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Les derniers avis (93739 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Fang
Fang

Tiens ? Sans avoir qui ils étaient, j'aurais juré à la lecture de cette BD que ses auteurs étaient chinois. Au-delà du cadre de l'histoire, cette impression me venait de la similitude entre le style du dessin et celui de dessinateurs chinois tels que Zhang Xiaoyu (Crusades, Le Temple flottant). Et elle me venait aussi de certains défauts dans la mise en scène et la narration qui me paraissaient provenir de problèmes de traduction et de différences culturelles. Mais non, les auteurs sont américains et canadiens, et qui plus est le dessinateur a étudié à l'institut Saint-Luc de Liège en Belgique. C'est le graphisme qui fait la force de cette série. Le dessin est très beau et donne à lui seul envie de se plonger dans cette Chine fantasmée, pleine de magie et de personnages animaliers. Personnages et décors sont beaux, et les couleurs y jouent également pour beaucoup. Certaines scènes ne sont pas toujours très claires, notamment quand il s'agit de combattre des démons tout en tentacules, mais ce n'est pas très grave. L'intrigue, quant à elle, n'est pas très originale. Je ne vais pas dévoiler la petite révélation à laquelle on a droit vers la fin du premier tome, mais pour résumer c'est l'histoire d'une chasseuse de démons solitaire qui affronte la méfiance des foules stupides pour combattre les dangereuses entités qui se cachent derrière elles. Espérons qu'il ne s'agisse que d'un contexte introductif car j'attends que la suite prenne un peu plus d'envergure et d'originalité. En attendant, c'est une lecture divertissante mais qui pêche, comme je le dis plus haut, par quelques défauts dans la narration, quelques transitions abruptes ou des mises en scène dont on cerne mal les tenants et aboutissants, comme si l'importance était davantage donnée à la beauté des graphismes et à la symbolique des moments qu'à la clarté du récit. J'attends donc de lire la suite pour forger mon opinion car je reste sur une impression mi-figue mi-raisin, heureusement compensée par la qualité du dessin.

12/10/2021 (modifier)
Par Franz
Note: 4/5
Couverture de la série La Ligne de fuite
La Ligne de fuite

Du faussaire au mythe. La ligne de fuite est une mise en perspective de la trajectoire d'Arthur Rimbaud, de Charleville à l'Abyssinie, sous la forme d'une bande dessinée qui met en scène un poète décadent, Adrien, lancé sur les traces de "l'homme aux semelles de vent". Vaste entreprise où il est facile de se casser les dents avec pertes et tracas mais le scénario est maîtrisé de bout en bout par Christophe Dabitch et les partis pris sont pertinents. La fiction s'insinue habilement dans la réalité (littéraire, rêvée, recomposée). Rimbaud touche bientôt à la fin de son séjour terrestre alors que son mythe prend déjà son essor. C'est sur cette charnière que l'histoire s'appuie. Le dessin de Benjamin Flao semble flottant avec ses traits brouillés et ses hachures indécises, ses belles couleurs aquarellées. Le lecteur navigue entre réalité triviale et onirisme exacerbé. Les atmosphères parisiennes, ardennaises, marseillaises, abyssines sont bien rendues. Adrien, le poète faussaire du journal Le Décadent finit par prendre l'aspect physique d'Arthur Rimbaud. Enfin, des poèmes de Rimbaud, écrits en lettres de feu et de sang émaillent le récit, véritables filons enchâssés : " Des humains suffrages, des communs élans, Là tu te dégages et voles selon". Nombre d'allusions et de clins d'oeil parsèment le cours du récit et montrent la connaissance et la connivence que les auteurs ont tressées autour de l'œuvre rimbaldienne, la vie et la poésie intimement liées.

