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Les derniers avis (93738 avis)

Par LoupGris
Note: 4/5
Couverture de la série Belleville Story
Belleville Story

Un diptyque sympathique, bien construit, plaisant à lire et assez captivant. Niveau graphisme, je n'ai pas été emballé au début, ne le trouvant pas très beau. Mais au fur et à mesure de la lecture, j'ai trouvé qu'il collait bien au style et à l'ambiance de la BD, qu'il correspondait bien au rythme assez soutenu et dynamique du récit. Niveau scénario, c'est bien ficelé, le lecteur est bien tenu en haleine, à aucun moment on ne s'ennuie. Les personnages, quant à eux, sont assez charismatiques. Au résumé, une jolie découverte à la bibliothèque que je recommande chaudement.

13/10/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Mon rond-point dans ta gueule - Portraits de gilets jaunes
Mon rond-point dans ta gueule - Portraits de gilets jaunes

Habitant en Angleterre depuis 20 ans, j’ai suivi le mouvement des gilets jaunes avec un certain détachement. Cet album arrive donc à point pour combler mes lacunes. A priori ce n’est pas le genre de sujet qui me botte, mais j’avais beaucoup aimé le récent J'ai vu les soucoupes de la même autrice, donc je me suis lancé. Les témoignages sont intéressants, certes, mais je ressors dubitatif de ma lecture. Je n’avais pas saisi le message des gilets jaunes tout simplement parce qu’il n’y avait pas de message cohérent, autre qu’un grand ras le bol généralisé contre la vie moderne, l’austérité, la catastrophe climatique et bien plus encore. Le groupe trop hétérogène n’a jamais réussi à s’organiser, à se mettre d’accord sur les revendications, les méthodes (violentes ou pas), et a fini par imploser, causant de grosses désillusions à celles et ceux qui voyaient là (naïvement ?) une occasion de « bruler » la cinquième république et d’en créer une sixième, qui serait plus humaine, plus démocratique etc. Bon, cet album a réussi à me faire réfléchir à tout ça, donc j’imagine que le but de l’autrice est atteint. Elle laisse les gens concernés s’exprimer, sans les juger. Un album « témoignage » à lire si le sujet vous intéresse.

13/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Noir c'est noir... Franquin connaissait très probablement cette chanson de Johnny. Quand je relis les deux tomes des Idées Noires, j'associe toujours les deux œuvres qui appartiennent presque à la même génération. Franquin a baigné dans la littérature de l'Absurde des années 50 et je retrouve beaucoup de cet esprit dans son travail. Le Mythe de Sisyphe ? (planche 54) comme illustration de l'absurdité de la condition humaine. Ou bien l'absurdité des choix budgétaires (pl 8). C'est tellement actuel en cette période de pandémie. Bien sûr il y a la réflexion d'un homme qui a la bonne cinquantaine et qui s'interroge sur la finitude humaine (pl 65). J’aime beaucoup la planche 48. Evidemment celui qui lit ces deux tomes croyant y trouver des gags désopilants moquant tel ou tel corporatisme risque d'être déçu. Il y a bien les charges traditionnelles contre les pollueurs, le militarisme, le nucléaire, l'Eglise (un peu), la cruauté des hommes entre eux et vis à vis de la nature (pl 16) traitées avec génie. J'en oublie forcément, tellement il y de créativité dans ces planches. Deux planches me paraissent incroyablement visionnaires. La une qui préfigure un modèle d'obsolescence programmée et bien sûr la 60 qui dit tout des deux dernières années. The last but not the least, toutes ces idées sont servies par une maestria artistique exceptionnelle que je serais trop prétentieux à commenter. Je finirai avec la planche 64 comme une note d'espoir d'un homme qui trouvera bien un petit coin paisible pour vivre en harmonie avec son environnement.

