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Les derniers avis (94678 avis)

Couverture de la série Harlem (Mikaël)
Harlem (Mikaël)

Peut-être un mauvais timing pour cet album que je lis alors que je garde encore bien en mémoire « Queenie », le récit biographique publié chez Anne Carrière. En effet, même si « Harlem » n’est pas juste un récit historique (une part fictionnelle y a été ajoutée), la série nous replonge dans la période charnière de la vie de Stéphanie St Clair (alias Queenie pour qui ne connaitrait pas ce personnage haut en couleurs). Par conséquent, j’ai eu régulièrement une impression de déjà-vu durant ma lecture. Ceci dit, le dessin de Mikaël est juste parfait pour évoquer cette période de l’histoire américaine. Il l’avait déjà prouvé avec « Giant » et « Bootblack », son trait sombre et ses cadrages cinématographiques se marient parfaitement avec ce genre de thématique. D’un point de vue visuel, c’est du tout bon et l’amateur du genre va se régaler (en tous les cas, ça a été mon cas). Au niveau de l’histoire, comme d’habitude avec moi, je coince un peu quand on mélange récit historique et fiction. Ici, la part historique est cependant très importante et seuls quelques éléments et personnages secondaires fictifs interviennent pour étoffer l’intrigue. En avait-elle besoin ? Je ne saurais dire, le personnage de Queenie étant déjà assez fort en lui-même… Est-ce une manière pour l’auteur de s’ôter le poids des exigences propre au genre historique pur et dur ? Peut-être mais alors pourquoi utiliser des personnages ayant réellement existés et dont on connait l’histoire ? Toujours est-il que je demeure gêné aux entournures par ce genre hybride. Si je fais fi de l’aspect historique, si j’oublie de me soucier de savoir ce qui a vraiment eu lieu et ce qui a été romancé, je trouve ce récit très prenant, tout en ambiance et truffé de personnages marquants (et conformes aux stéréotypes que nous gardons inconsciemment en mémoire dès qu’il est question de ce type de sujet). Du coup, je vais très certainement lire la seconde partie du récit. … mais à titre personnel, je préfère une totale fiction que ce genre de sujet hybride dans lequel je ne peux m’empêcher de me demander ce qui a été romancé et ce qui est véridique.

21/01/2022 (modifier)
Par Xmbroise
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Klaw
Klaw

Suivant cet ouvrage depuis mes 10 ans (aujourd’hui 18) j’ai, je pense, pu lire The klaw de la meilleure manière possible. Pour moi cette bande dessiné se lit sous plusieurs générations. A ses débuts on rencontre un gamin qui découvre ses pouvoirs et qui se venge de ses tortionnaires au lycée, puis par la suite il est pris sous l’aile d’un mentor, grosse bataille, des gens meurent, d’autres non, bref le début est assez puéril et gentil. En revanche au fur et mesure de la publication des tomes on en découvre de plus en plus sur ces fameux dieux ancestraux asiatiques. L’histoire se complique à base de guerre de gang, de possession de ces fameux dieux, de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues très intéressantes. Ce que je pense de cet ouvrage c’est qu’il est fait pour être lu en fonction de sa parution. L'œuvre devient de plus en plus mature et compliquée au fur et à mesure des tomes. Si vous êtes un grand amateur de bd, vous allez sûrement ne pas être emballé par ses débuts, mais un petit garçon oui (ce fut mon cas). Par la suite nous grandissons, devenons plus mature, intelligent,… et nous devons faire face aux mystères et intrigues de la bd qui sont vachement plus intéressants que ceux du début, qui sont d’ailleurs plus apte à plaire à ces amateurs. Quant au style graphique, je le qualifierai de moderne et évolutif, il se marquera de plus en plus avec les tomes.

20/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Enrico Marini s'est saisi d'une bataille majeure de l'histoire européenne pour construire une bonne série . Marini ne s'écarte pas de la genèse et de la probable réalité de la bataille de la forêt de Teutobourg où les Legio XVII, XVIII et XIX furent anéanties par une coalition de peuples Germains. Arminius dont la mémoire perdure en Allemagne a changé l'histoire européenne pour de nombreux siècles ces jours là. La série reprend fidèlement les récits romains de ce désastre (pour eux). Les dessins sont admirablement réussis pour les scènes de batailles et les ambiances sombres des forêts ou des marécages. Il en est de même pour les temples et les rues romaines. La rivalité avec Marcus n'est là que pour apporter une touche romanesque à la trame historique qui oppose Varus et Arminius. L'incorporation de cet élément romanesque légitime ne trouble pas la réalité historique et c'est bien. Par contre, Marini aurait pu se passer d'un langage ordurier anachronique connoté fin du XXème siècle. Cela n'apporte rien à mon sens d'abîmer le langage par des facilités de cet ordre. Les scènes de sexe ne me dérangent pas même si je les trouve un brin racoleuses par les positions proposées et l'importance par rapport au récit. Une série très intéressante pour découvrir des personnages historiques peu connus en France à travers des éléments romanesques bien construits. Les aigles furent récupérés par les Romains quelques années après mais les trois légions ne furent jamais reconstituer.

