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Les derniers avis (234 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mashle
Mashle

2.5 J'ai lu le premier tome et je ne compte pas aller plus loin. On retrouve un mélange de Harry Potter et d'One-Punch Man. Il y a donc un héros qui ressemble un peu à Harry sans lunettes qui est nul en magie, mais il est très fort et gagne tout le temps grâce à la force de sa musculation. Le héros qui a toujours le visage blasé et les gens autours qui s'étonnent de ce qu'il fait, ça fait rigoler pendant quelques temps (l'auteur est très bon pour donner des expressions rigolotes à ses persos), mais très vite je trouve que ça tourne en rond. Ajoutons que l'univers créé par l'auteur n'est pas des plus original. Ainsi donc c'est encore un monde où les riches dominent tout et le héros se fait harceler parce qu'il est dans une école surtout réservée aux membres de l'élite, etc et etc... Bon peut-être que ça devient plus original ensuite, mais rien dans le tome 1 ne m'a donné envie de la suite, même pas le tome 2 sorti en même temps que le premier. Je trouve pas ça mauvais, mais c'est le genre de shonen qui ne m'intéresse plus. En tout cas, si vous aimez One-Punch Man, cette série est pour vous.

11/05/2021 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série La Sève
La Sève

Après un récit complet Symposium, qui fut toutefois assez remarqué par la critique, Chéri, pseudonyme sous lequel se cache l’auteur, nous offre, cette fois ci chez Glénat (collection porn’Pop) des nouvelles très sensuelles autour du thème de la sève, c'est-à-dire du plaisir féminin. J’avais écrit à propos de son premier album, que Chéri était un ou une auteur à suivre, tant son talent à la fois de scénariste et de dessinateur pointait sous les planches de Symposium. Les défauts que j’avais soulignés à l’époque à propos d’un dessin parfois approximatif sont gommés dans cet album. Il faut souligner tout d’abord la qualité éditoriale de l’ouvrage, avec une couverture soignée et un papier de qualité, et surtout un riche cahier de recherches d’illustrations en fin d’album. En prenant le parti de proposer des nouvelles, l’auteur nous fait voyager dans son monde très onirique, très poétique, comme le souligne Céline Tran, dans la préface. Avec, « le ruisseau » la première des six nouvelles, l’auteur nous plonge dans le thème de « la sève », qui ne nous quittera pas tout au long de la lecture. Ma préférence va tout de même au récit intitulé « Cime » (où la marque des bouteilles d’eau distribuée aux passagers de l’avion s’appelle, de manière à peine insolite « sève »), récit le plus explicite sur le plan des scènes de sexe, mais aussi original en raison du tournant donné au bout de 9 pages. Il faut aussi souligner une nouvelle muette (« Essence ») qui intrigue par son mystère, sa sensualité et son aspect onirique. Enfin « le lac » vient enfin clore cet album, en réponse au « ruisseau » qui ouvrait cet opus, révélant ainsi que l’auteur n’a pas fait qu’offrir aux lecteurs une succession de scénettes, mais a pensé l’album dans sa globalité. Un album, certes réservé aux adultes, mais qui se démarque de la production dans ce domaine, par sa sensualité et son dessin. Une belle réussite.

11/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Seigneur des couteaux
Le Seigneur des couteaux

Mouais. Je ne suis pas très emballé après la lecture de cette série (lue dans l’intégrale – je n’ai donc pas eu à subir l’achat d’un premier tome uniquement conclu dans cette intégrale…). Ça se laisse lire, mais davantage pour la partie aventure que pour l’aspect particulier de cette secte des Assassins qui avait marqué nombre d’auteurs (de de Quincey à Baudelaire). La faute à une intrigue qui ne m’a pas emballé. Mais aussi au dessin pas exempt de défauts (j’ai souvent eu du mal à reconnaitre les personnages, dont les visages changent parfois d’une planche à l’autre). Surtout il y a un énorme changement entre le premier et le second tome (dans le second, la colorisation n’est plus du tout la même, le dessin semble moins soigné, laissant apparaitre des crayonnés : ces changements sont très gênants à l’intérieur d’un diptyque). Note réelle 2,5/5.

