La Trilogie Nikopol

Note: 3.72/5
(3.72/5 pour 54 avis)

Chef d'oeuvre du genre, ce grand recit d'anticipation illustre parfaitement l'immense talent d'Enki BILAL.


BDs adaptées en film Dieu(x) sur Terre Enki Bilal Les Humanoïdes Associés Les Meilleures Trilogies Paris

Dans un futur proche, Paris vit sous le regime de la dictature. Nikopol, un homme du siecle precedent congelé dans une capsule spatiale et envoyé sur orbite, redescend accidentellement sur Terre. Horus, un dieu egyptien se sert de lui pour assouvir sa soif de pouvoir.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1980
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
Les notes (54)
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25/06/2001 | lon
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Par peckexcel
Note: 3/5

premier approche de l'univers d'Enki Bilal .....et je n'ai jamais été aussi intérrogatif? est-ce que j'aime ? ou pas? .... je .....oui mais non .... en fait.... Rassemblons nos idées : 1 le dessin : 3 tomes 3 dessins differents, une belle evolution. Meme si le premier tome fait un peu daté sur ce point il est agreable a lire. J'ai une prefence pour les dessins du tome 2 avec ses grandes cases et ses couleurs par moment presque flashy. Le tome 3 est une bonne synthese. finalement c'est plutot bon voir meme tres bon. Bonne recherche dans le chara design, univers cohérent, on y croit . 2 le scénario.....Le fait que j'ai vu le film a peu etre péché, mais heureusement qu'il a completement retravaillé le scénario completement , parce que là qu'elle foutoir... J'ai aimé le scénario du premier tome , mais il s'agissait d'un one shot tres clairement. Ce tome nous présente un univers coherent une dystopie interresante. le tome 2....c'est vide...vraiement mal construit... le tome 3 le debut est vraiment quelconque et la fin un peu facile sans reelle conclusion aux intrigues je trouve....mais il y a quand meme du bon et puis ya la quasi absence de Jill c'est un perso plus qu’anecdotique... au final je ne sais pas si j'aime ou pas...et j'ai du mal a me décider et comprendre pourquoi par certain j'aime cette serie et par d'autre non

03/06/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur sloane

A cette époque BD thèque était encore dans les limbes. S'il avait existé, nul doute que sur ce site chéri j'aurais mis la note maximale. Rappelons-nous qu'en ces années au niveau de la BD de SF il existait bien sur des choses mais pas au point de nous asséner cette claque visuelle et scénaristique. Récit futuriste mais aussi d'anticipation au sens que l'histoire décrit un monde qui n'est peut être pas si éloigné, hélas, de ce qu'il pourrait devenir un jour. Dans un monde fascisant avec les nantis d'un côté et les rebuts de la société de l'autre, l'irruption soudaine d'une pyramide égyptienne dans laquelle les anciens dieux de l’Égypte voyagent, va dérégler une société gangrénée, sclérosée. Dire qu'à l'époque de sa sortie j'ai scotché sur cette histoire n'est rien de le dire ! En pleine période Métal Hurlant, Rollerball viendrait ensuite Blade Runner, c'était le grand pied pour l'amateur lambda de SF qui visualisait enfin ses fantasmes sur papier. C'est noir, c'est pessimiste, c'est glauque, sans espoir, mais quelle patate. Depuis Bilal est à mon sens parti dans un autre genre, plus pictural, plus peintre que véritable dessinateur de BD. C'est un grand illustrateur et cette trilogie restera pour moi son grand œuvre dans le genre. A lire bien sûr et sûrement à posséder.

16/07/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Une série de haute qualité même s'il faut adhérer à l'univers d'Enki Bilal. J'aime particulièrement son dessin qui me retient quand parfois je décroche du scénario (ce qui arrive rarement tout de même). Pour le scénar je préfère le tome 1 et pour le dessin le tome 2. Enki Bilal a quand même parfois de sacrés délires et ça part limite en sucette. Même si c'est un artiste complet et que ses scenars restent d'un très bon niveau je préfère chez lui le dessinateur au scénariste. Son adaptation très libre de sa propre BD, Immortel Ad vitam, est également très intéressante et particulièrement esthétique (sauf Horus peu gâté par la synthèse).

