Rebis

Note: 3.36/5
(3.36/5 pour 11 avis)

Une fable bouleversante sur l'acceptation de soi.


Auteurs italiens La BD au féminin Sorcières Transidentité Young Adult

En plein Moyen-Âge, Martino a eu le malheur de naître atteint d'albinisme au beau milieu d'une communauté prompte à purifier toute différence par le feu. Rejeté par son père, harcelé par les autres enfants du village, il va devoir prendre les chemins de traverse. En plein coeur de la forêt, Martino fait la connaissance de Viviana, une « sorcière ». Entre exclus, on se reconnaît. Au sein d'une sororité de femmes mises au ban de la société, le jeune garçon va grandir et se révéler à lui-même pour tenter d'accepter sa différence face à l'intolérance de la société.

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Janvier 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Rebis © Le Lombard 2024
Les notes
Note: 3.36/5
(3.36/5 pour 11 avis)
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L'avatar du posteur Noirdésir

Un trois étoiles sans plus, même si je pense que le lectorat principalement visé (adolescent ?) y trouvera sans doute davantage son compte que moi. Le sujet – au sens large – de base est plutôt accrocheur, puisque l’intrigue tourne autour de l’acceptation de la différence, voire de la transidentité (même si ce dernier thème, que je croyais devoir être prépondérant, s’efface rapidement en fait) : le héros, Martino/Rebis, est rejeté car différent – mais en fait surtout car albinos. L’intrigue se déroule dans un moyen-âge un peu irréel, en une époque où, certes, les différences étaient stigmatisées – ou instrumentalisées – par l’Eglise et autres superstitions. Mais on peut supposer que l’auteure se sert de cette histoire/époque pour mettre en avant une thématique qui redevient hélas de plus en plus d’actualité (voir les violences de plus en plus marquées contre l’homosexualité, et plus généralement contre la communauté queer dans de nombreux pays). L’histoire se laisse lire, assez rapidement, mais elle m’a quelque peu laissé sur ma faim. Le dessin est très lisible, pas désagréable, mais n’est pas forcément ma tasse de thé (et la colorisation informatique non plus). Surtout, il y a un rythme parfois trop lent, des facilités, un univers presque aseptisé, qui rendent mal la rugosité de l’époque, et qui surtout édulcore trop la violence du rejet. Cela manque de rythme, et de saleté, d’âpreté. Cela rend l’histoire artificielle et lui ôte par là un peu de sa force. Je ne sait si cela vient du fait qu’on s’adresse à des ados, ou si l’auteure volait rester dans du Disney like un peu trop rose, mais l’intrigue et les personnages auraient pu gagner en profondeur en évitant trop de rondeur et de douceur. Accessoirement, je ne suis pas sûr que le fait d’être une « sorcière » (comme celle qui recueille Martino, et qui semble incarner LA sorcière) fasse d’elle quelqu’un de plus tolérant que la moyenne. Être « déviant » (au sens où l’entend la société de l’époque) ne vous rend pas forcément défenseur de toutes les « déviances » (toujours au sens où l’entend la société de l’époque) : Viviana en est presque anachronique, en tout cas cela m’a surpris qu’elle aille à ce point contre certains interdits (homosexualité par exemple). Le fantastique qui s’invite dans les trente dernières pages ne m’a pas non plus convaincu, comme le happy-end. Mais bon, je ne suis sans doute pas le cœur de cible.

23/04/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
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Je résumerais un peu abruptement : Conte médiéval à la sauce queer. Agréable à parcourir, il met en scène la façon dont une société, dominée par les hommes, choisit des boucs émissaires à tyraniser ( sorcières, albinos, etc...) pour que le reste de la population puisse trouver une raison à ses tracas quotidiens. L'ambiguïté de genre de Rebis n'est pas un ressors du scénario et c'est très bien ( A l'époque médiévale où la science n'avait pas encore mis chacun dans sa cas sexuelle, la fluidité de genre devait être plus facile) c'est plutôt l'albinisme qui est perçu comme une déviance grave. La construction du scénario n'est pas très robuste, avec une fin un peu rapide et inexpliquée, mais les personnages sont plutôt attachants. Le dessin ne m'a pas enthousiasmé. Un peu inégal suivant les pages, avec un essai pas très concluant de rougir les traits à l'intérieur des personnages dont le contour est noir. Mais j'avoue que la colorisation numérique ménageant des flous en arrière plan est bien utilisée. En fin de compte, j'attendais peut-être trop de cet album, je pense qu'il ferait un très beau cadeau pour un enfant de 12 ans, avec plein de mystères à élucider ... mais pour les adultes, je suis moins emballée.