13/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Rainbow
Rainbow

J'ai dû me forcer pour aller jusqu'au bout du premier cycle de ce manga qui se termine au tome 5. Et à lire le résumé de la suite, ça a l'air du même tonneau donc je ne la lirai pas. Je n'aime pas ce type de manga dramatique qui se prend trop au sérieux et en fait des tonnes pour accentuer la misère de ses héros et se complait dans le fait de les voir endurer le pire sans autre étincelle d'espoir que leur camaraderie et leur soutien mutuel, même quand ça tourne la plupart du temps au sacrifice partiellement inutile. C'est l'histoire de 7 jeunes japonais enfermés en partie injustement en prison dans les années 50, alors que le Japon peine encore à se relever de la guerre. La société est toute entière contre eux et la maison de redressement où ils tombent est sous la coupe de deux personnages ignobles : le médecin de la prison qui est un pervers homosexuel qui viole tous les patients, et le gardien chef qui est un sadique monomaniaque qui fait tout pour faire souffrir l'un des héros en particulier, et ses compagnons par extension. J'ai détesté le côté manichéen de ces antagonistes. Tout est fait pour montrer à quel point ils sont ignobles et sans rédemption possible. Même le dessin insiste lourdement dessus en dépeignant le médecin comme un immonde crapaud dégoulinant de sueur et de bave, et le gardien avec des yeux de fou et une bouche torve, là encore proche de celle d'un crapaud. Et forcément, l'auteur leur laisse les mains totalement libres pour exercer leurs pires actes, n'hésitant pas à tuer sans vergogne ceux qui pourraient contrevenir à leur pouvoir et ne craignant presque pas du tout ni la loi ni le directeur de la prison qui est totalement absent. Et ce qui m'agace par dessus tout est de voir les héros rester stoïques face à ce qu'ils endurent, se contenant d'insulter leurs ennemis et de leur montrer leur mépris par une résistance pacifique, avec tout au plus quelques coups de poings vengeurs quand il faudrait les tuer pour de bon sans quoi ils recommencent tranquillement leurs crimes quelques pages plus loin. Même les personnages secondaires, qui ne sont pas prisonniers donc pourraient agir ou dénoncer les méchants à la police ou à la direction de la prison, ne le font pas, par peur d'on ne sait quoi. Les héros au cœur pur qui se sacrifient pour leur idéaux plutôt que d'éliminer le mal à sa source, c'est particulièrement frustrant. Surtout dans un récit aussi noir que celui-ci où l'auteur prend un malin plaisir à surenchérir dans la tragédie et dans l'injustice. Je n'aime pas non plus vraiment le graphisme de ce manga. J'ai déjà dit combien je détestais la représentation exagérée des antagonistes, mais pour les autres personnages je ne suis pas fan non plus. Déjà, il y en a 2 parmi les héros que je confonds trop facilement, mais de manière générale je trouve le trait assez vieillot, comme s'il datait des années 70-80. Et dans l'ensemble, le dessin est trop sombre à mon goût. Hormis un aperçu relativement instructif de l'état d'esprit du Japon des années 50 et de la difficulté de la vie à l'époque, rien ne m'a intéressé dans cette lecture qui m'a été un peu pénible.

13/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Gentlemind
Gentlemind

J'ai eu un petit peu de mal à entrer dans ce récit car sur le premier tiers du tome 1, je n'arrivais pas à voir où les auteurs voulaient en venir. J'étais un peu déstabilisé par la rapidité avec laquelle le temps passait et les évènements s'enchainaient, ainsi que une certaine profusion de personnages. Et j'ai aussi eu l'impression d'avoir manqué une étape entre le moment où l'amoureux part pour la guerre en Europe et les pages d'après où l'héroïne est mariée à un autre. D'ailleurs, en lisant le résumé de l'éditeur, je vois qu'eux aussi semblent s'y être perdus puisqu'il parle à tort d'un amant disparu sur le front en Europe. Ce n'est qu'après cette longue mise en place que les choses se stabilisent enfin et que j'ai pu mieux capter les tenants et aboutissants du récit qui va se centrer alors sur le renouveau d'un magazine de presse qui va être repris en main par la réunion des talents des deux personnages principaux, et étonnamment pas de celui que je croyais être aussi au cœur de l'intrigue en début d'album. A partir de ce stade, j'ai bien apprécié ma lecture. L'ambiance des USA et plus particulièrement du New York des années 40 est bien retranscrite et sert de moteur à l'histoire. J'ai notamment apprécié la séance de brainstorming des femmes invitées par le journal pour déterminer ce qui plait aux hommes de leur époque et la manière dont cela a permis de donner une nouvelle vie au magazine. Les personnages sont également intéressants et le scénario ne laisse pas trop deviner où leur chemin va les mener. Le graphisme est lui aussi de bonne tenue, avec un trait rappelant un peu le style Atome, avec une ligne moins claire toutefois, et des couleurs un peu ternes mais élégantes et réussies. Et j'aime l'aspect plus illustratif des grands dessins de couvertures du fameux magazine, j'aime cette esthétique rétro. Je ne suis pas totalement tombé sous le charme mais j'aime bien la personnalité de cette BD et de son univers et de ses personnages. Je suis assez curieux de savoir comment l'intrigue va évoluer dans le second et dernier tome.

