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Les derniers avis (26432 avis)

Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Wolverine Hulk - La Délivrance
Wolverine Hulk - La Délivrance

Ce Comics est complètement loufoque. Un mélange subtil avec la férocité du loup et la tendresse du phoque. Je sais, je sais .... Sam Kieth est un artiste à part dans le monde du Comics, il caricature à l'extrême nos super héros au point de les rendre méconnaissables. Mais c'est un réel plaisir que de découvrir Wolverine avec cette bouille là, que dire de ses cheveux, rire. Même Hulk, personnage que je n'apprécie que modérément, met rendu sympathique ici. Une histoire où une petite fille Po a perdu son papa, elle sera aidée pour le retrouver par nos deux héros qui ne s'apprécient guère. Un récit vivant où action et humour se mélangent avec bonheur. Déjanté. Une mise en page dynamique et des couleurs du plus bel effet. Si vous voulez découvrir un comics sous un angle différent, celui-ci est fait pour vous.

20/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Lulu Femme Nue
Lulu Femme Nue

Voilà un roman graphique qui sait prendre son temps tout comme son héroïne qui après avoir largué une vie trop monotone à son goût par sur les chemins afin de se retrouver et de découvrir les autres. Pas de préméditation chez cette femme ordinaire qui se laisse porter par les évènements. Le regard que porte l'auteur sur cette femme est empreint d'humanisme, terme que je préfère à celui de bienveillance tant celui-ci est galvaudé aujourd'hui. Aucun jugement de sa part, il met une certaine distance entre lui et l'héroïne afin qu'elle profite pleinement de ce temps libre. Une belle BD sur une tranche de vie extra ordinaire.

20/01/2022 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Adlivun
Adlivun

Petit spoil historique pour commencer. Le navire la Mary Celeste fut retrouvé au large des Açores en 1872, cargaison quasi intacte, toujours en état de naviguer malgré quelques voies d'eau et un équipage manquant. Il fut réarmé et navigua de nouveau, mais sa découverte en 1872 fut à l'origine de nombreuses théories pour expliquer l'incident. L'Erebus et le Terror étaient deux navires britanniques qui disparurent en mer lors d'une expédition en Antarctique et retrouvé en 2014. Si vous avez lu Pierre Mac Orlan et Jean Ray cet album est pour vous, il s'en dégage une véritable atmosphère dont ces deux auteurs étaient friands. Atmosphère enfumée du Smog et du Fog britannique, tavernes enfumées où l'on boit du rhum en silence et ce monde des derniers moments de la marine à voile. Le dessin de Vincenzo Balzano est juste parfait pour rendre l'esprit du récit, un trait acéré et des aquarelles avec des tons pastel du meilleur effet. V. Balzano n'est pas un inconnu pour les lecteurs de BDthèque puisqu'il y a deux ans votre serviteur avisait une série du même auteur Clinton Road. Nous suivons donc le capitaine Briggs et son équipage qui partent à la recherche de deux vaisseaux britanniques dont les autorités sont sans nouvelles depuis presque deux ans. Le fameux passage du Nord-Ouest entre l'Atlantique et le Pacifique, c'est dans cette région que la Mary Celeste s'engage pour retrouver les disparus. Bientôt pris par les glaces elle attend le dégel , mais se trouve confrontée à la population indigène des lieux, à savoir les Inuits et leurs légendes locales. L'auteur nous offre alors une hypothèse que je trouve assez belle sur la disparition de la Mary Celeste. Ce moment de lecture fut pour moi un excellent moment d'évasion, tant l'auteur a su créer une ambiance et une atmosphère très XIXème siècle sur un thème qui m'est cher celui de la mer, des bateaux, fort bien dessinés et des légendes qui se réfèrent à ce milieu. Forcément un coup de cœur.