12/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Beethoven - Le prix de la liberté
Beethoven - Le prix de la liberté

Cet album a de la biographie son aspect sérieux et respectueux. Pourtant elle évite heureusement de raconter par le menu la vie complète de l'artiste Beethoven mais s'attache en particulier à un épisode précis de cette dernière. Je connais mal la vie de ce célèbre musicien et j'avais seulement vaguement entendu sa citation "il n'y a qu'un Beethoven" mais j'en ignorais le contexte. C'est celui-ci qui nous est présenté ici, quand Beethoven résidait chez son protecteur, le prince autrichien Lichnowsky, et qu'il s'est retrouvé confronté à celui qu'il considérait jusqu'à présent comme un ami quand il a souhaité lui imposer de jouer pour des officiers français de l'armée de Napoléon qui avait trahi les idéaux de la Révolution aux yeux de l'artiste. C'est une BD bien dessinée, bien racontée, intéressante mais également très sobre dans sa mise en scène et un peu froide aussi. En ce sens, autant on découvre une facette de Beethoven, autant il reste assez distant du lecteur, comme le récit insiste sur la façon dont il s'est distancié du monde et de ses admirateurs, séparés d'eux par sa surdité d'une part mais aussi par la fougue indomptable de son esprit. N'étant pas moi-même très connaisseur du personnage ni de sa musique, je n'ai pas réussi à être véritablement touché par cette lecture que j'ai certes trouvée bien faite et plutôt plaisante, mais qui n'a pas su m'atteindre pour de bon et dont je retiendrais probablement seulement l'aspect documentaire, à titre personnel.

12/10/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Homme aux bras de mer - Itinéraire d'un pirate somalien
L'Homme aux bras de mer - Itinéraire d'un pirate somalien

Tout en retraçant le destin de Mohamed, les auteurs mettent en lumière le travail réalisé par des bénévoles dans leur lutte pour aider en encadrer ces laissés-pour-compte. L’itinéraire de ce pirate est en tous points conforme à ce à quoi je m’attendais : la perte de sa source de revenu à cause de la rapacité des puissants, une situation qui s’aggrave suite aux changements climatiques et aux catastrophes qui en résultent. Puis la pauvreté et son engrenage, les petites magouilles et enfin l’embrigadement dans ce commando pirate pour pouvoir apurer ses dettes. Avec ce type de parcours, les auteurs nous mettent face à nos propres responsabilités car le destin de Mohamed est avant tout dicté par la manière dont nous, Occidentaux, exploitons les ressources mondiales. Par ailleurs, les auteurs vont se pencher sur le travail de bénévoles (et d’une en particulier), qui vont s’investir pour que ce jeune Somalien puisse au moins faire entendre sa voix. Ce dernier ne cherche pas à se faire pardonner (il ne semble d'ailleurs pas toujours saisir la gravité de la situation, estimant légitime d'espérer pouvoir rapidement rentrer chez lui) mais face aux faits qui lui sont reprochés, nous ne pouvons que reconnaître son droit à s’expliquer et à obtenir un traitement humain (il devra entre autres choses attendre longuement avant de simplement pouvoir informer sa famille qu’il est toujours vivant mais emprisonné en France). La bénévole mise en avant fait alors montre de patience (elle commence par lui enseigner le français), d’abnégation et de détermination (face notamment à l’appareil juridique et aux lourdeurs administratives). Son travail est on ne peut plus respectable et son engagement force mon respect. Au final, ce récit, s’il ne m’a surpris en rien, aura été une bonne piqure de rappel. Et comme j’ai bien aimé le dessin de Thomas Azuélos, dont l’approche tout en légèreté confère une certaine poésie aux scènes les plus contemplatives, j’ai lu cet album avec plaisir… et consternation. A la réflexion, je trouve également intéressant ce parallèle que l'on peut faire entre ce duo pirate/bénévole qui va devoir s'apprivoiser et apprendre à communiquer ensemble pour finalement créer des liens forts et notre rapport mondial nord/sud tellement déconnecté de la réalité humaine. Il y a là une dimension philosophique et humaniste qui me parle. Un récit intéressant, donc, agréable à lire, très empathique et qui remet en perspective les agissements de ces pirates face à notre propre passivité et/ou notre avidité aveugle.

