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Les derniers avis (26142 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Avec tout le bien que j'en entend ici ou là, j'en serais presque déçu de ne trouver cette BD "que" franchement bien. Mais je ne boude pas mon plaisir tant cette lecture est plaisante. Déjà graphiquement c'est un régal. Les dessins sont vraiment excellents. Que ce soit les personnages ou les décors, c'est une réussite totale. Et pour ne rien gâcher, le découpage et les cadrages sont juste parfaits. Lisible, dynamique, esthétique... un sans faute. Tout ça donne un album qui procure un vrai plaisir visuel, une vraie invitation à dévorer les planches et à profiter du récit. Et justement le scénario est à la hauteur. On trouve ce qu'il faut d'originalité pour qu'on ait envie de plonger dans l'histoire : en 3 pages à peine on est déjà dedans. On trouve ensuite ce qu'il faut de piments pour qu'on n'ait pas envie de reposer l'album avant de connaitre le dénouement. Si des histoires mettant en scène des personnes âgées ont connues pas mal de succès ces derniers temps, Tananarive tire son épingle du jeu tranquillement mais surement. Suivre Amédée, notaire retraité, qui remonte le fil du temps à la recherche de l'héritier de son ami fraichement décédé, est une aventure amusante et attendrissante à la fois. Je ne peux pas dire que j'ai trouvé ça drôle ou émouvant, je ne peux pas dire qu'il y a un suspens à couper le souffle autour du passé de l'ami qu'on arrive assez vite à cerner, mais voilà il y a une vraie alchimie qui opère. Cette BD donne le sourire et c'est bien là le principal.

11/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Phoolan Devi, reine des bandits
Phoolan Devi, reine des bandits

Je ne connaissais ni l'existence de Phoolan Devi ni la situation en Inde dans les années 70 et 80 qui est abordée ici. Cette BD m'a donc largement instruit sur le sujet, et de très belle manière. C'est une dénonciation de l'inégalité sociale régnant à l'époque dans l'Uttar Pradesh, où les Indiens de haute caste abusait ignoblement de ceux de faibles castes, et où par extension, la condition de la femme était terrible. Après que sa famille ait été spoliée sans que ni police ni justice ne leur vienne en aide, et après avoir été bafouée et violée à maintes reprises, l'adolescente qu'était alors Phoolan Devi, jeune fille issue d'une famille paysanne, se voit offrir l'opportunité de rejoindre une bande de dacoïts, des brigands composés d'anciens paysans dépossédés, et de combattre les armes à la main les profiteurs de sa région, lui permettant au passage de se venger de ce qu'elle a subi. Cette BD est très bonne à plusieurs aspects. D'abord il y a tout ce contexte qui est très clairement mis en scène et qui a tout pour faire bondir la fibre socialiste ou féministe des lecteurs face à tant d'injustice et de besoin d'obtenir réparation. Je connais mal l'Inde et même si je connaissais les problèmes de castes, je ne pensais pas que c'en était encore à ce point dans les années 80. Quant à la situation de la femme en Inde, on en a beaucoup parlé ces dernières années avec les histoires de viols collectifs, et il est bon de voir que certaines se sont dressées contre ça il y a quarante ans déjà. Ensuite, l'histoire est très bien racontée. Ce n'est pas du tout un documentaire dans la forme, mais bien une histoire d'aventure, avec de nombreux passages très prenants et une héroïne à laquelle on s'attache rapidement. C'est très bien fait, captivant et instructif. Et le dessin est lui aussi de bonne qualité. C'est donc incontestablement une très bonne BD.