11/05/2021 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Sold Out
Sold Out

Nos protagonistes ? Georges et Jean-Pierre. Caractéristiques ? Vieux, seuls, aigris, anciens rockeurs dont la calvitie a remplacé la banane. Quand le premier invite le second à la commémoration du décès de son épouse, ce sera l'occasion de boire un verre, puis deux, puis de descendre la bouteille en se remémorant les souvenirs du passé. Puis enfin de gratter leurs guitares comme au bon vieux temps. Le pitch est plutôt sympa et donne le sourire avant d'avoir commencé la lecture. A l'intérieur on trouvera effectivement quelques situations amusantes avec nos papy rockeurs qui essayent de reprendre du service. Cela dit, on ne s'évite pas quelques clichés et quelques péripéties un peu trop grosses pour qu'on n'ait pas de mal à y croire. Des retrouvailles un peu faciles, au bout de 25 ans, et comme par hasard une guitare toute neuve, réplique parfaite de l'instrument utilisé 40 ans plus tôt. Ou comment trouver une chanteuse de leur âge, totalement par hasard en l'entendant chanter en pleine rue. C'est pas mauvais, mais plus d'originalité et de crédibilité dans ces évènements n'aurait pas nuit à l'intrigue. Sur le fond, le récit oscille entre ce type de situations un peu convenu, des passages légers et amusants et enfin un aspect plus dramatique qui traite de la solitude de personnes âgées qui n'attendent plus rien de la vie. On n'est pas à 100?ns le récit rigolo, on n'est pas du tout dans le récit dramatique qui vous donnera envie d'aller voir votre grand père l'Ephad. On est quelque part entre tout ça, et du coup c'est ni drôle, ni triste, ni introspectif.

11/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Chandrahas - La Légende de l'immortel
Chandrahas - La Légende de l'immortel

Voici un récit d'aventure destiné aux jeunes adolescents. Il met en scène un duo de jeunes héros trahis, bafoués, qui vont s'unir malgré leurs différences afin de mener à bien une vengeance à l'encontre de 7 "héros" imbus d'eux mêmes et calculateurs. C'est extrêmement classique et prévisible, mais les jeunes lecteurs pourraient bien s'attacher à ces deux personnages. Le récit balance entre flashbacks explicatifs et scènes de combat explosives. Comme bien souvent dans les mangas, les scènes de combat ne sont pas des plus faciles à lire et privilégient l'effet à toute forme de logique. Les flashbacks, eux, permettent de comprendre les motivations des différents acteurs et nous dévoilent peu à peu l'origine du conflit qui oppose Arjuna aux sept héros. Le trait de Yuki Monji est dans la lignée de celui que l'on retrouve le plus fréquemment actuellement dans l'univers du manga. C'est très lisible (hors scènes de combat) avec des personnages aux physiques androgynes, les nanas dévoilent leurs jambes jusqu'à ras de la touffe (mais comme elles sont prépubères, y a rien qui dépasse) tandis que les gaillards arborent ce regard déterminé du type à qui il ne faut pas piquer sa tartine de Nutella ou ce sourire sadique du type qui a piqué la tartine de Nutella et qui l'assume. Enfin, des dragons aux looks assez étranges apportent une petite louche supplémentaire de spectaculaire lors des combats. En soi, ce n'est pas spécialement mauvais mais le caractère très prévisible du récit et les personnages très stéréotypés qui l'animent destinent cette courte série (trois tomes prévus) à un public de jeunes adolescents en quête d'un divertissement sans pris de tête. Pas mal, quoi... mais pas folichon non plus.

11/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Yohko - Chasseuse de démons
Yohko - Chasseuse de démons

Tiens, je viens d'apprendre que ce manga est sorti en français. Dommage que ça soit chez Black Box, un éditeur où il faut commander pour avoir les mangas (et parfois il y a des erreurs à ce que j'ai compris). En tout cas, ici au Québec les seuls albums que j'ai vus sont quelques séries disponibles à la bibliothèque nationale du Québec. Heureusement donc que pour ce manga en particulier j'ai lu la version anglaise. Alors Yohko c'est une série d'OVA (des animes qui sortent directement en vidéo pour ceux qui ne connaissent pas) des années 90 et qui dit OVA dit pas de censure et donc on retrouve un peu de violence et de la nudité. Cela fait longtemps que j'ai vu l'anime et j'en garde un souvenir sympa. C'est pas un anime indispensable, mais ça se laisse regarder si on aime ce genre de truc. Le manga est très différent de l'anime et c'est ce qui m'a surpris lorsque j'ai lu pour la première fois le manga. Des personnages de l'anime n'apparaissent pas, le ton est très sérieux avec aucun humour et les scènes de nudité du genre 'les vêtements de Yohko se font déchirer' ne sont pas présentes. En fait, je pense que j'ai mieux aimé le manga que l'anime. Le scénario n'est pas très original dans son développement, mais c'est prenant. La relation entre Yohko et le petit chien qu'elle aime et qui va devenir son ennemi est très bien écrite. Les personnages sont attachants et le dessin est très bon. C'est triste qu'il n'ait eu qu'un tome, j'aurais aimé un tome ou deux de plus, ce qui aurait permis à l'auteur de mieux développer l'univers de la série et aussi le scénario parce que même si j'ai bien aimé, j'avoue que le récit manque un peu de surprise. Lorsqu'il se passe un truc on se dit 'ah tiens c'est normal que ça se passe comme ça'. Bref, comme l'anime du même nom, c'est pas un indispensable, mais j'ai bien aimé.