12/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Sang des immortels
Le Sang des immortels

Le Sang des immortels est un récit de SF et d'aventure assez classique, légèrement désuet, mais divertissant. C'est de la Planet Fantasy typique avec une expédition qui va explorer une planète inconnue et découvrir ses mystères et ses dangers. Le thème y est l'immortalité puisqu'il parait que le sang de l'un des animaux de cette planète rendrait immortel. C'est pour vérifier cela que l'expédition a été envoyée là. Après une introduction intrigante, le récit présente un certain nombre de stéréotypes de ce genre de récit qui viennent un peu gâcher la bonne opinion que j'aurais pu m'en faire. Crash de la navette des protagonistes, élimination rapide des personnages inutiles par l'attaque bien pratique de prédateurs qu'on ne verra ensuite presque plus du reste de l'album, formation d'un petit groupe de survivants avec leurs personnalités bien marquées, dont un très probable traitre pas si mystérieux que ça tant le dessin insiste lourdement sur ses expression de malaise au moment de ses actes... et puis une peuplade pacifique qu'il faut préserver de la barbarie humaine... Beaucoup de déjà-vus mais tout de même quelques bonnes idées, comme ce vaisseau des cimes ou encore la révélation qui vient un peu retourner la situation en fin d'histoire, même si elle ne change pas grand chose au final. Et, hormis les actes du traitre, je trouve que les comportements des protagonistes sont plutôt crédibles, et finalement le scénario tient relativement bien la route. Quant au dessin, il n'est pas toujours parfait, notamment dans les expressions trop prononcée des personnages en début d'album comme je le disais plus tôt, ainsi que dans le manque d'originalité de son univers exotique et technologique, mais il n'est pas désagréable. Ce n'est pas une BD qui marquera par son originalité ni par son impact mais elle se laisse bien lire.

12/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Armen
Armen

Je vais profiter de la réédition d’Armen chez Locus Solus éditions pour vous parler de toute mon admiration pour le travail de Briac. Je dois avoir 5 6 planches originales de ce dessinateur talentueux. J’adore sa technique qui n’appartient qu’à lui , qui n’a rien d’académique, qui est la résultante de gribouillis (c’est son expression), de l’acrylique et pour éponger le tout pour créer les nuances de couleurs … du Sopalin ! C’est juste magnifique. C’est le Van Gogh de la BD. On aime ou on déteste. Me concernant j’adore et je suis fan invétéré de toutes les publications de cet autodidacte. Chaque case est un tableau. Quel régal pour les yeux. Armen est son premier album mais déjà son graphisme particulier est bien là. C’est noir mais que c’est beau. Le breton marque son territoire. Il s’approprie le phare d’Armen en mer d’iroise en relatant une partie de son histoire durant la seconde guerre mondiale. Son côté poète et son imagination débordante fonctionnent déjà à plein régime. L’atmosphère est lourde et oppressante pour ce huit clos dans l'enfer des enfers. Il est perfectionniste le bougre. Rien n’est laissé au hasard. Une couleur qui dérape et il recommence tout. Encore et encore. Au-delà de ce récit, je vous invite à découvrir ses autres albums. Il a évolué sous la houlette d’Arnaud le Gouëffec au scénario. Et son trait est plus spontané et un peu moins figé. C’est un auteur breton mais il mérite une notoriété nationale qu’il n’a pas encore. Il ne tient qu’à vous de vous enhardir à sortir de votre zone de confort et de découvrir son univers. De mon côté j’attends avec impatience la sortie en 2022 de Méridien, l’histoire d’une expédition de savants aux 18ème siècles au Pérou . j'ai hâte d'avoir entre les mains son nouvel album !

