L'Epervier

Note: 2.96/5
(2.96/5 pour 27 avis)

Environs de Brest vers 1740. Le comte de Kermallec est retrouvé mort dans la chapelle de son domaine. Yann de Kermeur, ex-pirate connu et respecté sous le nom de l'épervier, se trouve à proximité et arrive aussitôt sur les lieux du drame. Seulement aux yeux de la famille, il est le responsable de la mort du comte. Durant toute la série, il va donc essayer de prouver son innocence en s'échappant de plusieus pièges et allant même jusqu'à parcourir l'Atlantique ...


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières BD adaptées en séries télévisées live Bretagne Journal Spirou Quadrants Vieux gréements

Une enquête époustouflante ! Yann de Kermeur, comte de Kemmellec, surnommé l'Epervier, est accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis... Pourchassé, il fuit ses détracteurs et la justice en s'embarquant à bord de sa frégate, la Méduse. De proie, il va devenir le chasseur et tout faire pour confondre ses ennemis et prouver son innocence. Mettez les voiles et embarquez avec l'Epervier !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1994
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (Fin du premier cycle au tome 6) 9 tomes parus
Couverture de la série L'Epervier
Les notes (27)
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13/03/2002 | Lucky Luke
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Par Ju
Note: 1/5
L'avatar du posteur Ju

J'avais découvert l'épervier dans une anthologie du journal de Spirou quand j'étais gosse et je n'avais pas aimé : c'était une des bd que je passais à chaque numéro. Je l'ai récemment empruntée à la bibli pour voir si, une fois adulte, ca s'arrangerait. He bien décidément je n'y arrive pas. Les pirates, pourtant, c'est chouette, mais Yann de Kermeur à un côté trop parfait qui ne le rend pas attachant. Et puis j'avoue que dans les histoires de pirate, ce que j'aime vraiment, ce sont les voyages, l'exotisme. Là, tout se passe en Bretagne (en tout cas ce que j'ai lu). Non pas que je n'aime pas les bretons mais ce n'est pas super exotique. Et un pirate qui ne voyage pas, ce n'est pas vraiment un pirate. Et puis qu'est ce que c'est lent. Les dialogues sont interminables, l'intrigue avance vraiment doucement .. Côté dessin certaines planches sont vraiment belles, mais ça ne rattrape pas l'ensemble. J'ai lu les deux premiers tomes sans vraiment accrocher, et je n'ai jamais réussi à démarrer le troisième.

23/02/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le démarrage est assez classique (un héros embarqué malgré lui dans un complot et qui doit fuir devant des accusations qu’il ne peut démentir). Quelques points communs entre l’Epervier et Black Crow, dans un XVIIIème siècle déjà aussi remarquablement traité par Bourgeon. Si le rythme était quand même soutenu dans les trois premiers tomes, dès le départ vers le Nouveau monde et la Guyane, au tome suivant, cela baisse un peu. Il faut dire qu’il n’y a pas que l’intrigue qui pêche parfois par manque de consistance, de crédibilité. Yann, l’épervier, doit trop souvent son salut à des miracles improbables, et la vénération de ses hommes – comme son succès magnétique auprès des femmes ne se justifie pas toujours : il n’a pas la personnalité assez marquée, forte, pour porter l’intrigue et la série, Pellerin aurait dû travailler cet aspect (ou s’adjoindre un scénariste, je ne sais pas). Black Crow, ou les personnages – surtout féminins – de Bourgeon ont des personnalités plus affirmées. Mais ce premier cycle se laisse lire, une aventure distrayante, malgré ses défauts, bien documentée et dessinée. Hélas, Pellerin l’a conclue de manière bâclée. Le marquis de la Motte passant de la haine à la mansuétude (et sauvant de manière incroyable Yann), et Marion permettant à Yann d’échapper à un dilemme amoureux par un mariage surprenant : ces retournements de situation précipités ont du mal à passer. Le petit côté fantastique autour de Tlaloc en fin de volume est superflu. Reste le dessin de Pellerin, qui est vraiment très bon, que ce soit pour les personnages ou les décors. Comme Bourgeon (ou Delitte), il use d’une bonne documentation, et les navires sont très bien reproduits. Si je place Les Passagers du vent nettement au-dessus, je dois dire que Pellerin s’en tire sur ce point aussi mieux que Delitte avec son Black Crow, ses personnages sont moins statiques. Quelques années plus tard – et chez un autre éditeur, Pellerin relance la série avec un nouveau cycle (trois tomes à ce jour). Les aventures alternent passages à la cour de Versailles (les intrigues de la cour ne sont pas les passages que je préfère), en Bretagne, et au Canada (c’est là que se déroulera le cœur de l’action à partir du 10 ème tome). Yann se trouve embarqué malgré lui dans un nouveau complot, avec de nouveaux méchants (pas tous identifiés), et cela se laisse lire plus ou moins plaisamment. Il faudra quand même que Pellerin sache mieux conclure ce cycle (et que Yann fasse de même avec Agnès d’ailleurs !), et évite les rallonges inutiles.