11/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Gravé dans le sable
Gravé dans le sable

Je n’ai jamais rien lu de Michel Bussi… sinon trois adaptations de ses récits en bande dessinée. Et si j’ai trouvé Nymphéas noirs particulièrement prenant, Mourir sur Seine et Gravé dans le sable m’ont bien moins subjugué. Pourtant, Gravé dans le sable nous propose une bonne enquête policière, facile à lire et dans laquelle l’auteur prend le soin de nous livrer suffisamment d’indices pour que nous puissions constamment avoir une longueur d’avance sur la résolution de l’énigme par rapport aux personnages. Du coup, on se sent particulièrement perspicaces et ça flatte toujours. L’intrigue est bien tournée mais relativement linéaire. Ceci dit, ce qui m’a le plus dérangé, c’est le profil psychologique des différents personnages. Ceux-ci n’ont aucune profondeur, leurs motivations nous sont livrées sans aucune subtilité. La faute aux contraintes de l’adaptation ? Je ne saurais dire puisque je n’ai pas lu le roman, mais ici, cette absence de profondeur chez les différents personnages, leurs rapides volte-face devant certains événements m'a réellement gêné (machin ne croit pas trucmuche mais trucmuche lui dit qu’elle lui dit la vérité alors machin croit trucmuche sans autre forme de procès… au niveau de la progression dramatique, c’est très bof, bof, je trouve). Le dessin est agréable à lire. Ce n’est pas le plus précis que je connaisse mais les personnages sont suffisamment typés pour éviter toute confusion, les décors sont bien présents et ce trait réaliste classique convient bien à ce type d’enquête policière. Un petit « pas mal » pour ma part, principalement à cause du manque de nuance et de finesse tant au niveau des profils des personnages que de l’évolution de l’enquête.

11/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Non-retour
Non-retour

Voici un récit de genre que l’on a bien plus l’habitude de retrouver au cinéma qu’en bande dessinée. Il s’agit en effet d’un huis-clôt qui se déroule principalement dans un avion en plein vol. Le genre d’exercice de style que j’aime bien, d’ordinaire. Et si les exemples sont nombreux au cinéma, ce récit a l’avantage de l’originalité du cadre et de l’époque puisqu’il se déroule en pleine guerre d’Algérie et met en scène des personnages de nationalité française dans leur grande majorité. Par ailleurs, on retrouve tous les poncifs du genre. La galerie de personnage est étoffée mais les auteurs ont bien calculé leur coup : il y en a suffisamment pour que l’on puisse s’attarder sur chacun d’eux mais assez peu pour que les petits flashbacks ne cassent pas le rythme du récit. Un équilibre presque parfait ! La galerie des personnages est très variée tout en restant classique, il n’y a pas de grosse surprise à ce niveau. Pas de grosse surprise non plus dans le déroulé du récit. C’est ultra-classique et si vous êtes fans du genre, vous devriez adorer (Yann135, Pol, je pense que ceci est pour vous). Au niveau du dessin, Patrick Jusseaume a eu le temps d’effectuer les travaux préparatoires avant de décéder. On retrouve donc sa patte que ce soit dans la mise en page comme dans les profils des personnages, une patte que je qualifierai de classique élégant. Olivier Mangin s’est appuyé sur ce travail pour nous livrer des planches agréables à lire même si, juste histoire d’un peu pinailler, j’aurais aimé un encrage un peu plus fin à l’occasion. Enfin, si l’album comprend 76 pages, la bande dessinée proprement dite n’occupe que les 56 premières. La fin de ce livre est occupée par un petit explicatif sur la genèse du projet ainsi que par quelques pages des travaux préparatoires de Patrick Jusseaume (recherche de personnages et crayonnés préparatoires). Avis aux amateurs de thrillers classiques, cet album ne décrochera pas la palme de l’originalité mais elle fait le job dans un créneau finalement peu exploité par la bande dessinée.

