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Baker Street

Note: 3.54/5
(3.54/5 pour 28 avis)

Série de Barral et Veys, librement inspirée des personnages de Conan Doyle.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Ere Victorienne Iles Britanniques Parodies et pastiches Policier, mais drôle Sherlock Holmes et cie

Série de Barral et Veys, librement inspirée des personnages de Conan Doyle. Chaque tome raconte une nouvelle histoire. Le second tome nous emmène par exemple sur les traces de "de Jack Le Moustacheur". Mystérieuses disparitions sur les quais de Limehouse. A la recherche de Jack Le Moustacheur, Lestrade emmène Holmès et Watson à un rendez-vous avec son indic sur les quais de Limehouse. Ils échappent à un guet-apens monstrueux. Autre enquête, un homme est décédé de mort naturelle chez lui, portes fermées de l'intérieur, bien sûr ! Une pénible investigation commence alors au club des sports dangereux ! Et quand un homme vient à Baker Street pour découvrir pourquoi sa "gerboise s'agite tous les jours à la même heure", Holmès met à jour un trafic de diamants volés... A partir de là, les clés des énigmes sont entre les mains de notre détective.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1999
Statut histoire Histoires courtes 5 tomes parus
Couverture de la série Baker Street
Les notes (28)
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12/10/2001 | Kael
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L'avatar du posteur Agecanonix

Bon, encore une fois, j'ai du mal à comprendre ces nombreuses notes favorables pour cette Bd que j'ai trouvé bien moyenne, tout juste acceptable, bref mon intérêt pour Sherlock Holmes a été sérieusement entaché par cette succession de récits courts dans le tome 1. Si je n'avais pas été entêté, j'aurais après lecture de ce tome, laissé tomber avec une impression très négative, tellement j'ai trouvé ces petits récits sans réel intérêt, mal foutus, rempli de scènes inutiles et de dialogues parfois ridicules et n'apportant rien à l'eau de ce moulin bancal. Mais la curiosité m'a poussé à aller plus loin, ne voulant pas rester sur cet échec ; ma médiathèque ayant à disposition les tomes 1, 2, 4 et 5, j'ai donc tout lu croyant que ma première impression changerait, mais au final, les tomes suivants proposant des récits longs indépendants, je suis resté sur la même position, à savoir que ma première impression était la bonne : je ne trouve qu'un intérêt très limité dans ces récits. C'est certes une parodie où l'on retrouve Holmes, Watson, Lestrade, Moriarty et la plupart des personnages connus des enquêtes du célèbre limier de Baker Street, mais le pastiche pour moi reste désespérément plat et sans saveur. Il y a bien quelques idées inventives, quelques trucs rigolos, tel ce club des sports dangereux, ou des clins d'oeil comme celui à Artemus Gordon et James West, mais rien de bien excitant à se mettre sous la dent. Le dessin quant à lui, n'est pas mal, c'est un style semi-caricatural qui colle bien au ton voulu par les auteurs, le décor victorien et l'ambiance sont bien rendus, mais si ce ton avait été plus poussé dans le décalé ou le farfelu sans se permettre des incongruités comme faire de Mme Hudson une pochtronne qui crache en brisant les vases, et qui sort carrément de son rôle sédentaire (dans le tome 4), j'aurais pu apprécier, mais là elle se rend littéralement grotesque... C'est dommage, car le contenu des enquêtes est bon, les solutions d'énigmes trouvées par Holmes sont conformes au personnage, avec une dose d'exagération pour faire ressortir son égoïsme, mais l'ensemble patine vraiment et manque singulièrement d'un humour plus subtil, ce n'est pas drôle, c'est lourdaud et bien en-dessous du potentiel offert.

