Les derniers avis (99259 avis)

Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série La Compagnie rouge
La Compagnie rouge

Avec ce grand format, l'écrin donne vraiment envie. La couverture est somptueuse avec sa composition qui attire indéniablement l'oeil. Le début de l'histoire est prometteur et pose les bases d'un space opéra spectaculaire. La guerre intergalactique est menée par des compagnies de mercenaires qui se battent à grand coup de technologies, de drones et de robots. On assiste d'entrée à un combat sur une planète agricole pour prendre le contrôle des récoltes. Cette guerre ressemble à un sport, les compagnies rivalisent entre elles et les humains derrière les robots ne manquent pas de se chambrer. Ça part sur les chapeaux de roues. Voilà pour le positif car, hélas, la suite ne tient pas ces promesses. Difficile de croire aux responsabilités confiées à ce gamin de 16 ans, recruté par hasard. Difficile de croire que ce petit paysan à plus de connaissances que les membres de sa compagnie sur l'histoire de la guerre et sur les machines. Difficile de croire qu'il est aussi à l'aise avec le fonctionnement et le pilotage de ces engins, lui qui ramassait du blé une semaine avant. Niveau crédibilité on a déjà vu mieux. Cela dit, on en ferait volontiers abstraction si la trame principale de l'histoire était prenante. Mais là non plus ce n'est pas le cas. On suit notre compagnie enchainer quelques missions. On arrive sur une planète pour un but bien précis, attaquer quelque chose, protéger ou tuer quelqu'un. Oh, c'est un piège... On se bastonne, on s'en va et on recommence plus loin sur une autre étoile. Mouais. On ne s'attache pas aux personnages. Le tout manque cruellement de piment, d'un fil rouge conducteur et surtout d'un but global. Où est le petit élément qui doit faire vibrer le lecteur en se demandant si les héros vont réussir leur quête ? Coté visuel, on retrouve le style très photographique de Jean-Michel Ponzio. C'est très spectaculaire, bien adapté pour ce récit de SF, les scènes dans l'espace sont très chouettes. Ça ne suffit pas à rattraper un scénario dont le développement ne répond pas aux espoirs initiaux.

29/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Fanette
Fanette

Fanette ? C’est une Greta Thunberg en puissance. Elle n’a que onze ans, mais déjà la fibre revendicative. C’est bien simple, elle passe son temps à cornaquer parents et petit frère, leur rappelant sans cesse les gestes écolos, elle est la conscience, le guide moral de sa famille. Aurel en a fait une passionaria de l’environnement, qui a la naïveté empathique de l’engagement adolescent, et l’aplomb d’une militante plus mature, adulte. Disons que ça se laisse lire, mais sans plus. D’abord parce que ça n’est généralement pas forcément drôle (ça n’était d’ailleurs peut-être pas le but ?). Ensuite parce que c’est un peu lassant au bout d’un moment, il n’y a pas vraiment de rupture de ton. Si les messages qu’essaye de faire passer Fanette sont louables, la lecture, elle, m’a laissé sur ma faim.

28/01/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Section de recherches
Section de recherches

Section de recherches a pour héros des équipes de la section de recherche de la Gendarmerie de l'Air. Leur rôle : enquêter sur toutes les affaires relatives à l'armée de l'Air française, qu'il s'agisse des circonstances d'un crash ou de crimes liés de près ou de loin au domaine des bases aériennes. Pour ce qui est du premier tome de cette série, on y suit notamment en parallèle les analyses du crash d'un Mirage 2000 sur une plage normande et l'enquête sur un serial-killer tuant des femmes dans des circonstances très étudiées aux abords de la base de Nancy. Le rapport avec l'aviation est finalement ténu et on pourrait se croire dans une série policière classique. Le graphisme de Gerardo Balsa est soigné et réaliste. Si l'aspect d'ensemble est agréable et la lecture fluide, on peut toutefois lui reprocher un trait assez figé qui, additionné à des décors visiblement dessinés sur la base de photographies, donnent parfois des légers airs de romans-photos aux planches. Toutefois, si cela m'a un peu gêné sur les premières pages, je m'y suis rapidement fait car on est facilement plongé dans l'histoire. Comme indiqué plus haut, celle-ci est un pur polar. Le fait que les héros soient des gendarmes et donc des militaires n'y change pas grand chose car pour ce qui concerne le premier album, on y suit le début de deux enquêtes qui tiennent l'une de la police scientifique et l'autre de la chasse au serial-killer à l'américaine. Le rythme est bon, les personnages sympathiques et la lecture assez facilement prenante. Seul aspect un peu surprenant, l'abondance de personnages avec parfois des scènes annexes qui n'apportent pas grand chose à l'intrigue de base. A noter que même si l'album fait 72 pages, il ne contient en réalité que 48 planches de BD, la dernière quinzaine de pages étant dédié à un documentaire intéressant sur la gendarmerie dans son ensemble et celle de l'Air en particulier.

