Les derniers avis (32177 avis)

Par Isma
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Fables du Roi des Aulnes
Les Fables du Roi des Aulnes

Une très belle surprise. Je feuilletais les pages de cette BD, rangée au rayon enfant chez mon libraire, sans grande attente, lorsque le dessin de Juni Ba a éveillé ma curiosité… pour mon plus grand plaisir. J’ai finalement passé un très agréable moment de lecture. J’ai beaucoup aimé le ton de la BD et l’écriture, mais surtout le style. Comme disait Georges-Louis Leclerc de Buffon : "Le style, c’est l’homme." Et celui de Juni Ba est du pur caractère : un trait expressif, énergique, avec une vraie patte. C’est le genre de dessin que l’on reconnaît immédiatement et qui donne une identité forte à l’album. Clairement, gros coup de foudre pour le style graphique de l’auteur. Cette lecture m’a d’ailleurs donné envie de découvrir d’autres œuvres de Juni Ba, que je ne connaissais pas du tout avant cet album. L’histoire met en scène une fable sombre autour d’un être solitaire et d’une créature maudite évoluant dans une forêt étrange, avec un parfum de conte et de folklore. L’ensemble est à la fois poétique et inquiétant. Une très belle découverte.

16/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Son odeur après la pluie
Son odeur après la pluie

Je ne suis a priori pas un gros amateur des histoires romantiques, des récits mettant en avant des animaux de compagnie. Je ne recherche pas non plus les récits larmoyants. C'est dire si cet album semblait de pas être fait pour moi. Mais, au final, je dois dire que cette lecture a été plutôt agréable. Le texte est assez littéraire (c'est l'adaptation d'un roman, que je ne connaissais pas), mais très peu présent. Beaucoup de pages muettes, ou en tout cas où le texte s'efface derrière les images, ou les silences. De la même façon, le récit, qui tourne pas mal autour du deuil (de la mère, de la femme aimée, d'un animal aimé comme un frère ou un fils, ou comme un "meilleur ami"), trouve un bel équilibre et ne joue pas uniquement et pas trop sur une montée du pathos et des larmes. Au deux tiers du récit, l'entrechoc de la maladie d'Ubac (le chien dont la mort a déclenché l'écriture autobiographique de ce récit) et du brusque décès de la mère de l'auteur est traité de façon simple, mais forte. Par delà les valeurs et passions du héros/auteur (nature, montagne, détachement des objets et du confort, mais aussi des carcans administratifs pour son boulot de prof), c'est une belle déclaration d'amour à un compagnon avec lequel il a noué de très fortes relations. C'est quelque chose qui parlera sûrement à tous ceux qui vivent avec des animaux, nouent avec eux des liens forts. Pour accompagner ce récit assez intimiste - mais presque à portée universelle, le dessin de Munuera est vraiment très bon. Fluide et agréable, présentant de belles planches, avec une colorisation assez douce, raccord avec le propos.

16/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 4/5
Couverture de la série Solo Leveling
Solo Leveling

Solo Leveling : un fast-food avec de bons ingrédients. Soyons honnêtes : le scénario de Solo Leveling ne révolutionne pas le genre. L’histoire suit une structure très classique, autant recyclée que les séries Netflix. Par contre, visuellement, c’est du très solide. Les dessins de Jang Sung-rak sont superbes. Le découpage est très lisible et les scènes d’action sont d’une clarté remarquable. On comprend parfaitement ce qui se passe à chaque combat. De plus, la mise en couleur renforce le côté spectaculaire et rend l’ensemble très agréable à suivre. Un rythme redoutablement efficace. L’auteur sait exactement comment accrocher le lecteur : chaque tome se termine avec un cliffhanger qui donne envie d’enchaîner le suivant. Résultat : on lit “juste un chapitre”… puis cinq. Côté profondeur… restons raisonnables. Pour la psychologie des personnages, on est clairement loin des univers d’Enki Bilal ou de Xavier Dorison. Mais soyons honnêtes : ce n’est pas ce qu’on vient chercher ici. Au final, Solo Leveling ressemble à un bon fast-food : ce n’est pas de la grande gastronomie… mais quand c’est bien fait, on en redemande.

