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Les derniers avis (93476 avis)

Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Un homme de joie
Un homme de joie

« Un homme de joie »… Drôle de titre pour un personnage principal dont on ne le voit pas tant rigoler que ça et faire marrer les autres… Enfin, bref, sérieusement, si on s’intéresse un peu sur les expressions françaises, on comprend quand même où les auteurs veulent en venir en concoctant ce récit… David François (dessinateur) et Régis Hautière (scénariste) nous proposent une histoire qui se passe au début du XXième siècle et plus précisément à New-York où un jeune ukrainien y débarque pour « vivre », et oui, rien que pour « vivre » au regard des atrocités pratiquées par les russes dans son pays natal à cette époque… et à partir de là, les auteurs nous font voyager dans l’Amérique de l’Oncle Sam, celle qui faisait rêver les plus pauvres, celle qui promettait à tous réussites, celle aussi qui laissait à la rue les plus faibles… C’est cette atmosphère particulière qui m’a fait aimer ce récit, on y découvre une ville tentaculaire, sans cesse en mouvement où grouille des clochards, des milliers et des milliers d’immigrés qui cherchent un boulot, des clans mafieux et toute la pègre qui se répand sans crier gare sur « big apple », la prohibition, la prostitution dans les beaux quartiers… Tout cela est réuni dans cette mini-série (2 tomes) grâce au bon coup de patte de David François qui possède un style atypique, vivant, à mi-chemin entre la caricature et le réalisme, qui sied à merveille à cette histoire. Mention spéciale aux perspectives employées par David François qui nous font ressentir le vertige, l’immensité de ces constructions de la ville de New-York, la folie de ces hommes qui côtoient les hauteurs pour une bouchée de pains… C’est quand même incroyable la somme de travail qu’il a fallu au dessinateur pour nous retranscrire tout cela ! Je pense que vous l’aurez compris, c’est vraiment cette atmosphère qui m’a fait adhérer à cette bande dessinée parce que, pour le reste, comme je ne suis pas un amateur de polar, l’histoire m’a laissé un peu indifférent surtout dans le deuxième tome qui se montre plus violent dans son traitement que dans le premier tome qui était une sorte de mise en situation. Une bonne découverte finalement car j’ai adoré l’ambiance de ce New-York de la prohibition et du nouveau-monde, un peu moins pour le scénario parce que le polar n’est pas mon genre préféré.

24/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Iznogoud
Iznogoud

Après des relectures et des tentatives, je dois dire que je suis aussi de ceux qui estiment peu Iznogoud. Le défaut, à mes yeux, c'est qu'en comparaison avec d'autres séries de Goscinny, celle-là se démarque moins. L'humour est là, mais Iznogoud me fait toujours peu rire en comparaison d'un Astérix. D'autre part, le principe est assez rapidement expliqué et dans les quelques albums que j'ai lu, j'ai déjà noté une certaine répétition du genre. Izonogoud est une BD extrèmement connue, et mon avis ne changera pas cet état de fait, j'en suis conscient. Car elle apportait des nouveautés pour son époque : un personnage central qui est le méchant, les jeux de mot des noms de tous les personnages, les histoires courtes tournant autour de comment évincer ce gentil calife. C'est amusant à lire lorsque l'on n'a qu'un seul album, certains gags font réellement mouche, mais je n'ai pas envie d'en avoir chez moi ou d'en lire plus. La série me donne parfois l'impression d'être datée et un peu trop coincé dans son idée de base. Je n'ai pas spécialement cherché à voir les différences entre la période Goscinny et celle après, mais cette BD n'est pas faite pour moi. Tant pis, je me consolerais en relisant mes Asterix !

24/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Negalyod
Negalyod

Une lecture plutôt agréable avec quelques réserves. Visuellement c'est très beau, Perriot nous offre un monde post apocalyptique de toute beauté. Des décors grandioses que ce soit le désert, les vaisseaux ou l'architecture de cette méga ville. Que de détails. Je suis moins enthousiasme pour les visages, ils sont tous dans le même "moule". Un découpage cinématographique qui rend le récit dynamique. Les couleurs mates assez uniformes dépeignent bien l'atmosphère de ce monde. Le bémol vient du scénario qui ne révolutione pas le genre. J'ai eu du mal à entrer pleinement dans l'histoire, les ficelles utilisées sont vraiment très grosses. De plus, des situations impossibles, comme être au bout d'une corde celle-ci accrochée à un vaisseau volant à pleine vitesse tout en tirant au revolver. Dommage, ça enlève du crédit au récit. Cela ne m'a pas empêché de passer un bon moment dans mon fauteuil. Note réelle : 3,5 Tome 2 : vingt ans plus tard la montée des eaux a déréglé les équilibres. Jarri et Korienzé ont eu deux filles..... La suite le 15 octobre.

