Étrange album, pas forcément très facile d’accès, mais qui véhicule une pensée simple et forte.
Le texte est à la fois omniprésent, très important – si ce n’est essentiel – et minimaliste, finalement peu présent « physiquement ». Quelques bouts de phrases disséminés au milieu de pages illustrées de dessins, de reproduction plus ou moins partielles de documents divers en lien avec ce qui nous est conté, raconté.
Reprenant les idées – et en partie les mots – de Bruno Latour, Philippe Squarzoni se retrouve en terrain connu, lui qui a déjà publié plusieurs albums engagés dans la même direction, à la fois alarmiste, mais aussi avec toujours la volonté d’aller de l’avant, de montrer qu’un autre monde est possible – même si les derniers – et nombreux – délires de Trump deuxième manière aggravent la situation décrite et décriée dans cet album.
L’album est intéressant, donne à réfléchir. Je l’ai juste trouvé un peu aride. Et aussi, malgré le travail lui aussi intéressant de Squarzoni, j’ai trouvé à plusieurs reprises que ça serait presque aussi, voire plus intéressant sans passer par le médium BD. Sur le même registre politique/économique/poétique, je préfère presque lire les textes de Baudouin de Bodinat.
Note réelle 3,5/5.
Je ne suis généralement pas fan de ce type d’album, qui cumule a priori plusieurs handicaps. D’abord la forte hétérogénéité de l’ensemble (surtout au niveau graphique). Ensuite la place réduite – pour ne pas dire minimaliste ici (sauf exceptions rares une seule page) – laissée à chacun pour sa contribution. Enfin, et c’est très fortement visible ici, on ne peut se départir du sentiment d’avoir entre les mains le résultat d’une simple opération mercantile. En effet, le soixantième anniversaire de la création de l’univers d’Astérix par Goscinny et Uderzo a bon dos. Uderzo et les éditions Albert René y ont vu l’occasion de gratter encore un peu plus de sous.
C’est une vision cynique, mais plusieurs choses la justifient. D’abord le côté artificiel de plusieurs contributions.
Pour chaque auteur (et il y en a beaucoup), une page de gauche donne une courte biographie, une non moins courte bibliographie (parfois très partielle – et partiale), et en bas un petit témoignage de la rencontre de l’auteur avec Astérix. Si plusieurs de ces petits textes sont amusants (celui de Trondheim en particulier), sincères, originaux, certains sont plats et sans intérêt, quand plusieurs auteurs n’ont même pas écrit ce texte (et leur dessin /présence n’est donc là que pour faire le nombre – voir Manara). Mention spéciale à la présence de Peyo, mort bien avant la rédaction de cet album, mais qui « témoigne » quand même – à partir de citations, alors que son « dessin » est réalisé par le studio Peyo !...
Bref, un album prétexte de peu d’intérêt. Quelques beaux dessins quand même (il y a quelques pointures), celui de Vallée est simple et sincère (un crobar de lui gamin sur un album d’Astérix…), plusieurs auteurs plaçant leurs personnages fétiches au milieu des Gaulois, d’autres cherchant à copier le style Uderzo. Rares sont ceux ayant fait preuve d’une grande originalité : le dessin de Ferri est celui qui m’a le plus surpris – agréablement – à ce niveau.
3.5
Une bonne autobiographie qui montre ce que c'est d'être un dessinateur, notamment ceux qui travaillent dans les journaux satiriques, sous la Turquie d'Erdogan.
Ayant déjà lu une biographie du politicien turque en BD, je n'ai donc pas appris grand chose de la vie politique en Turquie. Ce qui m'a surtout intéressé est ce qui touchait le monde de la BD turque vu que tout ce que je connaissais était les plagiats de Tintin ou des super-héros américains qui dataient quand même de quelques décennies. Cela reste tout de même passionnant d'avoir un témoignage sur ce qu'était la vie quotidienne des turques au lieu de généralité comme 'dans les années 70 la vie politique était instable et il y a pleins de gens qui sont morts'.
