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Les derniers avis (93026 avis)

Couverture de la série Ténèbres écarlates
Ténèbres écarlates

Les éditions du Triton ont regroupé dans ce recueil plusieurs histoires illustrées (et scénarisée pour l’une d’entre elles) par Neal Adams au cours des années 1970. C’est assez éclectique, sur le fond et sur la forme. Pour commencer par le dessin d’Adams, il est nerveux, possède de réelles qualités, mais c’est ici inégal (et déjà changeant parfois de style). Je dois aussi dire que l’encrage n’est pas toujours réussi (parfois insuffisant, ou alors trop chargé sur l’histoire « La Chose »). Quant aux histoires, là aussi c’est éclectique, inégal, et globalement décevant. La première tourne autour de l’histoire de Dracula (déjà, lors des combats censés se dérouler au milieu du XIVème siècle, certaines pièces d’équipement comme les bottes ou coiffes, font davantage penser aux XVIIème ou XVIIIème siècles !), il y a ensuite de la SF, puis une histoire mêlant thématiques western et polar, sur un ton vaguement caricatural et humoristique. Puis, après 2 histoires fantastiques, une longue histoire inspirée de l’univers de Conan clôt l’album. C’est un peu fourre-tout, comme vous le voyez. Mais surtout, je n’ai pas trouvé l’ensemble extraordinaire. Les éditions du Triton ont publié à cette époque pas mal de recueil d’auteurs américains (voir ceux qui sont référencés sur le site – il y en eut d’autres), et cela pouvait permettre aux lecteurs européens de les découvrir. Mais cet album n’est clairement pas de ceux auxquels j’ai accroché, fond et forme me laissant sur ma faim.

13/07/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Ensembles contraires
Les Ensembles contraires

J'ai trouvé que c'était un bon roman graphique, quoique je suis moins enthousiaste que la plupart des aviseurs. En gros, mon intérêt variait selon les scènes et j'ai mieux accroché au deuxième tome qui met plus en avant la dépression d'Éric, qui est l'élément qui m'a le plus touché et le plus intéressé dans l'histoire. Il faut dire que je suis un introverti et qui en plus n'est pas de la même génération que les auteurs alors je ne me suis pas reconnu dans les scènes de vie quotidienne, il n'y a donc pas eu d'identification comme cela a été le cas pour d'autres lecteurs, sauf peut-être pour deux trois scènes sur le niveau de culture entre les deux potes (moi j'étais le gamin qui lisait tout le temps et plus vite que la moyenne et j'ai eu des copains qui avaient parfois des difficultés de lecture). En revanche, voir un proche souffrir comme Éric, là je connais et c'est sans doute pour cela que ça m'a plus touché que tout le reste. J'ai bien aimé le dessin même si c'est vrai que parfois c'est un peu dur de différencier les deux personnages principaux. Sérieux, parfois je les différenciais uniquement en regardant leur coupe de cheveux ! En tout cas, c'est à lire pour les fans de romans graphiques.

12/07/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Urgence climatique
Urgence climatique

Un album documentaire excellent. Les auteurs parviennent à aborder la problématique du réchauffement climatique d'une main de maître. Autant j'ai l'habitude de lire des ouvrages traitant ce sujet, autant je n'ai jamais autant apprécié ma lecture qu'ici. On est loin des discours de "monsieur-je-sais-tout", des "bobo-écolo" ou autres personnages insupportables. On est au contraire dans un dialogue posé et agréable entre 2 hommes, préoccupés par le réchauffement climatique et cherchant vraiment à comprendre d'où il vient, ses conséquences et ce qu'il est possible de faire pour le contrer. L'ouvrage est donc construit sous une forme de dialogue, entrecoupé par presque toutes les questions que l'on peut se poser sur le climat. C'est sérieux, intelligent, très pédagogue et le tout, agrémenté d'un excellent humour pour alléger notre lecture. Je conseille donc cette BD à tout le monde, et ne manquerai pas d'en faire la pub dans les écoles, afin qu'un maximum de personnes et de jeunes lisent cet ouvrage. 4 étoiles + coup de coeur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

