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Bug

Note: 2.86/5
(2.86/5 pour 7 avis)

Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.


Anticipation Enki Bilal

Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire. Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscurantistes prémonitoires (Le cycle du Monstre), de planète recadrant les humains (La trilogie du Coup de Sang), ... ... Enki Bilal nous prive de notre addiction digitale en nous plongeant, non sans une certaine dérision, dans un monde de désarroi et d’enjeux multipolaires…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Novembre 2017
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Bug
Les notes (7)
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22/11/2017 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

et voilà que l'on m'offre un Bilal. J'avais lu ado le "Sommeil du monstre" que j'avais adoré, et depuis, Bilal, je suis pas un immense fan de cet univers un peu triste, en dehors de son style très beau et très graphique. Enfin, je ne suis pas là pour raconter ma vie, je le sais, mais en fait je ne voulais pas poster un commentaire de 3 mots. D'autant qu'on a toujours tendance à commenter l'auteur et pas l'oeuvre en elle même. C'est assez agaçant et je n'échappe pas à cette règle. Donc : "Bug tome 1", c'est cool : ) Graphiquement c'est toujours un plaisir (en dehors de cet horrible lettrage). Ca se lit bien, l'intrigue est bien posée, et ça gagnera à être lu en histoire complète je pense. Bémol : toutes les nanas sont des sex-symbol et se ressemblent. Fin du commentaire !

25/01/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Bilal a produit selon moi certains des plus beaux albums de Science-Fiction (le début de La Trilogie Nikopol, le génialissime premier tome du « Sommeil du monstre » par exemple), et c’est avec beaucoup d’attentes que je m’intéresse à ses productions. Par rapport à ces attentes, je sors de ma lecture un chouia déçu – même si ça se laisse lire, et que je suivrai sans doute la série. Le côté graphique est relativement classique : têtes des personnages habituelles, et surtout ces nuances de gris bleuté qui dominent, mais qui amènent ici moins vers la rêverie qu’ailleurs (Bilal y introduit presque du rationnel à propos des taches de bleu sur le visage du personnage principal). Cet aspect m'a ici moins enthousiasmé que d'habitude. Pour ce qui est de l’intrigue, je l’ai trouvée poussive au début, partant en plus d’un postulat pas forcément original (tous les fichiers, systèmes informatiques ont disparu brutalement, sans explication : le « bug » qui donne son titre à la série). Mais, au fur et à mesure que cette histoire avance, les conséquences, et surtout les causes de ce mystère permettent à Bilal de développer quelque chose d’intéressant, que ce soit au niveau des personnages et des idées (certains passages relevant notre dépendance aux systèmes informatiques – l’histoire est sensées se passer dans un futur proche – deviennent presque humoristiques). Si « Bug » ne s’annonce pas comme un des chefs d’œuvre de Bilal, cette série peut devenir intéressante. Même si, pour le moment, je n’ai pas ressenti le souffle des deux séries citées plus haut – ni d’ailleurs le mystère poétique de ses trois derniers albums post-apocalypse. A noter que je n’ai lu que la version « ordinaire » (dans un relatif petit format), et qu’une version « Luxe » (bien plus coûteuse) en grand format existe aussi. MAJ après lecture du tome 2: Cet album poursuit l'histoire, sans vraiment l'éclaircir en fait. En effet, nous n'en savons pas beaucoup plus sur les causes de ce Bug (quelques pistes, mais encore brumeuses). Du coup, j'espère que Bilal ne prolongera pas inutilement cette intrigue, comme il a pu le faire sur d'autres séries. En fait, cela s'est même un peu plus obscurci, Bilal faisant intervenir une multitude de groupes cherchant à profiter de ce Bug, et à récupérer Kameron Obb. Cela dynamise le récit, le densifie, certes, mais c'est aussi un peu fouillis parfois, et on se perd au milieu de tous ces groupes mafieux, politiques et/ou religieux. Du coup, je me suis plus focalisé sur l'aspect visuel, avec cette brume, ces dégradés de bleu et de gris, qui marquent le travail de Bilal. Mais je reste encore réservé quant à cette série, qui ne m'emporte pas au large comme d'autres de l'auteur ont su le faire.

16/12/2017 (MAJ le 07/10/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Il y a encore une certaine époque, dire qu’on n’aimait pas les œuvres de Bilal était considéré comme une hérésie tant il était le modèle de la bande dessinée de science-fiction en Europe. Désormais, c’est une chose un peu plus facile car le marché s’est démocratisé et s’est ouvert à une quantité d’auteurs qui sont venus avec des univers fantastiques plus cohérents. Là, cela apparait dans toute sa splendeur : de beaux dessins mais toujours les mêmes tronches si bien qu’on a l’impression d’avoir toujours les mêmes et on recommence. Quant au dialogue, ils sont abscons et totalement vide de profondeur. Le pire, c’est le bug informatique qui dévisse toute la planète mais qui épargne la gestion des mails et certains vieux ordinateurs comme pour arranger au niveau de l’histoire. C’est pathétique sur toute la ligne. Je veux bien croire qu’il y avait au début une certaine forme d’imagination dans cette bd d’anticipation à l’image de Nikopol, mais ici, tout manque réellement.

