L'Ombre du Corbeau

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 12 avis)

1re guerre mondiale, au beau milieu des tranchées...


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale Comès Les Corbeaux Première Guerre mondiale

1re guerre mondiale, au beau milieu des tranchées, en pleine boucherie, un soldat allemand se retrouve au beau milieu d'une terrible explosion. Il ne sait pas quel miracle mais il en est le seul survivant, tous ses compagnons agonisent à ses pieds... Un enfant, venu d'on ne sait où, joue de la flûte au milieu des cadavres...puis disparaît tout à coup. Notre soldat s'étonne, entame une marche pour retrouver son bataillon et se perd au milieu d'un luxuriante nature qui ressemble de moins en moins à un champ de bataille. Bientôt une étrange bâtisse se dresse devant lui, y vivent le petit garçon déjà aperçu, une petite fille, un jeune femme, et une vieille dame. Ces personnes, qui forment une étrange famille et dont chaque parole est une énigme, l'invitent à passer quelques temps avec lui. Les jours s'y écoulent paisiblement mais peu à peu d'étranges événements et certains comportements vont rappeler au soldat la triste réalité de la guerre... et l'amener à s'interroger : Qui sont ses hôtes ? Est-il encore vivant ?

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1981
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série L'Ombre du Corbeau © Casterman 1981
Les notes
Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 12 avis)
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15/11/2002 | ArzaK
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Par Nathalie
Note: 2/5

Ils sont bien loin les gentils héros des bandes dessinées de mon enfance. J’adorais m’évader en dévorant les oeuvres de Goscinny, Peyo, Hergé, Jacobs, Roba ou Franquin, assise sur le sol glacé du rayon livres des supermarchés ou bien au chaud dans ma chambre. Cette chaleur réconfortante de mon enfance, ce sentiment d’évasion, de plongeon dans une histoire, je ne l’ai pas vraiment retrouvée dans cet ouvrage de Comès. J’ai lu l’édition en noir et blanc ce qui a rendu le graphisme très chargé à mon goût. Chaque vignette est remplie de détails qui semblent importants à la compréhension de l’intrigue. J’ai été submergée par les balancements entre réalité et monde parallèle, les références au passé, mais surtout par le nombre d’images à déchiffrer: Le jeune garçon pour la mort cruelle jouant pourtant une belle mélodie à la flûte. La petite fille naïve et insouciante pour la mort des animaux. La jeune femme affectueuse et amoureuse pour la mort douce. La vieille femme autoritaire pour la mort de vieillesse. Main de fer ou l’ancêtre et son discours sur la beauté de la guerre comme référence au passé. Les corbeaux jouant la mort lors d’une partie d’échecs en rigolant,…… Je suis sortie de ma lecture en restant un peu sur ma faim. Quel a été le but de ce séjour auprès de la Mort? Faut-il que Goetz en tire une leçon? Si oui, laquelle? Parce qu’il semble sortir de ce monde parallèle comme il y est rentré, c’est-à-dire sans grandes réactions, comme si tout cela était normal. En conclusion, je peux avouer que je n’ai pas adhéré à la fantaisie et à la poésie de Comès. Je veux trop chercher le pourquoi du comment. Je n’ai pas réussi le plongeon dans l’intrigue mais pourquoi pas, dans le futur, retenter ma chance avec une autre bande dessinée de Comès?

12/12/2022 (modifier)
Par greg
Note: 2/5

Contrairement aux autres personnes ici, je ne connais pas l'auteur, c'est donc sans aucun à priori sur son œuvre que je me suis engagé dans la lecture de cette BD. Celle-ci se veut une aventure onirique, la rencontre entre un fantassin allemand de la première guerre mondiale avec la mort et le destin, la première sous la forme d'une famille, le second sous la forme de deux corbeaux jouant entre eux du sort des batailles. Très franchement, j'ai trouvé le contenu finalement assez prétentieux, on a le sentiment que l'auteur veut à tout prix "se la raconter" alors qu'au final son scénario est assez creux et sans grande imagination. Qui plus est, la mise en parallèle entre l'expérience onirique du soldat allemand et du monde réel est très mal construit, on se demande à quoi cela sert. On ajoute à cela un style graphique peu expressif, c'est simple tous les personnages ont la même expression tout au long des pages, la seule chose qui change, c'est le degré d'ouverture des paupières. Bref , à oublier. A regarder comme une curiosité des années 80 sous l'angle archéologique.