20/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Wolverine Hulk - La Délivrance
Wolverine Hulk - La Délivrance

Ce Comics est complètement loufoque. Un mélange subtil avec la férocité du loup et la tendresse du phoque. Je sais, je sais .... Sam Kieth est un artiste à part dans le monde du Comics, il caricature à l'extrême nos super héros au point de les rendre méconnaissables. Mais c'est un réel plaisir que de découvrir Wolverine avec cette bouille là, que dire de ses cheveux, rire. Même Hulk, personnage que je n'apprécie que modérément, met rendu sympathique ici. Une histoire où une petite fille Po a perdu son papa, elle sera aidée pour le retrouver par nos deux héros qui ne s'apprécient guère. Un récit vivant où action et humour se mélangent avec bonheur. Déjanté. Une mise en page dynamique et des couleurs du plus bel effet. Si vous voulez découvrir un comics sous un angle différent, celui-ci est fait pour vous.

20/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur
Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur

Je poste un avis après lecture des albums « Pondichery », « Belfast » et « Vanina Business », c’est-à-dire les trois premiers albums de la nouvelle mouture de « Stéphane Clément ». Je les ai empruntés, et la lecture n’est pas désagréable, mais je n’y reviendrai pas, car cette série ne m’a pas captivé outre mesure. La faute sans doute à un héros, Stéphane donc, que je n’ai pas trouvé aussi charismatique que Mac Arthur, bien au contraire. C’est finalement un personnage non pas falot, mais ordinaire, ballotté par les événements – même s’il a des convictions et qu’il est prêt à prendre des risques pour ceux qu’il aime. Il est toutefois toujours accompagné de jolies filles, même s’il reste fidèle à sa copine. Les intrigues sont un mélange d’aventure et de polar, chaque album/intrigue visitant un pays différent et abordant un sujet assez fort (pour ceux que j’ai lus : le trafic d’organes dans les pays pauvres, le conflit religieux en Irlande du Nord, les mafias d’Europe de l’Est), dans lequel Stéphane se trouve embarqué à son corps défendant. Ce n’est pas un justicier, et si les « gentils » qui le côtoient s’en sortent généralement, les « méchants ne sont pas forcément sanctionnés, ce n’est pas son problème. Le dessin de Ceppi est inégal je trouve, avec des visages parfois changeants d’une case à l’autre. Mais globalement c’est plutôt bien fait. Le rythme n’est pas trépidant. La pagination est relativement importante, mais il y a peu de dialogues, et j’ai trouvé l’ensemble quelque peu nonchalant, malgré des intrigues orientées polar. Note réelle 2,5/5.

20/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Réminiscences (Riu)
Réminiscences (Riu)

Cela se passe dans un village paumé quelque part dans le Sud de la France, sans doute en Provence, quelques années après la seconde guerre mondiale. Un jeune homme revient de son service militaire, l'esprit changé par la découverte du monde extérieur, et se demande s'il va rester travailler la terre comme son père l'aimerait ou repartir tenter sa chance en ville. Son retour réveille les habitants du village et remue de vieux souvenirs et des secrets enfouis. La trame de l'intrigue est très stéréotypée et ce ne sont pas les premières pages de l'album qui viendront contredire cela. C'est le genre d'histoire qui donne l'impression d'avoir déjà été vue maintes fois : le vieux père bougon, les hommes au café du village qui commentent tout comme des concierges, la jolie blonde qui attendait le retour du beau héros, la vieille folle qui rumine le passé, le bon docteur du village, et forcément les secrets de famille qu'il ne vaut mieux pas fouiller… Il n'y a ici guère d'originalité supplémentaire pour le démarquer des précédents. Toutefois la BD se laisse lire sans déplaisir. Cela tient notamment à la vivacité des dialogues, notamment entre ces fameux piliers de comptoirs qui n'hésitent pas à prendre l'initiative quand il le faut… et quand la curiosité les y poussent aussi. Le scénario évite le cliché agaçant du manque de communication entre les protagonistes : ici, les gens parlent, s'expliquent et ne laissent pas trainer de vieux mystères. La mise en scène n'est pas mauvaise non plus, avec souvent une double narration suivant deux scènes se déroulant en parallèle. J'ai apprécié aussi qu'elle se termine avec une petite touche d'optimisme, évitant une fin dramatique qui aurait là encore été trop cliché. Quant au graphisme, il est correct mais pas parfait. J'ai trouvé les visages un peu trop changeants, le chien assez raté et le trait un peu hésitant. Et surtout, j'ai eu beaucoup de mal avec la colorisation dans les premières pages, même si ça s'arrange par la suite. Pour le reste, c'est un dessin au style réaliste assez académique, rappelant celui de Tito (Soledad). En définitive, ce n'est pas une BD qui marquera par son originalité mais elle se lit plutôt bien.

