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Méta-Baron

Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)

Les dernières pages de la saga La Caste des Méta-barons laissaient planer le mystère sur ce qu'il adviendrait du dernier des Méta-Barons, Sans-Nom, qui choisit de ne pas avoir de descendance pour que cesse de se perpétuer la tradition de la lignée – car pour devenir le nouveau Méta-Baron, le fils doit en effet tuer son père. Cette nouvelle saison, écrite par Jodorowsky et développée par le scénariste Jerry Frissen, lèvera le voile sur ce mystère.


Ecole Pivaut, Nantes Jodorowsky L'univers de l'Incal Space Opera

Depuis que le Méta-Baron a anéanti l’Empire, le chaos a profité aux infâmes Technos-Technos. Contrôlant l’Épiphyte, le carburant des voyages interstellaires, ceux-ci ont largement assis leur domination sur la galaxie. Lorsqu’ils apprennent que le Méta-Baron fait route vers Marmola, unique source d'épiphyte, ils font appel à Wilhelm-100. Ce Techno-Amiral, réputé pour son invincibilité et sa cruauté, peut-il arrêter le guerrier le plus puissant de l'univers ? C’est un combat de titans qui s’engage… Cette nouvelle saison des aventures du Meta-Baron, écrite par Jodorowsky et développée par le scénariste Jerry Frissen, se composera de quatre cycles de deux épisodes de 54 planches chacun. Chaque cycle va être confié à un dessinateur différent, dont l'éditeur a reconnu le talent et le potentiel à émouvoir un lectorat international.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Octobre 2015
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (cycles de 2 tomes) 6 tomes parus
Couverture de la série Méta-Baron
Les notes (4)
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19/10/2015 | Ro
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'aime bien l'univers de L'incal et le personnage de Sans-Nom donc il fallait que je lise cette série. Le dessin est le genre de dessin très réaliste que je trouve trop froid. Je trouve qu'il ne se dégage aucune émotion de ce style quoique cela ne me derange pas trop dans ce cas-ci car je trouve que c'est un bon style pour une histoire mettant en scène Sans-Nom. L'histoire est bien faite. Le scénario respecte bien l'univers de Jodorowsky et il ne tombe pas dans les excès de ce dernier qui a parfois l'habitude de tomber dans la violence tellement gratuite qu'après cela devient difficile de prendre l'histoire au sérieux. Le récit est assez prenant et j'aime bien cet univers, mais il manque encore quelque chose pour rendre le tout memorable. Je vais attendre de lire la suite pour voit si ça vaut le coup de recommander un achat.

30/03/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Autant dire les choses clairement je suis un grand fan de la série mère, cet engouement essentiellement du au dessin de Gimenez, baroque, kitsh, extravagant mais oh combien efficace. le scénario était très Jodorowski avec tout ce que cela suppose, mais l'on connait les délires du maitre. C'est avec un peu d'appréhension que j'ai donc abordé cette suite, d'abord j'avais effectivement envie d'en savoir plus sur "Sans nom" et ce depuis longtemps, a vrai dire depuis L'Incal. Mais bon passer après ce duo Jodo/Gimenez, aïe, aïe. Et ben non, je n'ai pas reconnu tout de suite le dessinateur qui officiait déjà sur "Khaal", personnage et BD un peu bourrin, mais je trouve qu'ici il arrive à se fondre dans l'univers des anciens sans que cela ne soit gênant. Quelque situations laissent à penser qu'effectivement Jodorowski n'est pas loin du scénariste actuel mais ça tient la route et ne part pas en vrille. Pour l'instant je ne met pas d'option d'achat, en fait je préfère attendre deux ou trois diptyques pour affiner ma note. Quoiqu'il en soit c'est du beau boulot qui ne copie pas bêtement et sait se démarquer intelligemment de la série mère.