13/10/2021 (modifier)
Par Titanick
Note: 3/5
Couverture de la série Zaroff
Zaroff

Je n'ai ni lu le roman original, ni vu le film. Je n'avise donc la bd que pour elle-même et malheureusement je vais devoir me ranger du côté de ceux qui n'ont pas vraiment apprécié. C'est que, pour ma part, j'y ai trouvé du bon et du moins bon. Ce que j'ai aimé : un dessin magnifique, qui donne une ambiance de forêt hostile vraiment bien rendue. Pour ce qui est du découpage et de la « mise en scène », le scénariste sait raconter une histoire : suspense garanti, pas de temps mort, la tension monte, c'est bigrement bien mené. Oui mais voilà, et c'est là que le bât blesse, au service de quelle histoire ? Comme Bamiléké vient de le dire, rien n'est crédible. Même si les « héros » sont plus qu'improbables, c'est quand même censé se passer dans le monde réel, pas dans une réalité parallèle. Que dire de la construction des bâtiments et de l'aménagement de l'île en peu de temps et sans que les autorités ne remarquent rien ? Sans compter les approvisionnements en nourriture et en énergie ! Et finalement tout le monde semble connaître les activités du comte et même son tableau de chasse et aucun service de police internationale ne fait rien ? Et les personnages sont assez caricaturaux : d'un côté Zaroff et quelques hommes de main (tiens, ce sont eux aussi qui font ménage et popotte dans ce domaine bien tenu ?...), et de l'autre la crème des gangs mafieux qui ressemble à une équipe de bras cassés... Attention SPOILER : les plus débrouillards dans tout ça sont presque les trois mômes. Tant qu'à y aller dans le sordide, j'en aurais bien fait crever un ou deux, moi. Du coup, ça fait blockbuster américain avec les gentils qui restent à la fin... fin SPOILER. Pffff, un brin déçue je fus... J'hésite entre deux et trois étoiles... bon 3 quand même parce que le dessin est superbe et que je ne me suis pas ennuyée à la lecture, mais je ne l'achèterais pas, pas envie de le relire.

13/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Corpus Christi
Corpus Christi

Même si Rocca/Ramaïoli affirme détester le western spaghetti, il y a quand même un peu de ça dans cette série (gros plans sur quelques trognes – voir la couverture du premier tome, avec un Rio/Clint !, violence), par ailleurs très classique, qui pourra convenir aux amateurs du genre. Mais alors ceux qui ne cherchent pas trop à sortir d’un certain confort, car il n’y a pas trop d’originalité dans l’intrigue. Le premier album se laisse lire agréablement (c’est le plus intéressant des deux). Si les dialogues ne sont pas forcément grandioses, l’intrigue est rythmée. Quant à l’album suivant, un peu moins rythmé, on reste à Corpus Christi. Mais ce second album est beaucoup moins convaincant au niveau de l’intrigue, qui cumule quelques invraisemblances. Comme la métamorphose de Rio, le héros qui prend la place de son frère décédé (couleurs de cheveux, visages), sans que les habitants de Corpus Christi ne découvrent la supercherie. Mieux, il réussit à passer pour un unijambiste assez facilement (tout en changeant du tout au tout de personnalité !). Enfin, vers la fin, il arrive à multiplier les déplacements et les actions en une seule nuit au-delà du crédible. Un troisième tome était annoncé (« Comanches ou Apaches ?! ») mais n’est pas paru. On était à l’époque où Soleil se débarrassait de pas mal de séries pour se concentrer sur son filon Lanfeust. A la limite, on peut lire les deux albums parus comme un cycle. Qui ne conclut pas tout, mais qui ne laisse pas tout en plan. Le dessin de Mathieu fait le job (quelques visages ratés quand même). Quant à la colorisation, je suis un peu plus réservé (surtout pour le second tome, où je ne l’ai pas toujours trouvée très heureuse). A réserver aux fans de western.

12/10/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Monaco - Luxe, crime et corruption
Monaco - Luxe, crime et corruption

Je suis un peu déçu par cette BD-enquête sur Monaco, je pensais en apprendre plus sur le côté sombre de ce micro-état. En fait, on apprend effectivement des choses, mais cela ne va pas aussi loin que je le voulais. Je trouvais que les informations étaient un peu superficielles et je pense que le culte du secret très présent à Monaco fait en sorte que la journaliste-scénariste ne peut pas approfondir autant qu'elle le voudrait son sujet. On va donc avoir un résumé de l'historique de Monaco, un aperçu de deux affaires récentes qui ont éclaboussé la principauté et aussi quelques autres trucs comme ce qu'on planifie pour le futur de Monaco. Ne suivant pas l'actualité de ce pays, j'ai appris des choses, mais les lecteurs qui suivent les affaires de Pastor et Rybolovlev risquent de ne pas apprendre grand chose de nouveau. D'ailleurs, un truc qui m'agaçait est que la manière dont est décrite l'affaire Ryolovlev n'est pas très clair par moment, surtout lorsque de nouveaux protagonistes apparaissent. Je ne suis pas fan du dessin, mais au moins la narration est fluide. Donc voilà pas un documentaire mauvais, mais je suis un peu resté sur ma faim.

