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Les derniers avis (91853 avis)

Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série Les Musiciens
Les Musiciens

C'est peut-être l'album le plus doux de Sempé. Son monde des musiciens est plein de bienveillance, de poésie et évidemment de musique. En noir et blanc ou à l'aquarelle, Sempé nous peint des personnages qui semblent évoluer dans leur bulle, loin du monde. Pianiste de jazz, clarinettiste, saxophoniste, violoncelliste... ils sont tous là ! Le trait est toujours aussi fin, efficace et riche de petits détails qui donnent tout son sens à l'image. Pas besoin de dialogues : un regard, une posture ou un sourire esquissé suffisent à nous donner la clef pour comprendre la planche. C'est du grand art, magnifique.

04/04/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série La Grande Panique
La Grande Panique

Chaque page est une découverte que l'on savoure avant de passer à la suivante. Dans chacun de ses dessins, Sempé nous livre une observation perspicace de notre société au quotidien. C'est plein de douceur, d'humour et de dérision. Poète, philosophe, sociologue, psychiatre ? Sempé est tout à la fois ! Cet album est aussi d'une grande justesse sur les petits et grands travers du genre humain. Les dessins sont aussi légers qu'ils sont efficaces. Le trait est précis, toujours en mouvement. Parfois, faussement esquissé. C'est tellement touchant...

04/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Le Lait noir
Le Lait noir

Difficile de mettre une note sur cet ouvrage. Sur la forme j'aime bien le dessin en noir et blanc, le format est petit, on doit être sur du A5 et on a souvent qu'une ou deux scènes par planche. Pas de case, pas de phylactère, le texte assez rare est écrit en dessous du dessin. Le tout est assez allégorique comme ce four crématoire avalant les juifs qui se mue en crocodile. Car le récit est inspiré de l'histoire du grand-père de Fanny Michaëlis pendant la Seconde Guerre mondiale. On voit un jeune homme a priori juif car il se rebelle face à son professeur et ses thèses racialistes comparant les juifs à des rats. Puis il fuit à travers les forêts de sapins, rencontrant des nazis mais aussi des nymphes. Il se fait capturer et on lui donne le choix entre le train pour les camps ou la légion. Je dois dire qu'au niveau de la narration et de la liaison entre les chapitres je n'ai pas toujours tout suivi. Un album que j'ai lu 2 fois à un mois d'écart et qui ne m'a pas marqué plus que ça, malgré le sujet, la violence qu'on y voit mais aussi une certaine poésie qui ne m'a pas touchée.

04/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série La Fuite du cerveau
La Fuite du cerveau

La grosse déception sur ce coup-là. Près de 200 bien longues pages pour raconter cette petite anecdote sur le cerveau d'Einstein subtilisé contre sa volonté. C'est surtout ça qui est scandaleux, ne pas pouvoir disposer de son corps même une fois mort afin qu'il soit traité comme on le souhaite et pas charcuté par des médecins en quête de reconnaissance comme à la recherche d'une pierre philosophale à autre époque. Et pourtant le raccourci est facile, il faut prouver une hypothétique relation entre l'intelligence du génie et l'aspect physique et clinique de son organe. En plus le médecin qui fait l'autopsie et ramène l'organe dans son sous-sol ne le fait pas vraiment pour redorer son propre crédit scientifique mais pour l'offrir comme sujet de recherche à sa bien-aimée collègue d'hôpital. Oui c'est rocambolesque et échevelé si je puis dire car le voleur de cerveau est poursuivi par un Albert trépané qui cache son ouverture béante sous un chapeau. Le dessin est ma foi bon et retranscrit bien la vivacité de l'action. Alors peut-être que je m'attendais à quelque chose de plus terre-à-terre, plus proche de la réalité du vol de ce cerveau que ce récit un peu loufoque où l'humour prédomine sur la véracité des faits.

