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Urban

Note: 3.7/5
(3.7/5 pour 23 avis)

Reprise/refonte de la série Urban Games. Zacchary Buzz quitte sa famille de fermiers pour se rendre à Monplaisir, une immense cité dédiée aux loisirs, aux jeux, aux plaisirs... Avec pour modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, il rêve d'intégrer la meilleure police du monde : les Urban Interceptor.


Anticipation Auteurs italiens Nouveau Futuropolis Reprises / Refontes Robots Télévision

Zacchary Buzz quitte sa famille de fermiers pour se rendre à Monplaisir, une immense cité dédiée aux loisirs, aux jeux, aux plaisirs... Avec pour modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, il rêve d'intégrer la meilleure police du monde : les Urban Interceptor. Monplaisir est une société hyper contrôlée, dirigée par l'omniprésent Springy Fool. A grands renforts de caméras et d'écrans géants, toute la ville peut suivre en direct les moindres faits et gestes de ses habitants. Monplaisir est également sous le contrôle d A.L.I.C.E., un système automatisé composé de robots nettoyeurs qui font la chasse aux voleurs, avec des méthodes plutôt musclées... Ce système permet aux policiers de s'occuper des vrais crimes, car derrière la fête et l'amusement, on retrouve les corps mutilés de plusieurs jeunes filles. Devenant trop gênant, l'enquêteur principal est lui même assassiné par Antiochus Ebrahimi. On met alors sur le coup le meilleur Urban Interceptor : Isham El Ghellab. Cette traque est mise en scène en direct sous forme de jeu télévisé, où les spectateurs peuvent parier sur la mise à mort d'un des deux protagonistes. Zach, qui rêvait de justice, découvre que tout n'est que violence et cynisme et que le monde magique de Monplaisir est bien cruel...

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Septembre 2011
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Urban

06/09/2011 | Miranda
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Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Après lecture des 5 tomes, je reformule mon avis mais ne change pas ma note : J'ai aimé les dessins que je trouve originaux et détaillés. Ils sont parfois un peu chargés mais c'est pas grave, je préfère largement des décors travaillés fourmillant de détails à une absence de fond ou à quelques hachures en guise de remplissage. Ici, ça colle bien à l'ambiance SF de la série et au coté barré de la cité de Monplaisir. Le rendu est esthétique. Coté histoire, il y a pas mal de bonnes choses à prendre à droite à gauche : la découverte de la cité qui, on le sent, a des choses à cacher derrière cette façade dorée. Ce grand héros, apprenti flic, un peu simplet est attachant. La "télé réalité" poussée à son extrême apporte pleins de bonnes choses à l'intrigue. La surenchère du spectaculaire, aussi débile qu'elle soit, n'a visiblement plus de limite en 2050. Le mégalomane a la tête de ce parc de loisir géant est bien vu. Bref pleins de bons éléments. Coté narration les flash backs ne m'ont pas dérangé, en même temps qu'on avance dans le récit principal, on comprend par bride comment on en est arrivé là : comment s'est construit la cité, pourquoi, comment les personnages sont devenus ce qu'ils sont. Ça fonctionne bien. Généralement la fin de chaque tome apporte un petit élément malin qui donne envie de lire le suivant. Mais il y a quelques trucs auxquels j'ai moins accroché. Le personnage imaginaire, sorti d'un dessin animé, avec lequel converse Zack notre héros. Ces discussions ne m'ont pas passionné. Et je trouve que le récit insiste beaucoup la dessus. Il y a régulièrement des passages qui les mettent en scène tous les 2. On a droit à un chapitre sur la genèse… (lire plus)

19/10/2011 (MAJ le 16/07/2021) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Je réécris mon avis après la lecture des 5 tomes. Je pense que le seul (petit) reproche qu’on puisse faire à cette série (et c’est d’ailleurs déjà noté dans les avis plus négatifs) est une narration un peu nébuleuse : personnages multiples, passages d’une scène à une autre, voire d’une époque à une autre, bref, une narration « à la Brunschwig ». Personnellement je suis fan, mais je comprends qu’on puisse y être hermétique. L’histoire est prenante et remarquablement écrite. Chaque tome apporte de nouveaux éléments et ajoute une couche supplémentaire au récit. L’univers mis en place, ses personnages, leur passé, leur personnalité, tout est parfaitement maîtrisé. Les révélations successives m’ont tenu en haleine, et la fin m’a beaucoup plu. Le dessin de Ricci est magistral. Il fourmille de détails, et la composition des planches est très réussie… les couleurs lumineuses contribuent à l’ambiance futuriste et technologique. Le design m’a un peu rappelé le jeu vidéo Bioshock. Une superbe série, et un excellent moment de lecture en ce qui me concerne.