22/05/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Chapeau ! Je viens de relire pour la cinquième fois cette série pour l’aviser, et j’ai quasiment ressenti le même plaisir qu’à la première lecture, il y a bien longtemps maintenant. Cette trilogie est vraiment une grande réussite d’Enki Bilal – et de la bande dessinée en général ! Le premier tome est parfois assez proche des ambiances créées en collaboration avec Christin dans certains albums précédents, une société fasciste plus ou moins décadente. Mais l’ambiance, les décors font rapidement dévier cette trajectoire vers de la science fiction onirique bourrée de détails plus ou moins délirants. Ce premier tome est absolument génial je trouve, et donne franchement envie d’aller lire la suite ! Les deux tomes suivants s’écartent encore plus d’une réalité contemporaine : moins de détails ancrant l’histoire dans notre quotidien, et plus de liberté laissée à l’imagination de Bilal, vraiment fertile. En plus de l’histoire, ce qui fait de cette trilogie ce chef d’œuvre « culte », c’est aussi le dessin, qui s’est affirmé (à comparer avec les histoires de Mémoires d'autres temps) et qui va devenir caractéristique du reste des productions de Bilal. Et que dire des couleurs, qui permettent de « signer » une œuvre de Bilal, ces nuances de Bleu et de Gris si emblématiques. Malgré les deux derniers tomes peut-être un peu moins « forts », je n’hésite pas à mettre cette série dans la catégorie « culte ». Dans l’œuvre de Bilal bien sûr, œuvre personnelle qui s’affranchit des influences (Moebius, Druillet, mais aussi des scénarii de Christin). Dans l’univers de la science fiction aussi, où Bilal, mélangeant un quotidien à peine décalé dans le temps (et où on peut y lire une critique du microcosme politique de « notre » époque), les dieux égyptiens et les régimes fascistes, a créé un univers unique. Et un « visuel » vraiment unique aussi. Beaucoup de planches « tiennent » indépendamment de l’histoire ou du reste de l’intrigue uniquement par leur beauté ! Et combien d’auteurs peuvent être reconnus à la vue d’une seule planche ? C’est qu’il y a du style, un auteur, et que cette trilogie en est probablement l’acte de naissance ! Une claque, et je tends l’autre joue !

04/12/2013 (modifier)
Par Jul
Note: 4/5

Le chef d'oeuvre de Bilal et un des 5 plus grands chefs d’œuvre de la bd tout genre confondus. Que dire de plus sur cette fabuleuse trilogie ? Aucune des autres œuvres de Bilal ne lui arrive à la cheville. Avant et après. D'ailleurs Bilal peine à se renouveler depuis le 3ème album " Froid équateur". Contrairement à Moebius qui n'a cessé de produire de manière presque toujours inspirée, Bilal s'est vraiment enfermé dans son style reproduisant paresseusement les images qui ont fait sa renommée. Et essayant (avec courage) de les retranscrire au cinéma. C'était peine perdue et tous ces films se sont plantés. Cela paraissait déjà vu et dépassé. Un comble pour cet auteur qui, dans cette trilogie Nikopol, a vraiment créé quelque chose de réellement nouveau et incroyablement puissant. Ce Paris dévasté ressemble beaucoup à une ville de Pologne sous l'occupation nazie. Avec une bonne dose de fantastique et de S.F. typiquement " Métal hurlant ". Et surtout il y a cette pyramide volante extra-terrestre au dessus de Paris et ce fameux " Horus" à tête de faucon et ce corps d'humain. C'est une idée vraiment géniale et ce personnage en impose vraiment. Les dessins vraiment magnifiques lui confèrent un charisme proprement hallucinant. Imposant, sévère il dégage un respect et une certaine peur comme un demi-dieu, ce qu'il est dans le récit. Les cases où il répare la jambe de Nikopol dans le métro m'ont vraiment marqué. Il fait froid, tout est sale et rempli de gravas, une vrai ambiance de guerre civile. Mais avec un Horus en plein milieu. C'est vraiment complètement barge. Et puis le tome 2, la femme piège ... sublimissime ! Toutes les cages sont de véritables tableaux. Incroyable gamme chromatique avec ce bleu. Des cases superbement gores (le faucon s'échappant (ou plutôt explosant) de la tête de l'amant sur le lit). Les cadavres dans la baignoire, le mobilier rouillé, les carreaux blancs sales ... Une merveille d'esthétique années 80 me faisant penser à pleins de groupes musicaux de ces années-là (scène cold-wave et industrielle). C'est cauchemardesque, glacé et superbe. Du très très grand art. Le 3ème tome m'a un peu moins marqué car il s'échappe un peu de l'ambiance urbaine mais il est très bon lui aussi. Bref un monument archi-culte des années 80. Après relecture de ma critique je baisse ma note de 1 etoile car même si c'est culte et que toute cette critique reste fidèle à mon avis je pense qu'elle se situe plus avec des séries que j'ai noté ****.