On suit donc l'auteur qui gamin adore les bd et veut en faire plus tard et une fois adulte il se retrouve dans une Turquie dirigé par un Erdogan qui va se montrer de plus en plus autoritaire au fil des années. Comme l'auteur travaille dans un journal satirique qui attaque le régime, on est au première loge en ce qui concerne certaines luttes contre les actions d'Erdogan (protéger une foret qu'il veut détruire pour bâtir un centre commercial par exemple) et comment le régime s'y prends pour faire peur à ses opposants. C'est vraiment captivant à lire et vu la dérive autoritaire de plusieurs pays occidentaux je me dis que ça pourrait tous nous arriver un jour.
Très bien, j'ai adoré. J'ai fait un retour en jeunesse, le collège, l'amour, les copains (copines). Je l'ai fait lire à ma soeur, elle a elle aussi aimé.
J’ai trouvé certains dialogues et situations assez drolatiques ainsi que l’effort louable de mêler l’intrigue principale à des évènements majeurs du XXe siècle.
Je n’ai pas lu le roman et je ne sais pas si cette interprétation lui est fidèle en termes d’atmosphère ressentie.
Mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions à la lecture, j’ai trouvé cela plutôt froid, un côté papier glacé, avec des longueurs, et au bout d’un moment une envie de sauter plusieurs passages pour avoir le fin mot de l’histoire.
Pas ma came mais original et très bien dessiné. Gon peut fasciner car il n'y a pas de parole mais un dinosaure aussi féroce que l'être humain peut l'être, mais bien exotique d'être sans parole, justement, et du fait qu'on n'en côtoie pas autrement qu'en fiction ! Il peut aussi déplaire pour la même raison, le brave Gon !
Par ma note moyenne, je donne mon ressenti, mais je gage que cette œuvre étrange restera parce que ceux qui l'aiment y sont particulièrement attachés. Peut être défoulant et drôle à lire, repousse les limites du genre bd car sans parole, hyper réaliste sans être caricatural et pourtant, assez drôle. Moi, j'en ai lu un et ça m'a suffi, mais bon, les passionnés liront et reliront… Moi, en principe j'achète ce que je pense que je vais lire et relire, de ce point de vue, Perramus est vraiment parfait.
Reprend l'idée du Club du suicide de Stevenson, à mon avis… Mais l'écrivain d'Exit n'est pas Stevenson, et les auteurs de la bd non plus ! Bref, mais il y a du rythme, ce qui est presque l'alpha et l'oméga des romans, bd et autres films d'action. Attention, je n'appelle pas ça de l'aventure, tout de même, parce qu'en fait, il advient quoi ? Les courses poursuites, c'est un peu… court. Le dessin est assez impersonnel, bref, le sujet me semble un peu gâché, sur les bords. Dommage, il y a tant de thématiques là-dedans, si on y songe. Allez, Exit !
Je suis un gros amateur de Bouzard, et de son type d’humour gentiment dérisoire et absurde. Pourtant, je suis sorti un chouia moins captivé par cet album que Ro.
En fait, j’attendais encore plus d’humour con et décalé, et c’est à ce niveau que j’ai été un peu frustré.
Car l’album est lié à la sortie d’une série Disney, et se présente quasiment comme un teasing, une sorte de publicité/making-of de cette série. Et la plupart des participants (équipe technique surtout) apparaissent ici.
Cela freine un peu trop le délire, et rend d’autant plus nécessaire d’aller dans le n’importe quoi absurde pour s’en écarter.
Bouzard y parvient à plusieurs reprises – ce qui fait que la lecture est quand même plaisante et amusante – avec quelques bons petits moments jouissifs, avec Bouzard en fouteur de merde, en chieur qi cherche régulièrement à signaler qu’il peut « dépanner », rodant autour – et parfois dans – le tournage, accompagné d’un Rantanplan philosophe (là aussi moins con que celui de Goscinny hélas).
Bref, un album sympa, mais pas autant que je ne l’espérais.
