Frankenwood
Los Angeles, 1963. Un détective privé qui ressemble comme deux gouttes d'eau au légendaire Humphrey Bogart se voit confier par un sosie parfait de Marilyn Monroe l'enquête la plus insolite de sa carrière : enquêter sur la mort mystérieuse d'un certain George Reeves, autrefois l'interprète de Superman à la télévision.
1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Cinéma Los Angeles Nouveautés BD, comics et manga
La piste du crime le conduit vers un étrange établissement baptisé « The Castle » qui réanime les acteurs défunts à la demande de mystérieux commanditaires. Qui tire les ficelles de cette improbable histoire ? La machine à rêver californienne aurait-elle trouvé le moyen d'exploiter les vedettes longtemps après leur mort ?
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Genre
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Public
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| Date de parution | 03 Avril 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Frankenwood est un album qui se distingue par l'originalité de son scénario, à la fois hommage à l'âge d'or d'Hollywood et polar étrange, caustique et décalé. On y croise Humphrey Bogart, Marylin Monroe, Clark Gable, Laurel et Hardy, Alfred Hitchcock, et même quelques figures plus récentes comme Bardot ou Nicholson. Tous ces personnages sont ramenés à la vie dans un univers artificiel et coupé du monde, où leur mémoire se brouille et leur image est exploitée par des producteurs invisibles et sans scrupules. Le récit joue avec des accents de Frankenstein, de résurrections et de mémoire défaillante, créant un mélange ni vraiment sérieux ni vraiment loufoque. Le dessinateur Igor Kordey se fait visiblement plaisir à représenter ces visages célèbres. Quelques portraits sont frappants, parfois avec des accents graphiques rappelant Richard Corben, mais la qualité reste inégale : certains visages changent selon l'angle de vue et deviennent moins reconnaissables. Cela dit, la galerie de stars et l'ambiance rétro hollywoodienne donnent beaucoup de charme à l'album, et les décors et cadrages sont travaillés avec soin. Côté scénario, l'histoire est intrigante et souvent amusante, notamment lorsqu'on relève tous ces clins d'œil aux films et aux acteurs, mais elle manque de cohérence interne. Plusieurs éléments ne tiennent pas vraiment la route et l'intrigue ne mène nulle part de façon satisfaisante : la fin s'éternise et se cherche, laissant le sentiment d'un hommage appuyé et un peu embrouillé plutôt que d'une intrigue solide de bout en bout. On retient surtout le plaisir de voir ces figures mythiques évoluer dans un univers fantasmé et caustique, ainsi que la réflexion ouverte sur l'exploitation de l'image des stars, leur immortalité artificielle et la manière dont Hollywood broie ses icônes, avec un écho indirect à la problématique moderne de l'IA dans le cinéma. Frankenwood est un one-shot original et audacieux, visuellement plaisant et truffé de références cinématographiques, mais dont le scénario, surprenant par moments, reste surtout un prétexte pour explorer ce monde étrange et décalé plutôt qu'une intrigue rigoureuse. J'en suis ressorti amusé et intrigué, mais sans réelle sensation de conclusion ou de tension narrative complète.
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