12/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Un avion sans elle
Un avion sans elle

Ce récit à suspense est habilement mené. Difficile de ne pas céder à ma curiosité alors que le narrateur ne cesse de me titiller à coup de « mais j’y reviendrai plus tard ». Car bien plus que l’intrigue, c’est la manière dont elle m’a été racontée qui m’a séduit. Au dessin, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Nicolaï Pinheiro, dont le trait m’avait séduit dans « La Drôle de vie de Bibow Bradley ». Son style est ici un peu plus mainstream mais garde certaines singularités comme ce fréquent trait double sur les visages des personnages. Je pensais que, dans ce style réaliste plus classique, il allait moins me plaire mais à la lecture j’ai encore une fois pu vérifier toute l’efficacité, sans esbroufe inutile, de son trait et de sa mise en page. Au scénario, Fred Duval adapte brillamment le roman de Michel Bussi. A aucun moment, je n’ai senti de coupure ou de problème de rythme. L’histoire, elle, imaginée par Michel Bussi, est bien menée avec cet art, comme dit plus haut, de constamment titiller notre curiosité. Quelques personnages hauts en couleurs marquent également ce récit. Du coup, même si les révélations finales semblent un peu évidentes, même si certaines retournements de situations semblent un peu téléphonés ou au contraire trop faciles, j’ai lu cette enquête avec plaisir et sans avoir, à aucun moment, envie de faire une pause. Un bon divertissement grand public, entre enquête policière et roman à l’eau de rose. Je comprends que le roman ait eu un tel succès tant il est apte à plaire à un large public, et j’espère que cette adaptation en attirera un autre tout aussi charmé.

12/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Sousbrouillard
Sousbrouillard

Sans la considérer comme une œuvre majeure, l’histoire imaginée par Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg m’a beaucoup plu. Il s’agit d’un récit original, un récit feelgood qui finit mal… Ou pas, ça dépend des points de vue. Un récit dans lequel nous allons suivre un personnage à la recherche de son identité et de ses origines. Un récit dans lequel les secrets enfouis ressurgissent comme des bulles à la surface de l’eau. Sara, le personnage central, quitte ainsi la grande ville pour se rendre dans un village qui semble perdu hors du temps. Cela pourrait sembler très classique comme point de départ mais, d’une part, le style graphique de Terkel Risbjerg donne un aspect un peu underground à la bande dessinée et, d’autre part, la manière dont les faits sont rapportés apporte tout son sel au récit. On rebondit ainsi d’un personnage à un autre, chacun se révélant habile conteur et en disant finalement bien plus sur les autres que sur lui-même. Ce n’est qu’au fur et à mesure des révélations des uns et des autres que Sara finit par cerner le lien qui la relie à Sousbrouillard alors même que les différents habitants se découvrent. Sousbrouillard rend ainsi hommage à ces petites histoires qui font une histoire et la quête de Sara semble parfois bien loin alors même que tout ce qui lui est rapporté a un lien, parfois direct parfois plus éloigné, avec sa propre histoire. J’ai trouvé ce récit facile à lire, amusant à l’occasion, habile dans sa construction et joliment mis en images. Bien sûr, les multiples recoupements peuvent sembler faciles mais c’est un peu le principe de ce type de roman feelgood et, dans le cas présent, la fin de l’histoire vient compenser quelque peu le caractère trop gentil du script. Pas un chef-d’œuvre, donc mais une œuvre distrayante et disposant de suffisamment d’originalité pour sortir du lot.

12/10/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Deadwood Dick
Deadwood Dick

Je n'aurai pas assez de mots pour dire tout le bien que je pense de Deadwood Dick. Quelle lecture !! j'ai savouré ces trois récits, comme dirait l'autre tout est bon dans le cochon. Le dessin de très bonne facture, scenario qui tient en haleine de bout en bout, et les dialogues sont truculents, faut dire que le bougre n'a pas sa langue dans sa poche. Notre cow-boy a de la répartie, il a les répliques qui tuent, il aime les femmes, ce qui lui procurera pas mal de déconvenues. L'humour dans la série est bien dosé, les scènes d'actions sont jouissives (ça saigne quand même) Deadwood Dick rentre au panthéon du western. Culte !!!

