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Les derniers avis (91905 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage des Pères - L'Exode selon Yona
Le Voyage des Pères - L'Exode selon Yona

C’est en souvenir du « Voyage des Pères » premier cycle que j’ai acheté le « L’Exode selon Yona ». En effet, j’y avais bien aimé le style de David Ratte, l’humour employé et les personnages. Au fait, « L’Exode selon Yona » est le prequel du « Voyage des Pères », ça se passe 1500 ans avant JC… justement en plein pendant la période égyptienne et les fameuses « aventures » de Moïse. Bon, sachez cependant que l’histoire est centrée sur Yona, un riche égyptien râleur qui veut épouser une juive afin d’avoir (enfin) des héritiers… et il tombe Libi, une (très) jeune et belle femme qui n’a pas sa langue dans la poche… Ce prequel m’est apparu également très humoristique grâce à l’emploi par l’auteur de conservations -que je dirais- très « actuelles ». Et c’est ce gros contraste entre dialogues modernes et la période où se passe cette histoire qui -à mon avis- fait son intérêt principal. A la rigueur, on se passerait bien volontiers des péripéties du peuple juif et de son « sauveur » sauf que ces situations ubuesques nous apportent des moments de franche rigolade (et aussi de tristesse) autour de nos deux protagonistes, du pharaon, de Moïse et toute une flopée de personnages secondaires riches en couleurs. Le graphisme de David Ratte est -à mon avis- parfaitement en adéquation avec son récit. On y a droit à un style à la fois tout en rondeur et en caricature, cela permet de proposer un dessin très agréable à contempler et très expressif. La mise en couleurs de Myriam Lavialle est dans la même lignée que celle du « Voyage des Pères » : les tons employés y sont très plaisants même s’ils sont moins pastels que sur la première série. Mais ce que j’apprécie le plus dans « L’Exode selon Yona », c’est que j’y trouve mon compte d’émotions : bien entendu, le ton y est résolument humoristique ; cependant, certaines scènes sont vraiment touchantes… c’est ce que j’aime découvrir dans une bande dessinée : pouvoir me procurer des sentiments qui oscillent entre le rire et la tristesse, c’est ce que je retiens de ma lecture de « l’Exode selon Yona ». Bien sûr, je vois que des lecteurs me diront que c’est un récit qui s’inspire d’un mythe religieux, ce qui fera hérisser les athées, les autres adeptes de religions plus ou moins éloignées du judaïsme, etc… mais si vous laissez de côté ces considérations religieuses et votre premier degré de "sériosité", il y a de fortes chances que vous passerez un bon moment de lecture en compagnie de ces personnages loufoques et de leurs conversations décalées par rapport au contexte historique de cette époque.

13/04/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Overlord - 6 juin 1944 - La Liberté
Overlord - 6 juin 1944 - La Liberté

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur l'Opération Overlord, avec cette BD... Mais vous risquez de lâcher l'affaire en chemin. En effet celle-ci est assez laborieuse, sur beaucoup de plans. Il ne fait pas de doutes que le scénariste, Serge Saint-Michel, ait voulu mettre à la portée de tous un maximum d'infos, et surtout des détails peu connus du public, dans ce récit de 82 pages. Du coup nous avons de nombreuses scènes prenant pied en 1944, majoritairement en Normandie, concernant la préparation, le déroulement et les conséquences du D-Day (terme jamais utilisé dans l'album, tiens). Ainsi des nombreuses escarmouches qui se sont déroulées dans le bocage normand, les combats pour "prendre" une ville réduite à l'état de ruines, la façon dont les généraux allemands ont tenté de prévoir, puis contrer, puis limiter les dégâts causés par la (quasi-)implacable offensive alliée... Du coup on se retrouve avec un récit contenant de multiples personnages, quelques-uns, modestes, servant de fil rouge, mais dont on perd très vite la trace... C'est très, trop confus, on sent que le scénariste est historien, mais qu'il n'a aucune technique pour raconter une BD. Côté graphique c'est Mister Kit qui s'y colle, et qui fait ce qu'il peut. Si on sent qu'il a un certain savoir-faire pour dessiner des blindés et des chasseurs, il a beaucoup plus de mal avec les êtres de chair et de sang. Gros problème anatomiques, poses pas du tout naturelles, insertion de portraits de célébrités (Churchill, Eisenhower, Rommel, Patton...) hasardeuses... C'est largement insuffisant.