J’ai acheté cet album – très peu cher il est vrai, et heureusement ! – à la vue de la couverture. Une couverture moche, avec un titre qui fleurait bon le gros truc naze trashouille et énième degré. Bref, l’espoir d’avoir dégotté une petite pépite inconnue.
Bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, hein ? Car je comprends pourquoi cet album est resté méconnu.
Le seul point pour lequel la couverture ne surjoue rien, c’est le dessin, que j’ai trouvé vraiment mauvais, avec une colorisation souvent terne.
Concernant l’histoire, c’est effectivement du n’importe quoi, mais hélas jamais drôle. Parfois un tout petit peu trash, souvent déjanté, mais que c’est pauvre ! au point que je me suis vraiment demandé si les auteurs jouaient vraiment du second degré. On perçoit quelques efforts pour caricaturer, tenter des traits d’humour, mais là non, c’est franchement raté.
Je suis pourtant bon client pour l’humour crétin, débile, absurde, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte.
A noter qu'un autre album était annoncé, "2 Salopards pour l'enfer", mais qui visiblement n'est jamais paru (il est fort probable que le premier album ait été un échec commercial).
Voilà un album qui va se retrouver dans une boîte à livre rapidement.
Voici un récit de cape et d'épée des plus classiques.
Une histoire de vengeance qui réclamera qu'une jeune femme se travestisse pour apprendre à manier l'épée, progresse dans ce domaine (avec une gestion dramatique de cette progression à la façon d'un shônen) afin d'avoir une chance de vaincre l'une des plus fines lames ru royaume.
Le récit est habile et dynamique, mais se complaît trop souvent dans la facilité, aussi bien dans sa gestion des péripéties liées au jeu sur le genre, que dans sa manière de figurer un univers où la luxure s'invite bien souvent gratuitement.
Une BD qui aurait mérité d'être moins racoleuse, qui à force de rechercher la séduction (plus encore dans le tome 2) lasse plutôt son lecteur.
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Zone critique
Étrange album, pas forcément très facile d’accès, mais qui véhicule une pensée simple et forte. Le texte est à la fois omniprésent, très important – si ce n’est essentiel – et minimaliste, finalement peu présent « physiquement ». Quelques bouts de phrases disséminés au milieu de pages illustrées de dessins, de reproduction plus ou moins partielles de documents divers en lien avec ce qui nous est conté, raconté. Reprenant les idées – et en partie les mots – de Bruno Latour, Philippe Squarzoni se retrouve en terrain connu, lui qui a déjà publié plusieurs albums engagés dans la même direction, à la fois alarmiste, mais aussi avec toujours la volonté d’aller de l’avant, de montrer qu’un autre monde est possible – même si les derniers – et nombreux – délires de Trump deuxième manière aggravent la situation décrite et décriée dans cet album. L’album est intéressant, donne à réfléchir. Je l’ai juste trouvé un peu aride. Et aussi, malgré le travail lui aussi intéressant de Squarzoni, j’ai trouvé à plusieurs reprises que ça serait presque aussi, voire plus intéressant sans passer par le médium BD. Sur le même registre politique/économique/poétique, je préfère presque lire les textes de Baudouin de Bodinat. Note réelle 3,5/5.