06/03/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Connaissez vous le syndrome du vieux fauteuil, celui qui trône dans la bibliothèque, il est tout vieux, complètement déglingué mais pour rien au monde vous ne voudriez le foutre à la déchetterie. Tout mou, moulé à votre corps, celui dans lequel il est bon de se laisser aller, il est même possible que vous y ayez fait une petite sieste. Ce fauteuil un peu pourav, c'est LE fauteuil, souvent votre dulcinée vous a dit de vous en débarrasser mais non quoi, c'est là que vous avez voyager, transporté vers des ailleurs bédéthesques. Enki Bilal c'est un peu comme ce vieux fauteuil, il n'est pas tout seul quelques autres rares auteurs vous font cet effet là. Bilal, l'auteur que vous avez découvert dans Pilote et dans Métal Hurlant, des "Phalanges de l'ordre noir" à La Croisière des Oubliés si , si souvenez vous de ce personnage récurent, celui aux cheveux blancs qui venait d'on ne sais ou. Bon je vais pas vous faire toute le biblio du monsieur, mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a eu du bon , même du très bon. Puis les années Nikopol sont arrivées et voir les dieux égyptiens au dessus de nos têtes avait quelque chose de jouissif. Ensuite Le Sommeil du Monstre une trilogie qui relevait plus du graphisme pur que de la BD, j'avoue qu'à cette époque c'est là que j'ai perdu monsieur Bilal. Non que le drame de la guerre en ex Yougoslavie ne m'ai pas touché mais je ne sais pas ça passait moins bien. Or donc voici Bug impatient oui mais aussi plein de circonspection. Au final la surprise est plutôt bonne. Rien à dire sur le dessin, parfaitement maitrisé, on se dit que l'auteur avait sans doute besoin de partir un temps vers la peinture pour y exprimer des choses trop abstraites ou absconses pour le domaine de la BD classique. En accord complet avec l'avis de Blue Boy quand il dit que Bilal ne se renouvelle plus depuis trop longtemps, j'ajouterais cependant que ce retour à la Bd justement n'est pas si évident , je trouve qu'il même un peu casse gueule. Le gars est attendu au tournant, tournant d'ailleurs bien géré je trouve. Le dessin est simple, oui le style est aisément reconnaissable, c'est du Bilal, mais du Lauffray c'est pas reconnaissable?, et du Hermann, du Rozinski, du Loisel, du Moebius, j'en passe la liste est longue. Justement ce dont je sais gré l'auteur c'est qu'ici il n'est point de délires visuels, de fulgurances qui disent , hey vous avez vu comment je maitrise le truc, comment c'est beau ce que je fais. Non de ce côté la rien à dire, comme quoi la "simplicité" n'est pas forcément rédhibitoire. En ce qui concerne le scénario je dis pourquoi pas, si mes camarades précédents ont relevé quelques incohérences techniques je passe au dessus et cela ne gâche ne rien mon plaisir de lecture. Je suis bon public et me laisse embarquer, je suis en terrain connu mais j'avoue être très preneur de ces mondes pré post apocalyptique quelques auteurs arrivent à m'y faire croire Enki Bilal est de ceux là, donc j'embarque en faisant fi des "défauts", sans doute la faute de ce vieux fauteuil archi connu mais oh combien confortable.