11/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue (Haïti)
Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue (Haïti)

Un homme exceptionnel à une époque exceptionnelle pour un enjeu exceptionnel. C'est peu dire que cet alignement de comètes ne se rencontre pas souvent dans l'Histoire. C'est peu dire aussi la frilosité de l'historiographie française sur ce sujet encore très sensible. Cela nous renvoie à une période très sombre et très ambigüe de notre histoire. Le bon y côtoie l'ignoble et l'image de plusieurs de nos grands hommes est passablement écornée. Je possède l'édition Hachette BD de 1985 et le moins que l'on puisse dire c'est quelle croule sous les défauts. Pourtant je lui mets 4 car ce livre présente un mérite au-dessus des autres: il existe. Recherchez une biographie digne de ce nom de Toussaint Louverture. Pas facile jusqu'en... 2020 par le professeur d'Oxford Sudhir Hazareesingh. Pourtant nos forêts sont décimées pour fabriquer des biographies de chanteurs, de footballeurs, d'auteurs de BD (lol) sans compter les pensées éternelles de nos hommes politiques. Revenons à notre BD. Tout d'abord je trouve la couverture grotesque. Non Toussaint n'est pas un Napoléon Noir mais bien un Black Spartacus. De plus le dessin de couverture me fait plus penser à la statue de Louis XIV du château de Versailles qu'autre chose. Un one shot pour une vie de Toussaint Louverture c'est forcément faire l'impasse sur de nombreux faits. Exit son enfance d'esclave, son apprentissage de la lecture et de l'écriture. Exit son affranchissement et son passé de propriétaire esclavagiste bien que né Noir et Esclave. Toussaint a déjà une cinquantaine d'années en 1791 quand commence le récit. C'est un Papa au sens Africain du terme. Rien que son âge et son expérience procure le respect des esclaves mais aussi des colons. Toussaint est un pragmatique qui a le sens de l'histoire. Il a changé de camp plusieurs fois mais obtiendra toujours des succès fulgurants. L'œuvre de P. Briens et N. Saint-Cyr me semble destiner surtout à des collégiens, lycéens ou aux amateurs d'histoire. Le parti pris du scénario est de suivre un récit historique sans fioriture romanesque. Il y a donc beaucoup de dates, de lieux et de nombreux d'intervenants à St Domingue ou en métropole. C'est difficile de s'y retrouver. La difficulté majeure du scénario est de faire de l'ordre dans une situation bien embrouillée et de bien poser les enjeux du moment, ils sont multiples. J'aurais aimé une introduction plus fouillée sur St Domingue alors principale possession française. Son importance économique et stratégique pour la France du XVIIIeme siècle et un pouvoir royal au bord de la banqueroute. Cette colonie est aussi au centre des routes maritimes qui convergent vers les Amériques. C'est donc une position clé qui fait la richesse de nombreux ports comme Nantes, La Rochelle ou Bordeaux mais plus, alimente les circuits financiers de Paris et procure à bas prix de nombreux produits exotiques devenus indispensables. Cette richesse est basée sur la traite et le travail de centaines de milliers d'esclaves venus d'Afrique. Cela fait deux siècles que ça dure et beaucoup y trouvent leurs comptes. Ceci posé, il y a la complexité de la position internationale France, Espagne et Angleterre, la complexité de la population Blancs, Mulâtres et Noirs, les hommes libres ou esclaves. Il y a donc des enjeux géostratégiques, économiques, philosophiques et personnels qui s'entrechoquent. Je trouve que le livre ne pose pas assez clairement les très grands intervenants. Les passages en métropole embrouillent plus qu'ils ne clarifient à mon avis. Le dessin ne facilite pas les choses et il faut l'astuce du tissu rouge sur la tête de Toussaint pour que nous puissions le reconnaître. Les auteurs mettent l'accent sur des coups plus que des batailles du type Wagram ce qui permet d'expliquer l'ascension fulgurante de Toussaint. Mais très peu de choses sur sa gestion de l'île et la rédaction d'une constitution assez contestable. Constitution dont profitera Dessalines ancien esclave de Toussaint, qui a probablement trahi Toussaint. La fin est expéditive et ne montre pas assez l'importance historique de l'action de Toussaint dans le temps. Après avoir vaincu les français un an après la mort de Toussaint il s'agit ni plus ni moins de la création du premier état Noir libre et indépendant issu de l'esclavage. C'est beaucoup plus qu'un simple épisode important de l'histoire d'Haïti. Pour des millions d'esclaves au XIXeme siècle ce sera un signe d'espoir immense et pour les abolitionnistes Blancs comme Victor Schoelcher un modèle.