Générations Astérix
Je ne suis généralement pas fan de ce type d’album, qui cumule a priori plusieurs handicaps. D’abord la forte hétérogénéité de l’ensemble (surtout au niveau graphique). Ensuite la place réduite – pour ne pas dire minimaliste ici (sauf exceptions rares une seule page) – laissée à chacun pour sa contribution. Enfin, et c’est très fortement visible ici, on ne peut se départir du sentiment d’avoir entre les mains le résultat d’une simple opération mercantile. En effet, le soixantième anniversaire de la création de l’univers d’Astérix par Goscinny et Uderzo a bon dos. Uderzo et les éditions Albert René y ont vu l’occasion de gratter encore un peu plus de sous. C’est une vision cynique, mais plusieurs choses la justifient. D’abord le côté artificiel de plusieurs contributions. Pour chaque auteur (et il y en a beaucoup), une page de gauche donne une courte biographie, une non moins courte bibliographie (parfois très partielle – et partiale), et en bas un petit témoignage de la rencontre de l’auteur avec Astérix. Si plusieurs de ces petits textes sont amusants (celui de Trondheim en particulier), sincères, originaux, certains sont plats et sans intérêt, quand plusieurs auteurs n’ont même pas écrit ce texte (et leur dessin /présence n’est donc là que pour faire le nombre – voir Manara). Mention spéciale à la présence de Peyo, mort bien avant la rédaction de cet album, mais qui « témoigne » quand même – à partir de citations, alors que son « dessin » est réalisé par le studio Peyo !... Bref, un album prétexte de peu d’intérêt. Quelques beaux dessins quand même (il y a quelques pointures), celui de Vallée est simple et sincère (un crobar de lui gamin sur un album d’Astérix…), plusieurs auteurs plaçant leurs personnages fétiches au milieu des Gaulois, d’autres cherchant à copier le style Uderzo. Rares sont ceux ayant fait preuve d’une grande originalité : le dessin de Ferri est celui qui m’a le plus surpris – agréablement – à ce niveau.
Journal inquiet d'Istanbul
3.5 Une bonne autobiographie qui montre ce que c'est d'être un dessinateur, notamment ceux qui travaillent dans les journaux satiriques, sous la Turquie d'Erdogan. Ayant déjà lu une biographie du politicien turque en BD, je n'ai donc pas appris grand chose de la vie politique en Turquie. Ce qui m'a surtout intéressé est ce qui touchait le monde de la BD turque vu que tout ce que je connaissais était les plagiats de Tintin ou des super-héros américains qui dataient quand même de quelques décennies. Cela reste tout de même passionnant d'avoir un témoignage sur ce qu'était la vie quotidienne des turques au lieu de généralité comme 'dans les années 70 la vie politique était instable et il y a pleins de gens qui sont morts'. On suit donc l'auteur qui gamin adore les bd et veut en faire plus tard et une fois adulte il se retrouve dans une Turquie dirigé par un Erdogan qui va se montrer de plus en plus autoritaire au fil des années. Comme l'auteur travaille dans un journal satirique qui attaque le régime, on est au première loge en ce qui concerne certaines luttes contre les actions d'Erdogan (protéger une foret qu'il veut détruire pour bâtir un centre commercial par exemple) et comment le régime s'y prends pour faire peur à ses opposants. C'est vraiment captivant à lire et vu la dérive autoritaire de plusieurs pays occidentaux je me dis que ça pourrait tous nous arriver un jour.
Coeur Collège
Très bien, j'ai adoré. J'ai fait un retour en jeunesse, le collège, l'amour, les copains (copines). Je l'ai fait lire à ma soeur, elle a elle aussi aimé.
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
J’ai trouvé certains dialogues et situations assez drolatiques ainsi que l’effort louable de mêler l’intrigue principale à des évènements majeurs du XXe siècle. Je n’ai pas lu le roman et je ne sais pas si cette interprétation lui est fidèle en termes d’atmosphère ressentie. Mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions à la lecture, j’ai trouvé cela plutôt froid, un côté papier glacé, avec des longueurs, et au bout d’un moment une envie de sauter plusieurs passages pour avoir le fin mot de l’histoire.
Gon
Pas ma came mais original et très bien dessiné. Gon peut fasciner car il n'y a pas de parole mais un dinosaure aussi féroce que l'être humain peut l'être, mais bien exotique d'être sans parole, justement, et du fait qu'on n'en côtoie pas autrement qu'en fiction ! Il peut aussi déplaire pour la même raison, le brave Gon ! Par ma note moyenne, je donne mon ressenti, mais je gage que cette œuvre étrange restera parce que ceux qui l'aiment y sont particulièrement attachés. Peut être défoulant et drôle à lire, repousse les limites du genre bd car sans parole, hyper réaliste sans être caricatural et pourtant, assez drôle. Moi, j'en ai lu un et ça m'a suffi, mais bon, les passionnés liront et reliront… Moi, en principe j'achète ce que je pense que je vais lire et relire, de ce point de vue, Perramus est vraiment parfait.
