Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (94130 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Horde du contrevent
La Horde du contrevent

Note : Je mets mon avis à jour après lecture du tome 3. J’ai lu le roman, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent) mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages. Je suis donc ravi d’à nouveau accompagner cette 34ème horde en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… Point de coupures ici, mais je note une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. En tout cas je trouve le rythme parfait, les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire (relations entre personnages, avancée difficile, discussion sur le vent). Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent. La qualité est toujours au rendez-vous après 3 tomes parus, et j’attends la suite avec impatience !

02/01/2018 (MAJ le 22/11/2021) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Saviez-vous ce qu'était le Dust Bowl ? Dans les années 1930, suite à une agriculture intensive et à des années des sécheresse, la surface desséchée de la terre de plusieurs états du Centre-Ouest des USA s'est vu réduite en poussière et a formé des tempêtes de sable qui ont recouvert la région la transformant en désert inhospitalier au grand dam de la population déjà rudement affectée par la crise économique. John Clark, un jeune photographe, est engagé par une organisation gouvernementale pour aller photographier la situation sur place. Et le lecteur va la découvrir avec lui. C'est le genre de voyage beau et intense qui me transporte. J'aime les déserts et de voir pour de vrai une région au cœur des Etats-Unis transformée ainsi est assez marquant. C'est l'authenticité du sujet qui fait sa force, de même que les nombreuses photos qui ponctuent l'album. Elles sont toutes belles et fortes. Et le graphisme de la BD elle-même est largement à la hauteur, évocateur et réussi. Le sujet est triste, presque désespéré, mais l'autrice réussit à ne pas sombrer dans le pathos en présentant des personnages humains qui gardent leur volonté de vivre et s'éloignent des clichés des Red necks xénophobes ou de malheureux mendiants de la Grande Crise qu'on pourrait imaginer. J'ai beaucoup apprécié cette lecture et il n'y a que la toute fin qui m'a un peu déçu, avec un comportement trop impulsif du héros dont on se demande bien comment il va s'en sortir après cette histoire vu la situation du pays et celle dans laquelle il a décidé de se plonger avec le sourire. Hormis cette fin que j'ai trouvé un peu trop tragico-romantique, c'est vraiment une très bonne BD.

22/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Œdipe
Œdipe

Le personnage d'Œdipe mérite que l'on s'y attarde un petit moment. Les très beaux dessins de Diego Oddi et l'excellent scénario de Clotilde Bruneau nous font rentrer dans l'univers du plus connu des personnages de l'époque tragique du théâtre grec. Œdipe est-il une victime du destin comme le peuvent être tous ces hommes confrontés au Mal qui les dépasse et les fauche. Les victimes des Tsunamis, tremblements de terre ou autres inondations se demandent bien ce qu'elles ont fait pour mériter un tel sort. Œdipe reçoit la malédiction qui pèse sur son père Laios en héritage. Dans l'esprit tragique grec de ce temps vouloir s'y soustraire est uns douce illusion. Œdipe est-il libre et partant, responsable de ses actes ? C'est une des questions fondamentales que pose le récit. Le scénario montre bien aussi, que le drame d'Œdipe repose sur deux mensonges. Celui des parents adoptifs et celui du survivant du parricide. Œdipe est-il pour autant innocent de ses actes comme nous le dit Luc Ferry dans son très bon dossier à la fin de l'ouvrage. Pour ma part j'en doute car même son intelligence, soulignée par sa confrontation avec la Sphinx (ou Sphinge) se laisse dominée par ses sentiments, la colère, l'orgueil au moment de la tuerie ou la convoitise du pouvoir et de Jocaste. La collection est toujours d'un niveau sensiblement égal pour les couleurs, les ambiances ou les scénarii. C'est dessiné par des Méditerranéens c'est sûrement un plus pour la compréhension des ambiances. Pour moi c'est un ouvrage indispensable pour les collégiens et lycéens qui veulent approfondir un aspect de la liberté et des conséquences de leurs actes. A lire et relire quand on a 15 ans (et plus)

22/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Capitaine Apache
Capitaine Apache

