Barbe-Rouge

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 21 avis)

Série ayant débuté dans les année 60, dans Pilote, relatant les tribulations du célèbre Barbe-Rouge, alias le Démon des Caraïbes. Trésors, abordages, et intrigues royales garantis...Ttonnerre de Brest.


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Best of 1960-1969 Charlier Jijé Les BDs à papa Les Roux ! Pilote Pirates Super As

Barbe-Rouge est le terrible Démon des Caraïbes, pirate sillonnant toute les mers du globe à bord de son navire le "faucon noir". Il est méchant, mais on l'aime bien, parce que c'est le héros. Ses potes : Pew, l'âme damnée, Baba, le g'and noi' qui pa'le comme ça, Triple-Pattes, le vieux forban tout ridé... il y a aussi Eric, le fils de Barbe-Rouge, dégoulinant d'honnêteté, aux services des grands de l'époque, sans cesse tiraillé entre ses devoirs d'homme juste et la voie de l'or et de la piraterie que son père lui ouvre. Il fait un peu tache au milieu du lot. Pour vous donner une idée du personnage de Barbe-Rouge, un extrait de réplique : "- vous êtes français, je fais appel à votre amour du pays où vous êtes né." "- hahaha ! mon pays c'est l'océan ! je n'ai ni dieu, ni dieu, ni maître ! tout juste un allié : le diable ! la peste étouffe le roy de France." C'est le héros pirate de légende, avec toutes les aventures classiques qui vont avec : traîtrises, batailles, filles à sauver, cargaisons faussées, bateaux fantômes, etc. Sur la reprise de la série par Perrissin et Bourgne, ça commence à partir en live : on retrouve Barbe-Rouge qui joue au pirate terrestre dans les temples incas (oui, oui). [SPOILER]Le dernier album de la liste nous raconte la vie de la fiançée de Barbe-Rouge sans jamais faire apparaître barbe rouge.... hum.[/FIN SPOILER]

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1961
Statut histoire Série terminée (tomes indépendants et cycles courts se succèdent) 35 tomes parus
Couverture de la série Barbe-Rouge
Les notes (21)
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23/08/2002 | brunelle
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L'avatar du posteur Agecanonix

Voici exactement le genre de Bd d'aventures historiques que j'aime; Charlier et Hubinon emmènent le lecteur au temps de la flibuste au XVIIème siècle avec cette saga dans la grande tradition des films de pirates hollywoodiens, où bondissait Errol Flynn. Il faut dire qu'en 1959, le sujet était encore assez neuf en BD, il n'y avait guère que Brik en petit format qui abordait le genre, seul le cinéma l'avait exploré. Au départ, la bande s'intitule Le Démon des Caraïbes, du surnom donné au personnage principal dès sa première apparition dans le n°1 de Pilote du 29 octobre 1959; par la suite, ce surnom sera donné comme titre du premier album. C'est donc l'un des héros fondateurs du journal qui avec Tanguy et Laverdure, Jacques Le Gall et bien-sûr Astérix, essuient les plâtres de ce nouvel hebdo promis à un bel avenir. Barbe Rouge gagne ensuite un autre surnom, celui de Tigre des 7 mers. Inépuisable scénariste doué d'un talent fabuleux de feuilletoniste, Charlier qui retrouvait ici son complice Hubinon (depuis Buck Danny et Tiger Joe), livre des scénarios passionnants, pleins de péripéties telles qu'on peut en voir dans ce genre d'aventures (voyez Pirates des Caraïbes au ciné, encore que ces films m'ennuient un peu). Elles sont brillamment illustrées par Hubinon au trait habile et léché, typique d'une époque à la papa, qui s'appuie sur une solide documentation pour reconstituer de splendides dessins de vaisseaux, qui n'ont rien à envier à ceux de Bourgeon. Barbe Rouge est un pirate pur jus, bien dans la tradition, rude, taciturne, craint et respecté, le bandeau sur l'oeil et le pistolet rivé à la ceinture. Eric, jeune garçon qu'il adopte fera inconsciemment évoluer le personnage, en tentant de persuader son père de mettre sa science du combat pour une cause plus juste, notamment en servant le roi de France pour combattre Anglais et Espagnols. Eric prendra étrangement la vedette parfois, Barbe Rouge n'apparaissant pas dans certains épisodes. Avec le géant noir Baba et le vieux sage Triple Patte, le quatuor sera parodié de façon récurrente et fort drôle par Uderzo dans Astérix. Mais la série aurait pu sombrer suite à une accumulation d'infortunes : en 1979, après le décès d'Hubinon, elle est reprise assez bien par Jijé et son fils Lorg, puis c'est Gaty qui remplace Jijé en 1982, avant que Charlier ne trouve en Pellerin un dessinateur extrêmement doué qui redonne un coup de fouet à cette vieille saga, mais après la mort de Charlier, Pellerin abandonne pour créer sa propre série L'Epervier, tandis que Gaty continue avec Ollivier au scénario de 1994 à 1997 (cette période n'est pas terrible); en 1999, Bourgne reprend la série brièvement avant de se consacrer à Frank Lincoln, et de toute façon, il n' en respecte pas le ton imprimé par les créateurs d'origine. Il semble que cette Bd qui sentait bon le vent du large ait bien jeté l'ancre aujourd'hui, mais quel bonheur elle a apporté à des gars comme moi, malgré les défauts de Charlier qui sont les mêmes que dans Blueberry, à savoir un texte ampoulé et trop abondant qui alourdit la narration. C'est pourquoi, je recommande aux jeunes générations cette série très classique, à condition d'accepter ceci et les dessins parfois un peu figés d'Hubinon. Ma note ne concerne d'ailleurs que les épisodes Hubinon/Charlier, n'ayant que modérément apprécié les suivants, ça reste quand même une série légendaire de la Bd d'aventure.