04/04/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Shy
Shy

Un autre manga mettant en vedette des super-héros, et la particularité de celui-ci est que dans ce monde, chaque pays a son super-héros et il se trouve que celui du Japon est une adolescente très timide qui n'a pas confiance en elle. C'est bien fait pour le moment, quoique ce manga n'est pas le genre de série dont j'aurais envie de lire des dizaines de tomes. Le scénario est pas mal, c'est juste que c'est un peu cliché. La pauvre héroïne n'a pas confiance en elle et ne pense pas être capable de sauver les gens après un terrible accident où une des personnes qu'elle a essayé de sauver va finir à l'hôpital, une autre héroïne va essayer de la réconforter, notre héroïne ne veut plus être une super-héroïne et évidemment elle va le redevenir lorsqu'elle va assister à une catastrophe et puis aussi....Bon je vais arrêter pour pas trop spoiler. Donc pour l'instant j'ai lu les deux premiers tomes et il y a pas trop de surprises dans le récit, cela va peut-être changer par la suite, mais disons que lire les tomes suivants ne fait pas partie de mes priorités pour le moment, suivant déjà d'autres séries que j'adore. Cela reste pas mal si on aime les histoires de super-héros avec des messages positifs et peut-être que certains lecteurs (surtout des adolescentes) pourront se reconnaitre dans le personnage principal. La narration est fluide, les personnages sont attachants, le dessin est bon...En fait, c'est un manga avec des qualités, mais dont le traitement de l'histoire est un peu trop basique pour me donner envie d'en lire plus.

04/04/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Serpent et la Lance
Le Serpent et la Lance

Je ne mets pas 5 parce que le premier tome "ne sert" qu'à nous faire poireauter impatiemment la sortie du second (novembre 2021). En attendant je le lis et le relis avec toujours le même plaisir... Un univers comme celui de l'empire aztèque mêlé avec une intrigue remplie de mystères dans tous les sens, c'est l'antiquité qui se confronte au monde contemporain. Comme précisé par Hub, l'empire aztèque n'avait pas de "police" pour enquêter sur les meurtres, alors il s'est demandé comment les aztèques auraient pu agir, d'autant que ce peuple est connu pour avoir une vision de la réalité très spirituelle et superstitieuse (ce qui causa malheureusement leur perte). Heureusement, dans ce récit se trouve notre héros et quelques autres personnages à l'esprit fort rationnel (anachronisme sans conséquence) pour outrepasser ces croyances afin d'élucider le mystère inquiétant le monde unique. Les bases ont été posé pour ce premier tome, solidement. 3 naissances, 3 hommes destinés à se rencontrer et à se confronter durant leur vie. On se trouvera dans le passé, le présent, les rêves... Cette lecture n'est pas de tout repos mais l'ensemble reste parfaitement solide et cohérent. Eh oui, beaucoup de mystères existent à plusieurs niveaux : l'intrigue en elle-même, les relations entre les anciens camarades de classe, l'amour, la culpabilité ressentie au plus haut niveau de l'empire... Et le pire, c'est que le mystère reste entier à la fin du premier tome ! Raaah, c'est rageant autant que c'est génial ! Rageant parce qu'on dévore l'idée de savoir. Génial parce qu'on ne s'ennuie pas, sauf quelques longueurs sans grande importance. Hub intègre une troupe similaire à celle de Okko: un leader intelligent et charismatique, un guerrier monstrueux et fidèle, puis une vieille peau magicienne addict à la fumette. Rien de rébarbatif tant l'univers est radicalement différent. Comparativement à Okko toujours, il y a moins d'humour...Et c'est tellement mieux ainsi! Je déteste lire un humour qui semble n'être présent que par obligation, comme si sans cela le lecteur ne serait pas satisfait de sa lecture. Exceptées les scènes nocturnes qui sont un peu trop sombres pour en profiter sans plisser les yeux, les dessins et la colorisation sont superbes. Visiblement, tous ceux qui ont lu le T1 attendent de pied ferme le T2 ! Et je les rejoins ! On peut dire que cette première partie met l'eau à la bouche et que Hub place la barre très trèèèès haut !