13/04/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Mezek
Mezek

Le 14 mai 1948 correspond à la naissance de l’état d’Israël. Le plan de partage de la Palestine a été élaboré par le comité spécial des Nations unies sur la Palestine créé par l’ONU, et approuvé par cette dernière à New York, par le vote de la résolution 181. Celui-ci prévoit le partage de la Palestine en un état juif et un état arabe. Cette décision onusienne se fait sans trop se préoccuper de l’avis des Palestiniens. Des bergers qui vaquent sur un bout de terre aride… mais qui s’en soucie ? C’est le début du conflit israélo-palestinien que nous connaissons. Cela perdure depuis plus de 70 ans ! Mais revenons au récit. En 1948, Israël doit faire face aux bombardements incessants de l’armée égyptienne. Pour pouvoir riposter, la jeune nation va s’entourer de mercenaires de tout horizon, payés au prix fort. C’est avec le Mezeck, la version tchécoslovaque du Messerschmitt – célèbre avion utilisé par la Luftwaffe pendant le Seconde Guerre mondiale - qu’Israël va lutter pour défendre son indépendance face aux pays arabes. On va suivre donc les pérégrinations de ces pilotes de Tsahal et notamment de ce jeune pilote suédois, Björn, pilote aguerri et séducteur à ses heures perdues. Un personnage ambigu qui se dévoilera au fil de l’histoire. On est vite pris dans le récit qui multiplie avec minutie les précisions historiques. Pour avoir en parallèle été fouiner sur internet pour mieux appréhender cette partie historique que je ne connais pas vraiment, je peux vous assurer de la rigueur des auteurs sur ce point. On parle aviation bien évidemment mais rien à voir avec les séries « Tanguy et Laverdure » ou « Buck Danny ». Le graphisme est plutôt sympa avec de belles couleurs chaudes. Un peu à la Léo ! C’est tout dire ! Le découpage est classique mais rien de fou fou. Si vous rajoutez un scénario qui tient la route, vous tenez dans vos mains un album réussi. Encore une belle surprise de la collection "signé". note réelle 3,5

13/04/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Merveilleux Spectacle de la Téléréalité
Le Merveilleux Spectacle de la Téléréalité

Je n'ai pas accroché à cet album. Il faut dire que Koh-Lanta n'a jamais été diffusé au Québec (du coup on peut se demander la pertinence d'une bibliothèque québécoise à acheter ce livre) et du coup je peux pas rire des travers de l'émission de la même manière qu'un français qui a déjà regardé. J'ai tout de même rapidement compris le principe du show qui me fait penser à Survivor, une autre émission de télé-réalité que je n'ai jamais regardée parce que je trouve ce genre d'émission sans intérêt. Le principal problème toutefois vient de l'humour de Feroumont. Le peu que j'ai lu de son œuvre ne m'a pas fait rigoler et ce fut encore le cas ici. Quelques remarques m'ont fait sourire sans plus, le reste n'est pas drôle et pour moi rien n'est plus ennuyeux qu'une bande dessinée humoristique qui ne me fait pas rire. Et le pire est que cela devient de plus en plus inintéressant au fil des pages, l'auteur étirant un peu trop le concept. Il reste le dessin qui est pas mal. En gros, pour les fans de Koh-Lanta....

