Dans la tête de Sherlock Holmes
Une enquête de Sherlock Holmes mais vue du point de vue du célèbre détective et non plus de celui du Dr Watson
Ankama Best-of des 20 ans du site Ere Victorienne Le cerveau Les prix lecteurs BDTheque 2019 Londres Sherlock Holmes et cie
Le Dr Herbert Fowler a été retrouvé au matin dans une rue de Londres, blessé et en état de choc. Ses propos décousu et son amnésie ont attiré l'attention du détective le plus réputé de Londres, Sherlock Holmes. Des traces d'une poudre suspecte sur les vêtements de la victime ainsi que la présence dans une de ses poches d'un ticket de spectacle bien particulier donnent à penser à Sherlock Holmes. Le Dr Fowler n'est pas une victime isolée, d'autres Londoniens ont disparus. Serait ce lié a un spectacle de magie à l'affiche au même moment
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | 24 Mai 2019 |
| Statut histoire |
Série en cours - cycle(s) terminé(s)
(Diptyques)
3 tomes parus
Dernière parution :
Moins d'un an
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Les avis
La série propose une idée forte : suivre une enquête de Sherlock Holmes depuis l’intérieur même de son esprit. Sur le principe, c’est brillant. La mise en scène exploite chaque planche avec inventivité, joue avec les niveaux de lecture et matérialise les mécanismes de la déduction avec une vraie créativité graphique. Visuellement, c’est abouti, maîtrisé et pleinement au service du récit. Sur le fond en revanche, je reste plus mesuré. Passée l’originalité du dispositif, l’enquête en elle-même m’a semblé assez linéaire et relativement standard pour du Sherlock Holmes. On attend davantage de retournements, plus de finesse, peut-être une construction plus retorse. L’ensemble fonctionne bien, mais il manque une vraie épaisseur scénaristique pour emporter totalement l’adhésion. Explorer d’autres points de vue, entrer dans la tête d’autres personnages ou complexifier les enjeux aurait sans doute renforcé l’impact. Cela reste une très bonne lecture, particulièrement recommandable pour les amateurs d’enquêtes classiques et probablement pour un public adolescent qui découvrira un Holmes moderne et accessible. Pour les lecteurs en quête d’un scénario dense et marquant, l’impression peut être celle d’un léger goût d’inachevé. Bien fait, intelligent dans la forme, mais un peu frustrant sur le fond.
'Dans la tête de Sherlock Holmes' brille surtout, il faut l'avouer, par l'originalité de sa mise en page qui se retrouve jusque dans la première de couverture dont la tête de Sherlock Holmes est découpée, comme une fenêtre ouverte dans l'esprit du célèbre détective. Esthétiquement, tout est parfait, du vieillissement artificiel des pages avec des jaunissements et des taches d'encre, en passant par les cases dont les formes rappellent le sujet de l'intrigue, jusqu'au trait des personnages très original et collant parfaitement à l'esprit de la bande dessinée. Ici, comme indiqué au dos des ouvrages, tout est voué et dédié au déroulement et à la mécanique de l'enquête. Le parti-pris initial est ainsi d'immerger le lecteur dans la tête de Sherlock Holmes en le faisant pénétrer à l'intérieur de son mental et en déroulant avec lui le fil des indices et des déductions qui en découlent. Cet enchainement est d'ailleurs matérialisé par un fil rouge qui se déroule tout au long des pages des deux tomes composant chaque histoire. L'enquête est également agrémentée de quelques cartes très esthétiques situant les déplacements effectués par le détective et son partenaire, le docteur Watson. Ce duo est d'ailleurs assez comique avec un Sherlock rabrouant régulièrement Watson et se moquant de son manque de flair. De part l'idée de départ des auteurs, cette série qui, rappelons-le, ne fait que débuter (trois tomes parus à ce jour), possède toutefois le défaut de ses qualités à savoir un certain classicisme dans l'histoire traitée qui pourra manquer, selon certains, de dramaturgie ou de quelques retournements de situations. Mais cela n'a pas été préjudiciable concernant ma lecture. J'ai tout de même une petite préférence pour l'intrique du tome 3 dont l'univers écossais et le mystère du loch Leathan ajoutent à l'ambiance de la BD. En conclusion, je ne peux attribuer que la note maximale pour saluer l'originalité de la démarche et la qualité de la réalisation. Vivement les prochains tomes ! SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 10/10 NOTE GLOBALE : 18/20
