Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (92775 avis)

Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Passage aux escaliers
Le Passage aux escaliers

Un album que je pensais plus ancien dans la bibliographie de l'auteur tant le style est différent de ses récentes productions, il est plus réaliste. Il faut dire qu'il est plus ancré dans la réalité car il s'agit d'une suite de petites histoires de taille variable, plutôt dans un genre autobiographique. Vincent Vanoli raconte par exemple son étonnement devant un bâtiment en bord d'autoroute près de chez lui qu'il pensait être une prison. Ou encore quand il dessine sur de longues pages tout un parcours dans sa ville de l'est de la France où il vivait enfant avec une certaine nostalgie. C'est d'ailleurs cette histoire qui donne son titre à l'album car il y a un fameux passage sur son itinéraire. Ce n'est pas toujours passionnant mais je reconnais que ce doit être une sorte de devoir de mémoire et de transmission tout à fait intéressant pour sa famille et sa postérité. Et pour une fois j'ai tout compris. Enfin je crois.

11/06/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série La Femme d'argile
La Femme d'argile

Un album de Vincent Vanoli bien abscons pour ne pas changer, cette fois aux éditions Six pieds sous terre avec un grand format. Son dessin noir et blanc est absolument superbe, je le trouve au sommet de son art, mais alors l'histoire n'est pas si claire, ou alors ne laisse pas toutes les clés pour qu'on l'appréhende. Il s'agit d'un homme visiblement sculpteur de son état qui rentre chez lui débarquant d'une forêt mais il est comme amnésique. Il a oublié qu'il a fait une œuvre bien particulière avec son ex-femme, ce que sa voisine qui l'épie jour après jour sait très bien, elle qui voulait être son nouveau modèle. Il se cherche petit à petit, la mémoire va-t-elle lui revenir... ?

11/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Tueur - Affaires d'Etat
Le Tueur - Affaires d'Etat

Nous retrouvons notre tueur dans une nouvelle « série », dans laquelle nous le découvrons presque « fonctionnaire », faisant les sales besognes de l’État – au lieu de le faire pour quelques riches rancuniers. La cause est « officielle », à défaut d’être bonne, mais elle reste cruelle et discrète. Notre tueur passe encore un temps non négligeable à réfléchir sur sa condition, mais aussi et surtout à livrer sa vision – assez noire et cynique – de la société. Un intello qui s’ignore… Le dessin de Jacamon est toujours efficace et fluide, même si je trouve que la colorisation est un peu plus passe partout ici, et que j’ai trouvé qu’il abusait parfois de l’effacement des traits (visages éloignés, décors). Les deux premiers albums sont quand même agréables à lire, c’est relativement rythmé, pour peu qu’on ne soit pas allergique aux longs commentaires du tueur. L’intrigue surfe sur des thèmes actuels (une trame déjà vu dans la série de Canal « Engrenages » (immersion dans une petite ville où politicien local et loubards naviguent de concert)… Note réelle 3,5/5.

11/06/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Elfen lied
Elfen lied

Bon, j'ai dû rater un truc... A priori, cette série est attendue en VF depuis un looooong moment par ses nombreux fans qui l'ont découverte par le biais de l'anime qui a déjà été diffusé en France. Culte pour beaucoup, j'ai trouvé ça pour ma part assez banal et même mauvais du côté du dessin, surtout dans les premiers chapitres. Elfen Lied nous raconte l'histoire d'une créature génétiquement modifiée dans des laboratoires secrets et qui suite à un relâchement et une erreur de ses gardiens parvient à s'échapper en tuant la plupart de ses geôliers. S'enfuyant du complexe secret, elle se prend une balle et chute d'une haute falaise dans la mer. Le lendemain un jeune garçon qui revient dans sa ville natale donne rendez-vous à sa cousine Yuka qu'il n'a pas vu depuis des années. C'est en se promenant sur la plage qu'ils croisent une jeune fille étrange, nue, et qui semble avoir perdu la mémoire. Ils décident alors de la ramener chez eux pour lui venir en aide. Ils la prénomment alors "Nyu", le seul mot que celle-ci arrive à prononcer. Pendant ce temps, le laboratoire d'où elle s'est échappée à lancé à ses trousses les forces spéciales pour tenter de la retrouver... Voilà pour le pitch. Pour ma part, avec ce premier opus (regroupant les 2 premiers tomes japonais), je n'ai franchement rien trouvé d'original (je ne parlerais même pas de crédibilité, même si on est dans le fantastique...) et les personnages, surtout les "méchants" sont caricaturaux au possible. Le chef des commandos est juste à la limite de l'insupportable... Rajoutez à cela une bonne dose d'ecchi gratuite qui n'apporte vraiment rien au récit, et petite cerise sur le gâteau, un dessin vraiment moche dans la première moitié de cette version (même s'il évolue doucement vers le "un peu moins médiocre" dans la seconde moitié). Malgré ce constat sévère, il est vrai que quelques scènes relèvent le niveau et que quelques trouvailles scénaristiques sont intéressantes. Mais malgré ces quelques bons côtés, ce n'est pour l'instant pas suffisant pour moi pour mettre une note supérieure à 2/5. Je tenterai le second tome pour voir si l'évolution graphique se fait davantage sentir et si les quelques bonnes surprises scénaristiques prennent le pas, mais si ce n'est pas le cas je ne pense pas pousser plus loin que le tome 2.