01/08/2013 (modifier)

Je n'ai pas lu l'ensemble de la série. Mon avis se porte sur les intégrales 6 7 et 8 regroupant principalement deux grandes histoires la captives des mores et la cité de la mort. J'aime beaucoup cette série car il y a de l'action, du suspens et les dessins sont vraiment magnifiques. C'est vrai qu'il a pas de lecture mais moi ça ne me dérange pas. J'aime bien aussi les textes en début des intégrales ont y apprend beaucoup de choses sur la série. En bref une BD à l'ancienn très réussie.

27/11/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Barbe Rouge est une vieille série destinée tout d’abord aux nostalgiques et aux amoureux des histoires de pirates. Le scénariste était au départ Charlier un grand nom de la bd connu pour sa série phare Blueberry ayant changé les codes d’une bd autrefois naïve en quelque chose de plus consistant. C’est drôle mais je retrouve un peu de cela en lisant les premiers volumes. Les derniers sont signés par un amoureux de la mer à savoir Perrissin, le scénariste de Cap Horn et El Nino qui a également repris tout à son compte la jeunesse de Barbe-Rouge que personnellement je ne lirai pas (celle de Blueberry me restant encore en travers de la gorge avec une collection que j’ai revendu pour une bouchée de pain). C’est vrai que cela fleure bon la bande dessinée à papa. Les couleurs sont criardes ; cependant cela donne tout son charme à l’ensemble même si cela paraît un peu désuet. On ne s’ennuie pas grâce à des intrigues très bien ficelées mais parfois inégales. A lire oui mais pas à posséder.

24/04/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Cette série m'endort, surtout les premiers tomes où il ne semble y avoir aucun scénario. Je trouve le dessin de Hubinon figé, même si parfois on a droit à de bonnes scènes d'action. Les reprises sont toutefois un peu mieux niveau dessin. Notamment avec Jijé. Les personnages sont la plupart du temps stéréotypés, comme les méchants qui sont parfois tellement méchants que ça en devient ridicule. Cette série a mal vieilli et ne satisfera que les amateurs d'histoires de pirates.