29/08/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette série permet à Pellerin, passionné par l'Histoire, d'exceller dans la narration d'aventure, talent qu'il avait déja démontré en scénarisant les 3 premiers tomes de Les Aigles décapitées pour Kraehn. Passionné surtout par le XVIIIème siècle et l'univers marin, il était juste qu'il crée sa propre série sur le sujet après avoir bien repris la Bd mythique Barbe-Rouge. C'est d'ailleurs à partir d'un scénario qu'il avait initialement écrit pour Barbe-Rouge qu'il lance le premier opus de sa série avec "le Trépassé de Kermellec". D'emblée, je suis conquis, en tant que Breton d'origine, en tant qu'amateur d'aventure et en tant que passionné d'Histoire. Grâce à son grand talent de dessinateur et de scénariste, Pellerin se place dans le sillage de Charlier et lui fait honneur en livrant un récit classique de vengeance et d'honneur perdu qui lorgne un peu vers Le Comte de Monte Cristo, où se dresse la droiture contre la haine d'accusateurs perfides. La série renoue avec les grandes séries de l'âge d'or de la BD, tout en choisissant une mise en page plus moderne, sublimée par la beauté du dessin ; un dessin fin, clair et soucieux du détail, qui utilise bien le décor de la Bretagne, où les lieux sont bien réels, je les connais parfaitement (le port de Brest et son château, le fort Vauban de Camaret, le château du Taureau, le goulet de Brest et la presqu'île de Crozon). De même que les paysages de rochers sont grandioses, et le dialogue est parsemé de mots et d'expressions "Breizh", ça fait toujours plaisir. Malgré un héros un peu fade et creux, le plaisir de lecture est complet pour cette série dont la crédibilité et la perfection lui ont apporté un indéniable succès. Je n'ai lu que le premier cycle, mais je le recommande sans problème. Par contre, si vous tombez sur le feuilleton TV qui en a été adapté ( diffusé sur France3 en juin 2011 ), fuyez-le, c'est une odieuse trahison. Je me souviens avoir assisté au tournage d'une scène en avril 2010 alors que je me trouvais en vacances à Dinan, et ça rendait bien, je me suis dis que ça pourrait être excellent, mais quand j'ai vu le résultat, quelle déception!

27/08/2013 (modifier)
Par Nijal
Note: 3/5

"L'Epervier", une lecteur plaisante, tranquille... Mais qu'est-ce qu'on se fait chier ! Ca commence pourtant sous les meilleurs auspices! Chasse aux trésors, évasions, trahisons, secret enfoui, et même une petite dose de romance... Tous les traditionnels ingrédients du récit d'aventure sont réunis. Dans les premiers tomes, le rythme est mené tambour battant et l'on regarde avec intérêt la trame se tisser. Par ailleurs, l'intrigue est servie par un graphisme certes académique, mais remarquable par sa lisibilité et sa précision historique, aussi bien pour les navires, les vêtements que les habitations. Mais il reste plus fade que celui d'un Bourgeon (Les Passagers du vent) ou d'un Vance (Bruce J. Hawker), plus audacieux dans leurs cadrages là où Pellerin reste très sage, et qui de surcroît déploient plus de contrastes dans le traitement des couleurs. A ce titre, les teintes pastels de Pellerin expriment particulièrement bien les reflets délavés du ciel breton, mais pas le caractère étouffant de la forêt guyanaise, dont l'atmosphère dans la BD ressemble plus à celle du bois de Boulogne. Mais la faiblesse fondamentale de cette série est qu'on retrouve cette relative "fadeur" dans le scénario même. A cet égard, le personnal principal est particulièrement insipide. On peut à la rigueur accepter que la nature l'ait gratifié de toutes les qualités et valeurs morales élevées qu'on puisse imaginer (sens de l'honneur, bravoure, force, intelligence, un petit côté rebelle censé le rendre plus "rock n'roll", etc etc); mais que toutes les femmes qu'il rencontre tombent sous son ineffable charme sans qu'il ait à lever le petit doigt... là ça commence à devenir excessivement énervant! Et pas la peine de compter sur les personnages secondaires pour faire contrepoids à la platitude du héros... Entre corsaires tous plus admiratifs les uns que les autres de leur capitaine chéri, les gentils tous très gentils, et les méchants sans saveur aucune... Pas grand-chose à se mettre sous la dent. Sans compter qu'à partir du tome 4 (qui aurait dû donner un second souffle à la série puisque c'est le départ pour la Guyane), l'action commence à s'essoufler sérieusement, pour voir l'intrigue, après moults retournements de situation "scénaristiquement" bien pratiques, se dénouer finalement dans une impression de bâclé. "Tout ça pour ça"? Bref, mon jugement est sans doute bien sévère, mais il est à la hauteur de la frustration née à l'idée de ce qu'aurait pu être cette série. J'espère vraiment un virage radical pour le second cycle! 2,5/5