08/08/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

C’est une des premières publications de Comès et, malgré une certaine originalité et un indéniable talent, cet album ne m’a pas vraiment convaincu. Le dessin – généralement le point fort de Comès – est globalement bon, mais n’est pas encore celui que l’on connaîtra sur d’autres œuvres de maturité. Par ailleurs, la colorisation, très marquée par son époque (l’histoire date du milieu des années 1970), ne m’a pas trop plu. D’ailleurs, je préfère les albums où Comès n’utilise que le Noir et Blanc, où il excelle, la couleur n’apportant rien ici. L’histoire, qui se déroule durant les carnages de la Première guerre mondiale, est – comme souvent chez l’auteur – mâtinée de fantastique. Mais ici le mélange m’a paru un peu bancal, et je n’ai pas trop accroché à l’intrigue. Alors, certes, cela se laisse lire – et je pense que dans le Journal de Tintin où elle a été publiée pour la première fois, elle a dû intriguer plus d’un lecteur (c’est quand même fait pour des lecteurs plus proches des 77 que des 7 ans !). Mais voilà, je reste sur ma faim après ma lecture. Je pense qu’un emprunt suffira.

29/01/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai lu l'édition originale de 1981 éditée par Le Lombard dans sa collection Histoires & Légendes. C'est un récit paru en 1976 et 77 dans le journal Tintin, mais que je n'avais lu que très distraitement ; j'ai découvert Comès un peu après avec Silence paru chez Casterman. Le moins que je puisse dire, c'est que je sors assez déçu de cet album ; c'est un récit allégorique et ésotérique, une variation sur la mort montrée comme un monde onirique à travers les champs de bataille de la guerre de 14-18. Il y a bien quelques passages et quelques idées intéressantes, et l'image qui est renvoyée de la guerre est crédible, mais l'ensemble n'est guère passionnant, je suis sûr qu'il y avait moyen de faire mieux avec un tel sujet. Le dessin m'a un peu surpris car je crois que je n'avais jamais lu une Bd de Comès en couleurs ; ce qui m'a surpris, c'est les variations de couleurs qui passent du flashy dans la première partie d'album, à du très terne vers les 5 ou 6 dernières pages, mais peut-être est-ce dû à l'album du Lombard, sinon le dessin est bon, avec un style qui rappelle un peu Pratt à ses débuts.

25/04/2016 (modifier)

Front de la Meuse. Septembre 1915. Une patrouille allemande semble égarée dans le no man’s land. Alertée par un avant-poste, l’artillerie française décime les Teutons. Seul un soldat en réchappe. Le miraculé, Goetz von Berlichingen, tente alors de regagner les lignes allemandes. En chemin, au beau milieu des zones de combats, il découvre un château et fait la connaissance de ses étranges occupants. Il faudra du temps à Goetz pour comprendre comment cette propriété a pu être épargnée par la guerre, et pour percer à jour le secret de ses mystérieux hôtes. Je suis tout à fait d’accord avec l’avis précédent : les principaux défauts de ce récit sont, d’une part, le manque de charisme de son héros et, d’autre part, le fait que, face à des événements pour le moins intrigants, les investigations de ce dernier se résument finalement à quelques questions posées sans grande conviction. Toutefois, le scénario dans son ensemble n’est pas désagréable. J’ai en effet pu apprécier une fois de plus l’univers fantastique de Comès. Quant au dessin de l’auteur, il faudra, à mon sens, attendre Silence pour qu’il parvienne à maturité. Ce qui fait le charme de l’œuvre de Comès, ce sont en grande partie ses aplats noir profond. Or, dans ‘L’ombre du corbeau’, le dessin est clair et conçu pour une mise en couleur. Et, à ce propos, les couleurs sont ternes et de mauvais goût. J’ai franchement tiqué sur les mélanges de rouge, rose, orange et jaune de certaines planches ! Bref, une bd dont le seul véritable intérêt sera de faire découvrir ses débuts aux inconditionnels de l’auteur. Ceux qui, par contre, ne connaitraient pas encore Comès s’intéresseront en priorité à Silence ou à La belette.

