Beneath The Trees - Where Nobody Sees

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

Avec Beneath the Trees, Patrick Horvath nous offre un sanglant et inattendu roman graphique à mi-chemin entre Le vent dans les saules et Dexter. Un conseil : méfiez-vous de l’ourse qui dort…


Animalier IDW Publishing Ours et nounours Serial killers

Dans la paisible petite ville de Woodbrook, tout le monde se connaît. Mais connaît-on vraiment ses voisins ? Que font-ils quand ils pensent que personne ne les voit ? C’est ce que va tenter de découvrir Samantha Strong, avant que le tueur qui sévit en ville ne mette en péril sa parfaite petite vie...

Scénario
Dessin
Couleurs
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Janvier 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Beneath The Trees - Where Nobody Sees © Ankama Editions 2025
Les notes
Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)
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24/02/2025 | grogro
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L'avatar du posteur Tomdelapampa

Voilà bien un album qui mérite lecture même si tout n’est pas parfait. Le plus gros reproche que je pourrais faire, c’est qu’il manque un petit truc pour dynamiter vraiment l’ensemble (enfin surtout la fin). J’ai terminé ma lecture satisfait mais pas véritablement comblé. La faute à un fin mot cohérent mais pas aussi envoutant que les 2/3 de l’album. Les ingrédients sont là mais la tension, suspense ou autre se révèlent un peu mou sur la finish, le lecteur ne sera pas véritablement surpris. Dommage car l’auteur assure seul un gros taf. L’intrigue, comme la description indique, est un mélange de 2 styles assez opposés, quand le vent dans les saules rencontre Dexter. Ce contraste surprend et marche super bien, d’autant que c’est accentué par la partie graphique et le fond. Le graphisme se révèle assez mignon, un trait doux mêlé à des tonalités de couleurs pastels, alors que l’histoire nous parle bien de tueurs en série avec des passages assez gores. Bonjour le grand écart mais l’ensemble fonctionne plutôt bien, cette dichotomie fait le sel et ajoute une belle touche d’originalité. Le tome se lit très bien, narration fluide et chapitrage réussie mais l’auteur privilégie davantage l’ambiance que la psychologie de ses personnages. Au final (et alors que c’est sympa à suivre), le potentiel n’apparaît pas maximisé, on se dit que ça aurait pu (du) être davantage mémorable. J’avoue que c’est un peu frustrant, du coup un 3,5 minoré. Un dernier mot sur l’édition que j’ai trouvé très qualitative pour un prix relativement modique. Je ne sais pas comment fait Ankama mais les autres éditeurs devraient en prendre de la graine. On a un effet relief sur la couverture (fort réussie au passage), stylet et tranche en tissu … très agréable pour les amateurs. J’ai un train de retard mais le cadeau de Noël idéal (ce que j’ai fait ;)

08/01/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur Canarde

Cet BD assez glaçante sur le fond est particulièrement colorée et guillerette sur la forme. Le dessin présente des personnages à têtes d'animaux, bien joufflus et patauds qui laissent imaginer une dégoulinade de bons sentiments. La transparence de l'aquarelle avec le léger modelé des ombres au gris de Payne, le plaisir de représenter tous les détails du quotidien : tout cela rapproche l'ambiance générale de celle d'un livre pour enfant où tu pourrais designer chaque objet en faisant deviner le mot à un tout jeune enfant... Mais dès la page 11, tu comprends que tu ne pourras pas faire lire ça à ton gamin. Une intrigue très simple finalement mais plutôt inattendue, une tension gore, des meurtres en série... c'est prenant mais la construction manque de solidité, c'est surtout l'ambiance qui est réussie. La fin est beaucoup plus convenue que le démarrage. Sans doute parce que la psychologie des personnages n'est pas si creusée qu'elle le pourrait. Les seconds rôles sont réduits à une masse de gentils nounours sans histoire ou des psychopathes dissimulés. Les deux rôles principaux sont des horribles meurtriers en série et l'auteur ne cherche pas à expliquer vraiment cette violence sans but. En réalité on est face d'une histoire absurde, on ne peut pas en tirer ni de morale ni non plus de plaisir si ce n'est celui d'avoir été berné à la page 11. (Même si tout est déjà là sur la couverture) Cela suit sans doute un modèle américain du film gore qui ne m'attire pas a priori. Le lecteur est accompagné par une voix off qui suit la pensée bizarre du personnage principal mais sans aucune trace d'humour (rien à voir avec "C'est arrivé près de chez vous" qui pourrait se définir comme un scary movie à la belge et avant tout le monde en 1992). Pour autant, je pense que ce mauvais tour me restera en mémoire.

13/12/2025 (modifier)
L'avatar du posteur nisaY_keciC

Beneath the Trees : Where Nobody Sees est une bande dessinée qui surprend par son univers à la fois doux et troublant. Patrick Horvath crée un monde peuplé d’animaux anthropomorphes où le graphisme pastel et délicat contraste avec l’existence d’un élément sombre : un tueur rôde dans la ville. Cette dualité entre l’apparence tranquille et la menace latente installe une tension constante et captivante. Le récit explore subtilement des thèmes profonds comme l’identité, les apparences et la nature humaine, tout en maintenant un suspense efficace autour de ce mystère. Les personnages, malgré leur apparence douce, possèdent une vraie complexité qui enrichit l’intrigue.

23/11/2025 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
L'avatar du posteur grogro

En achetant cette BD, je n’avais pas réellement prêté attention à la couverture, mais elle contient tout de même un indice de taille. Surtout, ne pas se laisser endormir par le style un peu suranné de cette BD. Les animaux tout mignons ne le sont pas du tout, et Beneath The Trees : Where Nobody Sees est une histoire glauque, belle et bien pour adultes. Patrick Horvath dont c’est ici la première BD, en tout cas publiée en France, fait une proposition pour le moins originale. L’objet est assez séduisant avec son dos toilé et sa couverture gaufrée, et derrière un dessin charmant, résolument passéiste et un brin enfantin (on songe par exemple au Vent dans les saules), à cheval entre le comics et la BD des années 50/60, on découvre une sale histoire de tueur en série qui offre parfois des scènes d’une perversité assez surprenante. L’idée : la petite ville de Woodbrook est trop grande pour deux tueurs, alors le pionnier va tout faire pour arrêter le second avant que l’attention des autorités ne viennent mettre le nez dans son propre « business ». Le décor est planté. Certains ressors restent assez prévisibles. Moi qui suis d’ordinaire assez mauvais quand il s’agit de prévoir la suite ou de deviner les auteurs présumés, j’ai aisément imaginé la suite, les coupables probables… si bien qu’arrivé à la fin, on se dit un peu que le récit est convenu. Néanmoins, Patrick Horvath a bien mené sa barque et conduit ses lecteurs jusqu’à destination grâce à une narration fluide. C’est bien raconté, tout est bien fait, et on ne s’est pas emmerdé. Ca se lit bien et il y a quelques surprises quand même…

24/02/2025 (modifier)