28/01/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Madones et putains
Madones et putains

Au travers de l'aperçu de la vie de trois d'entre elles, Nine Antico nous donne un aperçu de la condition de la femme dans l'Italie du XXe siècle. Agata, jeune fille d'une famille bourgeoise exilée au début du siècle dans un sanatorium au pied du Stromboli. Lucia, napolitaine vendant ses charmes au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Et Rosalia, protégée par la police dans les années 90 pour permettre son témoignage contre la Mafia. Un chapitre est dédié à chacune d'entre elles, avec des liens réalisés vers l'histoire des saintes chrétiennes qui portaient le même nom qu'elles. Le fond de cet album est louable. Il s'agit de raconter le parcours de femmes meurtries par la vie et de découvrir à travers elle des pans différents de la société italiennes et de la condition féminine à ces diverses époques. Malheureusement, je n'ai aimé ni la forme ni la narration. Graphiquement, Nine Antico offre un noir et blanc mêlant aplats de noir et ombrages plus charbonneux. Son trait est certes doté d'une certaine personnalité, mais il manque de soin et d'esthétisme à mon goût. Les personnages paraissent juste esquissés, devenant laids quand ils se font plus détaillés, et globalement peu attirants. Mais le principal soucis à mes yeux tient dans la narration qui est confuse et peu engageante. La mise en page est éclatée, avec cases, dialogues et textes narratifs dispersés ici et là. Ce sont régulièrement des narrations multiples, avec des phrases qui s'entament sur une case et se poursuivre plus loin tandis que d'autres cases intermédiaires racontent autre chose de complètement différent. Il m'a été impossible de m'attacher au moindre personnage d'une part, mais surtout j'ai régulièrement eu du mal à comprendre ce qui m'était raconté. On note deux passages comprenant des éléments de fantastique dans ces trois histoires, et autant le premier concernant Agata amène une forme de retournement de situation surprenant quoique le décalage soudain avec le réalisme précédent est déroutant, autant le second concernant Lucia m'a laissé perplexe, car je n'avais pas compris à la base qu'il ne s'agissait pas d'une forme de métaphore mais de quelque chose arrivant vraiment à l'héroïne sans que rien ne vienne jamais l'expliquer. Honnêtement, je n'ai jamais su accrocher à cette lecture qui m'a en majorité ennuyé même si elle m'a permis de découvrir quelques portions intéressantes de la société italienne.

28/01/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme Montagne
L'Homme Montagne

Un merveilleux conte pour enfant mais aussi pour les plus grands. Ma deuxième incursion dans le monde fabuleux de Séverine Gauthier après Coeur de pierre. Un récit touchant et intemporel. Elle y apporte toujours cette poésie associée à un onirisme fantastique où la métaphore est reine. Un conte qui fait réfléchir sur nos racines, sur ce lien fort qui lie deux êtres vivants et qu'on appelle l'amour, sur ce besoin de se créer des souvenirs communs pour ne pas oublier et surtout sur le passage dans l'autre monde, ce moment où il faut se dire 'au revoir'. Un petit bijou sur des valeurs essentielles à mes yeux et une jolie piqûre de rappel. Le dessin de Amélie Fléchais est magnifique et contribue grandement à ressentir cette atmosphère fantasmagorique qui transpire sur toutes les planches. Le choix limité des couleurs et la mise en page mettent en valeur la partie graphique. Vraiment très beau. Une lecture rapide mais hautement recommandable.

28/01/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Mademoiselle Sophie ou la fable du lion et de l'hippopotame
Mademoiselle Sophie ou la fable du lion et de l'hippopotame

Il y a tellement de belles choses dans cet album. Romain, protagoniste de cette histoire, est attachant au possible. La façon dont il se préoccupe de son institutrice est touchante, son point de vue d’enfant, rempli d’incompréhension et de désir de vouloir décrypter le monde des grands, apporte une tendresse incroyable au récit. J’ai aussi beaucoup aimé la complicité avec sa grande sœur. Au final, l’auteur aborde le sujet des troubles alimentaires avec une humanité qui fait chaud au cœur. La mise en image d’Hippolyte contribue d’ailleurs beaucoup à cette tendresse, grâce à un trait tout en rondeur et des couleurs aquarelles chaudes… les planches sont un délice pour les yeux. Un album qui m’a beaucoup ému, et un coup de cœur. Magnifique.