J’ai découvert Dans la tête de Sherlock Holmes grâce au coffret qui réunit les deux premiers tomes, accompagné des tickets en version physique. Rien que l’objet en lui-même m’a donné envie de me plonger dans l’univers : le coffret est beau, soigné, et les petits éléments supplémentaires renforcent vraiment l’immersion. Même sans encore avoir lu Le cauchemar du Loch Leathan, j’ai tout de suite senti que j’allais entrer dans un projet éditorial qui ne fait pas les choses à moitié. Dès les premières pages, j’ai compris que cette série n’avait rien d’une simple adaptation de Sherlock Holmes. Ce que j’ai adoré, c’est la manière dont les auteurs nous font littéralement entrer dans la tête du détective. Je n’ai pas seulement suivi une enquête ; j’ai eu l’impression de visualiser son raisonnement, ses associations d’idées, ses intuitions. Les pages se transforment en espace mental, et j’ai trouvé ça à la fois original, intelligent et terriblement immersif. Graphiquement, j’ai été bluffé. Les planches sont inventives, parfois foisonnantes, parfois presque labyrinthiques, mais toujours cohérentes avec l’idée de nous montrer le fonctionnement interne de Sherlock. J’aime les BD qui essaient de nouvelles choses, et ici, chaque détail compte. J’ai passé du temps à observer les cases, à revenir en arrière, à apprécier les trouvailles visuelles. On sent un vrai travail artistique derrière chaque page, et ça m’a accroché du début à la fin. Si je mets 4/5 au lieu de 5/5, c’est parce que parfois, justement, la lecture demande beaucoup d’attention. Ce n’est pas une BD que l’on feuillette distraitement. Certaines pages sont tellement riches que j’ai dû m’arrêter plusieurs fois pour être sûr de ne rien manquer. Ça m’a plu, mais je peux comprendre que ça puisse freiner certains lecteurs. Et même si l’enquête est bien menée, ce n’est pas la partie qui m’a le plus marqué : ce sont vraiment l’ambiance, la créativité et la plongée dans le mental de Sherlock qui font la force de ce diptyque. Au final, j’ai passé un excellent moment. Ce coffret m’a permis de découvrir une BD à la fois élégante, inventive et intelligente, qui se distingue des autres adaptations du personnage. Je suis vraiment content de m’y être intéressé, et je recommande sans hésiter
BD policière proposant de littéralement suivre le cheminement de la pensée logique du célèbre Sherlock Holmes. Visuellement, le parti-pris est spectaculaire, intéressant, intrigant, ludique aussi, avec cette linéarité bousculée, ce fil rouge de la pensée, ces transparences occasionnelles, cette découpe sur la couverture, ces cases enchevêtrées dans le décor ou en épousant la forme pour visualiser la réflexion, etc. Mais la réussite est bien moindre côté intrigue policière. Comme l'annonce sans le moindre ombrage le titre de la série, celle-ci est secondaire et la BD se présente avant tout comme formaliste, ce qui pour une œuvre quasi à destination des ados, est étonnant sinon osé. Mais cela n'empêchait pas de la traiter finement ou tout du moins d'en distiller suffisamment de sel pour la rendre spectaculaire et attrayante. En l'état, on s'étonne qu'elle intéresse de prime abord notre célèbre détective ; le machiavélisme et l'ampleur arrivent ensuite, mais sans engendrer le moindre vertige, le moindre suspense, la moindre passion : l'absence initiale de peps ne fut jamais compensée (délicat sans doute du fait de cette primauté visuelle). Pas de stimulation possible non plus via les personnages, ceux-ci demeurant par nécessité plutôt antipathiques, respectant en cela le cahier des charges et leur description par Conan Doyle. Et puis, même s'il est délicat de critiquer l'alléchant formalisme, certaines idées apparaissent moins bonnes que d'autres, et ces numérotations d'indices notamment ont un côté froidement scolaire. Une BD amusante, indispensable d'une certaine manière tant sa construction formelle est originale et pertinente, mais qui aurait mérité bien davantage de dynamisme et de puissance du côté de son intrigue policière. J'encourage rarement les séries à se prolonger, mais resservir le couvert pour un diptyque véritablement prenant, serait dans le cas présent une fort belle idée.