19/09/2011 (MAJ le 12/07/2021) (modifier)
Par Yann135
Note: 1/5
L'avatar du posteur Yann135

Je suis plutôt fan habituellement des scénarios de Luc Brunschwig. Mais cette fois-ci, avec cette série je n’accroche pas du tout. Trop alambiqué à mon goût. Obligé de relire certains passages pour comprendre le sens du récit, rendant la lecture des albums peu fluide. Cette ville de tous les plaisirs ne m'a pas séduit. Au final je n’ai pris aucun plaisir à parcourir les différents albums. J’ai même failli lâcher prise après le tome 2. En parallèle le dessin de Roberto Ricci ne m’a pas emballé, ce qui est notamment lié à une colorisation terne par moment et trop claquante sur certaines planches. L’atmosphère oppressante attendue n’est pas au rendez-vous. A lire les avis précédents, il y a pourtant des lecteurs conquis. Désolé mais me concernant, je me suis ennuyé. Une série que je vais vite oublier.

27/10/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Les séries de Brunschwig que j’ai lues sont généralement intéressantes, mais pêchent souvent par une surenchère de rebondissements. Pourtant, si ici aussi on imagine aisément un blockbuster hollywoodien pour adapter cette histoire, je trouve l’ensemble plus équilibré, moins dans l’esbroufe : c’est la série de Brunschwig que je préfère, nettement. D’abord, avant de revenir au scénario de Brunschwig, je voudrais dire tout le bien que je pense du dessin de Ricci, que j’ai vraiment bien aimé, à la fois précis (sauf quelques visages, surtout dans le premier tome) et très dense, rempli de détails. Idem pour la colorisation. Ce côté graphique est déjà captivant. Pour ce qui est de l’histoire, si l’univers brasse quelques influences (« Blade Runner » par exemple), c’est quand même original. Dans un futur pas si éloigné (même si en 50 ans la science a fait des progrès ! – seul bémol concernant la crédibilité de cette histoire, que j’aurais plus située un siècle plus tard), « Monplaisir » fait office de nouvel opium du peuple, sorte de super parc d’attractions hyper digitalisé. Et en fait, on ne fait plus trop la différence entre le réel et le virtuel, puisque tout est mêlé, y compris lorsque des vies sont en jeu. Le personnage principal, Zach, gros balourd intégrant les forces de l’ordre, est plutôt attachant, et atypique dans cet univers froid. Avec Ishrat, il sont les seules lueurs d’humanité dans un monde qui tend à la déhumanisation. Le troisième album semble vouloir donner une nouvelle accélération à l’intrigue, avec plusieurs interrogations laissées en suspens (sur les terroristes, Ishrat, la famille de Zach, et le petit garçon tué par Ebrahimi). Ce troisième tome, qui semblait commencer trop calmement, et dont le début m'avait déçu, se révèle en fait sur la durée très intéressant (après deux premiers albums… (lire plus)

07/02/2016 (MAJ le 18/11/2017) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Depuis le temps que j'entendais des gens parler de cette série comme d'un truc génial, je suis allé voir de quoi il retournait, sans trop de conviction. D'emblée, l'univers implanté par les auteurs est mis en place rapidement, on comprend vite qu'on est dans un monde concentrationnaire, contrôlé, réglementé strictement et ultra surveillé, un monde grouillant et sordide peuplé d'une faune pittoresque et hétéroclite, où tous les travers de nos sociétés se retrouvent. A ce niveau là, ça me plaisait, le truc était bien cerné. Si Luc Brunchwig a voulu faire une critique amère de notre monde, c'est donc pas trop mal réussi, même si ce n'est pas nouveau en BD. Honnêtement, ça n'a rien de bien original car j'ai l'impression d'avoir déjà vu tout ceci dans des films de science-fiction ; Luc a picoré un peu partout pour construire cet univers : un peu de Blade Runner, un peu de Soleil vert, un peu de Mondwest, un peu de Judge Dredd, un peu de 1984... et il mélange le tout en agitant bien pour créer un récit d'anticipation un peu déprimant et au ton amer qui mêle la critique sociale au polar. En fait, ça part bien dès le tome 1, et si ça avait continué ainsi, j'aurais noté plus haut, mais vers le dernier tiers, ça commence à se diluer un peu trop ; l'épisode avec le gamin n'apporte rien, d'autres personnages n'ont que peu d'intérêt, il y en a trop, de même que le personnage de Overtime qui sert de double imaginaire à Zach, ne sert à rien. Tous ces personnages en trop rendent le scénario brouillon, et je n'arrive pas à rentrer là-dedans ; le tome 2 se repose un peu sur le bon démarrage du tome 1 et stagne un peu, bref après 3 tomes,… (lire plus)