22/08/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

C'est difficile pour moi de noter ce genre de Bd, car c'est un univers où je ne me sens pas à l'aise, mais en même temps, je me souviens que j'avais apprécié vers 1980 La Foire aux immortels pour son côté subversif avec son mélange de politique-fiction, de régime fascisant, de fantastique et de dieux de l'Egypte antique. Ce premier récit d'une trilogie qu'on a coutume d'appeler Trilogie Nikopol, est de loin le plus réussi, parce qu'il met en scène le personnage principal, Alcide Nikopol (au physique de l'acteur Bruno Ganz), décrit comme un pitoyable individu qui évolue dans un monde divisé en 2 catégories: d'un côté, une classe dirigeante favorisée, de l'autre un univers de crasse, dégénérescent et misérable. Pris en charge par le dieu Horus qui habite son corps, il devient un instrument et connaitra un piètre destin. On sent que Bilal a donné le maximum dans ce premier récit, croyant réaliser un one-shot, sans savoir trop si il donnerait une suite, parce que la faiblesse des 2 autres tomes est flagrante. Ceci dit, l'ensemble reste une oeuvre majeure de la BD de science-fiction, et surtout permet à Bilal, ici débarrassé de Christin, de se libérer progressivement de l'influence graphique de Moebius (bien qu'encore un peu perceptible dans la Foire aux immortels), pour imposer un style pictural bien à lui, très reconnaissable (mélange de gouache et d'encre), qui se réduit le plus souvent à un univers baroque, décrépit, nauséeux et d'une froideur mécanique et clinique, où évoluent des personnages troubles. A noter que cette sombre et pessimiste vision de l'avenir a été adaptée au cinéma par Bilal lui-même, étant devenu aussi cinéaste, avec le film Immortel en 2004. Une oeuvre vraiment très personnelle, à tester avant achat.

02/07/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

... Cet avis aura mis du temps à sortir au final. Car j'ai longtemps hésité entre plusieurs notes. Et après relecture complète et attentive, je met quand même 4 étoiles. Et ce pour diverses raisons : -Le dessin, du Bilal tout craché, mais que j'ai adoré, avec un style totalement personnel mais que j'ai trouvé superbe (même si parfois j'ai trouvé les personnages un peu .... "figés"). Les touches d’originalité (la nuée d'insectes dans le tome 3 par exemple) sont les bienvenues, et on peut apprécier grandement les planches, dont certaines sont vraiment des petits bijoux. -L'originalité du récit, qui mêle à la fois de la poésie, de l'humour, du sérieux, de la réflexion, du mystère, des délires... Des coupures de presse, des échelles, du récit intrinsèque, du récit externe, de l'amour, de la haine, des dieux égyptiens et un monde futuriste. Bref un beau mélange de genres qui passe, aussi incroyable que ça paraisse, parfaitement bien. -Le récit en lui même. Avec trois parties distinctes, dont on sent qu'elles n'étaient pas forcément prévues avant leur sortie. Et chaque tome change tellement par rapport au précédent que la série semble curieusement aussi mélangée que son contenu. -Le final, qui est juste incroyable par sa nature. En fait la fin de chaque tome surprend complètement, de plusieurs façons d'ailleurs. -Et enfin les sensations dégagées par l’œuvre : on ne sait pas trop comment l'aborder, comment la comprendre. On est devant quelque chose d'incroyable et vraiment d'unique. Après force de relecture, je me décide donc à donner une excellente note à cette œuvre, qui est vraiment quelque chose à part dans le monde de la bande-dessinée en général. On est face à quelque chose qui ne se comprend pas vraiment, que chacun prend à sa façon. Un ami m'a conclu cela d'une belle façon : "C'est du Bilal". Et tout est dit. 4/5, ça le vaut.