26/12/2017 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Nouvelle production de Bilal, avec une forte impression de déjà vu. Déjà vu dans le graphisme évidemment, avec les tics graphiques de Bilal, ses couleurs pleine de matière, sa passion pour le bleu, ses personnages aux faciès si reconnaissables, ses ambiances visuelles un peu délétères... C'est un style que j'avais beaucoup aimé quand j'ai découvert La Trilogie Nikopol, qui avait trouvé son apogée esthétique dans Le Sommeil du Monstre, mais qui depuis lors n'évolue plus et finit par lasser. D'autant plus quand les protagonistes se ressemblent un peu tous et qu'on a du mal à s'y retrouver dans la longue introduction de ce récit. Déjà vu dans le décor de proche anticipation et d'ambiance de fin du monde où la société humaine tombe en décrépitude et fait la démonstration de ses tares et de sa bêtise égoïste. Déjà vu dans les personnages. Le héros bien foutu, menton carré, au visage rêveur mais fermé, et au caractère mutique qui est davantage spectateur de sa vie que véritable acteur. L'héroïne, femme forte et indépendante, cheveux courts et légèrement garçon manqué. Et toute la clique de méchants caïds et de chefs autoritaires, égocentriques, obtus et bien souvent ridicules. Cela donne un récit qu'on a l'impression d'avoir déjà lu. Il part ici sur un concept assez peu crédible : un événement qui a effacé toutes les données numériques de la planète. Les disques durs, les clés USB, toutes les mémoires informatiques sont brusquement vides et comme plus personne ne retient plus aucun code ou numéro depuis longtemps, tous les outils technologiques avancés deviennent inutilisables, plus rien ne marche correctement et c'est le chaos sur Terre. Sauf qu'un homme a récupéré sans comprendre pourquoi toute la mémoire informatique du monde dans sa tête, avec même semble-t-il des capacités à se connecter à un réseau informatique devenu fantôme. Il se retrouve du coup au centre de l'attention de tous les pouvoirs humains. Outre le fait que le concept est difficile à avaler sur le plan technique, il présente aussi rapidement ses incohérences dès qu'on y réfléchit un peu. Si plus aucune mémoire n'existe, comment expliquer que les réseaux de téléphones mobiles fonctionne encore alors que leur fonctionnement est basé sur un réseau de machines au programme enregistré numériquement ? Comment expliquer que des drones fonctionnent encore, même s'ils sont déréglés ? Qui a réécrit tout le code qui permet de faire fonctionner tout ça ? Nous ne sommes plus à l'heure de l'électronique où toute la programmation était à base de transistor, de processeur et d'électricité : maintenant, tout fonctionne sur la base de programmes numériques et leur disparition ne se contenterait pas de vous faire perdre votre répertoire de numéros de téléphone. Bon, j'arrête là mon laïus d'ingénieur, ce n'est pas le lieu et ce n'est pas rare qu'il faille accepter des postulats sans trop y réfléchir pour apprécier une oeuvre. Sauf que là, pour le moment, je suis loin d'être captivé. Les protagonistes ne sont pas attachants, le déroulement de l'action est un peu convenu, et à part la légère curiosité de savoir quel est ce parasite et comment il est lié à la disparition des données informatiques, je ne suis pas très pressé de lire la suite.

08/12/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 2/5
L'avatar du posteur Blue Boy

La cause est entendue : Enki Bilal est une figure incontournable dans le monde du neuvième art et son style tout à fait unique a marqué depuis longtemps de nombreux bédéphiles. Cet auteur n’a cessé au fil de ses productions de faire évoluer son trait pour tendre vers une approche quasi picturale, aux contours de moins en moins marqués, n’hésitant pas à larder son dessin de stries éthérées, à le souiller de griffures charbonneuses, telles des blessures vénéneuses. La ligne claire, ce n’était pas pour lui. Son œuvre culte, La Trilogie Nikopol », témoigne nettement de cette évolution, il suffit de comparer le tome 1 et le tome 3 pour s’en rendre compte. Cette série lui a d’ailleurs donné l’occasion de s’essayer au métier de scénariste, lui qui jusqu’ici avait presque toujours collaboré avec l’illustre Pierre Christin. Depuis près de quarante ans, Enki Bilal est donc seul aux commandes. Au début des années 80, la reconnaissance critique et publique de la série précitée l’avait alors convaincu que son choix était justifié. Dès lors, Enki Bilal a exercé son métier d’auteur en toute liberté et a pu en vivre, chose assez rare dans le domaine pour le souligner et s’en réjouir. Venons-en au premier volet de cette nouvelle série… À 66 ans, Enki Bilal peut-il encore nous surprendre ? Une fois de plus, nous avons affaire à un récit d’anticipation, un genre que l’auteur a toujours affectionné et qui ne le quitte plus depuis ses Immortels…Sur le plan du graphisme, l’auteur semble avoir définitivement trouvé son style, toujours à l’aise pour créer des ambiances froides visant à dépeindre un futur anxiogène, dans des nuances allant principalement du bleu au gris. Comme toujours, certaines cases sont saisissantes, provoquant une fascination mêlée d’effroi. Magnifique et effrayant à la fois. Comme toujours, le découpage est plus tourné vers la lenteur que le mouvement, car Bilal est aussi un contemplatif subtil, un intellectuel inquiet marqué par la guerre en Yougoslavie, son pays d’origine. Les mêmes thématiques reviennent au gré de ses productions, en particulier la montée des intégrismes religieux et du terrorisme, la prépondérance du tout-technologique et son corollaire, la déshumanisation du monde. Une fois qu’on a dit ça, il est une question qu’on est en droit de se poser. Enki Bilal n’aurait-il pas renoncé à se renouveler ? Car l’impression qui prédomine en découvrant cet opus, et ce n’est pas vraiment nouveau il faut bien l’avouer, est celle de déjà vu. Finalement avec Bilal, chaque nouvel album publié depuis La Trilogie Nikopol, encore davantage depuis Le Sommeil du Monstre, ressemble un peu au précédent. Ce qui est embêtant ici, c’est que la thématique de « Bug » n’a jamais été abordée par l’auteur. Comme son titre l’indique, il y est relaté dans un futur proche la grande panne numérique mondiale, une catastrophe sans cesse annoncée par les spécialistes scientifiques depuis les années 90. Une perspective inquiétante pour un sujet ô combien digne d’intérêt. Et pourtant… cette sensation de relire toujours la même BD, avec le même univers gris et morne, des personnages tristes et peu expressifs qui ne se distinguent guère les uns des autres (on croirait même que Nikopol et Jill Bioskop sont devenus « immortels », seuls leurs noms changent d’album en album), s’avère au final un peu sclérosante. Par ailleurs, on peut ressentir de la lassitude à la lecture de ce scénario qui s’étire et s’éparpille dans tous les sens, un des principaux défauts de l’auteur, alors que, traitée de façon moins alambiquée, l’histoire aurait pu se révéler passionnante. Dire qu’Enki Bilal est un auteur surestimé n’enlève rien à son talent de dessinateur - et désormais de peintre. Dans le neuvième art, les auteurs complets et talentueux se comptent sur les doigts de la main, et lorsque le scénario est excellent, il est rare que le dessin atteigne un niveau artistique élevé. A défaut de voir renaître une collaboration avec Pierre Christin, laquelle fut des plus fructueuses lorsque Bilal démarrait sa carrière dans les « seventies », on pourrait espérer voir ce dernier rencontrer un nouvel alter ego, à supposer qu’il en cherche un… Un premier tome en demi-teinte, donc, et que seuls les admirateurs de l’artiste sauront défendre avec sincérité. Attendons la suite...