13/04/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Sucre de la pierre
Le Sucre de la pierre

Attiré par la beauté des planches entrevues sur le Net, je me suis procuré cette BD au tirage limité tant qu'elle reste disponible. Et une fois en main, je peux confirmer mon impression initiale : étonnant qu'Hervé Leblan ne soit pas déjà plus connu dans le monde de la BD car son dessin est superbe et parfaitement maîtrisé. L'album le Sucre de la Pierre tel qu'il est vendu actuellement se présente sous un grand format avec couverture souple à rabats. Le papier lisse et très épais des pages est gage de qualité. Celui de la couverture est lisse également mais le dessin qui le recouvre et les couleurs choisies lui donnent un étonnant aspect de velours qui trompe l'œil et force la main à vérifier si le toucher est lui aussi velouté. Même si j'aurais forcément préféré une couverture cartonnée, la qualité de cet ouvrage fait plaisir et explique en partie son prix élevé. Nous sommes plongés dans un univers imaginaire totalement souterrain. Il est créé sur la base d'une mythologie propre où des dieux géants auraient conçu la roche, l'eau, la lumière et les créatures qui y vivent en son sein. Et l'un d'entre eux, plongé dans un profond sommeil, rêve depuis lors la vie des humains, ou plutôt des Mankins comme ils se nomment eux-mêmes. Ceux-ci ont établi toute une religion autour de ce mythe, religion qui gère leur vie et leur imposent des règles strictes... la plupart au profit de leur dirigeant peu scrupuleux. Le héros, quant à lui, vit en dehors de cette société et lui comme les autres humains ignorent ses origines, si ce n'est qu'il vit en homme libre et un peu sauvage dans la nature, se tenant à l'écart des Mankins. Mais il va être irrémédiablement attiré par le charme et le chant d'une belle jeune femme qui va le forcer à rompre avec son isolement. Le dessin de cet album est proprement superbe. Plusieurs noms de grands maîtres du dessin me viennent à l'esprit pour essayer de le comparer à des styles connus, comme par exemple Moebius pour les décors rocheux et les animaux qui y vivent ou encore Servais pour les corps à l'exception sans doute des lèvres très pulpeuses de ses protagonistes, mais il a en même temps un style propre qui est certes parfois assez académique mais brillant de maîtrise. Hervé Leblan a certes une trentaine d'années d'expérience dans le domaine de l'animation et de l'illustration, mais je trouve épatant de voir à quel point il maîtrise le médium de la bande dessinée dès son premier véritable album. Il est vrai que la teneur du récit, de son cadre et des couleurs aux teintes oscillant entre les bleus, verts et violets donnent un petit aspect suranné à ce style, rappelant parfois les publications de Métal Hurlant et d'autres fois l'excellent album La Source et la sonde de Bourgeon et Lacroix, mais je ne vais pas m'en plaindre : ce sont là des références que j'aime et apprécie aujourd'hui autant qu'hier. Le scénario est-il à la hauteur du graphisme ? En l'absence de véritable éditeur, je craignais que le manque de relecteurs y laisse passer des faiblesses narratives et autres manquements que seule l'expérience dans le domaine de la BD permet d'éviter en général. Eh bien, là aussi, j'ai été agréablement surpris. Hormis une faute de conjugaison qui m'a un peu choqué, je lui trouve là encore une bonne maîtrise professionnelle. L'intrigue a su me plaire sur la grande majorité de l'album. Même si elle présente bien des aspects stéréotypés d'une civilisation imaginaire de type féodal avec d'un côté un tyran qui profite de son peuple et de l'autre un bon sauvage qui va amener le chaos dans la fourmilière, elle a su me séduire par son atmosphère et l'originalité de sa religion et de la société qui s'est construite autour de son mythe. Elle présente en outre quelques pans mystérieux comme le mystérieux narrateur, l'Aven, ou encore les Skribs et leur trame primordiale. Et comme la mise en scène est efficace et la narration fluide, je me suis bien laissé prendre par le récit. Cependant, plus il avançait, plus je m'inquiétais de ne pas le voir arriver à une conclusion satisfaisante. Car après une longue introduction, l'action se lance enfin et j'y ai vu beaucoup de portes s'ouvrir et peu se refermer. Plus le nombre de pages restantes diminuait, plus je me disais qu'il n'y aurait pas suffisamment d'espace pour y développer une fin réussie. Et effectivement, elle ne m'a pas convaincu, ou du moins m'a-t-elle laissé sur une frustration. Elle me donne une impression de récit vain, qui avait tous les ingrédients pour permettre d'excellents développements, mais qui s'achève avant d'avoir vraiment pris son envol. Peut-être a-t-elle été conçue dans l'espoir d'un succès commercial amenant à la création d'une suite ? Mais en l'état, puisqu'il s'avère qu'il faille considérer cette fin comme définitive, j'aurais aimé un épilogue plus consistant et des paroles moins absconses de la part de notre fameux Aven narrateur. C'est donc là une très belle BD sur la forme et dans son imaginaire, et qui marque surtout par son graphisme épatant, mais son intrigue n'a pas su me combler pour de bon. J'aimerais bien qu'il y ait une suite...