07/02/2026 (modifier)
Par Aslepios
Note: 5/5

J’ai été beaucoup touché par cette bd ! Très belle écriture d’une identité queer presque subie construite par le rejet extérieur. Je recommande chaudement.

25/12/2025 (modifier)
Par justinekh
Note: 2/5 Coups de coeur expiré
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BD que l'on m'a offerte. J'ai beaucoup apprécié le graphisme, le thème principal sur les sorcières me parle . La première partie bien qu'étant assez lente m'a beaucoup plu... Puis d'un coup vient la notion de genre pourquoi ? Je ne comprends pas en quoi ça apporte quoi que se soit de plus à l'histoire. C'est même carrément blasant que ce thème resurgisse à toute les sauces dans plus en plus de BD ! Grande déception car il y a beaucoup de choses intéressantes.

25/07/2025 (modifier)
Par Jessamy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Elle occupe une place singulière dans mon cœur cette bd. À chaque fois que je la parcours, j’ai l’impression d’avoir un storyboard sous les yeux avant qu’il ne se transforme en film d’animation. C’est un style de dessin qui foisonne et qui vit par ces paysages forestiers omniprésents et ces couleurs à la fois douces et vibrantes. J’aime également le trait, avec ces détails fins et cette attention si minutieuse sur certains visages. Je pense ne surprendre personne ayant commenté ici en disant que j’aime particulièrement le visage de Viviana avec ces coulées de larmes noires comme de la suie. C’est une femme qui a subi des violences et qui a perdu l’amour de sa vie, Beldie. Au delà de la douleur de lui avoir survécu et d’être désormais seule, elle portera les traces de son deuil sur son visage, une marque qui ne pourra jamais s’effacer, même après l’arrivée de Martino dans sa vie. Dès le début de l’histoire, nous sommes happés par la composition qui se jouera en miroir via des notions au premier abord contraires mais qui se révèlent en réalité complémentaires (naissance/mort, rejet/renaissance, perte/transmission, communauté/émancipation, masculin/féminin). La figure de la sorcière jouit aussi de cette symétrie très contemporaine (femme diabolique/femme émancipée, libre). En cela, elle n’est pas aussi caricaturale qu’on pourrait le penser puisqu’elle a l’avantage de poser un cadre reconnaissable et universel (d’un point de vu occidental tout du moins), marquant une rupture forte dans notre façon de penser l’autre, ici notamment la femme et la place qu’on lui attribue. Viviana et Beldie ne sont pas punies pour être des sorcières, elle sont punies pour avoir transgressé leur place, d’avoir voulu s’exercer à la libre-pensée, loin des dogmes religieux et des injonctions de leur communauté. Elles ont voulu être des femmes plus libres, on les a enchaîné à l’image de sorcière afin de susciter la peur et le rejet. C’est aussi une bd qui aborde la question du genre sous un angle différent, à savoir la manière dont nous façonnent les personnes importantes pour nous. En fait, la question qu’aborde cette bd serait celle-ci : quelles sont les personnes qui nous aident à nous définir ? C’est à travers les yeux de Martino que nous aurons une réponse à cette question. Si ce petit garçon est rejeté pour ce qu’il n’a pas choisi d’être, à savoir albinos, il va alors décider de devenir une personne nouvelle auprès des personnes qui l’acceptent et le soutiennent. Pour cela, il va se reconstruire à travers les yeux bienveillants de Viviana. Cette reconstruction sera double, puisqu’elle aidera Viviana à apaiser son deuil : « On peut s’aider à vivre » lui dit-elle. C’est ainsi qu’il va aspirer à vivre comme une femme, plus précisément comme ces femmes, ces sorcières, sa nouvelle famille. Il adopte leur mode de vie, apprend d’elles l’herbologie pour se soigner, à cultiver et cuisiner pour être auto-suffisant, à s’habiller comme elles, à aimer comme elles. Vous l’aurez compris, tout au long de l’histoire, Martino qui deviendra Rebis, n’aura pour modèle bienveillant que des femmes. Sa mère et ses sœurs tout d’abord, puis Viviana et les amies de celle-ci, mais aussi le souvenir de Beldie, personnage à part entière dont l’aura s’incarnera à travers Rebis. Comme une touche d’espoir, la perpétuation d’un cycle de tolérance et de liberté. À me lire, on pourrait croire que la bd raconte avec un fort parti pris et sans subtilités que les femmes sont les seuls bons exemples à suivre. Je ne pense pas que le message soit aussi tranché. Si la question du genre est diluée dans le récit, c’est pour montrer que la façon dont on se définit si l’on est entouré par de bonnes personnes se fait naturellement. Face à son mal-être, Martino aspire à devenir un être au féminin, Rebis, parce que les seuls exemples aimants et bienveillants qu’il ait jamais connu sont des femmes, tout simplement. Rebis choisit cet espace de sororité avant tout parce qu’iel s'y sent bien. On pourrait donc reprocher au récit de ne pas introduire un personnage masculin plus empathique et compréhensif dans la balance. Pourtant ce serait oublier que parfois nous n’avons pas toujours la possibilité d’élargir nos relations, que nous sommes longtemps confrontés aux mêmes schémas néfastes (familiaux notamment) avant de pouvoir s’en extraire en allant vers ceux qui leur sont opposés. Pour conclure, Rebis, au delà de son terme latin signifiant littéralement « chose double », désigne également un processus alchimique de transformation qui vise à unifier deux choses, autrement dit le masculin et le féminin. Comme si l’idée était de créer un parfait équilibre, se sentir en phase avec soi, avec tout ce qui nous définit en tant que femme et en tant qu’homme. En bref, posséder une juste part des deux côtés pour mieux s’accepter, se comprendre et comprendre les autres. Comme quoi, la bd ne rejette pas le masculin finalement ! :p