02/12/2011 (modifier)

Le mot qui résume mon sentiment au sujet de cette série : déception. J'avais emprunté les 2 premiers tomes il y a longtemps, et j'avais été très séduit par le début de l'aventure. Les bases sont bien posées et alléchantes: un chevalier accusé à tort d'un meurtre, une histoire de trésor, le lien à découvrir entre les 2 "méchants" et la victime... C'est avec peine notamment au bas de laine, que j'ai finalement acheté les 6 tomes, d'où ma déception après les avoir tous lu. LE point fort de L'épervier, c'est le dessin: il est très travaillé, avec le souci du détail, notamment concernant les bateaux et les bâtiments. On sent que l'auteur a fait des recherches pour essayer de coller au mieux à la réalité sans faire d'anachronisme. D'ailleurs, à la fin du dernier album, il dévoile la bibliographie qui lui a servi à établir son oeuvre. Ainsi, Pellerin parvient avec brio à nous faire voyager, dans la Bretagne du XVIIIe siècle pour les 3 premiers tomes, en hauter mer pour le tome 4, et en Guyane pour les tomes 5 et 6. Ma grande déception vient du scénario: j'ai trouvé que l'histoire trainait parfois en longueur (notamment le tome 3 qui m'a un peu ennuyé). De plus, le héros parvient un peu trop souvent à mon goût à se tirer des situations périlleuses...Une fois, deux fois, ça passe, mais 4 à 5 fois par tome, ça manque de crédibilité... Signalons en effet que Kermeur échappe à la pendaison, chute deux fois d'une falaise sans encombre, parvient à s'évader d'une prison à 2 reprises, échappe à l'explosion de la sainte Barbe de son navire, est sauvé de la mort par un sursaut d'honneur bienvenu de la part d'un des méchants, manque de se faire tuer par un anaconda, puis un jaguar... et j'en passe !!! Par ailleurs, les situations de Deus ex machina où un "gentil" vient en sauver un autre à la dernière minute, au moment le plus inattendu (plus si inattendu que ça à la fin, tellement on finit par s'habituer à ces "sauvetages"), sont relativement fréquentes. Concernant les dialogues, ils sont généralement de bonne facture, encore qu'il existe malgré tout quelques anachronismes (comme par exemple l'emploi du terme "élastique"...Ca m'étonnerait qu'il fût employé à cette époque...). Par ailleurs, dans certains phylactères, le choix des mots mis en gras m'a semblé inapproprié, nuisant à la lisibilité du texte. Dernière chose qui m'a agaçé dans ce registre: le rire des marins et pirates: "Hi ! hi ! hi!"...???...Ca c'est le rire de Riri, Fifi et Loulou ou des Teletubbies, pas d'un gros macho qui se lave tous les 3 mois ! Enfin, concernant la "surfin" avec l'anecdote des larmes de Tlaloc, je l'ai trouvée inintéressante, elle vient un peu comme ça à la fin comme un cheveu sur la soupe... A mon sens elle est superflue, on aurait pu se contenter de l'histoire du trésor, point. En résumé, un magnifique dessin et travail de recherche historique, gaché par un scénario poussif et qui traine en longueur...vraiment dommage... (38 )

25/06/2011 (modifier)
Par vincent
Note: 4/5

Très belle bande dessinée. J'ai été épaté sur le fait que les personnages sont très ressemblant à la réalité en plus c'est une histoire vraie ! Le dessin est bien fait. La série est composée de 6 albums. Il n'empêche que je plains Yann, ou L'Épervier c'est la même personne : leur aventure se passe en Guyane mais je ne dit pas dans quel album.

