Undertaker

Note: 3.8/5
(3.8/5 pour 25 avis)

Dans l'Ouest sauvage, Jonas Crow exerce l'utile – mais parfois dangereuse – profession de croque-mort.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Institut Saint-Luc, Liège Les prix lecteurs BDTheque 2015 [USA] - Les déserts Nord-Américains

Jonas Crow, croque-mort, doit convoyer le cercueil d'un ancien mineur devenu millionnaire vers le filon qui fit autrefois sa fortune. Des funérailles qui devraient être tranquilles, à un détail près : avant de décéder, Joe Cusco a avalé son or pour l'emmener avec lui dans l'éternité. Pas de chance, le secret est éventé et provoque la fureur des mineurs d'Anoki City. Comment laisser enterrer une telle fortune alors que pour survivre, eux suent sang et eau dans les filons ? Comme le dit Jonas, "la mort ne vient jamais seule"... Texte de présentation de l'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Janvier 2015
Statut histoire Série en cours (Dyptiques) 5 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Undertaker
Les notes (25)
Cliquez pour lire les avis

02/02/2015 | Eric2Vzoul
Modifier


Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Tome 1 : Le Mangeur d'or Le western est à l'honneur cette année. Après le remarquable Buffalo Runner de Tiburce Oger, le Sans Pardon d'Herman & fils (pas encore lu), voici que débarque Undertaker à grand renfort de plan marketing (avec un sticker annonçant la couleur :"le plus grand western depuis Blueberry"-diable!- et un dossier assez fourni dans le numéro de janvier de CaseMate). Je suis habituellement fan du travail de Ralph Meyer (son XIII mystery et sa série IAN restent pour moi des références) et je ne compte plus les albums de Xavier Dorison que je possède. Et bien là, la nouvelle alchimie des deux auteurs (après Asgard) fonctionne à merveille. J'ai bien aimé ce personnage de Jonas Crow, croque mort cynique,n'hésitant pas à inventer des lettres de Saint Paul.Les dialogues sont fort bien ciselés et les répliques font le plus souvent mouches. N'en déplaisent à certains, j'ai trouvé le dessin de Meyer en parfaite adéquation avec l'ambiance.J'ai juste tiqué sur le passage du corbillard sur le pont en bois assez fragile, sinon il n'y a pas d'incohérence dans le scénario, ou alors elles ne m'ont pas sauté aux yeux, tant j'étais pris par l'histoire. Un bon western avec un scénario original(je prendrai sans doute la version en n&b), album que je recommande vivement. Tome 2 : La Danse des vautours Après la bonne surprise du tome 1, c'est avec un grand plaisir que j'ai lu le tome 2, qui conclut ce diptyque, intitulé "La Danse avec les vautours". Pourtant, les premières pages de ce nouvel opus sont assez difficiles à franchir tant elles sont bavardes, trop bavardes à tel point que l'on semble se trouver au beau milieu d'un Blueberry, comme l'ont noté de façon très pertinente certains lecteurs. J'avoue même ma surprise d'achever la lecture de cet album en découvrant qu'il s'agissait bien d'un album de 52 pages et non d'un 78 pages, tant cet opus est riche au niveau dialogues. Par contre, j'ai trouvé le dessin de Ralph Meyer encore meilleur (sans jeu de mots) que le premier album. Il se rapproche vraiment du style de Giraud, au niveau des décors et de l'ambiance... c'est vraiment superbe. Le western est à l'honneur en ce moment, Sykes de Pierre Dubois & Armand, vient de sortir... c'est ma prochaine lecture. Tome 3 : L'Ogre de Sutter Camp Je viens de lire le tome 3 de "Undertaker", et bien je dois dire qu'il est bien foutu. Le tome 2 (un peu trop bavard) de cette série était un cran en dessous du premier volume, pourtant assez décrié par certains. Cet opus est assez sombre, il faut le dire, aussi bien au niveau du scénario que du dessin, où les scènes nocturnes sont assez nombreuses. L'intrigue est bien amenée avec cette scène où le colonel Warwick s'écrie "l'ogre est vivant!". Même si, pour le moment, Xavier Dorison ne nous livre que des fragments sur le passé de Jonas Crow, on sent que le prochain volume qui clôturera l'histoire, nous apportera plus d'éclaircissements. Les personnages féminins Rose Prairie et Lin ne font pas que de la figuration dans cette aventure, mais Rose, particulièrement, y occupe une place prépondérante. Niveau dessin, Ralph Meyer nous offre de belles planches, dont la planche 22, celle qui nous présente l'Ogre. Il faut souligner d'ailleurs, la présence d'un cahier graphique réservé à la première édition. J'ai passé un très agréable moment avec ce premier volume, et c'est sans hésiter que j'achèterai le prochain album. Tome 4 : L'ombre d'Hippocrate Je pense que Jonas Crow finit par s'inscrire définitivement dans le monde du western en bande dessinée avec cet album. Même s'il est écrasé par la personnalité plus que machiavélique de Jéronimus Quint alias l'Ogre, dans cet opus. D'ailleurs cet album fait la part belle aux seconds rôles, que ce soit Lin ou Rose Prairie. Le scénario de Dorison est très sombre ici, ne laissant aucune place à l'humour (même les fameuses citations bibliques de Jonas Crow ont du mal à nous décrocher un sourire, tant cette chasse à l'homme est sanglante). Jusqu'à la dernière page, Xavier Dorison nous tient en haleine (et que dire des dernières pages qui ménagent une surprise de taille). Côté dessin, Ralph Meyer est aussi à l'aise dans les nombreuses scènes nocturnes que sur les autres scènes. On peut seulement regretter le fait que certains visages ne soient pas dessinés en détails sur quelques vignettes. Un récit riche et très dense sur 54 pages, qui ravira les amateurs de western. Encore un bel album de Meyer & Dorison (une nouvelle aventure est d'ailleurs annoncée au dos de l'album). Tome 5: l'indien blanc Avec ce nouvel opus, Xavier Dorison nous offre un récit très dense, en tout cas plus complexe, à mon avis, que dans les albums précédents. L'introduction pour révéler la mission exacte de Jonas est bien ficelée et ménage quelques surprises sur le passé de notre désormais célèbre croque-mort. Le scénario est très riche pour ce premier volume d'un nouveau diptyque, et il n'est pas avare de surprises. J'ai aimé le rôle joué par Jed, le vautour, dans cet opus; regrettant au passage l'absence d'une touche féminine au récit, je veux parler de Lin et de Rose Prairie. Et que dire du dessin de Meyer, qui s'améliore d'albums en albums, que ce soit sur les scènes nocturnes ou sur la neige. Un dessin somptueux, un scénario parfaitement maitrisé...que demander de mieux à part....la suite? Je pense qu'"Undertaker" s'inscrit dès à présent de manière durable et remarquable dans les grands westerns de la bande dessinée. Très bon album.