28/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Celle de ma vie - Celle de mes rêves
Celle de ma vie - Celle de mes rêves

Cet album a été primé au Portugal. J’en suis un peu surpris – mais finalement pas tant que ça, car il se distingue quand même pas mal du tout venant – essentiellement au niveau esthétique d’ailleurs. En effet, le dessin joue sur de simples esquisses, les décors sont sacrifiés (pas de case ou gaufrier non plus) : parfois de simples crobars jetés sur la page. Et, sur ce fond minimaliste en Noir et Blanc, des touches plus ou moins discrètes – parfois violentes – d’un rouge assez vif, donnent un rendu plutôt original. Affaire de goût sans doute, mais ce travail graphique mérite un coup d’œil. L’histoire elle est plus classique, dans ses grandes lignes et dans son déroulé. Elle tourne autour d’un couple, lui, auteur de romans en mal d’inspiration, qui s’essaye à la BD avec un ami, elle, peintre qui cherche son style – et une certaine reconnaissance de ses pairs (ou du moins de « l’intelligentsia » locale). Tout tourne autour des affres de la création, mais aussi autour des relations entre ces deux personnages. On sent bien que les tiraillements liés à leurs choix artistiques et « de carrière » vont faire se briser une corde trop tendue Au milieu de tout ça, un petit aspect onirique ou fantastique, autour d’une plante qui s’immisce dans la vie de l’homme. Disons que cet album se laisse lire, qu’après un temps d’adaptation je me suis fait au style graphique, mais que l’histoire aurait pu être un peu plus fouillée. Une lecture agréable néanmoins.

28/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Manoir
Manoir

C’est un album relativement peu connu, je ne sais pourquoi. On y retrouve le style classique de Serge Clerc au dessin, une ligne claire rétro, proche du style atome. En tout cas cela donne quelque chose d’épuré et très lisible. L’histoire est assez légère, mais elle aussi lisible, plutôt agréable à suivre, pourvu qu’on ne jure pas que par l’action. Un personnage énigmatique échoue dans un manoir perdu sur la côte, et rencontre sa propriétaire, une vieille rombière assez verte (qui n’hésite pas à faire le coup de feu). Il y croise aussi plusieurs personnages tout aussi énigmatiques – dont on ne saura d’ailleurs pas grand-chose au final. Entre rêverie, roman graphique et ambiance vaguement thriller en arrière-plan, l’histoire se déroule gentiment – un peu trop à mon goût, il y a quelques longueurs. Les dernières pages ménagent quelques surprises, et donnent quelques clés pour comprendre ce que l’on vient de lire. A emprunter à l’occasion.

28/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Jim Bridger
Jim Bridger

Et de 3 ! voici le 3ème tome de cette collection la Véritable histoire du Far West qui commence à se faire connaître sous de bons auspices, après Jesse James et Wild Bill Hickok. Même si contrairement aux deux précédents, j'ai été moins passionné par cet opus, j'en suis ressorti en effet un peu en demi-teinte, c'est pas bien méchant, mais la vie des trappeurs est un sujet qui m'attire moins, surtout en cette période pré-western, car l'époque étant située entre les années 1826 et 1850, ce n'est pas la période classique du western qui elle, se situe à partir de la guerre de Sécession, soit à partir de 1860, au moment où les premiers fusils deviennent automatiques (fusil Springfield, puis Winchester). On a tendance à assimiler ces périodes où pulullaient les trappeurs qui commerçaient avec les Indiens et qui chassaient le castor pour les peaux, à la période classique parce qu'on y voit des Indiens et une vie sauvage, mais on était bien dans la période des fusils à silex. Ceci dit, la vie de Jim Bridger fut longue et il connut la plupart des épisodes qui ont façonné l'Ouest américain. Je connaissais de loin le personnage, j' avais lu des passages sur lui dans mon Histoire du Far West par Jean-Louis Rieupeyrout, parce que étonnament, même si le bonhomme est très célèbre aux Etats-Unis, qu'il a des statues et même une reconstitution de son Fort Bridger transformé en site historique dans le Wyoming, il n'a pas à ma connaissance été glorifié par le western hollywoodien au contraire de Jesse James et Hickok. Tout au plus, certains films se sont inspirés de son parcours mais n'ont pas tenté un biopic officiel, je pense notamment à des films comme la Captive aux yeux clairs (Big Sky) de Howard Hawks en 1952, et le Grand passage (Northwest passage) de King Vidor en 1940. Bridger a également été l'un des 2 hommes (et là j'ignorais ce détail) qui sont restés au chevet de Hugh Glass, le trappeur gravement blessé par un grizzly et laissé pour mort qui a ensuite été abandonné, mais Bridger avait 18 ans, il était inexpérimenté, et quand Glass l'a retrouvé, il ne s'est pas vengé de lui. Le personnage de Glass a aussi fait l'objet de 2 films : le Convoi sauvage (Man in a wilderness) de Richard Sarafian en 1971, et surtout The Revenant de A. G. Inarritu en 2015. Ce passage sur Glass est montré dans l'album. L'album ne m'a donc pas déçu, mais il ne m'a pas passionné comme ont pu le faire ceux consacrés à Jesse et à Hickok. En premier lieu, ça tient surtout au dessin que je ne trouve pas vraiment esthétique, moins musclé, pas tellement peaufiné, malgré un souci évident du détail et des décors et surtout du détail historique. Heureusement, les couleurs apportent un certain relief à l'ensemble. Ensuite, il y a peut-être un petit sentiment de frustration car j'ai l'impression que la vie de Bridger n'est pas racontée en entier ; alors certes, un gars comme ça qui a eu une vie tellement remplie, il fallait choisir les moments les plus marquants, et finalement je pense que cette case est à peu près cochée. Mais ce qui sauve ce récit, c'est que Pierre Place s'approche au plus près de la vérité historique sur la vie de Jim Bridger, sans occulter un côté peu reluisant de la vie dans l'Ouest, une part d'ombre dont Bridger lui-même n'était pas fier. La narration se fait par l'intermédiaire de Bridger qui raconte à une fillette et à un militaire les différentes périodes de sa vie : comment il est devenu trappeur, ses relations avec les tribus, ses activités de guide en offrant ses services aux convois de pionniers, aux détachements militaires ou aux explorations scientifiques, la fondation de Fort Bridger, les rassemblements estivaux de trappeurs (de 1825 à 1840), la guerre de Red Cloud, sa connaissance du terrain, son ouverture de certaines pistes, préparant ainsi le tracé de grandes voies de communications comme celle du chemin de fer... bref la vie aventureuse d'un vrai Mountain Man de cette époque où tout se construisait dans cette Amérique encore sauvage. De même qu'il raconte ses beuveries et ses actes un peu honteux. Tout ceci est retracé dans un passionnant dossier réalisé par Farid Ameur en fin d'album qui analyse aussi le côté fanfaron, bourru et mythique de ces coureurs des bois et autres montagnards qui vivaient au sein d'une nature hostile dans une sorte d'autarcie du produit de leur chasse. Cet aspect a été approché par exemple dans le film Jeremiah Johnson de Sidney Pollack. Ces trappeurs sont devenus des légendes vivantes car les magazines de l'époque et les dime novels ont raconté des trucs insensés sur ces gars, et Jim Bridger est ainsi devenu une vraie légende de l'Ouest. C'est donc un pan historique du Far West intéressant à (re)découvrir que propose cet album car Bridger est assez méconnu chez nous pour les raisons que j'ai évoquées plus haut.