11/06/2021 (modifier)
Par Titanick
Note: 2/5
Couverture de la série Je voudrais me suicider, mais j'ai pas le temps
Je voudrais me suicider, mais j'ai pas le temps

Je rejoins un peu les avis précédents. J'ai emprunté cette bd sans savoir de quoi il était question, intriguée par le titre et appréciant le dessin si particulier de Florence Cestac. Je découvre donc une biographie (romancée ?) d'un auteur dont je n'avais pas entendu parler, même s'il a évolué aux côtés de quelques grands noms de la bd et du dessin satirique. Le personnage est touchant dans sa jeunesse, ce qu'il a vécu est dur et on peut comprendre son attitude face aux autres et à la vie en général. Mais là, pas de remise en question, son état d'esprit semble enfermé et du coup le récit tourne en rond autour des éructations et provocations du personnage. Peu d'intérêt pour moi finalement. À réserver peut-être à ceux qui l'ont connu. Quant au dessin, je préfère Florence Cestac en couleurs, là, c'est moins lisible je trouve.

11/06/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Les Mains obscures de l'oubli
Les Mains obscures de l'oubli

Je me suis procuré cet album chez un bouquiniste. Achat coup de cœur versus la couverture que je trouve particulièrement réussie. Le problème c’est que cela se gatte quand tu commences à découvrir le récit. Sur le fond il y a de la matière. Le sujet est intéressant. On plonge allégrement dans les rouages de l’ETA et de la mise en place de son impôt révolutionnaire auprès des entreprises du pays basque. Malheur à ceux qui ne veulent pas payer celui-ci. Mais que c’est lent. Il n’y a pas de rythme. La narration est ennuyeuse au point de devenir lassante au fil des pages. Il faut vraiment être costaux pour ne pas lâcher l’album. Je n’ai pris aucun plaisir à lire ce récit. En plus mon achat était lié à la couverture et je n’y ai trouvé aucun lien entre celle-ci et l’histoire. Désabusé le garçon sur ce coup-là. Si je rajoute un graphisme très moyen, vous comprendrez aisément que je ne vais pas être très généreux dans la distribution des étoiles. Je ne vais pas mettre 1 étoile cela serait trop sévère. Je vais être un peu indulgent en mettant 2 étoiles mais de justesse.

11/06/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Search and destroy
Search and destroy