08/11/2017 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

J'avais d'abord découvert le tome 1 d'"Urban" il y a quelques années, sans y donner suite. Et là au hasard de mes déambulations, je tombe sur les 4 premiers volumes de cette série à la médiathèque. Je m'y suis plongé à mon retour et j'ai littéralement dévoré les 4 volumes d'une traite. Le scénario de Luc Brunschwig est captivant. Il relève à la fois du récit d'anticipation, de l'enquête policière et de questions sociétales.En outre, Luc B. sait amener un suspense inattendu à chaque fin d'album, qui donne furieusement envie de connaitre la suite. Avec ce récit d'anticipation, on plonge entièrement dans l'univers de "Blade Runner" ou du "Cinquième élément" (d'un autre Luc B.) Même si au fil des albums, on est un peu bousculé par la chronologie des événements, on se remet vite dans l'histoire en quelques cases. Le scénario est habile, conçu comme un véritable mécanisme d'horlogerie, et ne ménage pas les rebondissements qui happent le lecteur. Même si j'ai eu du mal à cerner le dessin de Roberto Ricci, je dois dire qu'au fil des pages, je m'y suis pleinement habitué, à tel point qu'à présent, je n'imagine pas un autre style pour coller à l'univers imaginé par Luc B. Vivement le tome 5, qui sauf surprise, devrait clôturer cette trépidante aventure.

21/09/2017 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

La série Urban Games devait tenir à coeur à Luc Brunschwig pour vouloir la reprendre malgré les 12 années passées et l'abandon du dessinateur initial. La perle rare se nomme donc Roberto Ricci, qui avait fait forte impression dans Les Ames d'Hélios il y a quelques années. Là encore il frappe fort, dans un style, mais surtout des ambiances différentes. Les influences graphiques et narratives sont évidentes, et nul n'est besoin ici de les réitérer. Cependant je suis bluffé par la capacité du dessinateur à passer d'une ambiance intimiste à une scène d'action, par sa mise en scène très inventive ou encore ses couleurs pastel superbes. Il doit également gérer de nombreux paramètres visuels, entre les clins d'oeil, la mise en scène de l'intrigue et les personnages, qui conservent de bout en bout une expressivité aussi optimale que possible. Bref, de la (très) belle ouvrage. Côté scénario, je ne connais pas la série originale de Brunschwig aux Humanos, mais j'imagine qu'il a dû "épaissir" sa trame, retravailler son récit pour le rendre plus logique, et le résultat est de suite très prenant. Le background, même s'il est proche de récits de SF classiques, me semble tout de même très cohérent. L'intrigue, éclatée sur plusieurs fils narratifs voisins a amené dès le premier tome son lot de situations très intéressantes, amenant à découvrir Monplaisir, l'omniprésence des media, la corruption due au pouvoir. Les deuxième et troisièmes tomes apportent leur lot d'éléments aussi troublants que surprenants. En effet le récit va prendre une direction franchement inattendue, les personnages secondaires vont voir leur background s'épaissir, leurs postures changer. Et le récit est donc éclaté sur une quinzaine de personnages, dont aucun n'est laissé sur la touche, et tous vont jouer un rôle au fil du récit, qui va s'étaler sur 5… (lire plus)

02/10/2011 (MAJ le 18/05/2017) (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur Canarde

Pas mal... C'est vrai que le dessin est très riche, fourmillant, et donne bien l'effet d'une cité Monplaisir sur-saturée de propositions publicitaires, de jeux en tout genres (le monde du fantasme réalisé) qu'on devra quitter pour retourner vers une triste vie quotidienne guère moins calme et tout aussi dépourvue de sens. Des surimpressions, beaucoup de traits de toutes épaisseurs et valeurs, des couleurs multiples , elle-mêmes en surimpression, des gueules un peu à la Boucq, avec quelque chose de forcé, de crispé d'effrayant. Mais le scénario n'est pas très clair, et au bout de 3 tomes, je ne comprends toujours pas où on veut m'amener. Un affreux méchant qui se démultiplie sur tous les écrans, un grand benêt embauché comme flic parmi les flics, des robots qui se mettent à trucider les bonnes gens, on est ballotté dans une brouhaha effrayant sans comprendre ou regarder, ni quoi penser... Je perds patience.