16/03/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Capitaine Albator - Mémoires de l'Arcadia
Capitaine Albator - Mémoires de l'Arcadia

J'ai une chance inouïe : je suis né à la fin des années 70. Ainsi si j'ai des souvenirs très précis de Sangoku, Seiya ou encore Olive & Tom, j'ai également pu voir Goldorak, Albator et Capitaine Flam. Alors si les souvenirs des trois derniers sont très ténus, ils me permettent toutefois de me jeter dans leurs aventures avec appétit mais également un œil nouveau et sans une certaine nostalgie qui viendrait tronquer mon avis. Comme Mac Arthur, j'ai trouvé que cette série collait parfaitement à l'idée même que je me faisais de notre héros. Pour la peine le corsaire de l'espace est celui dont je garde le plus de souvenirs, sans doute grâce au très bon animé à sa gloire sorti en 2013. J'ai retrouvé cette part de mystère qui, dans mes souvenirs, entourait le capitaine corsaire. Ce coté taciturne, mélancolique qui faisait le charme de l'animé a été très bien retranscrit par Jérôme Alquié. On sent que l'auteur éprouve un grand respect pour son héros Après, sur l'ouvrage même, je pense que l'on est légèrement en dessous du très bon Goldorak de Bajram et Dorison. Et pour moi cela tient certainement plus à la colorisation qu'à l'histoire. Attention ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit : ça reste très bien fait et très beau. Mais j'avais trouvé les dessins d'Actarus et son robot plus "adulte". Enfin c'est surtout pour chipoter car, encore une fois, je trouve cela très bien. Au niveau du scénario j'ai trouvé que l'histoire faisait preuve d'une certaine justesse dans sa complexité, on arrive bien à comprendre où l'auteur nous amène et à quel danger l'équipage de l'Arcadia va devoir faire face. Il y a également ce qu'il faut d'action et de rebondissement pour ne pas s'ennuyer au fil des 3 tomes et ce même si le final est en dessous des 2 premiers albums. Cela a été un vrai plaisir pour moi de retrouver Albator, ce héros de ma prime enfance. Un grand merci donc à Jérôme Alquié pour avoir su très bien rendre hommage à ce héros de naguère. Je vais pouvoir m'attaquer à Capitaine Flam - L'Empereur éternel pour boucler la boucle de ma petite enfance. Je retrouverai Jérôme Alquié un peu plus tard pour des héros plus récents : Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque - Time Odyssey PS: On notera au passage le bon filon trouvé par Kana, avec ses adaptations des héros de notre enfance. Si tous se révèlent bons, je veux bien d'autres héros encore (Ulysse 31, Cobra, Nicky Larson, Cat's Eyes, ...)