08/05/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

Je n'avais jusque là jamais ouvert de bouquin de Bilal. Bien sûr je connaissais son style graphique mais foin de scénario. Et je dois avouer qu'à la lecture de cette mini série, je suis tombé sur le cul... avant de remonter sur mes pieds. J'ai véritablement adoré le premier tome, cette histoire de dieux égyptiens accolée à celle de cette dictature fascisante, c'est une merveille, il y a de multiples trouvailles et à l'instar du Cycle de Cyann, quel plaisir de découvrir case après case cette ville de Paris transformée qui sent les relents de 1987 de Carpenter avec une justesse et parfois une drôlerie. C'est de la bonne anticipation (surtout au regard de la date de sortie de celui-ci). C'est graphiquement réussi, le monde est cohérent, intéressant, fouillé bref un régal. Cette histoire de prisonnier cryogénisé (le retour sur Terre avec le bris de jambe est à mourir) est bonne. Les trouvailles avec Horus prenant possession de Nikopol, le fils jumeau. Bref, il y a toutes les qualités dans ce premier tome.... ....qui malheureusement se perdent dans les 2 suivants. J'ai vraiment le sentiment que Bilal n'a pas été dans la bonne direction et qu'il a lâché les bonnes idées de son premier chapitre pour n'exploiter que maladroitement et en ajoutant de nouveaux ingrédients qui ne permettent pas le liant de l'histoire sur les 2 et 3. J'aurais aimé plus rentrer dans les arcanes politiques, chercher les tenants et aboutissants de ces divinités. Je suis donc sorti frustré de ma lecture, j'ai eu un amuse bouche de chez Bocuse avant de bouffer du Flunch. Je mets 3* mais on n'est pas loin du 2*. Le premier tome vaut son pesant de cacahouètes et sauve la série.

15/11/2011 (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Wow ! L'imagination dont a fait preuve Bilal est plutôt incroyable ! La lecture se fait doucement au début car j'ai eu un petit temps d'adaptation pour le dessin et le scénario très déroutants. Mais après, c'est réellement prenant ! L'histoire est originale sur énormément d'aspects, tant au niveau du scénario que du dessin. C'est bien là la force de ce triptyque : surprendre ! Tout au long de la lecture, l'auteur ne cesse d'innover ; un coup sur un aspect futuriste bien vu, ou sur des bulles originales, ou sur un dessin, ou sur l'allure d'un personnage, ou sur l'organisation de l'histoire.... Bref, on se laisse aller dans ce monde futuriste pas très glorieux et même si parfois le scénario a l'air de perdre le fil conducteur, la lecture n'en souffre nullement et tout le récit est un vrai régal. Pour l'histoire plus politique, chacun y verra ce qu'il veut car je pense que cette BD fait également réfléchir sur pleins d'aspects et qu'une seule lecture ne suffit pas à saisir toutes les subtilités de cette trilogie magnifique. Le dessin de Bilal est reconnaissable de loin. Un dessin plutôt figé mais très précis, très innovant, très coloré. De plus, ici, Bilal se fait vraiment plaisir et organise ses planches de façon intelligente et surprenante. Graphiquement, c'est excellent ! Une trilogie à découvrir et à posséder car elle regorge de tout ce qu'il faut pour être vraiment culte. En finissant la lecture, une envie : relire le tout tant la lecture est riche !

20/08/2011 (modifier)

Bilal réussit là pour moi un coup de maître en réussissant à mettre en scène une histoire mêlant judicieusement science-fiction et mythologie Les dessins du tome 1, datant des années 80 ont un peu vieilli, mais la qualité de l'album n'en souffre pas...ceux des 2 autres tomes sont tout simplement une succession de chef d'oeuvre (mention spéciale au tome 2). Un univers particulier, guerrier, noir, mais riche, à la Bilal. L'imagination de l'auteur nous plonge dans un futur où l'humanité a évolué sans changer dans ses travers: despotisme, guerres de religion, violence, changements climatiques...Le détail est même poussé jusque dans le langage des personnages (avec des néologismes) dans le tome 1 et la manie des échelles de mesure dans le tome 3. J'ai dû lire et relire cette série pour essayer d'en saisir toutes les subtilités notamment pour le tome 2 (La femme piège) (et encore !) Gros coup de coeur pour moi pour le tome 3 où la fusion entre Horus et Nikopol est passionnante. La relation entre ces deux personnages est captivante, de dominant-dominé, on passe progressivement à une véritable symbiose avec une interdépendance. Horus est un personnage fascinant: dieu rebelle et déchu, avec un côté humain finalement, il finit par jeter un regard très philosophe sur l'être humain. (3)

05/04/2011 (MAJ le 20/04/2011) (modifier)