24/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Witching Yours
Witching Yours

J'aime bien les éditions Tabou qui proposent des albums soignés pour public averti. Evidemment c'est à mettre tout en haut de la bibliothèque même si le petit sens interdit attire le regard immédiatement. Cosimo Ferri s'amuse à faire revivre une histoire de sorcières sorties d'un magasine masculin. Monsieur Ferri brouille un peu les pistes et nous fait des clins d'œil malicieux. Hatea Redwood ( chaperon rouge) vit chez sa grand-mère assez bien conservée pour connaitre le loup!! Sa copine Sally Nympher( la nymphe) nous rappelle que les Antiques savaient vivre. Je trouve plus de Charmed que de notre petit sorcier à lunettes dans le scénario, le passage dans l'académie étant expéditif. Les scènes de charme sont proposées avec parcimonie, dans l'action, bien dessinées et de façon assez soft. Pour moi, c'est plus du -16. Finalement notre Thésée aura l'occasion de recharger son cristal, le petit veinard.

23/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Comédie française - Voyages dans l'Antichambre du Pouvoir
Comédie française - Voyages dans l'Antichambre du Pouvoir

2.5 Des trois albums reportages de Sapin que j'ai lus, c'est lui qui m'a paru le moins intéressant malgré de bons moments. Il faut dire que j'ai vraiment eu l'impression que ça partait dans tous les sens. Alors que l'album sur la campagne présidentielle d'Hollande et celui sur Depardieu était bien structuré avec un but précis, là ça sent un peu l'improvisation. Je n'ai rien à dire du principe de mettre en parallèle la vie de Racine et la vie quotidienne de Sapin, la biographie de Racine m'a au final semblé plus intéressante que la partie sur Sapin. C'est pas que les parties se passant dans la vie moderne soient ennuyeuses, il y a des bons moments, mais j'ai été déçu parce qu'au final Sapin passe peu de temps avec Macron alors que je pensais que ça allait être un reportage sur lui. En effet, on voit surtout Sapin essayer d'avoir un entretien avec Macron ou avoir des discussions avec ses amis. Et il manque à la partie moderne l'humour mordant de la partie sur Racine, probablement parce que l'auteur ne voulait pas trop froisser personne. Le tout baignant dans un sentiment d'improvisation, comme si l'auteur avait noté toutes ses réflexions et les moments marquants de sa vie jusqu'à ce qu'il ait pu avoir son reportage avec Macron. C'est pas spécialement ennuyeux, mais c'est pas non plus captivant à lire ce qui est un défaut pour un album avec autant de pages et de textes.

23/09/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la combi de Thomas Pesquet
Dans la combi de Thomas Pesquet

Ça fait un bon moment que je voulais lire « Dans la combi de Thomas Pesquet » et l’occasion s’est enfin présentée lors d’une visite à la bibliothèque (bon, c’est vrai que j’aurais pu acheter cet album mais bon…) ; au final, j’ai beaucoup aimé cette lecture ! Cette appréciation, je l’ai eu car j’ai appris beaucoup de choses sur le quotidien d’un astronaute, en l’occurrence Thomas Pesquet, de son inscription pour passer des tests jusqu’à son séjour dans l’ISS. Je l’ai eu également car l’album regorge énormément d’anecdotes humoristiques, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis marré devant les conneries racontées dans cette bande dessinée. Au final, cette lecture m’est apparue instructive, très agréable, je l’ai lue d’une seule traite sans ennui et avec l’envie d’en savoir plus. Je ne suis pas particulièrement fan du style de Marion Montaigne mais son coup de crayon m’est apparu finalement bien adapté ce récit. La narration est impeccable, les expressions apportées aux personnages sont amusantes sans en être de trop. Les expériences menées par les astronautes sont explicitées de façon claire et –encore une fois- amusante, c’est vraiment un vrai bonheur de voir que les auteurs ont fait l’effort de mettre cet album à la portée de tous sans employer des termes techniques et scientifiques complexes qui auraient pu nous saouler. D’ailleurs, je recommande sans problème aux jeunes lecteurs intéressés ou non par l’aventure spatiale de lire « Dans la combi de Thomas Pesquet », ils y passeront un bon moment sans prise de tête. ! Je ne vais pas rentrer dans le débat de l’utilité de telles missions, ce n’est d’ailleurs ni le propos ni l’objectif de cette bande dessinée même si le dénouement nous en parle un peu mais alors très peu. Je dirai juste que j’ai passé un excellent moment en compagnie de Thomas Pesquet. Chapeau à Marion Montaigne de nous avoir concocté un récit très sympa et très agréable à lire !

23/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Tom-Tom et Nana
Tom-Tom et Nana

Voici une série qui est en passe de devenir un classique culte dans les bibliothèques des maîtresses du primaire en France. Editée entre 1985 et 2005, la série est de nouveau disponible depuis 2017. Evidemment entre ces dates le monde a beaucoup changé. Mais quand je regarde l'impact et l'avidité avec laquelle ma Choupette les dévore, je me dis qu'une bêtise d'enfant est capable de traverser les âges en nous faisant rire (nous ne sommes pas Papounet et Mamounette) voire en nous attendrissant. Dynamisme, créativité, drôlerie, attendrissement parsèment les scénarii des trente-quatre tomes (tomes). A chaque fois des fins surprenantes et drôles. Une mention spéciale car nous avons quatre femmes aux commandes, ce n'est pas si fréquent et bravo. J.Cohen, E.Resberg, B.Després et C. Vianson-Ponté méritent nos rires et nos applaudissements (au moins les miens et ceux de mes enfants) Les cartes Pomékon existaient déjà mais pas encore les tablettes ni les portables, presque la préhistoire quoi....

