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Les derniers avis (93026 avis)

Couverture de la série Holmenkollen
Holmenkollen

Hagelberg est un auteur atypique. Son dessin et le traitement de ses histoires en feraient un représentant de l’underground, mais alors d’un underground « stylisé », presque assagi, avec son trait gras, ses décors et personnages comme tracés à la règle ou au compas, les cases ressemblant parfois au cadre d’un tableau. Son dessin lui-même ressemble à du Fernand Léger aseptisé, sans les couleurs. Certaines planches, qui jouent sur les dégradés de gris et le Noir et Blanc, sont vraiment très belles, tout en gardant l’aspect très simple du dessin. Pour ce qui est des histoires plus ou moins longues regroupées dans ce recueil, c’est très éclectique – et assez inégal. De l’absurde, de l’humour (noir), une dose de poésie, et de l’autodérision (l’auteur se mettant parfois en scène). Si certains passages m’ont moins captivé, j’ai quand même trouvé l’ensemble intéressant. Album à réserver aux amateurs de curiosités, on est loin du franco-belge classique !

14/07/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série New-Messiah.com
New-Messiah.com

Quand je me procure une BD, le graphisme doit me plaire. Il faut vraiment être très convainquant pour que je finalise un achat si je trouve que le trait ne correspond pas à mes goûts. Avec ce diptyque aucune ambiguïté, la « patte » de Jesus Redondo est superbe. Elle est fine et délicate bien mise en avant par une colorisation plaisante. Il reste donc l’histoire. Originale ma foi mais un peu trop irréaliste pour être crédible. Bon à côté de ça, si nous devions jeter toutes les BD avec des histoires invraisemblables, out les supers héros et autres zombies. La lecture est divertissante et agréable mais cela manque de rythme mais pas au point de s’ennuyer. Le suspens n’est pas énormissime. On ne va pas perdre haleine sur ce coup-là. On voit rapidement poindre l’impérialisme américain derrière ce nouveau messie qui fascine les foules du monde entier. Par curiosité j ai été regarder sur le net si derrière www.new-messiah.com il y a avait vraiment quelque chose. Que nenni. Rien. Nada. Quelle déception. Ce n’est donc pas une BD qui va vous annoncer la fin du monde ou plutôt d’un monde. Nous sommes bien dans une invention pur jus. Ouf ! Cela se lit bien mes chers frères et mes chères sœurs. Alléluia ! Dieu est parmi nous ! Même si pas super méga captivant, vous pouvez emprunter ces deux albums à la médiathèque de votre bled.

14/07/2021 (modifier)
Par olma
Note: 3/5
Couverture de la série La Mondaine
La Mondaine

Impression mitigée sur cette BD en terminant les deux tomes empruntés à la bibliothèque. J'ai bien aimé le dessin, les personnages qui présentent tous leur part de complexité (certains se découvrant meilleurs qu'on ne pensait, d'autres au contraire...), la reconstitution de l'ambiance d'avant-guerre et de l'occupation, et plusieurs scènes assez frappantes, dont - mais pas seulement - la terrible rafle du Vel d'Hiv (suivie d'un dialogue d'une terrifiante noirceur entre le chef de brigade choqué par les conditions de la rafle et dont son supérieur collabo choisit d'interpréter les paroles à contresens). Mais j'ai eu le sentiment qu'il manquait un peu un fil directeur à ce récit qui semble hésiter entre plusieurs chemins, esquisse des pistes qu'il n'emprunte pas, et se termine d'une façon assez abrupte et que j'ai trouvée en décalage avec un récit continûment réaliste. La conclusion m'a laissé sur ma faim, pour autant la lecture de cette BD a été prenante, avec du suspense et des émotions de toutes sortes.

14/07/2021 (modifier)
Par olma
Note: 5/5
Couverture de la série L'Arabe du futur
L'Arabe du futur