25/01/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Un dessin réaliste de toute beauté, un contexte historique très bien documenté, une grande lisibilité, le tout au service d'une histoire de chasse au trésor extrêmement classique. Voilà, en résumé, ce qu'est "L'Epervier". Personnellement, je préfère la partie se déroulant en Bretagne. Et pour m'être rendu sur la presqu'île de Crozon, je peux garantir le souci d'exactitude historique de l'auteur. Je conseille d'ailleurs aux fans de la série l'achat des "rendez-vous de l'Epervier" aux éditions du quadrant (l'intégrale de ces 3 premiers rendez-vous est annoncée très prochainement). On peut se plaindre d'un manque d'originalité dans l'intrigue mais il s'agit ici de BD classique au sens premier du terme. Elle répond donc au canevas établi par une série telle que Barbe-Rouge. Malgré de petits défauts, les qualités précitées suffisent toutefois à rendre cette série très accrocheuse. Un second cycle a débuté aux éditions du Quadrant, qui reprend sur les mêmes bases que les épisodes précédents (romantisme, cohérence historique et souffle épique) mais qui, grâce à son format plus imposant, permet d'encore mieux apprécier la précision du trait de Pellerin. Pas de surprise, mais quelle qualité ! Franchement bien !

20/01/2009 (MAJ le 14/04/2009) (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Pellerin nous propose une histoire de piraterie mettant en scène Yann, un corsaire accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. L’histoire est correcte mais elle souffre, je trouve, de beaucoup de temps morts. Certains tomes ou parties de tomes sont même ennuyants... Heureusement le denier opus est de très bonne qualité et laisse en fin de compte un souvenir agréable, sans plus. Les dessins sont très bons, particulièrement détaillés lorsqu’il s’agit de navires. En conclusion, si vous voulez une bonne histoire de ce genre, je vous orienterais vers Chéri-Bibi d’après l’œuvre de Gaston Leroux, sorti bien après la présente série, honorable mais sans être digne d'une grande attention. Après relecture de la série, je souhaite augmenter ma note. J'ai trouvé le récit beacoup moins ennuyeux que lors de ma première lecture. Je ne sais pas expliquer pourquoi. En outre, j'ai pu apprécier l'approche graphique dans ses détails et admirer le travail de l'auteur. Ma note passe donc à "pas mal" et je conseille l'achat, en attendant le second cycle prévu en 6 volumes également.

14/12/2007 (MAJ le 15/03/2009) (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

J'aime bien en général les BD historiques car elles nous apprennent beaucoup sur les moeurs d'une époque. Séduisant aristocrate breton pour les uns, corsaire prestigieux pour les autres, le chevalier Yann de Kermeur, est avant tout un véritable aventurier. Accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, il n'aura de cesse de faire éclater la vérité. Des côtes de Bretagne aux forêts hostiles de Guyanne, l'auteur est censé nous offrir une formidable aventure maritime aux multiples rebondissements. Cependant, c'est traité avec tant d'académisme que je n'ai pas accroché et que je suis tombé en mer... Le tome 4 a été pour moi le meilleur (enfin de l'aventure et une fluidité de l'action) mais le soufflé est très vite retombé. J'ai l'impression que l'auteur nous livre une sorte de documentaire rigoureux augmenté d'une fiction monotone. Dans le même genre, j'ai préféré nettement Les Passagers du vent de Bourgeon. Que dire également du nouveau cycle qui démarre non plus dans la collection Dupuis-Repérage mais carrément Soleil! Les collectionneurs apprécieront. Je ne suis décidément pas preneur.

04/03/2007 (MAJ le 27/02/2009) (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Le début de l'Épervier est très bon car l'auteur a bien planté le suspense et l'atmosphère du récit. Malheureusement, l'histoire devient inintéressante quand le héros se fait arrêter et s'enfuit. Je ne sais pas pour vous, mais je n'ai jamais aimé les histoires où le héros est un fugitif et réussit à passer là où il veut même si l'endroit est gardé par un million de soldats. Par la suite, on a droit à une chasse au trésor digne de la série Barbe-Rouge. Comme je n'aime pas cette série et que les chasses au trésor ne sont pas ce que j'aime le plus, je me suis ennuyé tout le long et j'ai arrêté au milieu du tome 5. Je ne saurai jamais la fin, mais ça ne me fait pas beaucoup de peine.

01/08/2008 (modifier)