12/07/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Talk Show
Talk Show

Cet album est mon 4ième Fabcaro ! Après « Zaï Zaï Zaï Zaï », « Et si l'amour c'était aimer ? », et «Open Bar » je me délectais par avance de découvrir ce nouvel opus d’un auteur particulière talentueux. Petite pointe d’aigreur à la lecture de « talk show ». Je ne dis pas que j’ai été déçu mais je trouve celui-ci en dessous du niveau de mes lectures précédentes plutôt jubilatoires. L’humour absurde est toujours présent à travers une kyrielle d’interviews extravagants. C’est drôle mais rien de dément non plus. C’est léger et divertissant sans plus. Pas de fous-rires en perspective. J’ai lu cet album d’une traite. Peut-être n’aurais-je pas dû. Il faut peut-être savourer quelques interviews indûment spectaculaires - une journaliste qui accueille un invité improbable - , le tout en 6 cases seulement, laisser reposer avant de reprendre la lecture pour mieux apprécier les gags.

12/07/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série War Corporate
War Corporate

La lose ! Deux albums, un petit tour et puis s'en va. A vouloir faire du pognon avec des séries à rallonge, l’éditeur Albin Michel s’est fourvoyé et tout ça dans le mépris de ses lecteurs. Je m’explique. Alors qu’il y avait de la matière pour une série en 2 tomes, non non on tire jusqu’à la corde l’histoire en multipliant les personnages à travers des groupuscules, des mercenaires plus ou moins officiels, et des organismes gouvernementaux américains (CIA, NSA, FBI, DEA) pour au final une histoire alambiquée et touffue. La diplomatie est la façade du gouvernement américain mais en coulisse, tous les coups sont permis pour faire abdiquer l’homme fort du Venezuela , le dictateur Loboblanco qui trempe allégrement dans tous les trafics. Rien de bien exceptionnel dans cette aventure compliquée. Cela reste un moment de divertissement mais rien de bien fou fou avec ces deux albums. A noter quelques doses de sexe mais ne vous emballez pas non plus. Adepte de BD d’action, je n’ai pas trouvé mon compte d’adrénaline. La formule proposée est trop dense et cela ne favorise pas une lecture fluide.

12/07/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série La Dixième Symphonie (Vanity)
La Dixième Symphonie (Vanity)

Je me suis procuré ces 2 albums lors de mon pèlerinage annuel à Angoulême. Pas trop de monde à faire la queue pour une dédicace, et Kash le dessinateur semble abordable et prêt à échanger avec ses lecteurs. Pourquoi pas. J’y vais donc les yeux fermés. Le courant passe. Deux dédicaces du tonnerre. Il ne me reste plus qu’à découvrir le récit. Mauvaise pioche ! Non pas sur le dessin en lui-même plutôt agréable, mais sur l’histoire. C’est trop alambiqué. Trop de personnages. Trop d’invraisemblances. On se perd dans les méandres de ce récit sans queue ni tête. Du coup j’ai failli lâcher dès le premier album. La lecture est pénible. Tu dois revenir régulièrement en arrière pour essayer de comprendre tout en jonglant avec les rituels sataniques. Les révélations explosives s’enchainent mais cela fait pschitt ! Les incohérences se succèdent sans que cela émeuve qui que ce soit. Au final une lecture hachée et ennuyeuse avec une seule envie, que celle-ci se termine au plus vite. Quel dommage.

12/07/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Urban
Urban

Je réécris mon avis après la lecture des 5 tomes. Je pense que le seul (petit) reproche qu’on puisse faire à cette série (et c’est d’ailleurs déjà noté dans les avis plus négatifs) est une narration un peu nébuleuse : personnages multiples, passages d’une scène à une autre, voire d’une époque à une autre, bref, une narration « à la Brunschwig ». Personnellement je suis fan, mais je comprends qu’on puisse y être hermétique. L’histoire est prenante et remarquablement écrite. Chaque tome apporte de nouveaux éléments et ajoute une couche supplémentaire au récit. L’univers mis en place, ses personnages, leur passé, leur personnalité, tout est parfaitement maîtrisé. Les révélations successives m’ont tenu en haleine, et la fin m’a beaucoup plu. Le dessin de Ricci est magistral. Il fourmille de détails, et la composition des planches est très réussie… les couleurs lumineuses contribuent à l’ambiance futuriste et technologique. Le design m’a un peu rappelé le jeu vidéo Bioshock. Une superbe série, et un excellent moment de lecture en ce qui me concerne.