Voici une série beaucoup plus intéressante qu'il n'y paraît après une première lecture rapide. Elle me renvoie immanquablement à l'album de Duhamel Fausses pistes. La série appartient à un mouvement anticolonialiste et anti-raciste des années 70. Je ne vais surtout pas m'en plaindre ; Elle visait un public jeune donc à l'esprit très malléable et très réceptif à ce type de récit. Mais voilà combattre des représentations simplistes à la Hollywood par d'autres représentations simplistes ne me convient guère. Sur des sujets historiques aussi sérieux et pas encore refermés c'est la porte ouverte à des critiques destructives. L'ouvrage traite sous forme de courtes histoires anecdotiques souvent dramatiques des guerres indiennes Apaches Chiricahua en Arizona et Nouveau Mexique. Le scénariste monsieur Lécureux nous présente un nouveau héros Blanc qui prend parti pour la cause Indienne. Il y eut une véritable éclosion de ces héros à cette époque le plus célèbre étant Blueberry mais mon préféré reste Buddy Longway. Ici notre Irlandais rouquin épouse une indienne puis parcours le pays avec son fils pour redresser les torts infligés aux Indiens. Son fils devenant par la suite un leader de la seconde guerre Apache. C'est la fin des Guerres Indiennes qui ont commencé près de 100 ans plus tôt. Les auteurs mettent l'accent sur les massacres, les injustices et les violations de traités bien réels subits par les Indiens de la part des gouvernements et des pionniers. Mais la première contradiction insurmontable à mon avis pour les scénaristes, est que ces héros sont eux-mêmes des colonisateurs ou issus de la vague colonisatrice. Or avant les fusils, c'est la venue des Européens avec leurs virus pathogènes pour les Indiens qui a été la grande source de la mortalité des millions de morts Amérindiens. Tous ces héros… (lire plus)

22/11/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série La Mort vivante
La Mort vivante

La mort vivante est une adaptation d'un roman de Stefan Wul, écrivain connu pour ses récits évoluant dans le monde de la science fiction. Une adaptation dont j'attendais beaucoup, Vatine au scénario, avec déjà sa merveilleuse adaptation de Wul : Niourk et Varanda au dessin. Le résultat est ..... Dans un monde post apocalyptique, Martha a perdu sa fille et elle veut lui redonner vie, pour cela elle va s'adjoindre les services de Joachim, un scientifique qui a les moyens de l'aider. Un récit classique fait de monstres et de créatures mais rondement mené avec son lot de surprises. Une première partie qui accroche et une deuxième qui se dilue jusqu'à une fin quelque peu simpliste. Attention on va passer au point fort, même très fort. Le dessin. Varanda a mis la barre très haute. Dans un style tout en nuances et en hachures, le dessin nous explose à la figure. J'ai la chance de posséder aussi la version en noir et blanc, quel travail de fou. Tout est parfait, de la mise en page, aux décors en passant par l'ambiance. J'ai rarement vu un album aussi beau. Je ne peux que vous le conseiller.

21/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Cobalt
Cobalt

Très bonne surprise que la découverte de ces deux albums policiers datés début des années 80. La force de cette série tient pour moi dans les trois scénarii originaux mais surtout dans les dialogues très savoureux. Les répliques entre Paprika et Cobalt sont empreintes d'un réel humour. Le scénario de "Fugue à Quatre Mains" rappelle celui du film "Les Barbouzes" où je verrais très bien Francis Blanche dans le rôle de l'espion chinois avec sa verve très fleurie. Une gentille dérision complète l'esprit de la série. Surtout dans Fugue où des rebondissements, genre farces, parsèment le récit. Le niveau de français des dialogues est vraiment très bon, on y trouve même un conditionnel passé deuxième forme très bien utilisé. L'anglais utilisé bien que simple est tout aussi bon. C'est rare de trouver une qualité littéraire de ce niveau pour ce type de série. Le dessin des visages est soigné mais je trouve la dynamique des bouches faibles à tel point que j'ai l'impression d'avoir affaire à des ventriloques. Une bizarrerie, c'est d'avoir Cobalt et Paprika français dans "Fugue" et américains dans "l'Assassiné Récalcitrant". J'aime beaucoup le personnage de Paprika qui souvent vole la vedette à un Cobalt un peu balourd. L'Assassiné Récalcitrant nous propose deux histoires autour de morts pas si morts. On aurait pu craindre une répétition mais il n'en est rien. L'élégance féminine de ces années est la cerise sur le gâteau. Dommage de n'avoir que deux albums.