j'avais entendu parler de cette bande dessinée il y a longtemps, et je l'ai enfin découverte et lue à l'occasion de la sortie du quatrième tome. Elle mérite tout à fait son excellente réputation. Riad Sattouf a un talent étonnant, celui de nous faire vivre un véritable voyage dans le temps et dans l'âge, car tout son récit se passe à hauteur d'enfant, sans la moindre niaiserie, et commence au crépuscule des espoirs qu'avaient pu faire naître les "despotes éclairés" dont on avait pu penser qu'ils allaient moderniser leur pays et faire accéder leurs concitoyens à une meilleure qualité de vie. On oublie que Kaddhafi ou même Hafez El Assad (dont la violente répression de la rébellion d'Homs n'était pas connue à l'époque) étaient considérés non pas comme des potentats corrompus et sanguinaires, mais comme des dirigeants rationnels, modernes, ouverts. Puis les années passent, les guerres d'Irak, l'influence de l'Arabie Saoudite, la dureté des conditions de vie et les inégalités en Lybie et en Syrie passent en toile de fond - avec le contraste des pages se déroulant en France où tout n'est pas simple surtout pour un garçon s'appelant Sattouf, mais où notamment l'influence bienfaisante ou malicieuse des grands-parents vient éclairer les souvenirs, mais ce n'est pas un lourd cours de géopolitique qui passe, mais des éléments plus ou moins bien compris par le jeune Riad, et qui éclairent l'évolution de son père, très probablement déçu dans ses espérances initiales de jeune homme, qu'il a ensuite rejetées avec amertume comme une occidentalisation dont il ne voulait plus. Progressivement par la force des choses la mère de Riad devient plus présente et apporte une autre tonalité au récit. Il y a beaucoup de passages très drôles, d'autres plus mélancoliques, certains pourraient être très durs s'ils étaient présentés de façon directe, mais là encore la magie de Riad Sattouf est de nous les faire éprouver tels que lui les a vécues enfants, avec une dose d'innocence et d'incompréhension qui a parfois des effets très comiques. En sus de son talent de conteur et scénariste, Riad Sattouf illustre son histoire avec un trait très juste et très vivant, expressif et drôle. Pour l'anecdote, c'est amusant de découvrir que Riad s'est inspiré des univers de Lovecraft, Moebius et Conan dans ses premières oeuvres d'enfant / ado dessinateur.

14/07/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 3/5
Couverture de la série Les Fiancées du califat
Les Fiancées du califat

Un groupe de 5 jeunes femmes, souhaitent entrer dans les bonnes grâces du cheikh en lui prouvant, qu'elles aussi, sont capables de "grandes choses". Bref, je ne sais pas si c'est clair, mais en gros c'est un groupe d'islamistes extrémistes kamikazes fous sanguinaires, mais ce qui changent de d'habitude, c'est que ce sont des magnifiques femmes de 16 à 25 ans. Nous sommes donc témoins de tous leurs préparatifs pour tenter d'accomplir leurs crimes. En parallèle, nous suivons également l'enquête de la cellule anti-terroriste. Au terme de ma lecture, j'ai un sentiment partagé. J'ai lu cette BD d'une traite. Elle m'a vraiment intrigué et on ne sait pas s'arrêter tant qu'on a pas le fin de mot de l'histoire. On se demande si elles vont arriver à faire leur grand final, on se demande aussi quel est ce grand final ? De plus, il est agréable de suivre un groupe de femmes, cela change de ce qu'on peut lire habituellement. Néanmoins, je pensais que la BD raconterait quelques choses de plus que juste un combat contre le terrorisme. Durant toute la durée de l'histoire, on s'attend à une fin grandiose, à une morale intéressante, on espère que les auteurs vont nous pousser dans notre réflexion, dans nos idéaux. J'espérais être choqué et que cette histoire renverse certaines de mes idées et/ou principes. Mais non, nous avons droit à une fin peu surprenante. Une BD avec un magnifique dessin, qui se lit d'une traite et dont on ne peut décrocher, mais qui à la fin, nous fait dire: "à quoi bon?" 3 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

14/07/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Château des Animaux
Le Château des Animaux

Après lecture des 2 premiers tomes qui m'ont attiré de par leurs très jolies couvertures ! Il s’agit d’une bd animalière politique très agréable à lire. En préface Xavier Dorison cite ses diverses sources d’inspiration dont « La ferme des animaux » de George Orwell. Pour les intéressés, le film « L’ombre de Staline » dépeint la genèse de ce roman. Cette bd narre une dictature imposant des mesures spoliatrices et liberticides aux individus sous prétexte du bien collectif : au final la loi du plus fort règne et non l’état de droit. Comment se défendre d’un tel système autoritaire ?, c’est le propos des deux premiers tomes. Le débat par rapport au fait de renverser la dictature par les armes ou par la non coopération non violente m’ont rappelé le prêtre (Jeremy Irons) et le mercenaire (Robert de Niro) dans le merveilleux film « Mission ». Jeremy Irons répondant à De Niro « si la seule possibilité pour gagner est de prendre les armes alors ce monde n’est pas pour moi, je ne saurais y vivre ». Relater cette thématique sous forme de fable avec des personnages animaliers est une excellente idée. Le symbolisme des animaux donne au propos une intensité plus forte que ne l’aurait fait une histoire avec des humains. Du coup, cette bd prend un air sympathique de fable de la Fontaine. La présence des animaux rend aussi la lecture de ce drame plus ludique. Le graphisme et la colorisation sont très réussis, ne font pas Walt Disney, ce qui aurait pu être une facilité et un écueil pour une bd animalière ; de surcroît le dessin est très accessible. Pour terminer, l’action est bien présente, il y a de nombreux rebondissements. J’ai vraiment passé un bon moment de lecture, j’ai dévoré ces premiers tomes, j’attends avec impatience les deux prochains.