12/10/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
Couverture de la série La Venin
La Venin

Mon avis portera sur les 3 premiers tomes tandis que Laurent Astier prévoit d'en sortir encore 2. La venin utilise beaucoup des codes et sujets typiques du western pour en tirer une aventure singulière. Et la singularité a pour essence essentielle son personnage principal. La personnalité d'Emily est suffisamment creusée pour me plaire. Et puis c'est une femme, ça change et ça fait du bien ! Plus qu'une femme, une héroïne! La dernière (et quasiment la seule?) que j'ai suivie autour de cette période était le personnage du cycle "la Petite-Fille Bois-Caïman" (Les Passagers du Vent). Emily est indépendante et intrépide. Elle se joue des hommes qu'elle croise et reste relativement difficile à cerner. Je ne trouve pas de voyeurisme "vulgaire" comme on peut très souvent rencontré dans la BD, même si l'auteur n'a pas omis de la rendre esthétiquement très jolie dans le sens le plus académique du genre. Sa fureur et son esprit vengeresse m'a clairement motivé à suivre chaque tome, chacun super bien rythmé. Mais bon, j'avoue que l'ensemble ne m'éclate pas aux yeux non plus. De manière générale déjà, j'ai l'impression désagréable de lire une BD un peu trop orientée pour les ados. Le récit est aventureux, l'héroïne a parfois un caractère un peu trop naïf à mon goût et on a toutes ces histoires superficielles qui s'enchaînent pour faire découvrir ce que contenaient cette période (KKK, syndicats, pédophilies, bordels, pétrole...). C'est trop, même si ça offre beaucoup de dynamisme. En tout cas je ne me sens pas particulièrement visé par la série. Il y a aussi des passages exagérés, à commencer par le déluge qui s'abat dans le T.2, ou encore la répétitivité des drames de la petite Emily en flash-backs... J'ai franchement apprécié le dessin et les couleurs. L'image nous fait retrouver tout ce pour quoi on aime le western. Notre imaginaire est conquis parce-que les situations et personnages typiques finissent forcément par trouver leur place dans l'intrigue. Ce qui m'a d'ailleurs permis d'apprécier les méchants, entre ceux qui courent à la poursuite d'Emiliy ou ceux dont l'héroïne veut se venger, ça permet d'avoir des oppositions diverses et intéressantes. Par contre, faut arrêter de rendre Emily un peu trop fragile par certains moments, ça donne un ton trop mielleux à l'ensemble. On comprend qu'Emily veut mener sa barque par n'importe quel moyen pour assouvir sa vengeance, ok. Mais le fait de lui donner une casquette de "justicière" me gave. Ou bien j'aurais aimé que cela soit amené autrement. Par exemple, le tome 3 : Emily déclenche un mouvement syndicaliste (en toute bonne foi) jusqu'à ce que tout un auditoire la découvre sous son grand jour, ensuite la bande de syndiqués en herbe se fait littéralement massacrée et notre héroïne se taille sans remords. Sauf qu'elle a aidé une femme noire et une orpheline, elle a fait un bisou à un éleveur pour avoir rappelé que les indiens sont les premiers habitants des Etats-Unis, bla bla bla... D'un côté, j'ai déclenché la mort soudaine d'une quinzaine de gaillards, de l'autre je sème la charité à tout va... L'auteur ne joue pas assez sur la contradiction de son héroïne et cela m'amène presque à trouver la cohérence de cette série plutôt louche. SI on s'en tient à l'aventure et ses péripéties, c'est vraiment à lire. J'emprunterai certainement les derniers tomes pour voir comment Laurent Astier parviendra à conclure l'intrigue, qui mérite quoi qu'il en soit le détour. A lire

11/10/2021 (modifier)