Sans être un inconditionnel de Tezuka, j'ai appris à aimer son œuvre en rentrant petit à petit dedans par le biais de séries plus ciblées pour les adultes comme Barbara, Ayako ou encore L'Histoire des 3 Adolf. Pour autant je n'ai pas eu l'occasion de lire Dororo dont Atsushi Kaneko fait ici l'adaptation, mais après lecture de ce premier tome, j'ai très très envie de le lire pour comparer ! Car là, wow ! j'ai pris une belle claque comme il y avait bien longtemps avec un manga ! Fi de la version traditionnelle de Tezuka se déroulant dans un Japon médiéval, Atsushi Kaneko resitue l'intrigue dans un futur non daté, après une guerre civile dans la ville de Hachisuka. Les robots qui ont servi de chair à canon pullulent et hantent les bas fonds de la ville, devenus inutiles. Les problèmes avec la population locale se font de plus en plus nombreux et la tension monte. C'est dans ces bas fonds que Doro, jeune voleur de rue, se fait attraper en tentant de cambrioler un yakuza. Mauvaise pioche... C'est à ce moment que surgit une créature étonnante qui taille tout le monde en pièce... Atsushi Kaneko s'était déjà fait remarquer en France avec sa série Soil (un thriller fantastique), sélectionnée à 2 reprise au Festival d'Angoulême et primée en 2012 par le Grand Prix de l'imaginaire. Il a su imposé son style en travaillant seul (et non pas avec moult assistants comme le veut la "tradition" de production de manga au Japon) et en s'inspirant de la BD indépendante américaine et japonaise et des affiches de concert de la scène punk. Il en résulte un graphisme tranché aux lignes puissantes et au noir et blanc très contrasté. Pour la narration, on sent également l'influence du cinéma et des influences de Lynch et de Tarantino (je suis comblé !). Bref, avec un tel curriculum vitae, je m'étonne d'être passé à côté de cette curiosité avant la sortie de cet album ! En tout cas, il nous gâte ici avec un manga nerveux et sans concession qui m'a scotché dès le premier chapitre ! J'ai trouvé certaines planches magnifiques (ce qui est quand même rare pour moi en manga) et la narration maîtrisée a fait que j'ai avalé ce premier tome de bout en bout. Je n'attends maintenant qu'une chose : la suite !!! Avec cette adaptation de Tezuka, Atsushi Kaneko signe ici le meilleur manga que j'ai lu depuis bien longtemps ! *** Tome 2 *** Après un premier tome tonitruant, j'avais hâte de découvrir la suite des aventures de notre étrange héroïne. Atsushi Kaneko garde le rythme soutenu du premier tome, et Hyaku continue de rechercher les personnalités qui lui ont dérobé des parties de son corps. Chaque partie donne lieu à des scènes d'action épique face à des personnages assez hallucinants ! Atsushi Kaneko a le don pour trouver des personnages originaux et aux particularités singulières ! Au delà de ce côté jouissif des scènes d'action qu'il propose, son propos n'en reste pas moins critique sur les travers de nos sociétés et plus particulièrement des "puissants". S'ajoute à cela toute sa réflexion sur la déshumanisation et la quête d'humanité qu'incarne Hyaku, et vous obtenez un savant mélange détonnant. Côté graphisme, ce coup de patte si spécifique qui fait sa marque de fabrique reste toujours aussi efficace, d'autant que Atsushi Kaneko s'amuse par le biais des pouvoirs de ses personnages qui lui permettent de mettre en scène des décors et des situations grandioses où son noir et blanc très puissant sont véritablement bien exploités et mis en valeur. Cette adaptation de TEzuka est donc pour l'instant une très grande réussite à mes yeux et je me languis de lire la suite !

26/02/2021 (MAJ le 11/06/2021) (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Solo Leveling
Solo Leveling

La Corée du sud a depuis quelques temps vu exploser l'arrivée sur le marché de webtoons, des versions numériques de manhwas ou de webcomics sud-coréens. "Solo Leveling" est donc une adaptation papier éditée par Delcourt dans leur toute nouvelle collection dédiée : Kbooks. L'objet est déjà plaisant ; format légèrement plus grand que les mangas classiques, papier de qualité et un manga entièrement colorisé. La couverture est accrocheuse avec quelques effets qui donnent envie de passer le pas. Nous allons donc suivre ceux de Jinwoo, jeune "chasseur" peu expérimenté, qui comme un certain nombre d'humains a développé des capacités particulières quand sont apparues un peu partout sur Terre des portails d'où émergeaient des créatures monstrueuses. Ces chasseurs vont donc à chaque nouvelle apparition devoir pénétrer ces "donjons" pour exterminer ces monstres dangereux. Aidés d'une interface qui est un peu le centre névralgique de "Solo Leveling", nos personnages vont évoluer ou trépasser de façon assez radicale. Ce premier tome ne fait pas dans la dentelle et les pertes sont plus que conséquentes ! C'est ce qui fait d'ailleurs la force de ce tome introductif en nous plongeant rapidement au centre de l'action, accrochant rapidement le lecteur. Ne cherchez pas ici une folle originalité, mais plutôt l'efficacité. En tout cas, on se laisse vite prendre au jeu, pour peu qu'on soit amateur de ce style d'aventure très jeu vidéo rpg, et le graphisme de Dubu et la très bonne colorisation respectant à priori le webtoon n'y sont pas pour rien. C'est bien réalisé, rythmé, la narration dépote et la tension est palpable. Reste que scénaristiquement il ne faudrait pas que cela tourne trop en rond. Car si le côté vie personnelle des personnages est mis en avant dans ce premier tome, avec les problèmes personnels de chacun dans leur vie quotidienne, il serait intéressant que ce volet ait une importance dans le scénario pour ne pas tourner au rpg bête et méchant. Un bon début de série qui demande à confirmer l'essai dans les tomes à venir. *** Tome 2 *** Avec ce second opus, nous allons suivre la rapide progression de notre héros. Ce dernier va rapidement griller les étapes et monter en niveau en se retrouvant pour une raison inconnue à affronter un donjon tout seul, ce qui à priori n'arrive jamais... Cette expérience va lui permettre d'acquérir de nouvelles capacités et compétences qui vont lui être plus qu'utile pour survivre lors de sa quête suivante. Car toujours poussé par le besoin d'argent pour survivre dans la vie réelle, il va accepter une mission officieuse en intégrant un groupe de chasseurs expérimentés à qui il manquait 2 personnes pour valider la mission. Relégué au rang de "porte bagages", Jinwoo va néanmoins sauvé la mise au groupe en pressentant le danger qui les menaces. Pour autant, la mission va virer au drame, mais ça je vous laisse découvrir comment et pourquoi... :) Ce deuxième tome tient toutes ses promesses en nous montrant l'évolution rapide de Jinwoo et nous replonge tout aussi vite dans l'action. Le dessin de Dubu reste égal, par contre j'ai trouvé que le découpage de certaines planches était moins réussi pour certaines planches, nuisant par moment à la narration ; on peine parfois à trouver le bon sens de lectures des cases. Pour ce qui est du scénario, rien de bien neuf, mis à part le petit cliffhanger de fin de tome qui relance notre intérêt de façon réussie. A suivre donc !