10/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Infidel
Infidel

Je découvre ces deux auteurs avec ce one shot et je dois avouer qu'ils ont un certain talent. Une histoire fantastique. Après une explosion mise sur le compte d'un attentat du fait des origines arabes du locataire, l'immeuble retrouve de nouveaux habitants, dont Aisha musulmane pratiquante. Après quelques jours, elle rêve d'entités monstrueuses, mais est-ce bien des rêves ? Un scénario qui va monter crescendo dans le fantastique. Quelques flash-back qui vont nous permettre de comprendre la personnalité des protagonistes. Un fantastique digne des meilleurs films d'épouvante. Attention âme sensible. En trame de fond Pichetshote développe des thèmes forts : la famille recomposée, la xénophobie, la religion et l'éducation. Un album riche, bien structuré et maîtrisé de bout en bout. Le dessin arrive à rendre les scènes fantastiques angoissantes et criantes de vérité. On ressent la peur dans les yeux des personnages. Un trait sombre, précis, la noirceur est omniprésente. Que de détails, il suffit de regarder la monstruosité des entités et les arrières plans. Une mise en page qui fait ses effets. Les couleurs sombres accentuent le climat terrifiant. Que du bonheur. Une petite pépite que je conseille aux amoureux du genre.

10/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Je viens de terminer la lecture de ce diptyque et j'en ressors plus que satisfait. Tout d'abord, nous avons deux très beaux objets avec des couvertures découpées avec le profil de Holmes et du mystérieux mage. Mais on est rarement déçu avec Ankama. Une intrigue captivante avec une narration particulière, nous suivons le fil rouge de l'enquête. Le fil rouge du raisonnement de Sherlock Holmes, ses idées directrices et un fil rouge physique tout le long de ces deux albums. Ingénieux. Ce procédé nous permet d'entrer dans la tête de Holmes ou plutôt son usine à réflexion, cela est tout bonnement un délice que de suivre en temps réel toutes les déductions de notre Sherlock. Le dessin dans un style semi-réaliste retranscrit à merveille le Londres victorien. Les visages semi-caricaturaux sont de petits bijoux, très beaux et expressifs. Une mise en page extraordinaire, que de trouvailles visuelles. Dahan se sert tantôt d'un sablier, tantôt de la couronne de la reine entre autres pour son découpage. Waouh! Les planches sont truffées de détails. Les couleurs ternes et l'arrière plan couleur parchemin font que l'on pourrait croire que ces deux albums sont de la fin du XIX° siècle. Un rendu somptueux. Surtout n'oubliez pas de temps en temps de retourner l'album, comme sur la planche finale. Je ne peux qu'en conseiller la lecture.

10/10/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Microid S
Microid S

3.5 Seconde série de Tezuka sortit chez Isan manga cette année et j'ai mieux accroché qu'avec 'Ambassador Magma' qui possède des similitudes avec cette série. Il faut dire que si Magma s'adressait aux enfants, Microid S est une œuvre plus sombre avec des scènes vraiment horribles. Alors cette fois-ci au lieu d'un méchant alien, l'humanité ce fait attaquer par une races d'insectes intelligentes. Cette race a créer les Microids à partir d'humain pour en faire leurs esclaves. Ce sont donc des humains de la taille d'insectes qui possèdes des ailes. Bien sur, certains vont se rebeller et aider les humains contre cette invasion. Globalement, c'est bien fait. À partir d'un scénario de série B, Tezuka crée une histoire qui se lit bien et qui est plutôt intelligent par moment. Les scènes d'attaques sortent d'un film d'horreur et à plusieurs moment j'ai ressenti de la tension. Bon, j'ai bien que globalement c'est bien fait parce que par moment c'est moyen. On retrouve la mauvaise habitude de Tezuka de mettre de l'humour quant ce n'est pas le moment et certains personnages sont trop caricaturaux pour une série sérieuse qui contient des scènes horribles comme des piles de cadavres humains. Je pense notamment au personnage du professeur sadique qui semble sortir d'une série humoristique. Bref, c'est bien, mais il faut aimer le style de l'auteur pour apprécier.