19/09/2011 (MAJ le 12/07/2021) (modifier)
Couverture de la série Raoul Teigneux contre les Druzes
Raoul Teigneux contre les Druzes

On a peut-être là une version crade et trash des loubards de banlieues mis en scène par Margerin dans ses séries ? En tout cas avec cet album, Vuillemin continuait de creuser le sillon du politiquement incorrect avec son dessin particulièrement et volontairement crade. Il prendra plus tard son rythme de croisière dans ce genre avec Les Sales Blagues de l'Echo, et atteindra un sommet difficilement dépassable dans le trash avec son compère Gourio dans Hitler=SS (un petit clin d’œil lui est fait dans cet album, avec le lycée Gourio)… Ce dessin crade est en tout cas raccord avec le ton donné par Vuillemin et Berroyer dans cette histoire, dans laquelle nous suivons un type moche (dans tous les sens du terme), Raoul donc. Ce type est hautement antipathique, raciste, beauf, vénal, égoïste, misogyne, mais surtout extrêmement violent. Il incarne tous les travers de la société, d’une humanité rejetée par les auteurs. A noter que si le caractère teigneux de Raoul est amplement illustré dans l’album, les Druzes restent un mystère, très partiellement éclairci dans les toutes dernières cases. Note réelle 2,5/5.

12/07/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série Légendes des Contrées Oubliées
Légendes des Contrées Oubliées

Je relis cette série 20 ans après l’avoir découverte, et j’adore toujours. L’histoire paraît très simple au début, mais se complique petit à petit pour devenir absolument passionnante à partir du deuxième tome. Plusieurs lectures seront nécessaires pour en saisir tous les détails… quelle richesse ! Et cette richesse se retrouve aussi dans la psychologie des personnages, qui évolue beaucoup au cours des 3 tomes. Amitié, haine, trahison... On ne retrouve pas le manichéisme souvent associé au genre. Le dessin de Ségur, très détaillé et aux couleurs pastelles un peu vieillottes, est certes moins accessible que la « fantasy Soleil », mais il est néanmoins superbe. Les mondes visités sont d'une richesse incroyable, que cela soit au niveau de la faune, de la flore ou simplement des paysages. Les cadrages sont aussi très bien faits, avec de nombreux plans originaux (zooms sur des éléments du décors, vues éloignées...) Une quête inoubliable, et une série culte.

10/05/2001 (MAJ le 12/07/2021) (modifier)
Par Ubrald
Note: 3/5
Couverture de la série Mentawaï !
Mentawaï !

Cette bd sort de l’ordinaire car elle se situe quelque part entre le documentaire et le genre inclassable. Les « Mentawaï » sont un peuple animiste vivant en harmonie avec la nature sur l’île de Siberut en Indonésie. La bd narre la réalisation d’un film tourné au cœur de la jungle sur leurs coutumes. Tahnee Juguin (Tani), jeune française porteuse du projet, a réalisé ce film avec le concours des Mentawaï eux-mêmes en les ayant préalablement formés à l’utilisation d’une caméra. Le mode de vie mentawaï dans la jungle indonésienne donne l’impression d’être dans un jardin d’Eden. Jean-Denis Pendanx met beaucoup de lumière dans chaque case, le dessin rayonne. Le graphisme est tout en courbes et les couleurs sont chatoyantes, vertes, jaunes, rouges. Le dessin assez réaliste renforce l’aspect documentaire du récit. Le propos de la bd est le suivant : les Mentawaï luttent pour conserver leur mode de vie. Le récit montre la façon dont ils utilisent paradoxalement le tourisme et la technologie, sensés les « civiliser », pour au final résister aux tentatives d’assimilation des différents gouvernements indonésiens. Au niveau de la narration, le déroulement de l’intrigue n’est pas tout le temps clair, par moment j’étais perdu, je ne sentais plus de fil conducteur ; de plus les indigènes dessinés se ressemblent et je distinguais mal les protagonistes. Au final, même si j’ai beaucoup appris avec cette bd et que son sujet est très intéressant, j’étais quelque peu déçu en la refermant, la lecture s’étant parfois avérée poussive (notamment en milieu d’histoire) ; j’ai dû faire un effort pour la terminer.

12/07/2021 (modifier)