Wax paradoxe

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Cette BD est sortie en parallèle de l'exposition événement « Wax » au Musée de l’Homme, à Paris.


La BD au féminin

Sophia est étudiante en design textile. Son sujet de mémoire est imposé : elle devra étudier le wax. La jeune métisse y va à reculons, mais en travaillant dans une boutique de tissu, en visitant les usines du grand fabricant néerlandais Vlisco, en écoutant les confidences de femmes africaines, en découvrant le sens des motifs des wax offerts par son père, elle va découvrir la richesse de cette étoffe qui tisse des liens entre Afrique, Europe et Asie. Elle touche du doigt aussi les paradoxes d’un tissu né de la colonisation et devenu un motif de fierté et de reconnaissance pour les habitants d’Afrique de l’Ouest et centrale. Comme un écho à son histoire personnelle, et sa quête d’identité.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Février 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Wax paradoxe © Bayard 2025
Les notes
Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)
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31/03/2026 | grogro
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Par grogro
Note: 4/5
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Je suis tombé sur cette BD dont le sujet m'a immédiatement interpelé : le wax ! Le fameux tissu "africain" dont on fait les chemises et les boubous. Or, je suis grand amateur de Wax ! Si cette BD est sortie opportunément pendant une exposition parisienne précisément consacrée au Wax (c'est même une commande), elle ne passe pas à côté de son sujet. La jeune autrice Justine Sow, métis de père sénégalais, et dont il s'agit de la première BD, livre même une bonne histoire qui ne fait pas l'impasse sur l'émotion. En effet, elle livre quelques souvenirs familiaux poignants, et surtout comment elle niait sa propre situation. Comment aussi elle a subit le racisme invisible, y compris de la part de sa très proche famille. Tout cela est bien fait. L'intro pose parfaitement le cadre, et le rendu documentaire est distillé en parallèle de l'histoire familiale. Le dessin remplit parfaitement sa fonction, et on apprend des choses étonnantes sur le fameux tissu. On regrettera simplement une fin abrupte, ainsi que la fugacité des scènes de famille, certes concentrées autour d'anecdotes et de dialogues bien choisis. L'ensemble manque d'un poil de percussion, d'où un côté un peu froid peut-être. Perso, j'aurais aimé quelque chose de plus investi d'autant qu'il y avait largement matière à le faire.

31/03/2026 (modifier)