14/07/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Fous de Monk
Les Fous de Monk

Voila un one shot méconnu dont je n'attendais pas grand chose mais dont je ne pourrais pas dire qu'il m'a déçu, disons qu'il ne m'a pas séduit comme je l'aurais voulu. Le décor aurait pu contribuer à mon intérêt puisqu'il est situé en Bretagne, dès la première page, j'y reconnais la rue Kereon à Quimper, et ensuite l'action se transporte dans un village fictif, histoire de ne pas impliquer un vrai village, mais tout ce qui s'y passe m'a laissé dubitatif. En fait, cette histoire de vengeance à travers le temps m'a semblé complètement invraisemblable ; certes c'est un récit fantastique, mais quand même, j'ai vu des récits fantastiques situés dans le quotidien, utiliser un peu mieux cet élément. A la fin, lorsque les personnages enlèvent leurs masques, je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire, j'ai trouvé ce procédé vraiment trop gros et pas du tout crédible. Au niveau graphique, c'est pas mal, disons que le dessin de Roels est irrégulier, avec des cases bien et des cases très moyennes, sa faiblesse venant surtout des visages ; je n'avais lu de lui que Oknam où déjà son dessin semblait peu maîtrisé, et ici, la bande est réalisée un an après Oknam, il y a une légère évolution mais c'est pas terrible quand même. L'ensemble du style graphique est bon, notamment sur les décors mais le trait des visages et sur certaines proportions n'est pas toujours réussi. Dommage que ce récit soit si moyen, ça aurait pu être tourné autrement, avec plus de sérieux.

14/07/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Alpha... directions
Alpha... directions

Je ne suis plus satisfait par cette série, alors qu'elle me plaisait encore il y a 3/4 ans c'est marrant. (Tome 1 + 2) Le choix de colorisation, le trait gras, le recopiage de différentes sources que je trouve dessiné "à la hâte"... Tout ça ne me plaît pas dans la forme. Je ne vois pas la patte personnelle de l'auteur qui permettrait de trouver le rendu intéressant. Je ne vois qu'un calque sans véritable saveur. Mais bon, ce défaut, je l'ai toujours ressenti. Le découpage des planches, c'est irrégulier et l'ensemble me paraît toujours trop chargé. Et puis pour comprendre les images (oui parce-que je vois ça comme des images moi), franchement je me suis dis "qu'est ce que ça fout là, ça ?". Ça aussi je me l'étais déjà dis dès les premières lectures. Que cette BD reçoive un prix pour l'audace me paraît tout a fait mérité. C'est clair, Jens Harder a attaqué un sacré sujet et a choisi de le traiter d'une façon singulière. C'est tout à son honneur. Aussi je ne critiquerai pas le point de vue ni le choix d'orientation de l'évolution, tout simplement parce-que je suis pas à l'aise du tout sur le sujet et aussi parce-que l'auteur indique lui-même avoir pris parti, sinon l'oeuvre n'aurait tout simplement pas eu lieu. C'est sujet à débat, voilà tout. Je rajoute aussi que je suis le premier intéressé et curieux pour apprendre de nouvelles choses. Là-dessus, en soi, on a un dossier costaud. Peut-être mériterait-t-il une 3eme étoile pour les infos que cette série permet de récolter. Sur la manière par contre, je ne suis plus du tout en phase. Voilà mon opinion : l'auteur s'est pris pour un vulgarisateur scientifique sans être scientifique à la base, mais puisque ça ne suffit ppas,il en profite pour étaler ses connaissances à travers des images iconographiques qui devraient quoi ? Nous faire mieux comprendre le rapport entre le passé et le présent ? Entre le mythe et les faits ? Ma pensée profonde, c'est que l'auteur a trouvé "stylé" d'insérer ses propres images: ça fait complexe et mec vachement cultivé. Et en réalité, je me dis que lui-même ne sait pas ce qu'il faisait. Je ne vois aucune cohérence, juste une succession d'images. Alors au choix: 1- On lâche l'affaire 2- On se coltine les mots et les dates qu'on abordera jamais dans aucune discussion de notre vie, sauf si on veut se la raconter : "ouais t'as vu la période cryptozoïque quand il a représenté les dieux Tlaloc et Poséidon pour annoncer le début de la pluie. C'était genre hy-per puissant! Quand je pense que ça a été annonciateur de la période proterozoïque c'est quand même fou, non?" Plus sérieusement. Je salue l'audace, mais le projet déborde trop d'orgueil. Et quand j'apprends en plus que le tome 3 laissera place au futur... Eh bien moi, cramponné au présent et conforté par ma position, je trouve ça ridicule par avance. Je comprends que ça puisse plaire, c'est novateur et osé, mais chez moi les goûts ont changé.