04/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Jim Steward
Jim Steward

Le journal Record est certainement celui que j'ai le moins lu quand j'étais gosse et ado, surtout parce que plusieurs de ses héros se retrouvaient ensuite dans le journal Tintin et aussi pas mal d'auteurs en même temps débarquaient chez Tintin. C'est le cas de ce western dont j'avais vaguement entendu parler, mais j'ignorais qu'il avait fait l'objet d'édition en albums, je pensais qu'il n'avait pas eu cette chance comme beaucoup de Bd de cette époque, mais d'un autre côté, c'est encore Hibou qui déterre cette Bd qui du reste est très méconnue. C'est un western très classique mais agréable à lire, à l'ancienne, avec cependant des thèmes abordés intéressants ; la guerre de Sécession est vue sous divers angles comme dans La Jeunesse de Blueberry, mais le thème qui domine est le racisme dans cette Amérique sécessionniste puis sortie d'une guerre où le Noir est toujours perçu comme un inférieur face au Blanc, le traitement est donc la haine raciale que découvrent le héros et sa soeur lorsqu'ils arrivent en Virginie. Les récits courts de 10 à 16 pages qui sont parus dans Record entre 1969 et 1970, entrainent le lecteur au coeur des combats puisque Jim Steward s'est engagé dans les rangs nordistes, puis c'est la démobilisation et Jim reprend son métier d'avocat et se marie. Mais les scénarios seront toujours tournés vers la réhabilitation des Noirs dans la société US, ce qui ne sera pas tâche aisée on le sait. Les histoires écrites par Jacques Acar sont solides et véhiculent des valeurs et un message d'humanisme, on retrouve ce type de valeurs dans toutes les séries qu'il a scénarisées chez Tintin, un peu comme Yves Duval, Acar et celui-ci ayant été 2 scénaristes piliers du journal durant les décennies 50 et 60, voire même jusqu'au début des années 70. Je dois dire que malgré leur aspect très classique et un peu éculé de nos jours, ces récits sont vraiment chouettes, maintenant est-ce que ça plaira à des jeunots d'aujourd'hui ? ça j'en sais trop rien. Le dessin de Sidney est en accord avec le style des récits, classique, clair et détaillé bien que sans génie ; lui aussi ira ensuite chez Tintin, il y dessinera d'abord des récits complets et des récits historiques sur divers sujets (grande spécialité du journal, certains sont réunis dans Les Meilleurs Récits de...), avant de se lancer dans sa série vedette : Julie, Claire, Cécile.

04/04/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Dans mon pèlerinage vers la sainte Culture BD... J'ai emprunté Garulfo pour enfin parcourir l'aventure de cette grenouille. Et si la lecture de ce conte fut un pur plaisir, je ne la placerai pas au rang des cultes non plus. Garulfo ne veut plus être UNE grenouille. Bourré d'orgueil et d'ambition, il parviendra rapidement à devenir un homme et prendra part à la vie du royaume de Brandelune, où ses aventures l'amèneront à réfléchir une seconde fois sur son existence et celle de son entourage. L'aventure se lit avec légèreté et je trouve les transitions vachement bien construites pour dérouler les péripéties. L'ensemble est très fluide, d'autant plus que l'humour présent à chaque planche m'a plu (voir m'a fait carrément rigoler). Plusieurs contes et clins d'œil s'incorporent dans le récit avec habilité et intelligence, rendant un travail sacrément harmonieux. La naïveté de notre grenouille dans la premier cycle m'a légèrement agacé. Ce qui m'amène à préférer plutôt le second cycle qui paraît plus loufoque que "philosophique". J'apprécie davantage ce récit quand les idéaux restent discrets, sinon on perd en rythme et ça devient trop simplet. D'ailleurs, le principe des contes est justement d'expliquer les choses par allégorie plutôt que par des textes métaphysiques. Dommage mais bon, ces passages ne sont pas non plus envahissants. J'ai aimé le dessin des bâtiments, de l'environnement et de toute la faune, notamment la variété d'oiseaux que le lecteur est amené à rencontrer. J'ai lu l'édition intégrale et très souvent, dans une même case, les traits de contour de certains éléments sont plus épais que sur d'autres. Si cela servait à mettre en avant le sujet, moi ça ne m'a pas vraiment plus puisque j'y trouve une surcharge inutile... Les couleurs sont pétillantes et s'accordent bien avec l'environnement joyeux. Puisqu'on peut comparer, j'ai une préférence pour le style de Masbou dans De Cape et de Crocs. Mais j'ai un poil de mal à y trouver mon compte. Pour l'idée que je me fais d'un conte, il me manque le cadre un peu plus poétique. C'est essentiellement ça qui m'aura empêché d'entrer pleinement dans l'univers. Autre chose, l'écriture au style virevoltant ne me convient pas trop. Bizarrement, et contrairement à De Capes et de Crocs, je la trouve ici inappropriée car elle empêchera un enfant à parcourir l'histoire sans accroc, alors que tout prête à penser que cette BD pourrait convenir aux mioches autant qu'aux pas-mioches. Voilà, dommage d'en faire un peu trop à ce niveau là. Mais bon, tant pis pour les gosses, ils pourront toujours zyeuter les images... Et si ces p'tites choses m'empêchent d'être pleinement conquis, je ne peux que vous conseiller la lecture et je pense ajouter cette série à ma collection.