20/01/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Tombeau de Dracula (Dracula, le vampire)
Le Tombeau de Dracula (Dracula, le vampire)

Je réécris mon avis après avoir fini de lire le second omnibus paru chez Panini. Dans mon ancien avis, je me plaignais qu'on ne pouvais pas trouver facilement tous les épisodes en français et maintenant c'est le cas grâce à Panini. Le Tombeau de Dracula est différent des autres productions Marvel, non pas parce que c'est un comics d'horreur (il y en a eu plusieurs durant les années 70), mais parce que ce n'est pas un comics de super-héros où on peut tout simplement prendre un numéro de temps à autre, le scénariste Wolfman prends son temps et tisse des sous-intrigues qui prennent du temps pour se terminer (le meilleur exemple est tout l'arc avec le méchant Dr Sun). J'aime bien ce procédé parce que lorsqu'on lit tous les épisodes de Wolfman, on s'aperçoit qu'il raconte une longue et belle saga. Certes, cela mets un peu de temps pour que cela devient excellent (Wolfman n'arrive qu'au numéro 7 et ses premiers récits sont un peu moyen), certaines idées ne sont pas bonnes et parfois des intrigues semblent faire du surplace, mais globalement c'est très bon. Le point fort sont les personnages. Il y a une galerie de chasseurs de vampires lancé aux trousses de Dracula et ils ont tous une personnalité distinct et intéressantes. Dracula est aussi un bon personnage, capable d'avoir des hommes humains sans toutefois tombé dans le cliché facile du méchant bien méchant qui soudainement n'est pas aussi méchant qu'on l'a montré et obtiens une rédemption. Les points faibles sont que vers les derniers numéros Wolfman va être plus ou moins obligés d'abandonné des idées qui avaient du potentiels parce que la série est annulée et aussi vu que Dracula est le protagoniste de la série, il ne peut pas vraiment mourir et du coups les héros qui lui courent après finissent par sembler incompétent, surtout qu'à plusieurs reprises ils décident de ne pas le tuer et ensuite au numéro suivant ils veulent le tuer de nouveau. Je ne suis pas non plus fans des quelques crossovers avec d'autres héros Marvel, la série est trop différente du reste de l'univers Marvel, mais heureusement il y en a peu et la plupart collent au style de la série. Ainsi, Dracula va affronter un être fantastique comme Docteur Strange et non Spider-Man ou Hulk. Le dessin de Gene Colan est excellent pour une série d'horreur. Seul défaut, les scènes d'actions sont un peu dur à comprendre parfois. Bref, une très bonne série de Marvel à lire si on est pas allergique aux vieux comics et à ses codes (ça parle beaucoup).

01/07/2016 (MAJ le 20/01/2022) (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5
Couverture de la série Florida
Florida

Alors là, je découvre un pan de l'histoire qui m'était personnellement plutôt mal connu, les tentatives françaises d'implantation dans ce nouveau monde pour concurrencer les espagnols. Très belle réalisation que ce récit double, et j'aime beaucoup le fait d'avoir utilisé le personnage du cartographe de l'expédition pour raconter de l'intérieur l'aventure à laquelle il a participé. Récit double disais-je, car on suit Jacques le Moygne, ce cartographe, à deux moments de sa vie. À la fois réfugié en tant que huguenot à Londres avec sa famille à l'aube de la Saint-Barthélémy. Le personnage principal est surtout son épouse, éprise de grands espaces et qui peine à se cantonner à son rôle domestique, d'autant plus que Jacques, devenu dessinateur floral pour les dames de la bonne société, sombre dans le mutisme dès qu'il s'agit d'évoquer l'aventure en Floride. Elle parviendra pourtant à lui faire « raconter » et c'est là que le récit prend une autre dimension. Grâce à l'appui d'un historien et d'une documentation sans faille, l'auteur parvient à nous transporter dans cette aventure par le biais de ce qu'à dû vivre ce Jacques. Et c'est là qu'on voit l'horreur et aussi l'absurdité de la chose. Autant les rapports avec les autochtones semblent plus diplomatiques et teintés de méfiance que franchement belliqueux (sur cet épisode précis j'entends, hein, ce fut largement plus sanglant ailleurs), autant les rivalités entre puissances colonisatrices ont été dévastatrices pour les français. Très belle performance de l'auteur d'avoir su nous raconter ce moment d'histoire, et les pages d'explications historiques remettent bien les enjeux et perspectives en place, elles m'ont grandement éclairée. Après, même si l'ensemble est sous-jacent (et que l'allusion aux arguments de Bartolomé de Las Casas est jucieusement placée), le propos de cette bd n'est pas de faire le procès de la colonisation, juste d'essayer de retranscrire cette page de l'histoire. Et ce qui est curieux et intéressant, c'est qu'on a également un aperçu de comment s'écrit l'histoire, avec la retranscription du travail des explorateurs par les éditeurs, les approximations, les erreurs qui sont faites, recopiées...volontairement ou non, un peu comme le travail de journalisme qui doit (devrait) recouper ses sources. Réussite également sur le dessin, même si je ne suis pas fan des styles graphiques employés. Le fait d'employer cet espèce de flou dans la retranscription des souvenirs du narrateur donne une impression de distance du lecteur, je suppose voulue, avec les évènements qui se sont déroulés. J'ai aussi aimé le fait d'avoir mis en annexe les gravures d'époque, et d'avoir cité toutes les références quant aux copies d'originaux que l'auteur a insérées dans son œuvre. Un beau boulot, vraiment, j'ai apprécié. Que n'ai-je eu ce genre d'oeuvre dans les listes de lectures données par les profs dans mon jeune temps !!!