14/05/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Bon, je m'enflamme sûrement un peu... Pas tellement sur le coup de coeur, bien réel, mais plutôt sur la note d'ensemble, qu'il faudrait peut-être minorer avec les tomes 3 et 4 qui, sans être mauvais, m'ont paru un ton en dessous. Mais j'ai franchement été emballé par les deux premiers ! Le dessin est très bon et les mimiques des protagonistes, qui surjouent souvent leurs émotions, dynamisent le récit. Il y a de vraies enquêtes policières, avec retournements improbables à la fin, comme dans pas mal de livres ou de séries télé du genre. L'amateur - dont je ne suis pas forcément, peut y trouver de l'intérêt. Mais ce qui fait la force de cette série, c'est l'humour, plus ou moins décalé, qui injecte de la vie dans les intrigues. La société victorienne, ronronnante, est bien rendue, et rend d'autant plus loufoques les analyses de Holmes et ses rapports parfois tendus avec son "ami" Watson et avec Scotland Yard (l'inspecteur Lestrade - ridicule à souhait). Et la logeuse, alcoolique et cuisinière improbable grossit le trait caricatural... Bref, une découverte récente (je n'ai lu que les quatre premiers tomes, mais je compte les fréquenter à nouveau). Lecture franchement conseillée !

13/12/2012 (modifier)
Par Seb94
Note: 3/5

Après lecture des 4 premiers tomes. Les deux premiers tomes constitués d’histoires courtes sont de véritables pépites. Un condensé d’humour au service d’intrigues savoureuses. Holmes et Watson sont très bien croqués et en prennent allégrement pour leur grade. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et amènent un réel plus au récit. On s’amuse et on ne s’ennuie pas, bref que du bonheur. Les tomes 3 et 4 racontent en fait une seule et même histoire, un grand périple à travers le monde, un tome pour l’aller et l’autre pour le retour. Je dois dire que le charme est légèrement retombé. Sans être mauvais, ces 2 tomes s’avèrent moins percutant et beaucoup plus répétitifs que les histoires courtes. L’humour fonctionne moins bien et le récit semble parfois s’étiré inutilement. En bref, 2 tomes sympathiques, mais dans lesquels on ne retrouve pas la fraîcheur et l’enthousiasme des débuts. Je conseille donc vivement l’achat des 2 premiers tomes, pour le reste à vous de voir !

18/11/2011 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5

Pierre Veys et Nicolas Barral n’ont pas hésité à tourner en dérision le grand Sherlock Holmes et le placide docteur Watson pour nous faire rire, c’est bien fait Sir Arthur Conan Doyle n’aurait pas désapprouvé. Les deux premiers tomes sont excellents, avec mention spéciale pour le deuxième où l’on n’est pas loin de la perfection, je me suis bien amusé, un dessin clair et dynamique associé à un humour fin qui n’est pas sans me rappeler le meilleur de Turk et De Groot dans la série Clifton. J’ai moins apprécié la suite, les histoires humoristiques sur plusieurs tomes ne m’attirent pas beaucoup mais le troisième tome est clairement un cran en-dessous des deux premiers. Culte pour les deux premiers tomes dommage que la suite ne soit pas du même acabit.

15/08/2011 (modifier)
Par AqME
Note: 4/5

Les bande dessinées policières sont bien souvent, ou très noires, ou très humoristiques. Avec Baker Street, on est complètement et entièrement dans de l'humour. Mais attention, pas de l'humour bien gras, ou de l'humour vulgaire. On est en plein dans l'humour fin et très anglais. Les jeux de mots sont nombreux et tous bien trouvés. D'ailleurs, il s'agit là d'une des rares bd qui m'aient réellement fait rire. Bien entendu, il y a plus que les jeux de mots, les interactions entre les différents protagonistes sont à hurler de rire, car les caractères sont tous très différents et surtout, les vannes fusent à chaque planche. Il s'agit là d'une des principales causes qui m'aient fait adhérer à cette série franchement réussie. Les différents scénarios et même les différents strips sont bien réussis. On reste dans des enquêtes avec une explication de chaque meurtre, c'est relativement intéressant, bien fichu et par moment, Holmes se prend une bonne vanne quand il loupe son coup ou qu'il sort une hypothèse foireuse. Car dans cette série Holmes n'est pas le grand génie de Doyle. Il s'agit plutôt d'un homme surestimé qui a beaucoup de chance. J'ai aussi bien apprécié les différents rappels entre les albums et cela montre une grande cohérence dans le récit malgré les histoires courtes et les grandes histoires qui n'ont aucun rapport les unes par rapport aux autres. Le dessin est réussi, on reste dans du conventionnel, mais il faut dire que les visages sont hilarants, notamment les expressions de surprises avec les gros yeux globuleux. Chaque personnage est bien distinct et les décors sont très fidèles au Londres de ces années. Bien entendu, il n'y a pas de mauvaises surprises et le tout est très homogène et va très bien avec l'ambiance voulue qui oscille entre enquête, loufoque et action. Au final, Baker street est une série géniale que je conseille à tout le monde, car elle possède un humour faramineux, des dessins qui vont très bien avec l'ambiance voulue et surtout des histoires à pleurer de rire malgré un arrière-plan assez sérieux. Une réussite.

