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Sans Pardon

Note: 2.83/5
(2.83/5 pour 12 avis)

Western crépusculaire dans le Wyoming des années 1880. Une histoire de rédemption de vengeance mais surtout de mort!


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Signé [USA] - Rocky Mountains States - Les Rocheuses

Un truand sans foi ni loi revient chez lui pour se faire oublier, il retrouve sa femme, son fils qui veulent oublier quel homme il est. A ses trousses un marshall et sa bande utilise tous les moyens pour mettre la main sur lui. Après une violente attaque sa famille est décimée, son fils en réchappe et s'enfuit. Laissé pour mort, notre truand parvient à s'enfuir. Quelques mois plus tard le fils en fuite se met à commettre des vols pour survivre, son père toujours pourchassé est sa recherche et sortant de sa retraite attire l'attention du marshall qui ne l'a pas oublié. Tout le monde se retrouve pour un final apocalyptique où chacun, croyant sa rédemption venue, ne trouvera finalement que le bout de son chemin...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Janvier 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Sans Pardon
Les notes (12)
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09/01/2015 | sloane
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Papa Hermann et fiston Hermann s’attaquent à une nouvelle BD. « Et si nous faisions un Western. Qu’en penses tu » dit le fils ? « d’accord Yves, tu me concoctes un scénario qui tient la route. Cela serait bien que tu situes la nouvelle histoire dans le Wyoming. Un petit clin d’œil à nos lecteurs sur la série Comanche et à Red Dust. The Hermann familly s’est mis au travail pour réaliser, à travers la collection « signé », un nouveau one shot, un western donc, plutôt violent avec comme cadre grandiose le Wyoming en novembre 1876. L’histoire est minimaliste, sombre et ignoble à la fois. Les défenseurs de la loi - les Masterson - ne sont en fait que des brutes épaisses et immorales, qui n’ont rien à envier à cette ordure de Buck Carter, hors la loi impitoyable ! La confrontation est dantesque et les victimes sont nombreuses. Au-delà de cette violence palpable tout au long de cette histoire, sans le pourquoi du comment de celle-ci, les paysages sont juste merveilleusement dessinés. Quel talent ! Une nouvelle œuvre remarquable que je recommande vivement.

02/05/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Un western signé Hermann, en principe ça ne se refuse pas ; je me souviens avoir évoqué le sujet au festival de BD de Rouans l'an dernier où il semblait vouloir revenir à ce genre qu'il avait si bien illustré avec Comanche. Et justement, 40 ans après, Hermann revient sur les terres du Wyoming où Greg avait situé les aventures de Comanche et de Red Dust. C'est simplement un petit clin d'oeil à une série légendaire, mais Yves H. n'est pas Greg, et je suis loin d'être convaincu et encore moins enthousiasmé par son scénario qui est trop léger, s'appuyant sur l'épopée westernienne la plus classique dans sa forme. C'est une traque, un western violent et sanglant, un hommage au genre à la façon des Hermann père & fils, avec que des bad guys et où parle la poudre, avec des brutes et des bandits des 2 côtés, car du côté de la loi, Masterson ne vaut pas mieux que Buck Carter. Le dialogue parle peu, laissant la place aux images d'une fulgurance et d'une beauté forte, avec des lumières éclatantes, même si la couleur directe ne donne pas toujours de bons résultats ; parfois, ça enlaidit des visages et ça fait baver les couleurs intenses. Hermann se souvient de ses références cinématographiques dans son utilisation savante des cadrages, mais au final, si le visuel me séduit, le contenu scénaristique me laisse un peu dubitatif, il n'y a pas d'approfondissement des personnages, ils sont à l'état brut, à peine dégrossis, et le tout reste très basique. Un western un peu en demi-teinte, mais un western que je ne vais quand même pas bouder totalement, ce serait un crime de ma part...