19/03/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Méta-Baron peut se lire indépendamment de sa série mère La Caste des Méta-barons paraît-il. Cela tombe plutôt bien car je n’ai jamais eu l’occasion de lire cette dernière et elle ne m’intéresse pas de toute façon. Et effectivement, ce premier tome ce parcours assez aisément pour les néophytes même si le scénario n’évite pas les références à certains faits s’étant déroulés précédemment, l’on parvient à comprendre plus ou moins à chaque fois de quoi il est question en procédant par déduction et faisant un peu travailler son imagination. Rien d’insurmontable donc hormis un seul point qui peut être, sera abordé dans l’album suivant : je ne comprends pas trop ce qui fait la particularité du Méta-Baron, le guerrier ultime, en quoi ou plutôt qu’est-ce qui fait de cet homme un être quasi invincible et redouté par l’univers entier ? Je pense qu’il y a un lien avec l’épyphite cette huile miraculeuse que tout le monde s’arrache, mais je n’en suis pas sûr car pour l’instant il semble tiré sa force de son Méta-bunker, l’engin spatial dans lequel il voyage et qui dépasse la technologie des autres vaisseaux. En parlant de l’épyphite, même si le scénariste principal de la série est le très bon Jerry Frissen, on sent que le concepteur demeure Alejandro Jodorowski. Celui-ci semble avoir été très frustré à l’époque de ne pas avoir réalisé l’adaptation cinéma du cycle de Dune de Frank Herbert et dont David Lynch reprendra finalement le projet. Car l’épyphite, cette huile miraculeuse pour laquelle l’empire Techno et le reste des Bios peuplant l’univers s’entretuent pour avoir le monopole, n’est rien de moins qu’une équivalente de l’épice du cycle de Dune. De même, je ne sais pas qui en a eu l’idée mais la ressemblance physique entre le Techno-Pape et le Vladimir Harkonnen de David Lynch est frappante et bien trouvée. Quant à Valentin Sécher je pense qu’il était le dessinateur tout désigné pour cette série. Sa précédente série Khaal, Chroniques d'un empereur galactique avec son personnage éponyme et son univers ultra violent possède tellement de points communs avec celui des Méta-barons, il ne navigue pas en secteur inconnu. Sans revenir sur ma critique de Khaal, j’avais trouvé celui-ci idiot et inutilement bourrin et j’avais été incapable de saisir où les auteurs avaient voulu en venir. Alors que sur Méta-baron, bien que l’on reste dans un univers morbide à la violence décontracté et au sadisme limite insupportable mais assumé, ici la mayonnaise prend. Je comprends le projet des auteurs de dépeindre une civilisation tournée vers des plaisirs porno-sadiques et, que ce soit voulu ou pas, évoque tout un héritage moorcokien. Mais si ça ne tenait qu’à cela, comme pour Khaal la série ne m’attirerait pas plus que ça et me dégoûterait même, mais là où Khaal était juste immonde et bête à bouffer du foin, je trouve que tous ces aspects négatifs sont contrebalancés ici par Sans-Nom, personnage principal de Méta-Baron. J’ignore son passé mais le fait qu’il renonce à cette barbarie régnante pour suivre sa voie alors qu’il a le pouvoir d’écraser n’importe qui, en fait un personnage intéressant, seul contre la morale douteuse de ses congénères, seul contre l’univers. Si j’ai bien compris il y aura 8 albums en tout, 4 diptyques dessinés par 4 dessinateurs. C’est un peu ce qui me fait hésiter sur l’acquisition de la série car j’aime avoir une uniformité graphique dans mes lectures. Valentin Sécher avec son style réaliste est techniquement remarquable, hormis les dernières pages peut être qui semblent avoir été retravaillées. Mais il n’empêche que je trouverai cela dommage si les dessinateurs suivants n’adoptaient pas le même style graphique, ou ne reprennent pas au moins les mêmes conceptions. Vraiment j’aurai aimé qu’il dessine les 8 tomes car j’ai plusieurs fois vu ce style réaliste ou on touche presque à l’illustration. Mais là où chez les autres sans citer de noms en particulier, je trouvais les dessins souvent figés et froids, dans ceux de Sécher il y a de la vie, chaque case est quasiment une illustration à elle seule mais cela bouge, il y a du mouvement, les cadrages donnent l’impression de regarder un film et en même temps on s’attarde pour mater les détails. Dans tout les cas ça sent la série à suivre, un des renouveaux de la SF franco-belge.

06/11/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Voici une nouvelle série dans l'univers de L'Incal mettant en scène le fameux Meta-Baron. Après La Caste des Méta-barons racontant la saga familiale ayant mené à Sans-Nom le dernier Meta-Baron, après Castaka racontant les origines de cette famille avant le premier Meta-Baron, et après Les Armes du Méta-Baron racontant juste un épisode des combats de Sans-Nom, voici venir "Meta-Baron" qui raconte les nouveaux combats du dernier Meta-Baron. La série sera composée de 4 cycles confiés chacun à un dessinateur différent. Et si la base de ces histoires est imaginée par Jodorowsky, c'est Jerry Frissen qui se charge du scénario en lui-même et de la mise en scène. Le premier cycle a pour cadre le conflit entre le Meta-Baron et l'Empire Techno-Techno, faisant presque immédiatement suite au dernier tome de La Caste des Méta-barons, alors que Sans-Nom a détruit l'Empire et sa capitale Planète d'Or, ce qui a cependant résulté dans une emprise encore plus grande des Techno-Technos sur la galaxie. Ces derniers basent leur puissance sur l'exploitation monopolistique de l'épyphite sur la planète Marmola, et l'arrivée du Meta-Baron sur cette planète va entraîner une suite d’événements l'amenant à être confronté aux manigances et brutales ambitions d'un Techno-Amiral sadique et ultra-violent. Ce dernier est d'autant plus dangereux qu'il est servi par un esclave au génie capable de mettre à mal la technologie du Meta-Baron lui-même. Le dessin de ce diptyque est confié à Valentin Sécher. Le choix de ce dernier parait presque évident quand on sait qu'il a déjà dessiné Khaal, Chroniques d'un empereur galactique dont le héros, le ton et le graphisme n'étaient déjà pas sans rappeler les histoires du Meta-Baron. Son dessin est digne de celui de Juan Gimenez, voire encore meilleur pour les personnages et tout aussi adapté à du space-opera à grand spectacle. Son trait est un peu moins fin, sa colorisation informatique ayant pour résultat dans des bordures légèrement plus floues et moins aiguisées que le style de Gimenez. De même les couleurs sont un peu froides. Mais son style est techniquement impeccable. Les planches sont très belles et se lisent parfaitement bien. L'histoire quant à elle ne m'a pas déçu sans pour autant me charmer complètement. On y retrouve une part de l'exubérance outrancière et de la violence volontiers sadique des récits de Jodorowsky mais sans sombrer dans le ridicule ni dans ses surenchères fantastico-oniriques. On évite donc les défauts qui m'avaient dégoûté de la fin de La Caste des Méta-barons et autre Technopères. L'intrigue est plutôt bien ficelée, racontée avec clarté et de manière rythmée. La violence est parfois gratuite et ce n'est pas vraiment à mon goût, mais elle donne une ambiance et une personnalité (certes détestable) aux personnages. L'histoire n'est pas foncièrement innovante et très recherchée mais elle se lit bien et donne envie d'en savoir plus. C'est une bonne suite pour les aventures du Meta-Baron et d'un meilleur niveau que les derniers tomes de la Caste.

19/10/2015 (modifier)