L'Hermione

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

À travers l’histoire d’une frégate, devenez le témoin de l’indépendance du peuple américain au "siècle des lumières".


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Vieux gréements

En 1778, dans l'arsenal de Rochefort la frégate l’ Hermione est mise en chantier d’après les plans de l’ingénieur Chevillard Aîné. Pendant près d’un an, charpentiers, perceurs, calfats, forgerons et bagnards se relaient pour construire ce navire de près de 45 mètres, doté d’une voilure de 1500 m2, de 26 canons pouvant tirer des boulets de 12 livres. En 1779, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, cherche à obtenir de la France un soutien ferme et officiel dans le conflit qui oppose l’Angleterre et ses treize colonies en Amérique du Nord. Louis XVI accepte d’apporter une aide militaire et financière aux hommes du général Washington et ordonne à La Fayette d’embarquer sur l’ Hermione pour combattre aux côtés des insurgés

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Mars 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Hermione
Les notes (4)
Cliquez pour lire les avis

18/06/2009 | Erik
Modifier


Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

En premier lieu c'est la superbe couverture de cet album qui m'a accroché, comme la petite ancre accolée à son nom l'indique, Jean-Yves Delitte est peintre officiel de la marine. Forcément ce gars sait dessiner des navires mais en plus il leur donne un je ne sais quoi qui fait qu'on en viendrait à presque sentir la charpente travailler et les membrures grincer. Et voilà donc mon grand regret; tout ça manque de navires en mer. Alors certes toute cette histoire de complot autour de La Fayette est intéressante mais elle occulte trop une description de tous ces chantiers de Rochefort que j'aurais aimé voir dans une ambiance XVIII ème siècle. Cependant, comme un posteur précédent j'ai très envie d'aller voir du côté de Black Crow et je dirais que celui ci n'était qu'une mise en bouche.

03/03/2015 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Cette BD historique regorge de qualités. Le contexte est minutieusement retranscrit avec un soin particulier. Le scénario est plaisant, mais paradoxalement, le bateau n'a qu'un rôle secondaire. On assiste surtout aux complots entre les français, les anglais et les indépendantistes américains. Au dessin, Delitte nous régale, bien que les visages soient perfectibles. Mais la majorité des planches dégagent un rendu haut de gamme. C'est dommage de ne pas développer plus ces intrigues, car ce récit a les bases d'une belle épopée. Cette lecture en ravira plus d'un, l'ensemble fonctionne bien et flatte la vue. Un peu plus d'ambition aurait pu accoucher d'une référence. En l'état, cela mérite tout de même le détour. Note affinée : 3.5/5

13/08/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

La première chose qui m’a marqué lors de cette lecture, c’est la qualité de sa reconstitution historique. Tant l’architecture (navale ou terrestre) que le contexte m’ont été dévoilé avec un talent rare. Graphiquement, je rapprocherai Delitte de Pellerin (« L'Epervier »). Ces deux artistes disposent d’un trait précis et d’une rigueur proche de la maniaquerie dans leur souci de véracité. Mais Delitte supplante Pellerin dans la composition de ses planches. Certaines doubles planches sont vraiment superbes. Elles permettent de mieux saisir l’aspect colossal des navires de l’époque tout en aérant la lecture. La narration est, elle aussi, très bonne. Il n’est pourtant pas évident de rendre vivante pareille reconstitution historique. Le nombre de personnages, leur influence dans le contexte de l’époque, les bâtiments présentés tout au long du récit, tout nous est expliqué avec clarté sans alourdir inutilement la lecture et tout en conservant un aspect romanesque à l’ensemble (alors, là ! Moi, je dis « chapeau ! ») Le scénario, en lui-même est le seul point faible à mes yeux. Delitte s’attarde sur les quais de Rochefort et ne laisse finalement que peu de place à l’aspect « histoire de corsaire » de cette aventure. Le combat final se résume vraiment à très peu de chose et des séries comme « Barbe-Rouge » ou même « Surcouf » m’ont bien plus rassasié de ce point de vue. Il n’en demeure pas moins que, dans son genre historique et rigoureux, cet album est tout simplement excellent, et m’a vraiment donné l’envie de découvrir « Black Crow », une autre série du même auteur qui se déroule à la même époque et dans le même milieu.

23/10/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cette nouvelle aventure réalisée par Jean-Yves Delitte est un pur témoignage vivant de la construction navale. Il est vrai que cet auteur est devenu le peintre de notre Marine nationale. Il rend hommage non seulement aux marins mais également à ces charpentiers qui se sont battus au quotidien pour mettre sur l'eau l'un des plus beaux navires de la marine royale sous Louis XVI. Il y a toute une dimension historique au travers du personnage du Général Lafayette qui a oeuvré à l'indépendance américaine et qui a voyagé en secret sur ce navire. La Royauté absolue au service de la Révolution américaine qui veut se démettre du joug anglais. Une occasion de belle revanche sur la guerre de sept ans... L'auteur va malheureusement trop s'appesantir sur le côté intrigue dans l'arsenal de Rochefort à travers un habile espion se faisant passer pour un marquis et envoyé par la perfide Albion. Finalement, le voyage va être de courte durée car l'intrigue se concentre essentiellement sur la terre ce qui est un comble. On ne verra pas non plus les faits d'arme de ce navire aux côtés des insurgés américains qui combattent pour leur liberté. Il y a comme un goût d'inachevé... Cette série devait se prolonger initialement sur plusieurs tomes. Elle se prolongera d'une certaine manière par une nouvelle série appelée Black Crow, un personnage qui signe étrangement la préface avant le début de l'aventure. Une manière un peu subtile d'introduire une nouvelle production. Pour autant, ce n'est pas mauvais mais l'auteur a loupé son coche en se dispersant et c'est le moins qu'on puisse dire.

18/06/2009 (modifier)