Dans la tête de Sherlock Holmes est un vrai coup de maître. Dès les premières pages, je me suis laissé emporter par l’ingéniosité de la mise en scène. On pénètre littéralement dans l’esprit de Sherlock, et tout est pensé pour refléter son processus de déduction, sans jamais tomber dans l’excès. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’originalité du découpage des planches, qui joue avec la forme des cases, parfois une loupe, parfois une coupe de bâtiment, et ce fameux fil rouge qui nous guide tout au long de l’enquête. C’est un procédé qui n’aurait pas pu exister autrement qu’en bande dessinée, et c’est ce qui rend cette œuvre unique. L’intrigue elle-même est captivante, fidèle à l’esprit de Conan Doyle, tout en étant assez fluide pour ne jamais perdre en intensité. Les auteurs maîtrisent parfaitement l’art de raconter une enquête de Sherlock, avec ces petits détails que l’on découvre progressivement. Rien n’est laissé au hasard, chaque indice trouve son écho à un moment donné. Ce que j’ai apprécié, c’est que même si l’histoire semble parfois rocambolesque, tout finit par s’imbriquer de manière logique, comme une mécanique bien huilée. Visuellement, c’est un régal. Chaque page est un vrai bijou, avec des dessins riches en détails qui plongent directement dans l’ambiance victorienne. L’idée de faire passer la pensée de Sherlock à travers une mise en page aussi élaborée est un pari osé, mais il fonctionne parfaitement. Le jeu sur les transparences, les pages à plier, tout cela ajoute un aspect ludique à la lecture, sans jamais en faire trop. Au final, Dans la tête de Sherlock Holmes est une œuvre qui réussit à surprendre tout en restant fidèle à l’univers du célèbre détective. C’est brillant, inventif, et cela redonne vie à un personnage pourtant bien connu. Une lecture qui m’a tenu en haleine du début à la fin, avec un plaisir évident à suivre chaque déduction de Sherlock, tout en admirant le travail visuel impressionnant des auteurs.
Et bien, ce n’est pas moi qui vais faire baisser la moyenne de cette excellente série. L’enquête elle-même est passionnante et bien construite, et m’a tenu en haleine jusqu’à son dénouement, logique et bien amené. Il faut bien sûr accepter le côté un peu foutraque des histoires de Sherlock Holmes par rapport à des polars plus réalistes, mais moi, j’ai adoré. Mais c’est la réalisation qui me fait mettre la note maximale, et en particulier la narration phénoménale, qui utilise le medium de la BD à 100%, et qui fait que cette histoire ne pourrait pas être racontée en roman ou film sans faire de compromis. La mise en page est magistrale, chaque planche (ou double-planche) propose un découpage inédit : une coupe de bâtiment, une carte de Londres, l’intérieur de la tête de Sherlock montrant son raisonnement... Les cases représentent souvent une forme en rapport avec le contenu de la page, voir par exemple la loupe en début de tome 1, ou la couronne de la Reine en fin de tome 2. Le « fil rouge » de l’enquête, auquel se rattachent les indices (numérotés) glanés par nos protagonistes, est représenté sur les pages et guide la narration (il relie les cases, suit le parcours de nos détectives sur les cartes de Londres, s’emmêle et se démêle en fonction des évènements). Ajoutons des astuces certes un peu gadget mais néanmoins amusantes : il faut parfois regarder une case par transparence ou plier une page pour révéler un indice... Surtout que le dessin est magnifique, le trait est fin, les cases fourmillent de détails. Bref, une lecture jubilatoire, stimulante, passionnante... Un diptyque parfait selon moi.
Cette série sort vraiment du lot par son originalité et par la qualité de son scénario et de son graphisme. Si on y ajoute une mise en scène/page des plus réussie, cela justifie à mes yeux la note maximale. Surprendre avec un morceau universellement connu est une prouesse que seuls les grands Chefs ou les virtuoses de la musique peuvent réaliser. C'est un peu le cas ici. En effet j'ai lu beaucoup d'aventures de Sherlock Holmes et je trouve que Dahan et Lieron réussissent la double gageure d'être parfaitement fidèle à la personnalité du détective dans une histoire qui ne défigurerait pas la bibliographie de Sir Conan Doyle. En effet le scénario reprend presque tous les codes utilisés par Doyle : une personnalité à fort ego, une rapidité d'investigation, un contact rapproché avec l'ennemi avec des combats à la canne ou à la boxe, sans oublier l'opium. Un scénario qui taquine un étrange qui se dissout dans la rationalité de Sherlock. C'est du Chien des Baskerville pur jus. Je trouve que les auteurs respectent sur ce point l'esprit du détective et de son créateur : chapeau. La cerise sur le gâteau est cette fin pleine d'ambiguïté sur les bons et méchants en rappelant quelques ignominies du colonialisme européen. Mais l'originalité est encore plus flagrante dans le domaine du graphisme. Chaque planche possède sa propre particularité. Les trouvailles sont innombrables comme le jeu des transparences, le fil rouge qui nous fait voyager sur cette carte de Londres en fond d'écran des péripéties du couple Holmes-Watson ou cette architecture de la pensée de Holmes. Les extérieurs de Londres sont travaillés avec minutie ce qui renforce cette ambiance Victorienne. La lecture des planches n'est pas toujours des plus simple un peu comme si nous étions nous mêmes invités à faire fonctionner nos petites cellules grises, isn't it Hercule ? Plus sérieusement, le seul petit défaut que je trouve à la série est un manque d'émotion tragique dans le récit. C'est seulement au dénouement que j'ai éprouvé des sentiments plus humains pour les personnages. Mais cela correspond aussi à la personnalité de Sherlock qui ressemble à un être au sang-froid. Cela ne m'empêche pas de donner les cinq étoiles pour la qualité et l'originalité du travail des auteurs. Un must.