18/02/2015 (MAJ le 04/11/2019) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Sur le premier cycle, mon sentiment est assez semblable à celui de Raphifty : une bonne entrée en matière avec une très bonne idée de départ… puis un récit qui s’enlise dans les facilités et des scènes d’actions qui se succèdent de manière rocambolesque mais sans réussir à me passionner. A cet instant, je me suis dit qu’une fois de plus Dorison allait trop en faire pour moi. Un problème que j’ai déjà souvent rencontré avec ce scénariste, cette tendance à en rajouter une couche qui finit par me sortir d’un récit. Du coup, alors que j’ai beaucoup aimé le dessin, alors que l’esprit de la série (qui lorgne quand même beaucoup vers Blueberry) me convenait parfaitement, ce premier tome m’a laissé un peu sur ma faim. Mais il y a eu ce deuxième cycle. Un cran au-dessus, selon moi. Un cycle dans lequel les personnages secondaires finissent par voler la vedette au héros. Un cycle dans lequel les différents acteurs dévoilent de multiples facettes, avec une psychologie plus complexe et donc plus intéressante à mes yeux. J’ai vraiment bien aimé ce deuxième cycle qui, en plus, se termine sur ce qui semble être une vraie fin… sans réellement fermer la porte à une suite. Tout au long de ces quatre tomes, j’ai trouvé que Ralph Meyer nous offrait des visuels de haut vol. Ses personnages ont du charisme, de la présence. Ses scènes d’action sont bien découpées. Le dynamisme est là, les expressions des visages sont justes. Et la colorisation co-signée par lui-même et Caroline Delabie est parfaitement ajustée pour garder la lisibilité des planches malgré la noirceur des encrages. Donc au final, je monte ma note à 4/5 même si je trouve le premier cycle un peu en deçà de mes espérances. Et je serai preneur pour une suite… même si la fin actuelle me convient parfaitement.