02/10/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5

Dès la première page, Jean-Michel Charlier avertit à travers les dialogues de voyageurs d'un vaisseau que le "démon des caraïbes" rode à la recherche de galions espagnols à piller. Bien évidemment Barbe-Rouge surgit à l'abordage et le pirate n'est pas du genre à avoir pitié. Pourtant, il recueille un nouveau-né qu'il choisit comme fils adoptif. Comme on le voit, les péripéties s'enchaînent rapidement et l'enfant, Eric, encadré par le savant unijambiste "Triple-Patte" et le fidèle noir Baba grandit et réprouve rapidement la vie de meurtres de son père de substitution. C'est donc le jeune homme que nous suivrons en Angleterre où il va étudier, mais la série parle davantage des rapports entre les deux hommes et Eric reviendra vers son père, bien persuadé de le ramener dans le droit chemin. Le scénariste sait donner de l'épaisseur à ses intrigues en créant un cadre émotionnel crédible en même temps qu'il exploite des situations classiques qu'il réinvente grâce à son sens du suspense et de l'action. Son texte est sans doute abondant parfois, mais il s'accorde avec le dessin réaliste et agréable de Hubinon qui, tout de même très raisonnable et parfois un peu schématique, trahit quelque peu son âge. L'ensemble n'en reste pas moins de grande qualité et passionnant, embarquez-vous et partez à la chasse au trésor avec des personnages auxquels Chalier donne une vraie dimension, tout comme d'ailleurs aux nombreux ennemis de Barbe-Rouge qui jurent sa perte. Après la disparition d'Hubinon, Charlier relance la série avec Jijé et son fils Lorg. Jijé possède un grand sens du mouvement et créé des trognes inimitables. "L'île des vaisseaux perdus" où Eric recherche son père adoptif disparu alors qu'il s'était lancé dans une nouvelle chasse au trésor est une des plus grande réussite de la série. Jijé meurt à son tour et Gaty le remplace en terminant ce cycle d'un trait agréable et proche de son prédécesseur. Charlier lance une série parallèle dessinée par Pellerin qui n'aura que deux titres mais où le dessinateur, venant de l'illustration, friand de plans larges, donne une version documentaire et minutieuse absolument magnifique de cette série. Après la mort de Charlier, seul Gaty poursuit la série avec Jean Ollivier au scénario. Le résultat est naïf et bon enfant, finalement agréable contrairement à ce qu'on en a dit, mais moins puissant que ce que produisait le scénariste précédent. Marc Bourgne au dessin et Perrissin au scénario reprennent la série pour un résultat excellent mais curieux : ils ne respectent en rien la mythologie mise en place par leur prédécesseurs, père et fils se vouent une haine sans bornes, et les grandes batailles ont fait place à des aventures réduites à un minimum de personnages, dont les psychologies sont modifiées. Bref, c'est bien mais curieusement ça ne respecte pas ce qui a été mis en place par les autres auteurs, ce qui peut être tout de même gênant (voire un peu méprisant). En tout cas, un grand classique qui a connu bien des tumultes dans sa création, et mérite d'être découvert.

06/05/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

Quelle épopée !... Nous sommes en 1959. Charlier et Hubinon se connaissent bien depuis leur création commune de Buck Danny en 1947. Qui plus est, de 1949 à 1952, ils ont travaillé de concert à l'adaptation en BD du personnage de Surcouf. Hubinon a une certaine nostalgie de cette saga maritime. Et c'est ensemble qu'ils vont créer Barbe-Rouge... En cette même année, un nouvel hebdo va voir le jour : Pilote. C'est dans le n° 1 du 29 Octobre 1959 que Barbe-Rouge va faire sa première apparition. Barbe-Rouge ?... Je l'adore ! Un terrible pirate surnommé "Démon des Caraïbes". Avec son navire -le Faucon Noir- il terrorise les mers. Lors d'un abordage, il sauve un tout jeune garçon -Eric- qu'il élèvera comme son fils. Ce pirate se mettra plus tard au service du roi de France. Lui et son équipage n'auront alors cesse de bouter Anglais et Espagnols hors des mers... J'aime vraiment ! Une excellente série servie par un magnifique graphisme. Hubinon va mettre toute son efficacité au service d'une mise en page découpée comme un story-board de cinéma. Sa légendaire virtuosité, son amour à dessiner galions, frégates et autres trois-mats, m'a littéralement fait plonger dans ces abordages, ces assauts furieux, ces canonnades, ces batailles sanglantes... Et l'ensemble est mis au service de scénarios "en béton" concoctés par un Charlier en très grande verve. Le côté humain n'est pourtant pas oublié : Eric -beaucoup plus réfléchi que son "père"- se montre souvent réticent face aux diverses exactions de ce dernier. Une belle brochette de "seconds couteaux" dont se détachent "Triple Patte" et "Baba", un géant noir, va venir renforcer le duo de base et ainsi créer un groupe autour duquel vont venir s'articuler maintes péripéties. A la mort d'Hubinon suivront Jijé, Gaty, Pellerin même... et d'autres... Ce qui était pour moi une très grande série va -avis personnel- "baisser" dans les années 80. Ses créateurs ne sont plus de ce monde et il manque aux divers scénarios ce "petit quelque chose" qui en aurait fait une saga véritablement culte. Qui plus est, dans certains albums, j'ai été désagréablement surpris par le graphisme lequel -avis personnel toujours- n'a plus rien à voir avec ces "grandes envolées" d'antan. Alors, Barbe-Rouge ?... Culte jusqu'aux années 80. Pas mal ensuite. Franchement bien quand même !...