04/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Feu d'ange
Feu d'ange

Trouvé ces 2 albums pour pas cher, mais honnêtement je ne sais trop quoi en penser. C'est une histoire de malédiction sur une famille, un récit ente rêves et réalité un brin cauchemardesque, avec un scénario qui part dans plusieurs directions. J'ai comme l'impression que les auteurs n'avaient pas de plan précis en démarrant cette histoire qui à ma connaissance, n'est parue dans aucune publication Glénat (Circus ou Gomme), il y a un petit côté emberlificoté là-dedans, la scénariste prend palisir à compliquer son récit où s'invite de plus en plus le surnaturel. Bref tout ceci n'est pas très bien structuré et manque de métier, je gage qu'un scénariste plus rôdé en fantastique comme Giroud ou Ferrandez auraient pu vous emballer tout ça en un beau paquet cadeau, mais en l'état c'est quand même pas si désagréable à lire, je sens qu'il y a des éléments intéressants mais qui sont balancés un peu n'importe comment. En fait, c'est surtout une question d'ambiances, de ce côté c'est assez réussi, il y a une succession de bonnes ambiances que le dessinateur arrive à bien retranscrire, d'où certaines belles pages et belles compositions ; le dessin est d'un excellent niveau par contre, ça ressemble un peu à celui de Chris Lamquet dans sa première période. La série semble avoir été abandonnée, c'est dommage car il y avait sans doute de la matière pour continuer.

04/04/2021 (modifier)
Couverture de la série 1984 (Editions du Rocher)
1984 (Editions du Rocher)

Le roman d’Orwell est un chef d’œuvre, une œuvre incontournable, dont la lecture m’avait marqué, il y a plus de trente ans maintenant. Visiblement tous les éditeurs attendaient la tombée dans le domaine public de ce roman, puisque les adaptations se sont multipliées en quelques semaines (c’est la première que je lis, donc je ne peux les comparer). Je ressors de ma lecture avec un sentiment mitigé. D’abord, je ne trouve pas la couverture très belle. Et je pense que c’est un très mauvais choix des auteurs d’avoir donné à Big Brother l’apparence de Staline. Bien sûr ce personnage et sa folie totalitaire ont inspiré Orwell (et Goldstein a des airs de Trotsky), stalinisme qu’il a personnellement subi et combattu lors de la guerre d’Espagne. Mais c’est restreindre la portée du message d’Orwell que de le confiner au stalinisme, d’autres régimes totalitaires (Nazisme en particulier) étaient visés, et la force de ce roman est de s’appliquer aussi aux travers de certaines « démocraties » actuelles » (je dirais qu'hélas il est toujours d'actualité). Pour rester sur l’aspect graphique, j’ai trouvé l’ensemble globalement efficace. Sans fulgurance, mais avec un rendu froid qui convient à l’ambiance oppressante du roman. J’ai aussi bien aimé la colorisation dominante, une sorte de vert métallique, d’oxyde de cuivre, qui donne un aspect de friche post-industrielle là aussi adapté au sujet. Les « respirations » de Winston en Noir et Blanc (presque des papiers découpés, ou des ombres chinoises), tout en étant réussies, dénotent trop je pense avec le reste. L’histoire en elle-même est bien sûr captivante, mais l’autrice n’a à mon goût pas assez rendu irrespirable l’atmosphère (mais je pense que le livre, laissant davantage l’imagination du lecteur agir, s’avère sans commune mesure plus fort pour le faire tressaillir à propos de ce monde atroce et du combat de Winston Smith pour la liberté de pensée). A voir donc ce que les autres adaptations valent. Mais celle-ci, malgré quelques réserves, reste quand même honnête, sans avoir la force du texte d’origine.

04/04/2021 (modifier)