensemble utilise des éléments typique du western hollywoodien mais revisités par une vision plus actuelle et très réaliste. La seconde partie de l'album qui occupe le dernier tiers me dérange un peu par son côté un peu trop rapide qui tranche avec la première partie, car elle montre les 2 héros vieillissants courant vers un destin inexorable mais finalement logique car ce genre d'aventuriers ne pouvaient pas finir leur vie paisiblement dans un ranch, ils allaient au bout de leur destin, leur vie étant dirigée par les armes devait se conclure dans une mort sanglante. Sans révéler la fin, je peux dire que je la trouve cruellement logique et finalement assez belle, même si j'aurais préféré que ça reste focalisé sur cette traque. C'est un grand western sombre, empli de noirceur, mélancolique et crépusculaire qui s'inspire directement de certains westerns hollywoodiens des années 70 en évitant toute analogie au western spaghetti, mais qui m'a fait penser au film Impitoyable de Clint Eastwood, à True Grit des frères Coen, et aussi à Appaloosa de Ed Harris ; le traitement de Dubois est dans cette lignée de westerns récents au cinéma qui donnent une vision beaucoup plus sombre que les westerns à l'ancienne, les héros sont fatigués, dépassés par leur époque qui voit l'Ouest se transformer et où ils n'ont plus leur place. On notera aussi quelques allusions au western spaghetti (assez ironique d'ailleurs) à propos du Django de Corbucci, qui "traîne une mitrailleuse dans un cercueil", ainsi qu'à John Ford avec le nom de Doniphon (nom du personnage de J. Wayne dans L'homme qui tua Liberty Valance, au ton déjà crépusculaire)... Quand en plus, c'est illustré par le crayon de Dimitri Armand, c'est franchement éblouissant, son dessin est superbe avec un style très cinématographique, repérable dans la plupart des cadrages, et avec un trait épais qui magnifie de splendides paysages, il offre de très belles images, et d'ailleurs l'album s'ouvre par une pleine page magnifique. Je trouve que Armand fait preuve d'un plus grand soin et d'une grande maîtrise par rapport à sa reprise de Bob Morane Renaissance au trait plus simple et moins travaillé ; le visuel qu'il offre ici contribue énormément à cette atmosphère crépusculaire et cette noirceur qui parsèment toute cette histoire, renforcées par des images à la violence crue qui donnent un ton ultra réaliste. Enfin, ça me réjouit de voir que le western est revenu en force en BD ces derniers temps, surtout quand il a une telle densité. Bref, c'est une vraie pépite !

03/08/2016 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5

Difficile de mettre moins que quatre étoiles à un album de cette qualité. Sykes est un western noir et sombre superbement mis en image par Dimitri Armand qui, dans la lignée de Marini, Giraud et Hermann s'impose comme un grand dessinateur réaliste. L'histoire est solide, les personnages ont du charisme, Dubois a vraiment cherché à leur donner une psychologie sans jamais tomber dans les effets faciles. Le seul bémol, c'est que la chute de l'histoire est assez prévisible... Mais elle est bien amenée malgré tout. Les amateurs de western ne peuvent pas passer à côté de cet album.

25/07/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Les avis positifs sur cette série et le fait que je voulais voir comment Pierre Dubois se débrouillait dans le genre western m'ont donné envie de lire ce one-shot. La première chose qui m'a frappé en lisant les premières pages c'est que le dessin est genial. Le style est agréable a l'oeil et j'aime l'atmosphère qui s'y dégage. C'est dommage que je ne trouve pas le scénario aussi bon que le dessin. L'histoire est bonne, mais je trouve le tout un peu trop classique pour que cela me passionne. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et il n'y a que le dénouement et la fin qui m'ont un peu surpris. Pas mauvais, mais cette histoire ne m'a pas vraiment marqué.

14/03/2016 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Le graphisme est sympa, lisible et nous plonge bien dans l'ambiance. Le personnage principal est lui assez réussi, car plutôt charismatique. Bon bien sûr, comme dans tous les westerns, c'est le tireur le plus rapide qui existe, ça va de soi. L'histoire est rythmée, il y a quelques idées sympas, comme le petit Jim qui va atterrir dans les pattes de notre Marshal. C'est peut être l'aspect le plus original de l'album car pour le reste, notre pistolero va de villes en villes, dessoude les fauteurs de troubles au saloon et recommence dans la ville suivante. C'est un peu répétitif et pas vraiment original même si il y a un effort pour essayer de cacher ça derrière une vengeance par ci, un boulot par là ou un coup tordu de temps en temps. J'ai bien aimé la fin, dont je ne dirais rien évidement ;) Pas mal au final, même si je ne suis pas sûr que cette lecture me marquera outre mesure.