Exit
Reprend l'idée du Club du suicide de Stevenson, à mon avis… Mais l'écrivain d'Exit n'est pas Stevenson, et les auteurs de la bd non plus ! Bref, mais il y a du rythme, ce qui est presque l'alpha et l'oméga des romans, bd et autres films d'action. Attention, je n'appelle pas ça de l'aventure, tout de même, parce qu'en fait, il advient quoi ? Les courses poursuites, c'est un peu… court. Le dessin est assez impersonnel, bref, le sujet me semble un peu gâché, sur les bords. Dommage, il y a tant de thématiques là-dedans, si on y songe. Allez, Exit !
L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)
Je suis un gros amateur de Bouzard, et de son type d’humour gentiment dérisoire et absurde. Pourtant, je suis sorti un chouia moins captivé par cet album que Ro. En fait, j’attendais encore plus d’humour con et décalé, et c’est à ce niveau que j’ai été un peu frustré. Car l’album est lié à la sortie d’une série Disney, et se présente quasiment comme un teasing, une sorte de publicité/making-of de cette série. Et la plupart des participants (équipe technique surtout) apparaissent ici. Cela freine un peu trop le délire, et rend d’autant plus nécessaire d’aller dans le n’importe quoi absurde pour s’en écarter. Bouzard y parvient à plusieurs reprises – ce qui fait que la lecture est quand même plaisante et amusante – avec quelques bons petits moments jouissifs, avec Bouzard en fouteur de merde, en chieur qi cherche régulièrement à signaler qu’il peut « dépanner », rodant autour – et parfois dans – le tournage, accompagné d’un Rantanplan philosophe (là aussi moins con que celui de Goscinny hélas). Bref, un album sympa, mais pas autant que je ne l’espérais.
Capitaine Tonnerre
J’ai acheté cet album – très peu cher il est vrai, et heureusement ! – à la vue de la couverture. Une couverture moche, avec un titre qui fleurait bon le gros truc naze trashouille et énième degré. Bref, l’espoir d’avoir dégotté une petite pépite inconnue. Bon, on ne peut pas gagner à tous les coups, hein ? Car je comprends pourquoi cet album est resté méconnu. Le seul point pour lequel la couverture ne surjoue rien, c’est le dessin, que j’ai trouvé vraiment mauvais, avec une colorisation souvent terne. Concernant l’histoire, c’est effectivement du n’importe quoi, mais hélas jamais drôle. Parfois un tout petit peu trash, souvent déjanté, mais que c’est pauvre ! au point que je me suis vraiment demandé si les auteurs jouaient vraiment du second degré. On perçoit quelques efforts pour caricaturer, tenter des traits d’humour, mais là non, c’est franchement raté. Je suis pourtant bon client pour l’humour crétin, débile, absurde, mais ici je n’y ai pas trouvé mon compte. A noter qu'un autre album était annoncé, "2 Salopards pour l'enfer", mais qui visiblement n'est jamais paru (il est fort probable que le premier album ait été un échec commercial). Voilà un album qui va se retrouver dans une boîte à livre rapidement.
La Duelliste
Voici un récit de cape et d'épée des plus classiques. Une histoire de vengeance qui réclamera qu'une jeune femme se travestisse pour apprendre à manier l'épée, progresse dans ce domaine (avec une gestion dramatique de cette progression à la façon d'un shônen) afin d'avoir une chance de vaincre l'une des plus fines lames ru royaume. Le récit est habile et dynamique, mais se complaît trop souvent dans la facilité, aussi bien dans sa gestion des péripéties liées au jeu sur le genre, que dans sa manière de figurer un univers où la luxure s'invite bien souvent gratuitement. Une BD qui aurait mérité d'être moins racoleuse, qui à force de rechercher la séduction (plus encore dans le tome 2) lasse plutôt son lecteur.