27/06/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

"Undertaker" a été annoncé comme le "nouveau Blueberry", à grand coup de marketing tape à l'œil. Peut-être pas dans le style, mais au moins dans le genre western sérieux à grand succès. Dargaud a semblé miser gros sur cette bd, qui semble clairement avoir les épaules. Car les quatre premiers albums sont clairement à la hauteur. Côté protagonistes, l'Undertaker est un type excentrique, égoïste, cynique, mais avec un bon fond. Bref, un héros de western somme toute classique mais réussi. Par contre, les deux personnages secondaires féminins sont bien réussis et plus originaux, entre Mme Lin la badass et Rose la gouvernante un peu guindée et déterminée. Les personnages secondaires du premier diptyque sont bien croqués, à l'image de George Hill, par exemple, mineur dépassé par les événements. Et le personnage du docteur Quint, le grand méchant des tomes 3 et 4 est le pendant parfait à l'Undertaker. Et s'il est vrai que ce dernier est un peu écrasé par Quint dans ces deux albums, ça ne m'a pas du tout dérangé, même Blueberry, pour reprendre cet exemple, s'efface souvent devant de superbes méchants, comme Chihuaha Pearl, Quannah ou Prosit Luckner. Côté scénario, j'ai préféré celui des tomes 3 et 4, même si le tome 1 est vraiment passionnant. Le tome 2 est bon, mais je rejoins certains commentaires en ce qu'il est un peu en dessous du premier. Ca reste très cool à lire. Côté dessin, le trait est maîtrisé, les décors sont à la hauteur, bref c'est du très beau boulot. Bref on sent que Ralph Meyer maîtrise son sujet. Undertaker a tout pour devenir une référence du genre. À voir la suite, car pour se rapprocher de la légende Blueberry, il va falloir faire plus que quatre (très) bons albums. Car l'ambition de "Undertaker" est bien celle ci, et elle ne semble pas irréaliste, étant donné la qualité des premiers albums. À suivre donc.

18/03/2018 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

J'ai vraiment adoré le premier tome. Le personnage du croque mort est génial et original à souhait. Charismatique, énigmatique, on sent tout de suite qu'il cache des choses qu'on a hâte de découvrir. L'intrigue apporte vent de fraicheur et renouveau au western. Un sans faute pour ce début de série. Si j'ai aimé la suite, je serais tout de même légèrement moins enthousiaste (au point d'hésiter entre 3 et 4 étoiles). Une fois que notre héros a livré quelques secrets de son passé, il perd un peu de son charme et de son coté original, à mes yeux en tout cas. C'est aussi un peu le cas de l'intrigue dans le second cycle ou lors de son duel-poursuite avec le vilain docteur Jeronimus Quint, on s'évertue à le faire passer pour le vilain méchant qui sème la mort derrière lui. Plus que le terrible ogre au final. On se retrouve dans une histoire de vengeance coute que coute où le "rôle" de croque mort passe au second plan. Les personnages secondaires sont importants et bien trouvés. Le dessin est vraiment excellent. Et bien sur l'histoire est très plaisante, même si comme indiqué ci dessus, je trouve qu'elle baisse en qualité en livrant ses secrets. Au final Undertaker est un western original et prenant qui apporte son petit quelque chose au genre et qui mérite amplement son succès.