13/04/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Serum
Serum

L’histoire n’est pas palpitante. Vous plongerez allégrement dans Paris en 2050. La population est sous un sérum de vérité. C’est-à-dire qu’aucun individu ne peut mentir. Kader est seul et déprimé, ne trouvant que du plaisir qu’à travers les rencontres avec sa fille et son ex-femme. Une vie bien triste et morose. Est-ce qu’il y a un message quelconque à capter dans cet album ? Si c’est le cas, je suis passé à côté. C’est lent avec des dialogues bien pauvres. Le graphisme quant à lui, même si il est simple et sans fioriture, il est plutôt plaisant et adapté pour décrire une atmosphère pesante, austère et angoissante. La colorisation avec des tons froids accentue cette sensation. Le découpage des cases est d’un classique absolu. Quelle raideur dans l’approche. On reste donc ankylosé sur un gaufrier à 3 bandes à 2 ou 3 cases ! Pas emballé par cette société chimérique des années 2050 organisée pour que sa population ne soit pas heureuse. On n’y croit pas vraiment. Aucune dimension politique dans ce récit. Une bande dessinée banale sans saveur. note réelle 2,5

13/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Têtes de mule - Six jeunes alsaciennes en résistance
Têtes de mule - Six jeunes alsaciennes en résistance

Voilà un album qui traite d'un sujet plutôt rebattu (l'occupation allemande, les actes de résistance d'une partie de la population), mais qui le fait de façon assez originale. En effet, alors que généralement ce sont des hommes résistants, souvent communistes, qui sont au coeur de l'action, ici cela se déroule en Alsace (annexée au Reich durant la guerre), et l'héroïne - les héroïnes d'ailleurs, sont des femmes. Et ce sont leurs convictions religieuses, chrétiennes, qui les motives: le réseau d'évasion qu'elles mettent en place au péril de leur vie se construit avec des réseaux de scouts. Il est amusant de voir que les Nazies ne les ont pas vraiment prises au sérieux (les épargnant après l'arrestation, contrairement aux hommes, exécutés), alors même qu'elles ont fait preuve d'une force de caractère et d'un courage exceptionnels. Le dessin est frais et aide à la fluidité de la lecture (la narration est simple - peut-être manque-t-elle d'aspérités). Comme Alix, j'ai trouvé un peu bizarres ces nez en forme de bouchon, mais on s'y fait. Une lecture intéressante et recommandable en tout cas.

13/04/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Vercingétorix - La B.D.
Vercingétorix - La B.D.