18/04/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Je pourrais être plus indulgent avec cette BD et dire que son dessin est plutôt bon, la narration correcte et l'histoire pas mauvaise, mais c'est trop plat, trop prévisible, trop déjà vu et trop noir. On a un western avec un méchant poursuivi par un marshall encore plus méchant. Le fugitif se planque dans la maison de sa belle-famille, avec sa femme et son fils qu'il avait abandonnés et qui n'ont qu'inimitié envers lui. Quand la bande du Marshall arrive et tue presque tout le monde, le fugitif réussit à s'enfuir et son fils se fait kidnapper par le Marshall qui va le traiter comme un chien durant des années, jusqu'à ce qu'il devienne un jeune adulte plein de haine et de violence sauvage et réussisse à s'évader. Que des personnages sombres, de la violence tout le temps, personne d'attachant. Et au niveau narratif, un récit qui s'étale sur plusieurs années, avec un rythme assez soutenu et au passage plusieurs ellipses qui permettent d'accélérer les événements. Ça marche parfois, mais d'autres fois ça donne l'impression d'être raconté un peu à la va-vite. Par exemple, comme Mac Arthur ci-dessous, je n'ai pas compris qui était le tireur de la grange page 15, même si j'imagine que c'est le fugitif mais que c'est mal raconté. Il en résulte un récit peu captivant qu'on lit de loin, sans émotion. Quant au dessin, Hermann est toujours doué pour les décors de Western. Le scénariste, son fils, en a d'ailleurs profité, en clin d'oeil, pour placer le récit dans le même Wyoming où il avait dessiné il y a longtemps les aventures de Comanche. Sauf que là où le décor de la série d'aventure scénarisée par Greg était un cadre western fantasmé et romantique, ici c'est le Wyoming tel qu'il est en réalité qui est représenté, finalement austère et pas très différent des états plus désertiques du sud des USA. Ça tourne parfois au recueil d'illustrations sur les différents lieux visuellement marquants de cet état. Par contre, Hermann est toujours à la peine pour ses personnages malheureusement. On retrouve les têtes habituelles de toutes ses séries, ses femmes plus masculines que féminines, et la trop forte ressemblance entre quelques protagonistes rend confuses certaines scènes d'action notamment sur la fin. Objectivement, c'est une bande dessinée correcte et un western plutôt réaliste quoique très dur. Mais c'est une lecture qui ne m'a vraiment pas enthousiasmé ni captivé. Je suis d'autant plus déçu que j'aimerais voir le talent d'Hermann être dédié à une histoire avec un vrai bon scénario et une vraie originalité.

04/04/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Une fois de plus, je suis tout sauf convaincu par un scénario de Yves H. (fils du dessinateur dont je me demande si la carrière aurait été la même sans ce lien familial). En effet, ce western des plus basiques multiplie les incohérences, les ellipses faciles et les hasards heureux pour réunir ou séparer les différents protagonistes de cette cavale sans issue. Au fait, quelqu’un pourrait-il m’expliquer qui est le mystérieux tireur dans la grange de la page 15 ? Ce gars, sorti de nulle part retournera dans l’anonymat après avoir tué un adjoint du marshall sans raison apparente (le marshall est venu arrêter un criminel solitaire qui ne semble vraiment plus avoir le moindre ami dans cette ferme, même sa famille le rejette). Quand je vous parlais d’incohérence et de facilités… Reste le dessin d’Hermann, toujours superbement rehaussé par sa colorisation. Dès qu’il s’agit d’installer une ambiance dans un plan large, ce dessinateur est un artiste de haut vol. Et si ses personnages féminins sont toujours aussi laids, son talent graphique est tel que, visuellement, cet album est une réussite. Alors, moi une grande illustration de Hermann, j’en veux bien pour décorer un mur de ma bibliothèque. Mais cette bd, elle, restera gentiment à sa place, dans les rayons de la librairie. Et c’est d’autant moins utile de l’acheter que l’album se lit en 10 petites minutes. A emprunter ou à lire directement en bibliothèque si on est fan des auteurs (ou au moins du dessinateur). A oublier dans les autres cas.

15/10/2015 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

J’ai un peu le même ressenti que pour Une nuit de pleine lune des mêmes auteurs, à savoir un album agréable mais avec quelques défauts qui ternissent un peu la lecture. Le scénario est efficace et Yves H. s’empare assez habilement des codes du western. Ici pas de révolution, on reste dans une vision classique du genre. Malheureusement, l’album se lit vite, trop vite. Du coup je n’ai pas eu assez le temps de m’imprégner de l’ambiance (réussie) du western. De plus, en privilégiant (sans doute trop) l’action sur l’intrigue, Yves H. ne développe pas assez à mon goût ses personnages. Dommage ! Les dessins de Hermann sont comme toujours de grande qualité. Il n’y a pas grand-chose à redire. Sans pardon est un western sympa, joliment illustré mais en rien indispensable.

29/09/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Encore un one-shot de Hermann père et fils. Niveau dessin, je n'ai pas grand chose à reprocher. Hermann dessine toujours très bien (quoique j'ai l'impression qu'il a déjà fait mieux). On voit tout de suite qu'on a affaire à un vieux pro qui sait comment découper l'action et utiliser les couleurs. En revanche, le scénario est vraiment oubliable. J'avais presque envie de mettre 3 étoiles pour le dessin et le fait que je ne me suis pas vraiment ennuyé durant ma lecture (faut dire que cela se lit plutôt vite pour un one-shot qui fait plus de 50 pages), mais au final je mets 2 étoiles car bof est vraiment ce que j'ai ressenti en refermant l'album. Pourtant, le scénario aurait pu donner un truc sympa, mais il manque de la profondeur au récit. C'est comme si Yves H. avait regardé les meilleurs western violents et n'avait gardé en tête que les trucs superficiels. De plus, je trouve le comportement du gros méchant criminel incohérent et je ne crois pas du tout à sa rédemption qui d'ailleurs semble surtout opportuniste.