19/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Energies noires
Energies noires

Je découvre cet auteur avec cet album, et c’est une chouette découverte ! Comme toujours les éditions Tanibis font preuve d’originalité, et savent surprendre le lecteur. Lecteur qui doit être curieux et prêt à s’ouvrir à un univers inclassable, même si le fantastique domine. Mais c’est un fantastique imprégné d’absurde, de poésie, d’un certain surréalisme (une maison vivante qui « consomme » ceux qui la visitent, avec des meubles et objets tout aussi vivants, des planchers qui deviennent plafonds dans la première histoire (un couple visite une maison, guidé par une agente immobilière). La seconde histoire est tout aussi étrange, mais très différente. C’est une sorte de conte des origines, qui mêle certains aspects noirs et violents à une douceur et une innocence naïve, sous un ciel constellé, sur une planète primaire, un bébé vit au milieu de bêtes, raconte leur vie, la vie, jusqu’à une chute qui ne donne pas toutes les clés. Là aussi chouette histoire, avec un dessin et une intrigue minimalistes (une bichromie qui joue merveilleusement des contrastes entre le vert et le noir). A feuilleter avant d’acheter, car on est là éloigné du classique franco-belge. Mais les lecteurs curieux y trouveront de quoi alimenter leur imagination. Note réelle 3,5/5.

19/01/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Epouvantail Pointeur
L'Epouvantail Pointeur

Décidément, cette collection de chez Glénat est plutôt d’une bonne tenue – et toujours dans ce format original (et peu pratique) d’un très grand carré. J’ai vraiment bien aimé l’ambiance créée par cette histoire. Que ce soit le dessin, ou les textes (peu abondants, mais qui ont une résonance poétique), on traverse cette histoire agréablement, alors même que l’intrigue n’est a priori pas trop réjouissante. Nous sommes en effet dans une dictature, qui terrorise les habitants, en leur imposant un couvre-feu nocturne très strict. Le héros est justement celui qui doit faire peur aux récalcitrants. Mais voilà, il est brutalement licencié, et remplacé par une machine extrêmement violente. Le voilà sans repère, errant, et lui-même poursuivi par le nouvel « épouvantail ». En parallèle, il tombe amoureux d’une femme folle, internée et presque inconsciente. Les passages dans l’asile sont assez sordides. D’ailleurs, c’est l’ensemble des personnages, par leur trogne, leurs mimiques (et le héros est lui-même plutôt horrible), qui apportent une touche très noire à cette histoire. Le mélange de poésie, d’amour fou (même si désespéré et à sens unique) et de violence, est ce qui fait l’originalité de cette histoire.