Une nouvelle version de l'histoire d'un des plus grands héros de notre pays, avant qu'il soit un pays. Cette fois-ci adaptée d'un film éponyme avec Christophe Lambert en tête d'affiche... Très vite j'ai été frappé par le niveau d'amateurisme de l'ensemble. Les scènes s'enchaînent, de façon linéaire, mais sans grande cohérence, sans liant entre elles. Il s'agit visiblement d'une transposition assez "sèche" du scénario du film. Les dessins de Jean-Marie Michaud, qui pourtant a fait bien mieux à cette époque, sentent l'album de commande vite torché. On notera que la première case présentant Vercingétorix adulte nous montre donc Christophe Lambert en gros plan, et on comprend pourquoi il fut moqué à l'époque... Maquillage, visage lunaire et perruque fournie ne font pas bon ménage sur un plateau... On s'ennuie ferme très vite, même si par moments le dessinateur semble avoir récupéré un peu de temps et soigne un peu plus certaines planches. On notera le gros dossier documentaire d'Anne de Leseleuc, historienne à l'origine du scénario du film, qui réduit la partie BD à 25 pages. Je me souviens qu'à sa sortie, au début des années 2000, ce film avait été largement moqué par la critique et le public, en raison de la prestation de son interprète principal et de sa réalisation, particulièrement peu qualitatives... L'adaptation en BD n'est pas beaucoup mieux. On sent l'oeuvre de commande, dont l'éditeur, qui l'a retirée de son catalogue, a un peu honte... Bref, à oublier.

13/04/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Une Touche de bleu
Une Touche de bleu

Ce manga est assez intéressant, car il propose de traiter non pas d'un, mais de deux handicaps : l'un est visible, bien que directement pas problématique, chez Ruriko. Sa tache de naissance n'est pas douloureuse, mais se répercute dans le regard des autres. L'autre est invisible, mais impacte sévèrement son professeur, puisqu'il souffre de prosopagnosie, qui l'empêche de distinguer les traits de ses interlocuteurs. A la différence, donc, de Ruriko, sur le visage de laquelle il croit voir une aura, ce qui lui permet de la distinguer nettement, y compris au travers d'une foule. Son professeur lui parle donc plus facilement qu'aux autres, ce qui amène la lycéenne à penser qu'il a peut-être des sentiments pour elle. Lui, de son côté, est troublé. Après la lecture des deux premiers tomes, on pourrait croire que ce shôjô verserait dans le sentimentalisme excessif, ou dans le malaise avec ce rapprochement des deux personnes. Ce n'est pas vraiment le cas, et la lecture en est plutôt agréable, la façon dont chacun se débrouille avec sa différence et chemine vers son acceptation est plutôt intéressante et fine. Sur le plan graphique, c'est du shôjô relativement classique, mais sobre, sans ornements floraux, même si des petites lumières ou auras apparaissent ça et là. Si je tombe dessus je lirai la suite avec curiosité, car ce manga traite de handicaps rares.

13/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Mort et déterré
Mort et déterré

Je ne suis pas le cœur de cible de cette série – dont j’ai lu pour le moment le premier tome, qui m’est tombé sous la main. Mais je dois dire qu’elle est sans doute meilleure que ce à quoi je m’attendais, et peut tout à fait satisfaire un jeune lectorat. D’abord parce que le dessin est efficace, dynamique, avec une colorisation sans trop de nuance certes, mais l’ensemble est plutôt bien enrobé. Ensuite parce que l’histoire se laisse lire. Je ne sais pas où cela va mener par la suite, mais la situation est assez bien posée, et l’on fait rapidement l’impasse sur l’improbabilité de la situation de départ : Yan, ado plein de vie, est tué, enterré, mais finit par sortir de sa tombe une année après. C’est donc un zombie qui tente de renouer avec ses copains, qui découvre la tournure prise par la vie de sa famille, etc. Si ce n’est pas trop ma came, les jeunes ados peuvent y trouver leur compte, avec cette histoire de zombie qui ne tombe pas dans le gore, cet aspect servant pour le moment juste à renouveler la classique histoire de la vie d’un ado, ses relations amicales ou amoureuses, ses relations familiales, etc.

13/04/2021 (modifier)