28/11/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Voici donc le nouvel album de Bilal, un événement en soi. Je dois pourtant avouer que les dernières créations de l’artiste m’avaient quelque peu laissé sur ma faim, Bilal me semblant plus se concentrer sur l’esthétique et l’ambiance du trait que sur le besoin de nous raconter une histoire captivante. Je peux comprendre que cela soit suffisant pour certains mais, à titre personnel, j’ai besoin d’un récit prenant pour totalement apprécier un album. J’ai donc entamé ma lecture avec quelques appréhensions. Je l’ai terminée avec un goût de trop peu et l’envie de découvrir la suite de cette anticipation dans les plus brefs délais. Pourtant, d’un strict point de vue visuel, Enki Bilal fait du Bilal (mais il le fait bien). On retrouve ce trait raide à l’aspect figé qui installe un faux rythme incroyablement prenant à ses histoires. Il n’oublie pas d’ajouter aux visages de certains de ses personnages une touche de son bleu devenu mythique (mais apporte cette fois une explication rationnelle à cette note visuelle). Le format réduit de l’album n’est pas réducteur d’un point de vue visuel. En effet, Enki Bilal ne surcharge pas ses planches. Les cases gardent donc une taille plus que suffisante pour laisser au lecteur le soin d’analyser le dessin en profondeur. Quant au scénario, c’est là que se trouve la vraie bonne nouvelle. L’idée de départ, certes pas la plus originale que l’on ait vue ces dernières années, est bien exploitée dans un récit à personnages multiples. L’intrigue se complexifie au fil des planches. Le faux rythme est omniprésent, la situation d’urgence créée par un bug mondial est contrebalancée par l’attitude des personnages. Des personnages étonnamment calmes, souvent en mode introspectif, agissant avec froideur et méthode (avec des objectifs souvent opposés) face à des événements on ne peut plus déstabilisants. L’émotion est pourtant bien présente, mais comme anesthésiée. C’est l’ambiance ‘Bilal’ comme je l’aime. Et puis, il y a de bonnes trouvailles dans ce scénario, les réflexions de l’auteur étant axées sur l’avenir de l’homme et sa capacité à revenir en arrière s’il ne pouvait plus compter sur l’assistance technologique telle qu’on la voit évoluer de nos jours. La médecine, les communications, le pilotage… combien de domaines aujourd’hui déjà sont devenus totalement dépendants de machines hautement technologiques. Quid si cela venait à disparaître. C’est à ce petit jeu qu’Enki Bilal se prête, avec une certaine dérision il faut l’avouer. Une nouvelle série qui s’annonce donc fort bien. Action, suspense et ambiance étrange sont au rendez-vous dans un univers pas si lointain et sinon réaliste, du moins plausible. Vivement la suite.

22/11/2017 (modifier)