18/01/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Broderies
Broderies

Nous sommes en Iran, dans une famille de la bourgeoisie : la famille Satrapi. Le déjeuner vient de se terminer. Les hommes se retirent pour la sieste. C’est le moment où les femmes entrent en scène. Trois générations de femmes – grand-mère, fille, tante et petite fille - se retrouvent autour du samovar et se lancent dans une discussion fleuve sur leur vie conjugale. Virginité, mariage, espoirs, peurs, courage et déceptions : tout y passe ! Chacun, à tour de rôle, raconte son expérience. Une fois de plus, Marjane Satrapi nous plonge au cœur de la société iranienne, une société partiarcale où les femmes, contraintes à l’extérieur de la maison, se libèrent dans l’espace familial et dévoilent leurs idées modernes et bien tranchées, s’exprimant dans un langage cru qui contraste fortement avec le dessin en apparence très "sage". Cette opposition – dedans/dehors – est incroyablement efficace. Le rêve de mariage heureux, les espoirs d’une vie libre à l’étranger, le mariage forcé d’une enfant, l’amour aveugle pour un presque inconnu sont autant d’expériences conjugales racontées par ces femmes qui évoluent dans une société patriarcale. Cette discussion improvisée aborde, avec un humour parfois décalé et caustique, des questions de société importantes. Reconnaissant aussi leur part de naïveté et d’aveuglement dans le mariage, elles nous amènent à nuancer le regard qu’on porte sur les femmes iraniennes. Le dessin s’exprime très librement – comme ces femmes – il s’affranchit des cases et joue sur les regards de chacune dans lesquels on devine énergie et détermination. Ce petit album, intéressant et tendre, a quelque chose de revigorant !

18/01/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Acheté grâce à un libraire qui était sans nul doute un proche parent du senhor Oliveira de Figueira de Tintin, je n'étais pas bien sûr d'apprécier cette étonnante bande dessinée. La faute à un dessin qui, s'il ne semblait pas d'une grande laideur, ne m'attirait pas outre mesure, avec son trop plein d'angles et sa stylisation qui me semblait moyennement coller à l'atmosphère victorienne, normalement toute en élégance et en fioritures. Je maintiens la partie de mon jugement sur le décalage entre le style graphique et l'ambiance du XIXe siècle, mais malgré cela, le dessin de Benoît Dahan fonctionne bien. On s'y habitue vite et il crée une atmosphère un peu déjantée, qui nous permet de ne pas prendre cette histoire pour plus que ce qu'elle n'est : une fantaisie qui pastiche Conan Doyle sans jamais prétendre à l'égaler. Et pourtant, Benoît Dahan et Cyril Lieron pourraient légitimement avoir cette prétention, car ces deux tomes nous fournissent véritablement tout ce qu'on attend d'une nouvelle ou d'un roman signé Conan Doyle. On retrouve le Sherlock Holmes originel avec un plaisir immense, tout est là pour faire de ce Ticket scandaleux une véritable affaire imaginée par l'auteur initial. Le procédé consistant à nous immerger dans la pensée de Sherlock Holmes relève à mon avis plus souvent de la poudre aux yeux que d'un véritable procédé narratif utile à l'intrigue, mais il donne une dimension extrêmement ludique au récit grâce à une inventivité visuelle assez prodigieuse, et finalement, ce n'est pas plus mal. La fiction reste traditionnelle grâce à suffisamment de cases classiques, mais est rehaussée par les scènes de réflexion où l'on visite la mansarde du détective (c'est-à-dire son cerveau). A la manière de ce qu'un Guy Ritchie a pu faire au cinéma, les auteurs s'amusent à souligner le récit avec de grands effets de mise en scène, mais ça passe mieux en bande dessinée, et met en valeur la dimension très "casse-tête" du récit sans jamais qu'on ne perde le fil, clairement matérialisé sous nos yeux à chaque page. Tout n'est pas parfait, certains effets de montage sont moins habiles que d'autres (plier les pages, regarder par transparence : dès qu'ils mettent la consigne, je trouve l'effet gratuit et un peu excessif), mais la plupart d'entre eux fonctionnent réellement, et on se prend bien au jeu, en cherchant à comprendre où va nous mener cette rocambolesque affaire. Si le premier tome est une parfaite réussite, le deuxième était attendu avec anxiété, car c'est lui qui allait nous montrer si les auteurs maîtrisaient leur histoire jusqu'au bout. Et la réponse est heureusement un grand oui ! Le deuxième tome relève brillamment le défi du premier, même si je l'ai trouvé légèrement inférieur au premier, la faute à un récit qui verse plus dans l'action et laisse donc moins de place aux jeux de déductions fascinants du détective. Néanmoins, la manière dont les fils se dénouent et le climax sont à la hauteur. Même si la révélation du pourquoi du comment est tout de même un peu rocambolesque, c'est bien dans le ton de la saga, et on imagine bien Conan Doyle imaginer un dénouement aussi absurde et cohérent, très britannique dans le style. Le seul défaut du tome 2, c'est que, du coup, la grande place laissée à l'action fait que le récit se lit pas mal plus vite que le tome 1 et qu'on prend moins de temps à arriver au bout d'une histoire complexe mais qui a toutes les apparences de la logique et de la cohérence. C'est trop rapide, mais c'est toujours aussi bon, et ça fait plaisir de voir que ces deux tomes forment un véritable tout, très uni et très réussi, qui ne verse jamais dans la facilité ou le fan service gratuit. Un vrai plaisir de lecture pour tout bédéphile et tout amateur de Sherlock Holmes. Bref, parfois, on fait bien d'écouter les vendeurs qui nous chargent les bras et nous déchargent le portefeuille !