11/05/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Prends soin de toi !
Prends soin de toi !

Geoffroy Rudowski était dessinateur de BD à plein temps jusqu'en 2014, date à laquelle l'absence de nouveaux contrats et des soucis personnels l'ont amené dans une situation précaire et déprimante qui l'ont finalement forcé à abandonner le dessin et chercher un "vrai" métier à la place. Après quelques mois de galère, il a fini par trouver un poste d'aide-soignant dans un EHPAD pour prendre soin de vieilles personnes dépendantes. Il va conserver ce travail durant deux années, découvrant un univers dont il ne connaissait quasiment rien, avant de finalement décider d'arrêter et de revenir au dessin, notamment pour raconter à tous cette expérience particulière. Il nous offre ici un témoignage clair et instructif, abordant à la fois le sujet de la fin de vie, du fonctionnement interne des établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, de la relation entre la direction de ces établissements, le personnel soignant et les patients, et aussi en parallèle sa propre vie intime et familiale et son ressenti par rapport à ce qu'il a vécu durant ces années, notamment la reconversion professionnel et l'abandon d'une passion. Son graphisme m'a surpris car je l'ai trouvé très bon et j'ai été étonné de ne pas avoir remarqué ce dessinateur auparavant. Son trait est différent de ses albums précédents que j'avais lus, moins caricatural ici et se rapprochant de celui d'un Bruno Duhamel (Les Brigades du Temps) que j'apprécie beaucoup. Je serais ravi de lire d'autres BD ainsi dessinées. Le récit pour sa part est fluide et se lit bien. Il aborde quelques thématiques intéressantes et les présente de manière agréable. Cependant, au final, l'ensemble reste un peu fade, sans réelle envolée émotionnelle ni sujet spécifique traité en profondeur. Cela ressemble finalement à un simple témoignage, informatif mais sans message particulièrement marqué,. On y assiste vaguement à un moment donné à une critique du contraste entre la tentative d'humanité de la plupart des soignants vis-à-vis de leurs patients et le matérialisme guidé par la recherche de profit de la direction des établissements, mais le sujet n'est finalement qu'évoqué sans être davantage creusé. Il en résulte une lecture plaisante, bien dessinée, bien racontée, mais qui ne marque pas vraiment. J'en retiens essentiellement la redécouverte d'un auteur de BD que j'aimerais bien voir à l'œuvre sur d'autres ouvrages, plutôt de fiction à mon goût, car ce serait dommage de voir ce talent de dessinateur se retrouver de nouveau gâché comme il a failli l'être définitivement jusqu'à son retour à la BD.

11/05/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Château des étoiles
Le Château des étoiles

Super lecture des 5 premiers tomes ! C’est léger, aérien, nostalgique de l’époque Jules Verne et mêlé de merveilleux. Sans jeu de mots, il y a quelque chose d’éthéré qui flotte dans l’air lorsqu’on lit cette bd, j’avais l’impression d’avoir pris de l’hélium ;-) Super de se replonger dans cette époque napoléonienne, prussienne, de machines à vapeur, de montgolfières avec un nouvel ingrédient magique : l’éther ! Des protagonistes adolescents avec leurs faiblesses, qui murissent au fil de l’histoire ; par exemple Séraphin personnage central n’est pas le jeune homme fort parfait et n’a pas forcément le dernier mot lors d’une lutte, du coup la bd n’est pas trop lisse et ne fait pas trop super héros, c’est agréable. Un univers plein de magie foisonnant d’idées novatrices et originales. Au niveau dessin, j’ai particulièrement aimé la faune, la flore et les êtres féériques martiens. Un des personnages principaux, Hans, n’est pas dessiné de façon réaliste comme les autres, mais a plus une bouille comique de dessin animé à la Miyazaki, ça aussi j’ai trouvé que c’était fort, c’est introduire une différence qui ajoute au tout et qui si elle n’avait pas été là aurait aussi donné une bd trop lisse ; introduire une différence (qui peut paraître comme un défaut) dans un ensemble cohérent peut paradoxalement le renforcer (c’est le cas des structures cristallines) et là c’est le cas. J’ai trouvé tous les dégradés de couleurs magnifiques. Je lirais avec beaucoup d’intérêt la nouvelle série parallèle Les Chimères de Vénus scénarisée par l’excellent Alain Ayroles.

11/05/2021 (MAJ le 11/05/2021) (modifier)