18/02/2018 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5

Dargaud a fait un grand plan marketing en annonçant la plus grande bd western depuis Blueberry. Bon, il est toujours difficile de confirmer ou d'infirmer surtout après seulement deux numéros. Pour l'instant, je suis plutôt charmé par cette bd qui m'a plus fait penser à Bouncer qu'à Blueberry pour le côté "tous pourris". Ce que j'ai particulièrement aimé c'est le dessin de Ralph Meyer très expressif et soigné dans les nombreux décors et les scènes d'action. Le personnage principal est assez intéressant et on n'en sait encore peu sur lui : salaud ou héros ? Il exerce le métier de croque-mort ce qui n'est déjà pas banal, mais semble avoir un lourd passé. J'ai trouvé l'histoire, par contre, un peu trop énorme. On convoie un mort richissime qui a avalé son or et qui veut se faire enterrer dans sa mine sans rien donner aux autres. Undertaker, une certaine Rose Prairie et Lin deux des anciennes employés du défunt sont chargés de mener à bien ce très difficile parcours semé d'embûches. La fin du deuxième tome m'a paru un peu précipité dans la conclusion du diptyque. La série n'en est qu'à ses débuts, Dorison sait mener un scénario et connaît ses classiques. On verra dans quelque temps si Undertaker peut se hisser au panthéon de la bd (western déjà dans un premier temps).

16/08/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Un peu passé à la trappe depuis quelques années, le genre western ressort tranquillement des cartons ces derniers mois, avec quelques bonnes surprises, dont fait partie ce "Undertaker". Un peu blasé par le lancement marketing de la série qui à coup de superlatifs à n'en plus finir avait eu raison de ma curiosité, j'ai fini par me laisser tenter avec la sortie du 2e tome. Et il faut bien le dire, c'est plutôt bien campé. Même moi qui ne suis pas spécialement un aficionados du western, j'ai passé un bon moment de lecture. Et c'est surtout la qualité du dessin de Ralph Meyer qui y a contribué. Wow ! Quel coup de crayon ! Certaines de ses planches sont tout bonnement magnifiques ! Côté scénario, là, à mon point de vue on a un puissant melting pot de clichés savamment travaillés façon élixir de bonimenteur. On nous promet tout et son contraire pour faire des miracles... et ça passe ma foi. On évite le goudron et les plumes, et sans pouvoir crier à l'arnaque, on se laisse prendre par le rythme soutenu et bien travaillé de la narration. Bon, on est quand même loin du génie qu'on nous a vendu, mais j'ai passé un agréable moment de lecture qui m'a même réconcilié avec le genre. Alors, oui, cette série est à lire et découvrir, ne serait-ce que pour le dessin de Meyer.

17/05/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dargaud a mis le paquet pour le lancement de cet album, avec de nombreuses previews dans des revues, et un sticker proclamant que c’était « meilleur western depuis Blueberry ». J’avoue ne pas trop apprécier ce genre de lancement, et ces étiquettes qui prennent le lecteur pour un consommateur compulsif, voire con tout court. Surtout que je préfère faire mes propres comparaisons, et que celles qui s’autoproclament ainsi ne sont pas toujours justifiées. Et mettent inutilement la pression ! D’ailleurs, s’il faut établir une comparaison, je trouve le dessin de Meyer plus proche de celui de Boucq dans Bouncer, mais c’est une autre chose… Et je préfère celui de Giraud pour le western réaliste (encore qu’il faudrait préciser la période pour la comparaison…). Pour finir sur le dessin, il est un tout cas franchement bon, Meyer a du talent, c’est évident. Le scénario de Dorison est lui aussi intéressant, cherchant à insuffler de l’originalité dans un genre un peu rebattu (ce qu’a réussi Oger avec son Buffalo Runner, contrairement à Hermann avec son décevant Sans Pardon, pour citer deux westerns sortis en même temps que ce « Undertaker »). Ce tome d’introduction (combien vont suivre ?) présente bien le personnage principal (marrant avec ses citations pseudo bibliques et son vautour de compagnie) – dont le passé est brièvement éclairé en fin d’album, moins monolithique qu’il n’y paraissait de prime abord. Mais aussi laisse en suspens la personnalité de miss Prairie – l’inévitable beauté, et ses relations avec Crow. Même si je ne suis pas trop fan du suspens final, un peu trop brutal pour tenir le chaland en haleine (toujours les mêmes techniques « commerciales » évoquées et critiquées plus haut ?)… Une série toutefois bien amenée, que j’ai pour l’instant envie de suivre. ******************************** MAJ après lecture du deuxième tome: Je suis un peu déçu par ce deuxième tome, et si je maintiens les quatre étoiles, c'est plus à l'arrache. En effet, je trouve qu'il n'apporte pas grand chose à la personnalité des héros (et surtout du bien nommé Crow) ni à l'intrigue. Certes, il conclut cette première histoire, mais de manière un peu brutale et un peu bâclée, avec un happy end pressenti mais lui aussi maladroit entre Crow et Rose. De plus, ce deuxième tome est assez simpliste, avec une course poursuite très linéaire. Reste le dessin de Meyer, qui est un réel plus. Mais il faudra que Dorison enrichisse intrigue et casting pour dynamiser une série qui, je le crains, risque de s'écarter du modèle revendiqué (Blueberry): pour le moment, Dorison n'est pas Charlier !