12/10/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Dans ce premier volet d'un diptyque, le célèbre détective, toujours flanqué de son complice le Dr Watson, va enquêter sur une série de disparitions et d'enlèvements secouant la société londonienne, visiblement toutes les couches de sa société. Cyril Liéron et Benoît Dahan, tous les deux fans de la série de Sir Arthur Conan Doyle, ont choisi non pas d'adapter un de ses romans ou nouvelles, mais plutôt de lui donner une nouvelle jeunesse, avec une histoire originale. Résultat, une véritable découverte, y compris pour les amateurs de l'oeuvre holmésienne. Et les deux compères ont incontestablement fait du bon boulot, essayant de baliser leur récit d'éléments canoniques (cocaïne, rues de Londres, ambiance brumeuse, rencontre avec Lestrade, déguisement de Holmes...) tout en apportant de nombreux éléments afin de faire avancer l'enquête. Il y a en plus deux innovations par rapport à l'oeuvre originale, un fil rouge, au propre, qui permet au lecteur de suivre la progression de l'intrigue et apposant une touche colorée détonant sur l'ambiance pastel. Autre nouveauté, nous passons -littéralement- dans la tête de Holmes, pour suivre le cheminement de sa pensée, ce qui a donné le titre de la série. Il y a aussi quelques petites choses dans l'objet livre, comme la découpe de la couverture, ou encore une page en transparence. Dans le tome 2 nous avançons vers la résolution (mais peut-être pas le fin mot de l'histoire, dans un style cher à Doyle) de l'affaire, à la fois diabolique, et qui propose en outre une réflexion sur l'impérialisme britannique, et sur ses conséquences dramatiques à long terme... Je dois d'ailleurs dire que quelque part, je comprends (mais n'approuve pas) la rancoeur qui a amené les criminels à perpétrer ces enlèvements... Merci aux deux auteurs de nous faire réfléchir. Tout cela pour servir le dessin semi-réaliste débridé de Benoît Dahan, que l'on a déjà pu admirer dans Psycho-Investigateur (Simon Radius). Ici il semble s'amuser comme un fou, apportant sa touche toute particulière au découpage. C'est très inventif et visuellement superbe ! J'ai hâte de lire de nouvelles aventures inédites du logicien du 221 b Baker Street. A lire et contempler absolument !

14/05/2019 (MAJ le 12/10/2021) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Fang
Fang

Tiens ? Sans avoir qui ils étaient, j'aurais juré à la lecture de cette BD que ses auteurs étaient chinois. Au-delà du cadre de l'histoire, cette impression me venait de la similitude entre le style du dessin et celui de dessinateurs chinois tels que Zhang Xiaoyu (Crusades, Le Temple flottant). Et elle me venait aussi de certains défauts dans la mise en scène et la narration qui me paraissaient provenir de problèmes de traduction et de différences culturelles. Mais non, les auteurs sont américains et canadiens, et qui plus est le dessinateur a étudié à l'institut Saint-Luc de Liège en Belgique. C'est le graphisme qui fait la force de cette série. Le dessin est très beau et donne à lui seul envie de se plonger dans cette Chine fantasmée, pleine de magie et de personnages animaliers. Personnages et décors sont beaux, et les couleurs y jouent également pour beaucoup. Certaines scènes ne sont pas toujours très claires, notamment quand il s'agit de combattre des démons tout en tentacules, mais ce n'est pas très grave. L'intrigue, quant à elle, n'est pas très originale. Je ne vais pas dévoiler la petite révélation à laquelle on a droit vers la fin du premier tome, mais pour résumer c'est l'histoire d'une chasseuse de démons solitaire qui affronte la méfiance des foules stupides pour combattre les dangereuses entités qui se cachent derrière elles. Espérons qu'il ne s'agisse que d'un contexte introductif car j'attends que la suite prenne un peu plus d'envergure et d'originalité. En attendant, c'est une lecture divertissante mais qui pêche, comme je le dis plus haut, par quelques défauts dans la narration, quelques transitions abruptes ou des mises en scène dont on cerne mal les tenants et aboutissants, comme si l'importance était davantage donnée à la beauté des graphismes et à la symbolique des moments qu'à la clarté du récit. J'attends donc de lire la suite pour forger mon opinion car je reste sur une impression mi-figue mi-raisin, heureusement compensée par la qualité du dessin.

12/10/2021 (modifier)