08/07/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
L'avatar du posteur Cacal69

Une petite déception. Certes, c'est une BD pour jeune public, mais j'en attendais plus quand même. Le moyen-age, un temps où il ne fait pas bon être différent, c'est le cas de ce petit garçon : Martino, il est albinos. L'Église l'accusera de tous les maux qui affectent le village. Il va trouver refuge au milieu de la forêt chez une sorcière, la jolie Viviana et un lien fort va se tisser entre ces deux êtres rejetés. Un récit sur les différences (dont la transidentité), le rejet et l'acceptation de soi. Mais un récit très (trop) léger, les bons sentiments sont de mise, les enchaînements des péripéties de Martino sont prévisibles et les thèmes ne sont traités que superficiellement. Ça manque de moelle et c'est un peu tiré par les cheveux. La narration alerte permet de ne pas s'ennuyer, la lecture est rapide. Visuellement, un beau rendu avec ce trait précis et lisible, dans un style jeunesse. Les couleurs sont belles et la mise en page est classique. J'ai bien aimé. Un album avant tout pour les 10/13 ans.

01/03/2025 (modifier)
L'avatar du posteur Tomdelapampa

Un album avec d’indéniables qualités mais qui n’a pas su me toucher. Je partais pourtant avec un bon apriori, plutôt envoûté par le dessin et les couleurs, cette partie est constante et permet d’arriver au bout de ce pavé sans trop d’encombres. C’est ce point que je retiendrais surtout de mon aventure. Pour le récit en lui-même, bien que sympathique, je ne l’ai pas trouvé ébouriffant. Les thématiques ne m’ont pas trop parlé (la question du genre m’a même un peu saoulé) et le tout manque sacrément de nuances à mes yeux. En plus, Martino/Rebis ne m’est pas apparu spécialement attachant, je l’ai accompagné facilement dans sa quête mais plus on s’approchait de la fin, plus j’ai été déçu du développement. J’avoue aussi que j’attendais un peu autre chose en terme d’histoire, de traitement ou de portée. Je ne reproche pas le fond mais ça m’a semblé un peu trop unilatéral ici. La beauté ou l’émotion (pourtant présentes) ont fini par m’échapper. Une œuvre simplement pas pour moi. Nota : au cours de ma lecture, j’ai quand même appris un truc (pas pu m’empêcher de vérifier sur le net après coup, ne croyant pas au fait), c’est que certaines larves d’insectes mettent parfois bien plusieurs années avant d’éclore.

04/01/2025 (modifier)
L'avatar du posteur Deretaline

J’ai adoré cet album. Les dessins sont magnifiques, très colorés et tout en rondeurs. Les thèmes abordés, bien que simples dans leur traitement, me parlent énormément. Le personnage principal est très attachant. La lecture a été on ne peut plus agréable et c’est un gros coup de cœur pour moi. Bref, sur le papier, je mettrais 4 étoiles et un coup de cœur sans état d’âme et puis basta. Mais voilà, l’œuvre souffre tout de même d’un défaut : le rythme du récit est très lent. Un peu normal vu que nous suivons l’évolution d’un personnage, de sa perception de soi et du monde qui l’entoure, sur plusieurs années, mais là