20/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Maudit sois-tu
Maudit sois-tu

Mise à jour suite à la lecture du dernier tome. Je vais faire mon ronchon, y a des coups de pieds au cul qui se perdent ! Je vous exhorte à vous pencher sur ce fabuleux "Maudit sois-tu" qui porte bien son triste nom. Une très très belle surprise, tant d'un point de vue du scénario que du dessin. J'ai dévoré les 2 albums à la suite sans pouvoir décrocher et ce jour le dernier opus qui clos de façon remarquable ce superbe triptyque. La boucle est bouclée avec pour fil conducteur ..... une broche. Philippe Pélaez mène d'une main de maître son scénario avec une narration fluide et cette idée de mélanger personnages fictifs et réels est ingénieuse. Ce récit à rebours est une mécanique infernale. Une véritable horloge suisse. j'ai été happé par cette folle histoire. Histoire intrigante, dérangeante et surprenante. Toutes les pièces du puzzle s'imbriquent. C'est diabolique ! Tome 1 : 2019, un meurtre dans les égouts de Londres, et à partir de là une intrigue à multiples rebondissements se met en place. Chasse à l'homme. Dîner mondain. Expérience à la Frankenstein... Un oligarque russe veut se venger pour laver la honte qui gangrène sa famille. Pour cela, il va réunir les 4 descendants de ceux, qui 170 ans auparavant, sont la cause de son déshonneur. Tome 2 : 1848, le docteur Moreau aidé du comte Zaroff réunit dans son manoir Mary Shelley, Émily Brontë, Richard Burton et Charles Darwin. Il veut présenter le résultat de ses expériences à ses illustres invités. Il n'aura pas le résultat escompté. Tome 3 : 1815 à 1822, Mary Shelley, Lord Byron, John Polidori, Joseph Burton et le docteur Darwin. On y découvre la création du roman de Frankenstein, ce qui donnera des idées à certains pour passer de la fiction à la réalité. Un tome plus intimiste qui joue sur les fêlures de Mary. Une narration non linéaire faite de nombreux flash-back. Je découvre le dessin de Carlos Puerta et je dois dire que son style réaliste est parfaitement maîtrisé, même si j'ai eu un peu de mal au début avec les visages. La colorisation "sépia" fait ressortir une ambiance oppressante digne des meilleurs thrillers. Il a su donner une âme à chaque période du récit. Envoûtant. Etes-vous prêt(e) pour une expérience où le réel et l'imaginaire s’entrechoquent ? Je rehausse ma note d'une étoile et nouveau coup de cœur.

27/06/2021 (MAJ le 20/01/2022) (modifier)
Par greg
Note: 2/5
Couverture de la série Michel Vaillant
Michel Vaillant