25/09/2020 (MAJ le 17/01/2022) (modifier)
Couverture de la série Le Faux Soir
Le Faux Soir

J’ai failli mettre « culte »… Un très gros coup de cœur en tous les cas pour cette évocation historique ! Gros coup de cœur déjà pour son sujet : ce faux Soir qui reste encore aujourd’hui en mémoire de plus d’un Belge demeure un des plus hauts actes de résistance réalisé au détriment du régime nazi durant la seconde guerre mondiale. Pensez donc ! Une parodie d’un journal de propagande distribué en lieu et place de celui-ci et au nez et à la barbe de l’occupant ! Plus d’un des auteurs paiera cet acte héroïque de sa vie, preuve s’il en est que ce faux journal avait méchamment blessé le régime nazi à la seule force des mots. Gros coup de cœur ensuite pour la structure du récit, dans lequel nous passons des réflexions et des recherches des auteurs au récit purement historique, simple et sans fioriture mais complet. La lecture est très fluide. D’une part, on sent l’enthousiasme des auteurs pour ce sujet et, d’autre part, l’évocation historique est tout sauf rébarbative. Contexte, complexité de la mise en œuvre et conséquences de la distribution de ce faux journal, tout est expliqué et détaillé mais sans jamais peser sur le récit. Il y a un florilège de noms et matière à approfondir le sujet pour qui le désire et, dans le même temps, nous sommes face à un documentaire facile à appréhender qui intéressera autant l’amateur d’Histoire que le lecteur lambda qui découvrira ici une histoire dans laquelle le « petit fait la nique au puissant ». Gros coup de cœur enfin pour le dessin de Christian Durieux, en parfaite adéquation avec le sujet. Les passages dans lesquels sont évoquées les réflexions et recherches des auteurs sont réalisés dans un style direct et sans fioritures, comme pris sur le vif. L’évocation historique, par contre, donne lieu à des planches dans lesquelles on reconnait sans devoir se forcer tel lieu ou tel personnage (même si le visage de la plupart d’entre eux m’était inconnu). Le changement de code couleur entre les deux époques, comme le changement de calligraphie sont encore deux détails qui facilitent la lecture tout en créant une ambiance bien typée pour chaque période. Pour moi, c’est vraiment proche de la perfection ! A lire, que l’on soit féru d’histoire ou non.

17/01/2022 (modifier)