2 tomes qui nous entrainent dans une aventure inédite de l'ami Sherlock accompagné bien sûr de Watson. La bd est bien menée, les dessins sont bons et l'aventure s'avère même ludique car il faut intervenir sur les pages pour découvrir des indices supplémentaires. Pas grand chose à ajouter aux autres critiques, c'est un bon divertissement et si les prochaines aventures sont au même niveau, la note pourrait monter d'un point :)
Je serai du même avis et porterai la même note que les précédents aviseurs. Voilà 2 BD que nous avons plaisir à voir et à saisir. Toute cette mise en page, en plus d'être esthétiquement très belle, permet d'étendre le terrain de jeu de cette enquête. Rarement un titre de BD n'a aussi bien porté son nom : nous pénétrons véritablement dans l'esprit méthodique et sans faille de Sherlock Holmes. Tout est parfait, chaque indice est exploité à un moment donné, les connexions se font au fur et à mesure. Bref, on se plaît à suivre tout cela et on peut prendre le temps de découvrir tous les menus détails que comportent les planches. Le dessin en lui-même est également vraiment nickel. L'histoire reflète le cerveau de Sherlock Holmes : aucune bavure, aucun écart, aucune incohérence. Chaque scène compte et le fil directeur n'est jamais perdu de vue. On est vraiment dans l'enquête de la première à la dernière planche. C'est tout ce qui compte ici! Donc pour les fanas du genre, vous serez servis. Toutes ces qualités m'entraînent vers un paradoxe qui se traduit par un reproche général : c'est "trop" parfait. Il manque un peu de subjectivité pour être pleinement conquis. Alors qu'on se trouve dans la tête du plus grand détective de l'histoire de la littérature, je vois trop de distance entre le lecteur et les personnages. C'est hyper ludique et génial à feuilleter du début à la fin, mais cela donne un ensemble un peu trop "scolaire" à mon goût. On peut difficilement faire plus linéaire comme récit, ça va toujours dans le bon sens! C'est une affaire de goût, je dois préférer les chemins tortueux et les non-dits. Enfin, je me place aussi dans le camp des aviseurs dubitatifs sur la suite: il faudra réussir à utiliser de nouveaux artifices visuels pour le prochain cycle, sinon on risque de perdre les délices de l'originalité graphique. Mais bon, un super moment à passer, on en prend plein les mirettes et le scénario n'a pas à pâlir. A lire!
Brillant ! Que voilà une bien chouette série, sans fausse note, et qui parvient à contenter les yeux et l’esprit du lecteur. En effet, on a là une intrigue/enquête conclue en deux tomes, avec une narration fluide, qui rend hommage au personnage de Sherlock Holmes, son univers et ses « méthodes ». S’il n’y avait que cela, ce serait déjà bien, mais juste sympathique (l'enquête en elle-même n'est pas non plus hyper originale). Oui, mais voilà, la façon dont cette histoire nous est narrée sort de l’ordinaire, et les auteurs font preuve là d’une grande originalité. En effet, comme l’indique le titre de la série, nous sommes dans le cerveau du célèbre détective, et nous suivons, dessin en coupe et machineries à l’appui, l’évolution des géniales déductions en temps réel. Le procédé est amusant, et donne un intérêt supplémentaire à cette histoire. Le lecteur se voit donner les cartes, est encouragé à se mettre sinon à la place, du moins « dans le cerveau » de Sherlock, est souvent pris à partie (on lui demande de regarder de telle manière une scène, de plier des pages, etc.) : une sorte d’histoire dont vous êtes le héros par procuration. Choix narratif d’autant plus payant que le travail éditorial d’Ankama est excellent, que la mise en page appuie à fond et judicieusement les partis pris scénaristiques : c’est très beau et très réussi là aussi (déjà, la belle couverture à trou – procédé déjà employé par Dahan pour Psycho-Investigateur (Simon Radius)). Bref, on retrouve Sherlock, notre brillant détective en intellectuel vantard et méticuleux, sûr de sa force déductive, accompagné de Watson, son ami et médecin, mais aussi public/cobaye/candide/faire-valoir, dans une histoire abracadabrantesque mais tellement bien mise en image qu’on en oublie le côté improbable (l’enchainement des révélations et de leur réalisation est parfois « too much », mais cela donne un certain charme d’humour suranné, un grotesque qui couronne cette histoire menée de mains de maitres). Note réelle 4,5/5.
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