Michel Vaillant est un des dinosaures de la BD franco-belge. Et comme les dinosaures, il ne s'est jamais rendu compte que l'évolution lui avait joué un mauvais tour. La série est en effet née dans les années 50, nous présentant une famille bien proprette donc chaque membre est investi à un degré divers dans la course automobile, les fils (Michel et Jean-Pierre, puis Michel seul) pilotant les bolides développés par l'entreprise familiale. Commençons tout de suite par le positif : les véhicules sont très bien travaillés, les circuits et les courses sont assez réalistes. Mais on ne peut pas construire une série uniquement sur des courses sans rien autour... Et pourtant, c'est ce qui se produira : l'un des défauts majeurs de la série repose dans les scénarios, ultra-répétitifs, peu crédibles, à la limite idiots et moralisateurs... En gros "Michel va courir avec la nouvelle Vaillante, si il perd, la boite de papa fera faillite, des gros vilains vont tenter par tous les moyens de le faire perdre, mais Michel gagnera malgré tout et les méchants seront punis"... Ou bien "Michel participe à une course, d'affreux trafiquants comptent profiter de l'occasion pour se livrer à une activité illégale, mais Michel rendra la justice". Ensuite, la psychologie des personnages peut être résumée sur un ticket de métro : ils sont ultra-stéréotypés, basiques, et n' évoluent pour ainsi dire pas en plus de 50 ans. La famille nucléaire est de type bourgeoise, conservatrice et propre sur elle, qui reste figée dans les années 50. Enfin, les personnages ont souvent la même tête : on parle des "visages ronds à gros nez" dans la BD franco-belge des années 50-60, mais chez Michel Vaillant ce sont les visages carrés à petit nez que l'on retrouve partout. Steve Warson et Vaillant par exemple ne se différencient que par la couleur des cheveux, leur coupe, et la couleur des yeux (je caricature à peine) Les premiers albums sont malgré tout à conseiller, comme capsules temporelles. Le meilleur pour moi c' est "Le retour de Steve Warson", une des rares tentatives, plutôt réussie, de faire un VRAI scénario où les voitures ne sont qu'un accessoire au profit de l'intrigue, alors que normalement c'est l' inverse. A partir du tome 9, cela devient ensuite de plus en plus mauvais et ridicule. San Francisco Circus, cité en exemple un peu plus bas (tome 29) en est pourtant la brillante illustration : de la drogue est cachée dans une voiture de course du team Vaillant, voiture qui se fait voler dans le faubourgs de Frisco. Michel et ses super-héros décident de prévenir la police et... Non je blague, ils vont se faire justice, et se livrer à une course-poursuite délirante en pleine ville tout en mettant la vie de centaines de personnes en danger, pour rattraper les malfrats et les corriger. La police les laissera partir sous la pression d'un agent du FBI, copain de Steve Warson... Un peu plus et on leur donnait une médaille. P.S: je précise adorer l'automobile, mais je pense qu'on peut avoir de belles voitures ET un bon scénario avec des personnages bien construits....

20/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Lulu Femme Nue
Lulu Femme Nue

Voilà un roman graphique qui sait prendre son temps tout comme son héroïne qui après avoir largué une vie trop monotone à son goût par sur les chemins afin de se retrouver et de découvrir les autres. Pas de préméditation chez cette femme ordinaire qui se laisse porter par les évènements. Le regard que porte l'auteur sur cette femme est empreint d'humanisme, terme que je préfère à celui de bienveillance tant celui-ci est galvaudé aujourd'hui. Aucun jugement de sa part, il met une certaine distance entre lui et l'héroïne afin qu'elle profite pleinement de ce temps libre. Une belle BD sur une tranche de vie extra ordinaire.

20/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Adlivun
Adlivun

Petit spoil historique pour commencer. Le navire la Mary Celeste fut retrouvé au large des Açores en 1872, cargaison quasi intacte, toujours en état de naviguer malgré quelques voies d'eau et un équipage manquant. Il fut réarmé et navigua de nouveau, mais sa découverte en 1872 fut à l'origine de nombreuses théories pour expliquer l'incident. L'Erebus et le Terror étaient deux navires britanniques qui disparurent en mer lors d'une expédition en Antarctique et retrouvé en 2014. Si vous avez lu Pierre Mac Orlan et Jean Ray cet album est pour vous, il s'en dégage une véritable atmosphère dont ces deux auteurs étaient friands. Atmosphère enfumée du Smog et du Fog britannique, tavernes enfumées où l'on boit du rhum en silence et ce monde des derniers moments de la marine à voile. Le dessin de Vincenzo Balzano est juste parfait pour rendre l'esprit du récit, un trait acéré et des aquarelles avec des tons pastel du meilleur effet. V. Balzano n'est pas un inconnu pour les lecteurs de BDthèque puisqu'il y a deux ans votre serviteur avisait une série du même auteur Clinton Road. Nous suivons donc le capitaine Briggs et son équipage qui partent à la recherche de deux vaisseaux britanniques dont les autorités sont sans nouvelles depuis presque deux ans. Le fameux passage du Nord-Ouest entre l'Atlantique et le Pacifique, c'est dans cette région que la Mary Celeste s'engage pour retrouver les disparus. Bientôt pris par les glaces elle attend le dégel , mais se trouve confrontée à la population indigène des lieux, à savoir les Inuits et leurs légendes locales. L'auteur nous offre alors une hypothèse que je trouve assez belle sur la disparition de la Mary Celeste. Ce moment de lecture fut pour moi un excellent moment d'évasion, tant l'auteur a su créer une ambiance et une atmosphère très XIXème siècle sur un thème qui m'est cher celui de la mer, des bateaux, fort bien dessinés et des légendes qui se réfèrent à ce milieu. Forcément un coup de cœur.

20/01/2022 (modifier)