23/09/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Marie Curie
Marie Curie

C'est la 3e biographie de Marie Curie en BD que je lis. Mais contrairement aux deux autres qui s'axaient véritablement sur son parcours scientifiques et ses réalisations, ici l'accent est beaucoup mis sur sa vie privée et sentimentale. Cela commence au moment où, employée comme préceptrice dans une Pologne sous domination Russe, elle sent bien que sa place n'est plus là et qu'elle doit partir en France si elle veut poursuivre les études qui l'intéressent vraiment. Rapidement, le récit nous amènera à la rencontre avec Pierre Curie, leurs premiers atermoiements puis leur mariage. Et si l'on suit bien aussi ses recherches scientifiques et qu'on a même droit à quelques descriptions détaillés de l'un des procédés expérimentaux qu'elle mettra en place pour ses études sur les dérivés de l'Uranium, ce sont surtout les évènements qui vont toucher l'âme de l'héroïne qui intéressent ici l'auteur. Le graphisme s'accorde bien avec ce point de vue. Il est réalisé directement au pastel ou au crayon de couleur, sans réel encrage, et cela lui donne un aspect doux, légèrement évaporé mais séduisant. Son absence de détail le rend toutefois parfois un peu flou, laissant le lecteur s'interroger quelques fois sur les expressions que les personnages sont sensés dégager. J'ai apprécié la découverte de Marie Curie par son côté humain plutôt que scientifique. Elle se révèle certes très studieuse et passionnée avant tout par la science, mais on comprend mieux sa personne et ses sentiments, de même qu'on comprend mieux sa relation avec Pierre Curie puis avec ses enfants et le monde scientifique ou public. La narration est cependant un peu décousue, et si l'on ne connait pas déjà le parcours du personnage, il manque des informations pour bien suivre l'enchainement des évènements qui nous sont montrés ici, ainsi que pour comprendre le parcours scientifique lui-même. Ce n'est donc pas un album qui se suffit à lui-même si on veut découvrir pour de bon Marie Curie. Mais on en aperçoit là une intéressante facette tout de même.

23/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Quelques Mois à l'Amélie
Quelques Mois à l'Amélie

Jean-Claude Denis réussit là un bon roman graphique, pas forcément hyper original, mais bien construit (il faut juste s’accrocher au départ pour bien faire le lien entre les différents protagonistes et les différentes temporalités). Le thème du type qui s’investit dans la vie passé d’un autre personnage, découverte dans un livre, a déjà été traité. Mais ici, de façon assez simple, sans esbroufe, on se laisse embarquer. C’est peut-être d’ailleurs le principal reproche que l’on peut faire à Denis, ce relatif manque de rythme, de rebondissement, l’aspect presque linéaire, malgré les flash-backs, d’une histoire qui nous montre un être – écrivain cherchant l’inspiration – ne pouvant échapper à un destin malicieux. C’est aussi, par petites touches, la construction d’une histoire d’amour, dont on ne verra pas la conclusion. Pour amateur de roman graphique pur, une lecture sympathique, même si ce n'est pas forcément ma came.

23/09/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série NOU3 (WE3)
NOU3 (WE3)

Le concept mis en place ici par Grant Morrison est indéniablement fort, mais je trouve que NOU3 ne lui fait pas suffisamment honneur. L'idée de mettre en scène trois animaux modifiés génétiquement qui essayent d'échapper à leurs créateurs humains est bonne, et donne lieu à un récit prenant, mais en même temps, je reste un peu sur ma faim. Même si celle-ci est parfois un peu gratuite, l'ultra-violence apporte une réelle plus-value à l'album, en lui donnant un côté impitoyable qui fonctionne bien. En cela, le dessin froid et réaliste de Frank Quitely renforce bien l'atmosphère recherchée par Grant Morrison. Donc visuellement, NOU3 est un bon album, qui se lit bien. Mais je n'ai pas réussi à accrocher jusqu'au bout, pour les mêmes raisons que la plupart des posteurs précédents. Particulièrement, les Dialogues des trois animaux principaux auraient mérité d'être développés. Le fait de ne leur faire dire que quelques mots ajoute certes en crédibilité à la situation initiale, mais limite trop le propos global qui est mis en place. D'ailleurs, le format one-shot de ce récit joue finalement contre lui, puisque logiquement, les auteurs sont obligés de dérouler leur récit en quatrième vitesse, sans avoir le temps de s'étendre sur leurs personnages. Et autant, on s'attache vite aux personnages animaux, joliment humanisés par le dessin, autant j'aurais aimé en savoir plus sur les personnages humains pour être en mesure de m'attacher tout autant à eux. Bref, donc ce comics fonctionne de manière tout-à-fait correcte, mais il lui manque ce petit quelque chose qui aurait pu en faire une BD incontournable. Là, je sens que ça ne va pas me marquer très longtemps...

23/09/2021 (modifier)