12/01/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Mouais... Ça se laisse lire, mais ce n'est pas la meilleure série de Comès. Le scénario est intéressant, mais il est gâché par son héros sans charisme et qui est un peu vide. Tout le long de l'histoire, il n'est qu'une simple marionnette qui subit les évènements. De plus, ce qu'il fait n'est pas très crédible. Il s'interroge sur ce qui se passe, mais il n'insiste pas trop pour savoir les réponses alors que n'importe qui l'aurait fait. En plus, je n'ai pas "senti" l'ambiance de fantastique alors que c'est le cas dans d'autres œuvres de Comès.

02/03/2009 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 3/5

Une des premières oeuvres de Comès, et qui comme d'autres l'ont dit, ne possède pas l'émotion des plus grands albums de l'auteur, mais une certaine maîtrise est déjà là, et le récit ne manque pas d'intérêt. L'aventure de ce soldat allemand égaré au milieu d'un mystérieux domaine possède surtout un air de déjà vu, y compris dans ses symboles, ce qui gâche un peu une histoire pourtant très bien construite et rythmée, qui se lit sans déplaisir. Le dessin est très différent de ce à quoi Comès nous a habitué, le style étant très clair, visiblement déjà préparé à une mise en couleur, chose inhabituelle chez le dessinateur. Nous sommes loin des planches où les larges aplats de noirs donnent une épaisseur et une souplesse magnifiques aux planches. Le trait n'en est pas moins bien construit même s'il possède une certaine raideur, et se suit agréablement. Bref, un album qui semble être un curieux compromis entre un style classique et la patte encore en apprentissage d'un grand auteur, mais une oeuvre indispensable pour les amateurs de Comès.

29/02/2008 (modifier)
Par narvik
Note: 2/5

Je n'ai malheureusement lu de Comès que cette bd, et en voyant les avis des autres posteurs, j'ai compris que c'était loin d'être son oeuvre la plus réussie... Heureusement d'ailleurs, car "L'ombre du corbeau" ne m'a pas véritablement séduit. En effet, la bd n'est pas très prenante, que ce soit par son dessin assez classique que par son scénario lancinant. Dans un décor de guerre 14-18, Comès aborde le sujet de la mort. Un soldat allemand se relève de sa bataille, parmi les corps de ses compagnons, tous morts au combat. Il va découvrir une étrange maison pleine de mystères. Les personnes qui l'habitent sont chaleureuses sans vraiment l'être, et donnent une impression digne des très grands scénarios de science-fiction. Pourtant, après ce bon début, l'histoire ne décolle pas, l'auteur préférant s'attarder plutôt autour du sujet de la mort. Je ne dis pas que c'est le mauvais choix car, dans sa métaphore de la mort, Comès ne s'en sort pas très bien. Cela aurait être mieux mis en page, en restant un peu plus sur les expressions du personnage principal peut-être...

31/07/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

C'est vrai que le sujet, la guerre de 14-18, n'est pas d'abord facile. Mais cette guerre a, en son temps, colporté pas mal de légendes (lire la lecture des Runes, sur le sujet), et il est intéressant de voir comment Comès, l'un des maîtres du fantastique, s'est approprié cet univers, ces traditions... Le résultat est plaisant, pas toujours très cohérent, ce qui est dommage, mais n'est-on pas dans le domaine du fantastique ? Par contre, le dessin est carrément différent : on pense à Berthet, à Foerster, à Cossu, mais pas à Comès en lisant cet album aux couleurs plutôt pâles... Ceci dit, les quelques références (Main de fer, les corbeaux jouant aux échecs, les oiseaux de nuit...) sont intéressantes, et l'album se lit sans déplaisir.

11/03/2005 (modifier)
Par deajazz
Note: 4/5

Bien que je rejoigne les avis des autres internautes quant au fait que cet album est loin d’être l’œuvre marquante de Comes (Silence et la Belette en constituent le cœur), je me dis toutefois que celui-ci reste digne d'intérêt. En effet, il se situe quelque peu à part du reste du travail de cet auteur et de ce fait, suscite la curiosité. L’histoire, un peu existentielle se situe lors de la guerre 14-18. Comes arrive à merveille à nous plonger dans l’atmosphère qui devait régner dans ces lieux. On sent presque l'odeur nauséabonde des cadavres et des gaz moutarde. Bref je trouve qu’à ce niveau c’est déjà une réussite. Et puis cela continue avec ce dialogue avec la mort qui me rappelle un peu le joueur d'échec de Bergman ou l’échelle de Jacob. C’est vrai c’est un peu étrange à la limite du malsain mais l’ensemble m’a séduit.

12/08/2004 (modifier)