28/01/2023 (modifier)
Couverture de la série La Pyramide de Ponzi
La Pyramide de Ponzi

Je connaissais le principe de l’arnaque dite « pyramide de Ponzi », mais ne connaissais rien de celui qui lui a donné son nom. Voilà qui est réparé avec cette lecture. Car l’album se concentre essentiellement sur la personnalité de Ponzi, et ne s’embarrasse pas de détails techniques à propos de l’arnaque elle-même – dont le principe, de toute façon, est des plus simples. Du coup, la lecture est fluide, agréable – au moins autant que le personnage m’est apparu désagréable, tant il est éloigné des valeurs que je place haut. En effet, il ne pense qu’à la réussite sociale, à l’accumulation d’argent (et de ce qui signale cette réussite et cette accumulation, à savoir belle voiture, grande maison, etc.). Corollaire de cette recherche d’enrichissement sans fin, une non moins forte soif de reconnaissance sociale. Il affiche sa réussite – il est vrai qu’un des ressorts de son arnaque repose sur sa notoriété, la confiance qu’il inspire, son bagout, qui fait oublier aux milliers de personnes bernées le moindre sens de la mesure et de la réalité. Car ce que révèle cette histoire, c’est que les traits de caractères évoqués plus haut sont assez répandus, et c’est justement sur cela que Ponzi se base pour agir. Et d’ailleurs les auteurs rappellent bien en fin d’album que ce genre de système n’a pas disparu avec la chute de Ponzi – voir la dernière grande affaire du genre autour du financier Madoff (mais d’autres plus petites arnaques du genre font régulièrement la une des journaux). Ça en dit long sur la crédulité de certains ! Toujours est-il que cet album est instructif (un peu) et agréable à lire. Voir Ponzi passer d’une arnaque à l’autre jusqu’à ce qu’il trouve « la bonne » donne du rythme à l’histoire, tout en nous donnant une image certes réaliste, mais au combien désespérante de « l’humanité », et de nos sociétés modernes. J’ajoute que si Ponzi me laisse froid lorsqu’il recherche enrichissement personnel et reconnaissance sociale, il est aussi des plus désagréables lorsque son égoïsme, son attitude autocentrée lui font mépriser les désirs de sa femme – qu’il croit combler en lui offrant certains des fruits de sa réussite. Pas besoin d’être féru d’économie pour apprécier cet album. Note réelle 3,5/5.

28/01/2023 (modifier)