01/06/2011 (modifier)

Avis après lecture de 4 tomes Le tome 1 se compose d’histoires courtes mettant en relief les personnages dans des situations cocasses au rythme rapide, le tome 2 garde ce principe de petites enquêtes successives en l’inscrivant dans une aventure globale puis les tomes 3 et 4 forment un aventure complète (bien que bien séparées en deux parties aller-retour). Graphiquement le trait permet une immersion totale dans le récit. Tantôt précis, tantôt ébauché, les arrières plans ressemblent parfois à de la ligne claire dans leur précision sans systématisme. Les personnages aux attitudes claires se meuvent dans des espaces toujours pertinents, qu’ils soient croqués avec détails ou sommairement. A noter des prises de vues dynamiques participant au rythme prenant des récits. La colorisation neutre donne à l’ensemble un corps réaliste en nuances. Le scénario nous narre les aventures loufoques de deux héros aux ressemblances prononcées avec le célèbre duo Sherlock-Watson. Loin du sérieux d’enquêtes aux ressorts complexes, les sujets de nos deux amis paraissent complètement loufoques. Les solutions trouvées sortent d’on ne sait où avec un à propos et un humour omniprésents. Signalons au passage que Sherlock se trouve ici loin de la perfection et que nous sommes loin de voir un génie des énigmes. Les aventures avec Scotland Yard, tous les personnages secondaires tournant autour de notre duo et même les énigmes mettent en éveil nos zygomatiques de façon permanente. Le tome 2 me parait un petit bijou dans sa construction et son déroulement. Le tome 1 introduit les personnages avec talent et ne souffre pas de la taille réduite des énigmes, en revanche les tomes 3-4 font parfois un peu remplissage où tout devient prétexte au n’importe quoi. Comme le n’importe quoi reste complètement loufoque et bien transcrit, le lecteur se prend au jeu, mais le niveau me parait plus basique que les deux premiers tomes. Certes l’humour se fait toujours inattendu, tantôt gras dans la situation mais de façon saugrenue et donc drôle, tantôt tellement subtil qu’il peut passer inaperçu… J’attend l’occasion de lire le 5 en espérant retrouver le niveau des premiers tomes, tout particulièrement le 2 qui, tout seul, vaudrait un A lire et relire pour passer un bon moment.

13/08/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Elle m’a franchement bien plu, cette parodie des aventures du célèbre détective à la loupe ! Débutée d’une manière assez classique pour une parodie (elle tourne en dérision un Holmes aux explications tortueuses face à un problème dont la solution est bien plus simple), la série va vite, et judicieusement, nuancer ses propos. Bien sûr, les auteurs ne cessent de se moquer de Sherlock Holmes, mais le docteur Watson en prendra également pour son grade. Cette évolution permet d’agréablement varier les ressorts comiques proposés. De plus, la galerie des personnages n’aura de cesse de s’étoffer, tant en nombre que dans l’importance des rôles donnés aux différents acteurs. Et si Holmes et Watson demeurent les héros de la série, les seconds rôles contribueront de plus en plus à son succès. Le dessin de Barral. (que je ne connaissais jusqu’alors que pour son travail réaliste sur « Les Ailes de Plomb ») est agréable à regarder, même si je lui reproche un aspect par moment quelque peu brouillon. Il ne manque en tous les cas pas de dynamisme ni d’expressivité dans ses visages. En fait, sans être parfait, il est tout simplement adéquat pour l’esprit de cette série. Une fameuse surprise pour un bon moment de rigolade, même si je crains qu’à terme la série ne devienne trop répétitive. Mais pour les cinq premiers tomes, je ne dirais que deux mots : « franchement bien ! »

