Chesapeake

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Même si la bataille de Chesapeake ne sera pas une cuisante défaite pour la Royal Navy, elle marquera un tournant dans la guerre qui se joue dans les colonies anglaises et contribuera à la victoire finale pour l'indépendance américaine.


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Vieux gréements [USA] - Dixie, le Sud-Est des USA

Fin du XVIIIe siècle. Alors que les colonies anglaises d'Amérique, excédées par l'intransigeance de la couronne à les taxer toujours davantage, rêvent de liberté, le royaume de France se décide à prendre part officiellement au conflit aux côtés des insurgés. Missionné pour harceler les anglais dans les Antilles, l'amiral de Grasse au commandement d'une imposante flotte de guerre est appelé en renfort pour aider l'armée de George Washington et le contingent français aux ordres de Rochambeau dans la guerre qu'ils mènent tous deux aux troupes anglaises sur le territoire américain. Ils ont réussi à encercler les forces du général anglais Cornwallis dans Yorktown. Une importante victoire semble à portée de main, pourvu seulement que les anglais ne reçoivent pas des renforts par la mer. Celui qui deviendra maître des eaux dans la baie de Chesapeake contribuera immanquablement à la défaite d'un des protagonistes, Anglais ou patriotes américains et français.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Mars 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Chesapeake
Les notes (1)
Cliquez pour lire les avis

31/10/2019 | Mac Arthur
Modifier


L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai attendu d’avoir fini d’écrire mon avis sur Trafalgar avant de me lancer dans la lecture de Chesapeake, de peur qu’au moment d’écrire ces deux avis je ne m’emmêle les pinceaux (je nous connais, moi et le poisson rouge qui me sert de mémoire, on range nos souvenirs comme des ados et après on retrouve plus rien). Bah, en fait, ça n’a pas servi à grand-chose parce que j’ai retrouvé exactement les mêmes qualités et les mêmes défauts dans ces deux récits historiques. Côté qualité : un contexte global très bien expliqué. Très bien d’abord parce que déjà très clair et très bien encore parce que expliqué via des personnages de fiction plutôt que dans de grandes cases pleines de textes écrits tout petit que si tu n’as pas ta loupe sous la main ou l’acuité d’un pilote de chasse, la tension de ton œil t’explose la rétine alors que la sueur perle sur ton front au demeurant dégarni. Franchement, grâce à ce procédé, Jean-Yves Delitte parvient à rendre très vivants ces récits historiques aux sujets pourtant austères (comme disait mon pote Fred en jouant des claquettes) et c’est super à mon goût. Côté qualité toujours, le dessin réaliste. Parce qu’il faut reconnaître que Jean-Yves Delitte, dès qu’il s’agit de dessiner de vieux gréements, c’est un orfèvre ‘high level’ ! Bon, ses personnages, c’est autre chose… on est plus dans le style Jean Graton des débuts, tous ont la même tête et j’étais bien content que l’un se soit laissé pousser les cheveux et l’autre sa moustache pour pouvoir les distinguer. Mais comme l’accent est ici mis sur la reconstitution historique, et bien je préfère des décors chiadés et des têtes pas top plutôt que l’inverse. Côté défaut : et bien le fait que la bataille de Chesapeake n’occupe finalement que très peu de place dans ce bouquin, en comparaison avec toute la mise en place qui la précède ! Maintenant, je dois être honnête : je vois pas trop comment faire autrement avec ce genre de format. Donc voilà : si ce genre de récit historique vous intéresse et si vous connaissez un peu la période (ça sert, ne fusse que pour distinguer rapidement les différents uniformes et ainsi comprendre dans quel camps on se trouve à tel ou tel endroit) mais pas trop quand même (sinon, ce sera de la redite pour vous), cette rapide évocation d’une bataille navale mythique vaut le coup d’œil.

31/10/2019 (modifier)