c’est quand-même un chouïa trop lent. Le récit reste une histoire feel good sur la découverte et l’épanouissement personnel d’individus en marge de la société, donc un rythme lent qui installe son récit est bienvenu, mais là on a parfois l’impression que le récit se met en pause par moment. Bref, un rythme parfois ballant. Mis à part ça, l’album reste une très bonne lecture. L’histoire qui nous est racontée est celle d’un enfant albinos rejeté par son village (et son propre père) qui va finir par croiser la route de Viviana, une « sorcière » vivant seule dans la forêt suite à la perte d’un être cher. Autour de cette base simple, les autrices traitent de l’exclusion, de l’acceptation de soi, du besoin d’être entouré et soutenu lorsque le plus grand nombre nous veut du mal, et également du genre. L’album tourne beaucoup autour de la question du genre. Du genre féminin, tout d’abord, puisque nous suivons des personnages évoluant pour la majorité dans une sororité de « sorcières ». La figure de la sorcière est ici utilisée, comme souvent, pour représenter les individues en marge de la société, les parias des bonnes gens et surtout la figure féminine sortant des carcans imposés par une société patriarcale. Ici, je précise, tous les hommes sont des gros cons. Certains regretteront sans doute le manque de nuance, je l’excuse facilement car le récit cherche davantage à s’adresser à la figure de la sorcière, des rejetées, plutôt qu’à celle du bourreau. Peut-être un manque de subtilité aux yeux de certaines personnes, personnellement cela ne m'a pas dérangé et j'ai aisément pu passer outre. Mais alors, si tous les hommes sont cruels et violents dans cette histoire, comment notre protagoniste, présenté comme un garçon, peut-il rejoindre cette sororité au cœur du récit ? Eh bien par un petit twist très simple : en se révélant ne pas être un garçon. En effet, Rebis n’est pas que le titre de l’album, c’est également le nom que prendra la jeune fille suite à sa renaissance. Renaissance d’ailleurs symbolisée par la petite larve d’insecte qu’elle a sauvée et protégée des années avant qu’elle ne finisse par éclore et s’envoler. Scène d’envol où elle apprend à sa sœur son changement (l’échange est sous-entendu mais on la verra bien la genrer au féminin par la suite). D’ailleurs, mis à part les brutes du village, tout le monde genre Rebis au féminin après ça. Je ne sais pas si je pourrais qualifier Rebis de femme transgenre, ne serait-ce que parce que rapporter des notions modernes à des personnages ayant vécu dans une société différente est casse-gueule, mais l’histoire ayant été écrite par des autrices contemporaines c’est comme ça que je l’ai interprétée. Après tout, si le personnage principal et l’œuvre portent tout deux le nom de Rebis (mot issu du lexique alchimique pour désigner un corps hermaphrodite) ce n’est sans doute pas pour rien. Bref, je déblatère, je déblatère… Rebis est une très bonne histoire traitant de sujets qui me parlent beaucoup, donc je vais essayer de remonter un peu sa note. (Note réelle : 3,5)