31/07/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Pour une fois, je serai indulgent dans ma notation d'une oeuvre signée Hermann. Ce n'est pas la première association avec le scénariste Yves H à savoir son propre fils. Zhong Guo ne m'avait guère enthousiasmé. Pour autant, le récent Station 16 ainsi qu' Une nuit de pleine lune ou encore Manhattan Beach 1957 étaient pas mal. Sans pardon est un western dur et très âpre où la violence atteint des sommets presque inégalés. J'ai bien aimé le décors du Wyoming, un état encore sauvage et désertique. Le père semble être une ordure recherchée par un shérif aux méthodes très expéditives. Le fils ne sera guère mieux. Il n'y a que des méchants. Par conséquent, on ne versera pas des larmes. Je reconnais que le dessin d'Hermann m'a séduit. Par ailleurs, le scénario est certes sommaire mais c'est efficace. Sans pardon ne fera guère dans la concession. Le western semble encore avoir de beaux jours devant lui.

28/05/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
L'avatar du posteur PAco

Moi qui ne suis pas particulièrement un adepte du genre western, je me suis laissé tenter par le dernier Hermann. Et ça se lit ma foi plutôt bien. J'ai apprécié ce côté dur et abrupt de la violence qui s'impose au fil des pages. J'ai également apprécié ce côté "largage" dès le début de l'album : pas de contexte précis à camper ; on trace ! Enfin, j'ai beaucoup aimé la mise en couleur de cet album ; c'est vraiment une réussite. Par contre, si le dessin dans sa globalité est lui aussi très réussi, je rejoins un des avis postés sur le côté "tassé" des personnages. Je n'arrivais pas à trouver ce qui me titillait, mais ce terme de "tassé" y répond parfaitement. Côté scénario, c'est pareil. Le fait d'être balancé en pleine action jusqu'à cette fin sans appel est intéressant... mais aussi très frustrant. Trop de questions restent à mon goût sans réponses. Alors entre défauts et qualités, le tout se tient, sans donner au final quelque chose d’exceptionnel. On passe juste un bon moment de lecture.

10/04/2015 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Je serai, non pas sans pardon, mais sans pitié. Hermann a un talent certain et une identité graphique bien à lui. Toutefois, si la mise en couleur ne souffre guère la critique, je trouve son trait devenu moyen avec des personnages « écrasés ». En fait, j’ai plutôt l’impression qu’il dessine plus par habitude et non plus par passion. La routine s’est installée et ça se sent. Côté histoire, je rejoins Noirdésir : c’est vite oublié ! On a droit à un récit de chasse à l’homme, dur et violent certes, mais rien d’autre à se mettre sous la dent. C’est un peu court. En fait, Yves H. ne m’a jamais vraiment convaincu et c’est le cas encore une fois ici. Anecdotique.

05/03/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà le type même d’album qui mêle qualités et défauts, qui aurait pu être mieux que l’honnête distraction qu’il se révèle être. En effet, je pense que j’aurais vite oublié l’histoire, et donc si vous souhaitez le lire, je vous recommande plutôt un emprunt ! L’intrigue elle-même est squelettique, puisqu’on ne sait pas trop ce que le héros a fait pour être poursuivi par des sortes de chasseurs de prime… et que la fin elle-même ne livre aucun indice, pas plus qu’elle n’apporte de réelle conclusion. C’est assez violent, sans atteindre au sadisme dilaté des westerns spaghetti, et sans que ce soit d’ailleurs justifié. Cela ressemble parfois à du remplissage, un passage obligé quand on n’a rien d’autre à dire. Bref, j’ai trouvé le scénario du fils Hermann peu intéressant (comme souvent ?). Reste le dessin du père, véritable raison qui m’a poussé vers ce one shot. Alors, c’est sûr, il est plutôt bon – même si certains détails (revolvers, chevaux) me semblent parfois moins réussis. Et même si je n’arrive toujours pas à me faire à ses têtes féminines (mais il n’y en a pas trop ici). La colorisation est très bonne par contre, avec cette omniprésence d’un soleil proche de celui de Caatinga. Sorti en même temps que deux autres westerns, Buffalo Runner et Undertaker, il souffre franchement de la comparaison. C’est un album dispensable je pense.

20/02/2015 (modifier)