24/01/2016 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Le western est revenu en force en 2015: du diptyque Undertaker à Stern (que je suis en train de lire) en passant par "Sykes", écrit par Pierre Dubois, auteur plus habitué aux fées et aux elfes, que je croisais souvent dans les rues de Rennes lorsque j'étais étudiant. Mais, il faut avouer que le dessin de Dimiti Armand m'a littéralement bluffé. Il illustre avec brio ce one shot, assez violent il faut l'avouer. Car Pierre Dubois nous livre une histoire cruelle, dure où les morts violentes sont légions. Tout les canons (sans faire de jeu de mots) du western sont certes présents mais très bien exploités sur près de 80 pages. Il aurait pu développer un peu plus le passé de Sykes, ce héros froid et torturé, autrement qu'à travers deux planches et quelques allusions tout au long de l'album mais cela pourrait faire l'objet d'un album à lui seul ? Le label "Signé" du Lombard renoue avec cet album ce qui a fait le succès de cette collection.

18/01/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cette bd fait l'objet de toutes les louanges des critiques diverses. C'est sans doute bien mérité au vu de ce scénario et ce dessin à la hauteur. On ne connaissait pas Pierre Dubois sur ce registre et il étonne forcément. Les plus anciens me diront qu'il a tout de même réalisé Puckwoodgenies à savoir la seconde partie de sa série Les Lutins. Bref, il faut plutôt parler d'un retour au western. Le western est un genre qui revient dans la bande dessinée. Si je compare à d'autres titres, on aura vu mieux très vraisemblablement. Le scénario est plutôt classique et semble jouer sur différents niveaux de lecture dont une purement psychologique. Il faut dire que le héros traîne une lourde blessure de son passé ce qui peut le rendre attachant sous ses allures un peu froides. On observera que c'est traité un peu à l'ancienne et non façon western spaghetti. On retourne aux fondamentaux du genre. Cela peut faire du bien. Cependant, en ce qui me concerne, j'aime l'innovation c'est à dire sortir des sentiers battus et le fait que l'on puisse me surprendre. Cela ne sera pas le cas en l'occurrence. Je suis devenu sans doute trop exigeant. Pour autant, c'est un travail tout à fait acceptable.

16/01/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Pfiou!! Ben les gars si tout ce que je lis en BD cette année est du même tonneau que ce one shot, ça va envoyer du lourd. J'ai longtemps hésité mais je ne suis qu'à un poil du culte ( Warf, warf! ). Hors donc, cette fin d'année a été propice aux sorties "westerniennes" ; Stern et bien sûr Undertaker annoncé comme le nouveau Blueberry, mais là je trouve que l'on est un cran au dessus, autant les sus nommés ne sont pas exempts de qualités mais là j'ai le sentiment que l'on place la barre plus haute en se situant plus du côté d'un Tarantino. Pour preuve j'en veux certaines cases carrément jouissives dans le genre gore. Tout le passage dans la maison du juge Clem Rogers, la fin de Renard Gris et quelques gros plans de macchabées. Attention je vous vois déjà, ignobles amateurs de sang vous dire que ce brillant opus est fait pour vous. Mais hop là, ravalez votre salive, rangez vos crocs luisants, car ce récit bien que violent et sanguinolent à souhait n'est évidemment pas que cela. Pour faire une histoire il faut bien sûr un scénario béton, c'est le cas ici, mais également des personnages charismatiques, et dans le genre du western je dirais même des gueules! Alors oui nous sommes servis. Je ne parle même pas des méchants qui possèdent peu ou prou des tronches de dégénérés mais même nos héros sont typés physiquement et psychologiquement comme il se doit dans tout bon western qui se respecte. Mes camarades précédents ont fait les comparaisons qui s'imposaient et je ne vois rien de plus à ajouter. C'est ici un grand plaisir de voir Pierre Dubois en sortir, abandonnant l'espace d'un temps ces gentilles bestioles "Tolkienne" pour nous concocter un scénario qui montre que l'homme connait ses classiques et s'en démarque plus qu'honorablement, sans oublier quelques notes d'humour. Le dessin est majestueux dans les grands espaces proposés, pour les scènes plus intimistes c'est aussi du tout bon. Vive les BD de ce calibre, on en redemande!!

02/01/2016 (MAJ le 02/01/2016) (modifier)