10/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Ouaips!! La variation d'un thème classique ultra connu est un exercice très difficile dans tous les domaines. La bande dessinée ne fait pas exception. J'ai commencé par Wanted, au pif. J'ai tout de suite adhéré à l'œuvre de Matthieu Bonhomme que je ne connaissais pas. J'aime beaucoup le physique de LL, fin, racé et dynamique. Que dire des pétroleuses type Brigitte Bardot et Claudia Cardinale lancées dans un concours du premier bisou. succulent, quel idiot ce Luke!! C'est un petit tour vers le cinéma comme les cadrages proposés par M.Bonhomme. Mais on parle de Luke comme si il n'était pas humain s'interroge Cherry! L'auteur nous proposerait-il une introspection du cow-boy solitaire? Côté cœur? Côté remords? Avec toute cette horde sauvage de vieux personnages rangés sous la poussière des rayonnages Pete, Joss, Brad fils de Phil. J'ai une seule envie, c'est de rouvrir tous mes vieux albums que j'ai donné à mon fils. Je me rabats sur l'Homme Qui Tua Lucky Luke. Le dernier exemplaire du libraire, ouf. Pareil je trouve le scénario très bien ficelé avec une histoire touchante de handicap, ce n'est pas si courant!. Les couleurs font ressortir les ambiances de pluie, de colère, de haine aveugle d'une foule rouge de haine pour la première victime expiatoire venue. Les indiens feront très bien l'affaire d'un petit lynchage. Les mineurs furieux sont vite manipulés et aveuglés, ils sont portés par un chant digne du KKK où chien rime avec indien et porc avec or. Très fort. La nuit sera-t-elle rouge? ou l'après-midi? Le seul moment où Luke retrouve ses couleurs de sape , c'est pour se salir comme jamais! Miss Legs ne s'était pas trompée sur la valeur de l'humanité des hommes qu'elle aimait. Avec une telle créativité je peux dire comme Cherry "Lucky Luke! Vous serez toujours le bienvenu. Ici on vous aime."

10/10/2021 (modifier)
Couverture de la série La Petite Poule Rousse
La Petite Poule Rousse

Les éditions Bamboo jeunesse présente un collection pouss' de Bamboo pour les tout-petits. A mon avis cela cible les deux ans ( un peu plus) jusqu'à quatre. L'idée originale est de proposer un format de bande dessinée sans texte. Il y a juste une ligne en haut de page pour située l'action . La Petite Poule Rousse est un conte que j'avais entendu avec mes premiers enfants quand France Télévision passait les histoires du Père Castor le matin avant l'école. J'ai retrouvé ce conte avec plaisir, mais j'ai été un tout petit peu déçu. Je commence par le très bien. Les couleurs de Sylvie Bonino sont formidables pour les petits ( et pour moi aussi). Elles sont douces et lumineuses, un vrai régal pour les yeux. Les dessins sont du même ordre pleins de mouvements, rigolos et en dehors des standards Disney. Ce qui me chagrine c'est le format de trente pages que je trouve très long pour un petit. Ce genre d'histoire doit être conter en dix quinze minutes maximum sinon ça décroche. A mon sens on aurait pu raccourcir des passages. Mais les parents peuvent très bien le faire avec leurs enfants .Le deuxième point qui me chagrine est que l'intérieur de chez Poule Rousse est quasi vide. Or Poule Rousse est une travailleuse qui brode et recoud tous les vêtements des voisins. Cela a son importance car cela explique pourquoi elle possède une paire de ciseaux dans sa poche. Je noterai 3,5 arrondi à 4 car c'est de la bonne qualité qui peut rapprocher parents et enfants autour d'une première BD