02/06/2021 (MAJ le 11/06/2021) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Sigrid
Sigrid

Voilà une mini série prévue en 2 tomes qui commence plutôt très bien ! Sigrid est une jeune viking du Groenland qui aspire à découvrir le monde. Une expédition est montée en direction d'une toute nouvelle colonie : la Markland. Mais le périple va rapidement tourner au cauchemar quand une terrible maladie décime l'équipage et que les trahisons vont apparaître au grand jour. Rescapée miraculeusement grâce au secours d'un indien Béothuk, la vie de Sigrid se trouve alors à un carrefour décisif... Construite sur une alternance de flashback et le présent de Sigrid, cette narration équilibrée nous permet d'appréhender les enjeux de cette expédition et la rencontre improbable et compliquée de Sigrid et de son sauveur indien. David Chauvel n'en est pas à son coup d'essai et laisse ici parler son savoir faire. La trame se tisse petit à petit et la vue d'ensemble s'esquisse au fil des pages tout en creusant intelligemment la psychologie et les motivations des protagonistes. Le dessin de Patrick Pion aussi rude et nerveux que les personnages de l'époque s'apprivoise doucement mais sûrement et nous propose des paysages sauvages magnifiques. "Sigrid" se révèle donc avec ce premier tome une très bonne surprise, j'attends donc la suite et fin de ce récit avec impatience.

11/06/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Pourquoi la sieste ?
Pourquoi la sieste ?

Même si le ton est résolument tourné vers l'humour, c'est bien un documentaire que nous offre cette BD. Il s'agit de traiter du sujet de la sieste, d'expliquer ses bienfaits, la manière dont elle s'intègre dans la culture de certains pays et certaines civilisations, le rapport qu'ont eu certains personnages célèbres avec elle, ou encore différentes manières de la pratiquer et d'en profiter. Cela se présente sous la forme de ce qui s'apparente à des gags en deux planches, même si chacun a plus vocation à instruire qu'à faire rire. D'ailleurs l'humour est disséminé autant au fil des images et dialogues qu'en bas de page, la chute étant d'ailleurs souvent moins drôle que les petites réparties et détails dessinés par-ci par-là. Graphiquement, cela rappelle des albums récents de Zep, avec des cases sans bordure, une colorisation monochromatique et un trait rond, énergique et bien maîtrisé. C'est assez classe et efficace. Ce fut pour moi une lecture intéressante, souvent amusante même si jamais hilarante. J'ai appris diverses choses, mais malheureusement pas l'essentiel pour moi : comment font les gens pour réussir à faire la sieste ? Pour s'endormir comme ça juste quelques minutes quand l'envie leur en prend ? Car j'en suis foncièrement incapable et n'ai jamais réussi à faire une sieste de ma vie, même gamin. Intégrer dans l'album quelques pages indiquant comment trouver le calme nécessaire à cela aurait pu être pratique pour des lecteurs comme moi. Car au final autant je suis réceptif au fait que la sieste soit sûrement très bénéfique pour l'être humain, autant j'y reste hermétique puisque c'est un exercice que je ne parviens pas à réaliser.

11/06/2021 (modifier)