03/03/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

Urban est une oeuvre qui est dans tous les esprits de ceux qui reviennent de leur libraire. Il faut dire qu’il ne m’a pas fallu davantage que 30 secondes après l’avoir feuilleté pour avoir envie de l’embarquer avec moi. Une bd dont le bouche à oreille s'agrandit au fil des jours, aidé par des critiques quasi unanimes vantant les louanges d’une œuvre revenue de loin (Urban Games avait fait dès lors l’effet d’un pétard mouillé avec abandon du dessinateur dès le premier tome et mésentente avec les Humanos). Vendu comme un blockbuster de science-fiction tendance Blade Runner, Urban s'avère être une œuvre qui souhaiterait s’affranchir de tout son passé mais repasse tel un hommage les nombreuses références d’une génération élevée aux petits Mickey, Dark Vador, Dragonball et j’en passe si l’on observe attentivement les costumes portés par une population désirant s’abandonner pendant un cours délai dans la cité-parc de loisirs au doux nom évocateur de Monplaisir. Néanmoins tout n’est pas si rose dans ce monde futuriste à l’instar d’un Soleil Vert où les corps féminins sont réduits à l’état d’objet publicitaire et sexuel et où la violence devient un spectacle télévisé comme dans le Prix du danger d’Yves Boisset. Une bd pétrie donc d’un propos et d’un fond. Pour autant, ça n'en est pas moins un bouquin saisissant et surtout envoûtant par la beauté des dessins. Je ne sais pas d’où vient ce Roberto Ricci mais j’ai hate de savoir où il va aller tant son talent nous déglingue la rétine par les couleurs, son trait, bref son style ! Après lecture des trois tomes, je dois réviser grandement mon jugement. En effet, si le premier tome m’avait laissé sur une bonne impression pour l’univers présenté et la maitrise graphique incroyable de Roberto Ricci, je n’étais encore pleinement convaincu par… (lire plus)

12/10/2011 (MAJ le 05/01/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Je le dis d’entrée de jeu, pour moi Urban est un futur classique de la science-fiction, je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté toutes ces années. Urban est une œuvre à plusieurs visages, principalement construite comme un récit d’anticipation on peut aussi y déceler un soupçon de drame post-apocalyptique puis progressivement au fil de l’intrigue le genre du Planet Opera devient vite une évidence. Mais ce qui frappe dans Urban, au-delà de sa capacité à nous émerveiller et nous divertir, ce qui représente déjà une réussite en soi ; c’est sa narration posée qui prend le temps de présenter ses personnages, leur parcours, leur psychologie ; c’est son background qui s’étend et révèle une incroyable richesse à chaque nouvel album ; c’est son histoire qui peut certes présenter des similitudes avec d’autres récits dystopiques mais qui jamais ne propose un contenu téléphoné au contraire, il y a des rebondissements et des séquences émouvantes sans jamais verser complètement dans le pathos. L’intérêt que trouve un auteur à écrire de la SF est qu’il peut s’en servir pour alerter les lecteurs contemporains sur les dérives dangereuses que sont susceptibles d’emprunter nos sociétés actuelles. C’est une caractéristique présente quasiment dans tout classique de SF, et Urban en futur mastodonte du genre n’y manque pas. Ainsi, Luc Brunschwig nous décrit ce que donnerait une société-ville visant à la satisfaction immédiate de ses désirs, une ville autonome où les gens confondent plaisir, envie, consommation, avec le bonheur et la quiétude. Trop abrutis qu’ils sont par la pauvreté et leur travail qu’ils exercent tels des esclaves empilés les uns sur les autres dans des dortoirs qui n’offrent aucune intimité, le début du tome 2 montre ainsi l’envers du décor avec Gunnar Christensen et sa femme, anciens fermiers, obligés de s’exiler sur la colonie… (lire plus)

30/12/2014 (modifier)