10/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vagabond des Étoiles
Le Vagabond des Étoiles

C’est Paco qui m’a mis entre les mains cette série avec un petit sourire du coin des lèvres. Et lorsqu’il me soumet des albums, je dois avouer qu’il se trompe rarement le bougre. Me voilà donc installé confortablement dans mon canapé. J’attaque ! Les premières planches sont plutôt rudes à décrypter. Je n’arrive pas à plonger dans l’histoire. Je m’accroche et … j’ai bien fait. Après un début difficile, tout devient fluide. Je suis transporté. Impossible de décrocher. La narration omniprésente, est soutenue par un graphisme magnifique. Le rendu de l’univers carcéral est froid, sinistre, outrageusement violent et en même temps d’une finesse incroyable. On s’y croirait presque. L’histoire balance entre mondes imaginaires, dénonciation des conditions carcérales, et épisodes aventureux. L’imaginaire de Darrel Standing est sans limite. Le changement de la colorisation en mode sépia au fil de l’histoire permet de basculer plus aisément d’une scène à l’autre. C’est bien vu. Vos émotions seront donc rythmées en fonction des différents tableaux. Au final, je me suis régalé dans cet univers oppressant. C’est une tuerie cette série, au propre comme au figuré ! A découvrir. Merciiiiiiiii Paco.

09/10/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Saint-Elme
Saint-Elme

Voilà déjà trois ans que notre duo d'auteurs avait marqué les esprits avec le magnifique L'Homme gribouillé. Cette nouvelle collaboration semble s'inscrire dans la même veine : une enquête centrée autour des croyances locales de bleds un peu paumés. Alors, bienvenue à Saint-Elme, petite bourgade de montagne dont l'essentiel de l'économie tient à l'usine d'eau de source tenue par la famille Sax, qui règne en magnat local. Franck Sangaré, détective privé débarque à Saint-Elme pour retrouver un jeune fils de bonne famille disparu depuis plus de 3 mois ; il va y retrouver Madame Sombre qui connaît bien les lieux et les gens pour lui servir d'assistante. On suit également Morba, un black embarqué dans un trafic mystérieux dont la transaction va tourner au drame ; ce dernier va se retrouver à fuir en compagnie d'une jeune fille inconnue retenue prisonnière... Enfin, les présentations de la famille Sax se fait au travers de leurs rapports brutaux et sans filtres, comme taillés à la serpe et qui laissent présager de leurs "bonnes relations" avec le reste de la population locale... Ce premier tome va donc se construire autour de ces trois pôles narratifs pour tisser petit à petit les ramifications qui vont les relier. Si ce premier tome introductif ne fait d'une certaine façon que poser des questions et installer le mystère, le décor est planté et les personnages posés pour mieux nous mettre l'eau à la bouche... Car côté mystère Serge Lehman connaît son travail et maîtrise la narration, quant au graphisme de Frederik Peeters, il magnifie cette histoire grâce à son graphisme toujours aussi fourmillant de détails et un encrage marqué. Si le noir et blanc qui avait prévalu dans L'Homme gribouillé, Peeters a ici opté pour une mise en couleur très peps et acidulée, qui, passé la surprise des premières planches, propose des ambiances sombres qui accentuent le mystère ambiant. Voilà donc un premier tome très réussi, dont le seul défaut réside en la frustration qu'il impose ayant terminé d'avaler ces quelques 80 pages... Les dés sont jetés, reste à savoir ce que la suite va nous réserver...

09/10/2021 (modifier)