21/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Amants de Shamhat - La véritable histoire de Gilgamesh
Les Amants de Shamhat - La véritable histoire de Gilgamesh

Gilgamesh est un héros mythique que je connais que de nom ou alors si j'ai lu son histoire un jour je ne m'en souviens pas. Le fait que je ne sois pas un grand connaisseur de Gilgamesh a probablement contribué au fait que je ne suis pas rentré dans l'histoire parce que j'ai eu l'impression qu'il fallait certaines connaissances pour apprécier ou au moins comprendre l'album parce que j'étais un peu perdu au début du récit. L'éditeur dit que Berberian raconte la vie de ce roi de manière très drôle et c'est vrai que certaines répliques sont bonnes et que le sadisme de ce roi donne lieu à quelques touches d'humour noir, mais globalement j'ai trouvé le récit pas amusant du tout et même ennuyeux. La faute au fait que je n'ai pas trouvé les personnages attachants et que je me foutais de ce qui leur arrivait. Je pense que je ne fais tout simplement pas parti du public-cible vu les commentaires élogieux que j'ai trouvé un peu partout sur internet. Si vous être un gros fan de l'auteur et de son style, vous allez surement mieux apprécier que moi. Je pense que ce qui s'est passé est que vu le titre et le sujet, je pensais lire une aventure épique alors qu'on est plus dans du théâtre pour bobos (la mise en scène et la manière dont bouge les personnages m'ont souvent donné l'impression que je regardais une pièce de théâtre au lieu de lire une BD).

21/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série 1984 (Pontarolo)
1984 (Pontarolo)

Vu que tous les éditeurs semblent vouloir leur adaptations en BD de 1984 et qu'en plus ma bibliothèque municipal semble vouloir toutes les posséder, j'ai décidé de m'amuser en les lisant toutes. Cela va me changer de lire pour la millième fois une adaptation de L'ile au trésor ou des Trois mousquetaires ! J'ai vraiment adoré cette version ! Je n'ai pas lu le roman et je ne peux que comparer avec la seule autre adaptation que j'ai lu jusqu'à présent à savoir celle de Nesti. J'avais trouvé cette dernière froide, il y avait tellement de textes descriptifs que j'ai l'impression que cet auteur a tout simplement adapté le roman en faisait du copier-coller alors qu'ici Pontarello s'approprie l'histoire et y mets des émotions. Alors que la BD de Nesti s'ouvrait avec une longue description du monde de 1984, ici on découvre tout petit à petit à travers les yeux de Winston Smith. Cela permets de s'attacher facilement à lui, à mieux comprendre ce qu'il ressent, bref à ressentir des émotions ! Le scénario est prenant, j'ai adoré suivre le cheminement de Smith et l'histoire d'amour qu'il vit est particulièrement touchante. J'ai été stocké à l'album du début jusqu'à la fin alors que je savais ce qui allait se passer (quoique j'ai l'impression que Pontarolo a changé quelques trucs dont la fin, n'ayant pas la BD Nesti avec moi je ne peux comparer que de mémoire). Le message est vraiment fort et le monde décrit par Oswell fait vraiment peur ! Une excellente adaptation que je recommande même pour ceux qui ont déjà lu d'autres adaptations du roman !

21/11/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 3/5
Couverture de la série Ennemis - Noir/Blanc
Ennemis - Noir/Blanc

Comme les autres posteurs la première référence qui vient à l'esprit ce sont Les Tuniques Bleues. J'y ai vu Les Tuniques Bleues sous acides, certes je n'ai pas ri à gorge déployée mais j'ai quand même esquissé quelques sourires sur certaines situations. La série se voulait d'un ton grinçant, ce qu'elle parvient à faire avec une galerie de personnages qui ont tous une bonne raison de se retrouver pour une mission quasi suicidaire. Pour moi ce diptyque fait amplement son office à savoir être fun et déjanté.

21/11/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Le Bourreau
Le Bourreau

Un triptyque qui ne m'a pas convaincu. Une catastrophe scénaristique, même le premier tome m'a désappointé à la différence de certains avis ci-dessous. Une retranscription du "super héros" au moyen âge. Une idée de départ pas si mauvaise que ça, mais bon le traitement narratif réalisé par Cabella ne m'a pas emporté et ça va de mal en pis de tome en tome. Que tous les rois de France eussent eu un jumeaux et ressortir le mythe du masque de fer .... Des personnages qui ne m'ont pas intéressé, ils sont vides d'émotions. Un mélange Indigeste. Heureusement graphiquement c'est pas mal, le Paris moyenâgeux est superbe. Un découpage classique. Une jolie colorisation. Ma lecture a tenu plus du supplice que d'un moment de détente. Dispensable.

21/11/2021 (modifier)