23/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Voilà une série qui dépoussière sérieusement avec humour le mythe de Scherlock Holmes. Elle le fait agréablement bien. J'aime ce personnage haut en couleur qui fait de mauvaises blagues à son ami le Dr Watson quelquefois plus perspicace que ce grand détective présomptueux. Que dire également des enchaînements entre les scènes qui font que le découpage est parfaitement réussi. Il y a manifestement présence d'une grande habileté du scénariste. Cette parodie humoristique est brillante avec ses situations cocasses et ses dialogues savoureux. Dommage cependant que la mise en couleur ne soit pas forcément réussie. Le dessin quant à lui arrive à nous faire ressentir les mimiques des personnages et accentue le côté drôle. C'est une série à suivre avec le plus grand intérêt. Une vraie réussite !

11/10/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

L'adaptation de Sherlock Holmes la plus drôle et la plus cruelle ! Veys détruit le mythe en transformant le grand détective en un être égoïste et prétentieux qui préfère se disputer avec Watson que de faire des enquêtes. Wilson est aussi un excellent personnage qui complète très bien Holmes dans ses délires. Les situations sont très drôles et je passe toujours un excellent moment en lisant un tome. Barral est un excellent dessinateur et j'adore son trait qui va à merveille avec l'humour de la série. Je n'imagine pas un autre dessinateur que lui !

04/02/2008 (MAJ le 04/02/2008) (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Jubilatoire ! Personnellement j’ai toujours trouvé que le personnage de Sherlock Holmes, avec l’insupportable mépris qu’il affiche à l’égard de son entourage, sa manie maladive de la cachotterie et sa démonstration théâtrale du dernier chapitre, était éminemment haïssable. Et voilà que Veys s’empare du personnage et le remet à sa place : un raisonneur compulsif, imbu de sa personne, qui ne supporte aucune contradiction… un lâche toujours prompt à confier les tâches ingrates à ce pauvre Watson. Ce dernier n’est d’ailleurs plus le fidèle comparse qui joue complaisamment les faire-valoir mais une sorte de capitaine Hadock lymphatique, qui prend plaisir à provoquer l’ire de son compagnon. Quant à Lestrade, il est bien l’authentique crétin que tous les lecteurs de Conan Doyle avaient décelé. Pendant que ce pédant de Holmes cherche des solutions incroyablement complexes aux énigmes qui lui sont soumises, les deux autres guignols trouvent sans même chercher des explications d’une grande simplicité et qui découlent du plus parfait bon sens. Le maître est ridicule et ses crises de colère puériles virent à l’homérique. Le dessin de Barral, à la fois classique pour l’ambiance, et très caricatural lorsqu’il s’agit de restituer les personnages, illustre parfaitement l’atmosphère burlesque de la série. Les mimiques et grimaces des personnages magnifient les trouvailles du scénariste. On sent que ces deux auteurs se sont entendus comme larrons en foire ; cette série est à la fois une farce « hénaurme » et un ensemble d’histoires policières construites avec une grande rigueur. Le premier album est le meilleur, car il enchaîne des histoires courtes au rythme soutenu. Par la suite, les auteurs ont voulu construire des scénarii plus complexes et les gags s’enchaînent à un rythme plus lent. La série semble actuellement terminée, à mon grand dam… Cette série est pour moi l’une des grandes découvertes de la dernière décennie. Veys et Barral ont choisi d’y mettre un terme – peut-être qu’ils avaient épuisé le sujet – pour se lancer dans d’autres albums. Philip et Francis (Les aventures de) constituaient sans doute une expérience plus gratifiante. Mais depuis qu’ils ont abandonné Baker street, Veys et Barral n’ont plus jamais réussi à provoquer chez moi une telle jubilation… Je donne un 5(-)/5.

05/12/2007 (modifier)