07/11/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

C'est une BD que je classerais personnellement entre le "Pas mal" et le "Bof, sans plus". C'est assez dommage, j'aime beaucoup la couverture et ce qu'elle propose, mais l'intérieur m'a assez vite déçu. Je n'ai pas grand chose à reprocher au dessin, quoique je trouve certaines façons de représenter les physiques un peu en décalage avec le reste. C'est assez réaliste dans le traitement global et certains détails font du coup assez tâche (les trainées noires sous les yeux par exemple). Mais globalement, c'est un très bon dessin. J'ai eu plus de soucis avec l'histoire. Déjà, elle se déroule à la fois très lentement et très vite. Le temps s'étire dans le récit, faisant défiler des mois (ou des années, je n'ai pas trouvé ça très clair), tandis que le récit se déroule très lentement. Il ne se passe pas grand chose dans la première moitié de l'histoire qui est une mise en place pour la seconde partie du récit qui n'a pas le temps de bien se développer avant le final. Et c'est dommage, parce que certaines choses présentées ici aurait été intéressantes une fois plus développées. Le récit s'ouvre sur le cliché bien éculé des jeunes femmes traitées de sorcières et envoyées au bucher par une église méchante (cliché qui m'énerve de plus en plus, mais admettons), puis se poursuivant avec cet ostracisme d'un garçon albinos. Le récit est assez clair dans son traitement, opposant des méchants intolérants et des sorcières représentant clairement la diversité (sexuelle notamment). On est pas dans de la construction très fine, et l'opposition entre homme et femme vient renforcer ces images très tranchées. Je sais que le récit s'adresse avant tout aux plus jeunes, mais je trouve que le traitement est tellement peu fin qu'il en devient caricatural. Et l'excuse de la jeunesse n'est pas obligatoire, des récits jeunesses peuvent se construire plus finement aussi (je repense ici à Bergères Guerrières sur des thématiques similaires). Bref, je suis assez peu intéressé par le récit. Je trouve le message simpliste, trop même, et bien que la BD propose d'aborder des sujets que je trouve très pertinent, c'est assez léger dans le traitement. La question de l'opposition entre méchante église et gentilles sorcières n'a aucun fondement et la question du genre n'est même pas spécialement évoqué. C'est juste en filigrane et sans réelles interrogations de fond. Ça manque de corps, et lorsque je compare à d'autres lectures jeunesses que j'ai adoré, je trouve que "Rebis" est sympathique, sans grand plus. Pour plus jeune, sans doute.

19/10/2024 (modifier)
Par Cosme
Note: 4/5
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J’ai fait un vraiment joli voyage en lisant cet album. J’ai longuement hésité entre 3 et 4 étoiles. Nous sommes dans un moyen âge européen, sans plus de précision, et suivons la naissance et l’enfance d’un albinos qui se retrouve rejeté par son père, et pris sous l’aile d’une « Sorcière » vivant en marge de la société. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, ce sont des épisodes de vie qui se succèdent les uns après les autres. Mais la narration est si bien réussie que je me suis pris d’attachement pour ce personnage, Rebis, et ai pris beaucoup de plaisir à me perdre dans cet univers. Il se dégage une ambiance à la fois douce, féerique, et cruelle. Les dessins et la colorisation vont parfaitement ensemble et s’adaptent avec justesse au scénario, se complétant pour sublimer cette ambiance. Alors ce n’est clairement pas l’album de l’année, mais ce duo d’autrices italiennes a parfaitement réussi à créer un album avec une certaine personnalité, qui m’a offert un très bon moment de lecture, de détente, et d’évasion le temps d’environ 170 planches, en toute simplicité, et c’est exactement ce que je recherchais dans cette lecture.

07/02/2024 (modifier)