23/12/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5

La parodie de l’équipage de Barbe Rouge par Goscinny et Uderzo dans Astérix semble aujourd’hui beaucoup plus connue que cette vieille série des années 60. Aujourd’hui une intégrale regroupe la totalité des aventures du Démon des Caraïbes. Concernant la série, Charlier applique ses vieilles recettes de feuilletoniste, laissant un suspense à chaque double page, usant de récitatifs importants. Ca devait sans doute plaire dans les années 60 aux lecteurs de Pilote ; dans les années 2000, je ne suis pas convaincu que la jeunesse veuille encore faire l’effort de lire ce type de série… D’ailleurs, je dois avouer avoir parfois souffert en lisant ces histoires, le texte est abondant, c’est parfois lent, le dessin ne me plaisait pas beaucoup. J’ai d’ailleurs bien cru que l’album « le fils de Barbe rouge » ne se terminait jamais !!! Et pourtant, sur la longueur cette série est intéressante, les personnages sont plus complexes qu’il n’y paraît, ils évoluent. Barbe Rouge est un personnage tout à fait atypique. La série perd d’ailleurs de sa force quand elle se concentre sur le personnage du piètre Eric qui n’a aucun charisme et s’éloigne du pirate. Charlier s’y prend habilement pour nous faire comprendre que Barbe Rouge est quelqu’un d’impitoyable. Tout se joue dans le texte, aucune image de mort violente n’est montrée. On est bien loin de sa meilleure série Blueberry, où Charlier faisait dessiner à Giraud de vrais bains de sang. Mais à travers les textes, on comprend que Barbe Rouge ne fait pas preuve de compassion et ne montre d’humanité qu’envers son fils et quelques hommes fidèles, dont Baba et Triple patte, qu’il sauvera plusieurs fois. Les albums se déroulant dans le cycle des Ottomans sont d’ailleurs les plus passionnants. Par la suite, le personnage de Barbe Rouge deviendra plus présentable, la série souffrira aussi d’un manque de cohérence au dessin, tant les successeurs d’Hubinon se sont multipliés.

28/08/2006 (modifier)
Par Dakhan
Note: 3/5

Vraiment une BD à papa, avec son charme désuet de l’époque des pionniers de la BD, quand celle-ci n’était destinée qu’aux enfants. Les scénarii de Charlier : des héros admirables, habités de tous les bons sentiments chrétiens, extrêmement intelligents et ingénieux ; des aventures pleines de rebondissements (souvent un peu tirées par les cheveux) ; beaucoup de texte (souvent trop ; on ne fait jamais appel à l’intelligence du lecteur et on explique tout, en détail, une ou plusieurs fois) dans un style très littéraire qui ne craint pas les superlatifs. Les dessins de Hubinon, tout aussi lisses que leurs sujets et qui datent eux aussi un peu, mais plutôt bons. (3/5) Avec les différents changements de dessinateur et de scénariste, la série se dégrade pas mal. On atteint même le ridicule avec Ollivier. (1/5) Mais avec Perrissin et Bourgne, la série prend un nouveau souffle et devient meilleure que jamais. Cela me fait penser à R.L.Stevenson. (4/5) A noter : la grande originalité de la série qui possède deux héros assez indépendants.

16/12/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5

Bon, je dois bien l'avouer, j'ai été longtemps très amoureuse d'Eric... toutes les années en vacances on empruntait les tomes de Barbe-Rouge, que je dévorais à chaque fois avec la même passion, sans lassitude aucune. Après, c'est une série qui a vieilli, le dessin d'Hubinon notamment, et la narration peut paraître lourde par rapport aux productions actuelles... mais les histoires sont vraiment bien, super pour faire rêver quand on est jeûne au bord de la mer ^_^

23/07/2004 (modifier)
Par Monu
Note: 5/5

C'est pour moi un grand classique, on ne s'ennuie pas en lisant cette série, même si les 2-3 premiers tomes peuvent paraître bizarres et naïfs au vu des actions qui arrivent aux personnages, dans l'ensemble c'est dynamique, même si c'est les histoires de pirates plus ou mons classqiues moi ça me plait. Le dessin de Hubinon est propre, les couleurs très criardes ne nous font pas oublier que cette série a 30-40 ans, mais si ce qui fait son charme. A conseiller juste à ceux qui supportent les dessins anciens. A noter que ya quelques points communs avec De Cape et de Crocs et nottament une histoire de "Hollandais Volant, un vaisseau fantome.:) Sachant que les albums sont maintenant plutôt difficile à trouver je conseille les intégrales qui ne coûtent pas cher (15 euros pour trois albums), qui remettent l'histoire dans l'ordre et qui offrent des petits articles sur la série et ses auteurs.

08/05/2004 (modifier)