20/02/2015 (MAJ le 09/05/2016) (modifier)
Par Raphifty
Note: 3/5

Ma note porte sur les deux premiers tomes qui forment une histoire complète. Et qui sont selon moi à deux niveaux bien distincts. Le premier tome contient du bon voire du très bon. C'est sombre, original, bien ficelé, les personnages ont une âme et l'univers présenté est plausible. Bref on rentre dans l'histoire sans le moindre problème. L'intrigue et la narration sont également bien ficelées. Le dessin est classique mais beau. En refermant ce premier tome je pensais avoir découvert une série très (trop) prometteuse. A la lecture du deuxième tome... Grosse déception. Le dessin est toujours bon mais l'intrigue (qui se résume à une course poursuite) est trop simpliste, tombe dans la facilité (dans la construction). Où se situe le petit grain de sel ? On retombe dans une série plus que classique, déjà vue et revue. C'est bien dommage. -1 étoile.

02/02/2016 (modifier)
Par karibou
Note: 4/5

J'imagine que je ne suis pas le seul à reconnaître que cette série est effectivement le digne successeur de Blueberry : des décors magnifiques, des personnages forts, des traques et règlements de comptes, le Far-West poussiéreux et prédateur et une belle en dentelle. Et qui met en scène un type de personnage qui est toujours relégué au 2ème voire 3ème plan : en effet, qui sait ce que devient un cadavre au Far-West ? Schizophrénique, l'ami Jonas est tour à tour effrayant et attachant. Quelle voie suivra-t-il ? On le saura à coup sûr car cette série a tout pour devenir un hit dont on attendra chaque année le nouvel épisode.

02/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Franchement bien pour un coup d'essai dans le domaine du western mais pas d'emballement. Holà Bijou! Calme! Attendons des futurs tomes pour crier au génie, au culte. Ceci étant dit voilà un western comme on n'en avait plus vu depuis un certain temps. Son héros tout d'abord; nonchalant, cynique, à qui on ne l'a fait pas et qui surtout exerce la noble mais méprisée profession de croque mort. Ensuite les histoires que la profession sus nommée de notre héros génère. Forcément particulière, étrange comme on en voit peu, avec le métier du héros peu usité dans la BD. Le dessin est très bien, certains le compare à celui de Giraud, il lui manque juste à mon sens ce petit côté cradingue qui le rapprocherait encore plus des films de Sergio Leone. On ne sent pas la sueur et la poussière! Bon je pinaille un peu mais j'attends tout de même la suite avec intérêt. Majoration après sortie du tome 2 Après la lecture de ce tome deux qui clôt ce diptyque je garde ma note initiale, mais quelques remarques tout de même. Je sais que de nos jours tout est marketing, mais franchement la pastille du tome 1 nous indiquant que l'on avait rien vu de mieux depuis Blueberry est grandement surfaite. Merde!, les gars, laissez les auteurs faire leurs tafs, d'autant plus que X. Dorison et R. Meyer ne sont pas des lapins de six semaines, avaient 'ils besoin de ce coup de pouce pour s'attirer plus de lecteurs. Mais bon, revenons au fond. L'intrigue est toujours au top, les choses se dévoilent peu à peu et les personnages, notamment Crow, prennent de l'épaisseur, c'est jouissif , iconoclaste. Le dessin est cinématographique à souhait et dans le bon sens du terme. Juste un point, tout est quasi parfait mais non Meyer dessine comme Meyer et c'est très bien, qu'il continu et son trait est plus épais que Giraud et on s'en fout puisque le résultat nous enchante. Si ce n'est déjà fait voila un excellent cadeau de Noël, et puis les diptyques c'est vraiment sympas. J'attends le prochain!

07/02/2015 (MAJ le 20/12/2015) (modifier)