14/07/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Si j'ai préféré Voyage aux îles de la désolation par les thèmes abordés et l'ambiance marine, je confirme un intérêt réel pour Emmanuel Lepage. Et le mot qui résume cette BD reste le même: émerveillement. Il sait mener sa barque. Pour la deuxième fois, je retrouve la même trame qui me plaît chez cet auteur: il ne sait pas vraiment où il met les pieds, il s'est documenté du lieu mais comprend que le voyage bousculera ses idées reçues et son imagination... Et puis, dans ce récit encore, on ressent une vraie évolution du point de vue de l'auteur, à travers sa belle écriture autant qu'à travers ses superbes croquis. Vraiment superbes. Émotionnellement, les premières planches ont été difficiles à lire: des chiffres qui traduisent le désastre, des citations qui provoquent horreur et indignation... mais là encore ça évolue. Tout en expliquant les faits et l'histoire de cette tragédie, l'auteur cherche à nous faire voir le verre à moitié plein. Culotté me direz-vous. Oui peut-être, sauf que c'est vraiment enchaîné de manière intelligente pour comprendre son point de vue et, en ce qui me concerne, y adhérer. Lisez donc cette œuvre d'Emmanuel Lepage, éternel émerveillé dont les œuvres permettent d'alimenter l'espoir, sans jamais tomber dans la naïveté (bien au contraire !!) ---------------------- Note : je trouve l'approche d'Emmanuel Lepage équivalente à celle de Vincent Munier, photographe animalier connu et reconnu, surnommé "l'éternel émerveillé" dans un reportage disponible gratuitement sur Youtube : "l'extraordinaire photographe animalier Vincent Munier", de la chaîne Passe-moi les jumelles. Ce reportage m'avait scotché.

13/07/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Celui qui hantait les ténèbres
Celui qui hantait les ténèbres

C'est fait, à 52 ans j'ai acheté et lu mon premier manga. Visuellement, j'avais du mal, aucun plaisir pour les yeux malgré de nombreux feuilletages en librairie (je sais, je suis difficile). Ne voulant pas mourir bête, j'ai cherché et trouvé. Je peux dire un grand merci à bdtheque. Mon choix s'est porté sur Gou Tanabe. J'ai choisi le moins épais au cas où ..... Je l'ai aussi choisi pour HP Lovecraft qui, avec Edgar Allan Poe sont mes écrivains préférés. Pour une première, j'ai pris un réel plaisir. Lecture d'une seule traite. Cet album propose deux histoires : - La première, Dagon est assez courte, ce qui empêche d'entrer complètement dans le récit, avec une fin prévisible. - La seconde, qui donne le titre à ce manga, est plus riche en rebondissements. Tanabe fait monter crescendo un climat malsain jusqu'au dénouement final. Son développement est chirurgical et tient en haleine jusqu'à la dernière page. Le dessin est magnifique, le trait est fin, précis et dynamique. Ce noir et blanc est vraiment noir, il retranscrit bien l'ambiance oppressante et glauque des deux histoires. Et les détails ! Ha, les détails, ils sont partout. Il suffit de regarder l'église. Une vraie jouissance visuelle. J'ai surtout pu apprécier les visages. Conclusion : à renouveler. Note réelle : 3,5. La première histoire fait baisser la note, mais pour la première fois, j'arrondis au dessus.

13/07/2021 (modifier)