16/03/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Saigneurs
Saigneurs

Lou Lubie revisite le mythe du vampire de façon tout à fait originale et très actuelle. En l’associant habilement au thème de la prédation sexuelle, elle nous fait prendre conscience que ce type de comportement découle d’un système plus global et séculaire légitimant la domination des élites sur l’ensemble de la population. Et là où l’autrice fait preuve d’habileté, c’est qu’elle évite l’écueil du manichéisme en donnant à travers cette fiction la parole aux voix divergentes tout en les plaçant face à leurs contradictions. Le fil rouge de l’histoire est l’actrice Violeta Ovidia Lupescu, sorte de double féminin de notre Depardieu national, soupçonnée d’avoir mordu des assistants en toute impunité. Pour mieux coller au contexte, l’intrigue se déroule dans une Transylvanie contemporaine, où cohabitent humains et vampires sous une façade faussement égalitaire. Lassée de supporter une domination qui ne dit pas son nom, Maggy, après avoir été licenciée par sa supérieure sous prétexte d’ « indocilité », sera conduite à militer dans une association dont l’objectif est d’en finir avec la loi du silence. La morsure infligée à son ami Anghel par un inconnu jouera également beaucoup dans sa décision. On appréciera la façon dont Lubie brasse plusieurs thèmes très familiers dans notre époque tiraillée entre les positions réactionnaires des uns et les luttes progressistes des autres : la prédation, le harcèlement ou la pédophilie, des actes marquant durablement leurs victimes, qui souvent en ressortent honteuses et hésitent à dénoncer leur agresseur face à une administration peu empathique. On y devinera plusieurs allusions à des interviews et des affaires (principalement dans l’Hexagone) qui ont pris pied dans le débat public ces dernières années et abondamment commentés sur les réseaux sociaux. L’intelligence dont a fait preuve Lou Lubie est, peut-être pour éviter d’être cataloguée comme une « féministe enragée », d’avoir choisi une femme pour représenter les prédateurs (Lupescu) et un jeune homme (Anghel) en tant que victime, mais également de présenter le personnage de Iulia en couple avec une vampire, Andreea, très bien disposée vis-à-vis des idées progressistes. La ligne claire de Lou Lubie enchante par sa simplicité et son abondance de trouvailles, ne serait-ce que pour la bichromie mettant en avant le rouge carmin (logique, non ?). De façon un brin malicieuse, les vêtements sont inspirés par les broderies traditionnelles roumaines pour nous rappeler où se déroule le récit. Comme à son habitude, l’autrice a conçu une mise en page très efficace, appréciable par son dynamisme qui sait maintenir l’attention. Avec ses personnages attachants, « Saigneurs » est une lecture particulièrement rafraichissante qui jette en même temps une lumière crue sur un système que nous-mêmes avons cautionné et cautionnons encore, de manière plus ou moins consciente, parfois sur des questions en apparence insignifiantes. L’ouvrage fournit de nombreux arguments pour lutter à son niveau contre l’emprise toxique de la « fabrique du consentement » véhiculée par les discours dominants des dominateurs, que ce soit à travers la politique ou les médias « mainstream ». Lou Lubie prend soin de rappeler en fin d’ouvrage quelques statistiques sidérantes, rappelant que le combat est loin d’être terminé : à titre d’exemple, saviez-vous qu’en France, encore aujourd’hui, seulement 1% des violeurs sont condamnés, tandis que l’on dénombre 94 000 victimes de viol par an ?

15/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série L'Arbre à came
L'Arbre à came

Il y a trois auteurs à connaître absolument dans la collection Pied Jaloux : Chantal Montellier, Denis Sire et donc Alain Voss. L'arbre à came, sorti en 1981, est une petite friandise à savourer. Un jeune loubard, Tiger, se retrouve au coeur d'une conspiration qu'il va chercher à élucider avec ses potes rockers. Le récit haletant va aussi vite que les motos de l'histoire, on y croise des milices et des extra terrestres, c'est assez jouissif à suivre. Le dessin est juste exceptionnel, avec ses pages toutes noires et un trait puissant fortement inspiré de Crumb. La seule chose qui m'empêche de mettre la note maximale, c'est que l'idée du scénario n'est pas originale. C'est en effet une adaptation libre du film culte "Invasion of the body snatchers" réalisé par Kaufman en 1978. Ce n'est pas étonnant, l'imaginaire de Voss trouve majoritairement son inspiration dans l'emprunt et la parodie d'autres œuvres. Une des meilleures publications de cette collection.

15/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon

Pour une fois, j'ai lu avec plaisir et sans le sentiment de déroger, une suite de Blake et Mortimer ! Il faut dire que j'adore le dessin d'un des auteurs des Cités obscures ! François Schuiten, qui a illustré Les jardins statuaires et autres romans de Jacques Abeille, montre encore qu'il est bien digne de ce classique méconnu. Comme j'incite tout le monde à lire le Cycle des Contrées, et pour les plus libertins, celui des Chambres ! Or donc dans l'œuvre dérivée de Jacobs son dessin d'architecture, mais pas seulement, ne déroge pas dans ce Blake et Mortimer. Que dire qui n'ait pas été déjà dit sur le fond de l'aventure ? Eh bien, que cette histoire éclaircit certaines choses des péripéties canon de Blake et Mortimer en Egypte, certes, mais qu'elle compense par d'autres mystères. J'aime l'incursion en Belgique, et le fait qu'il y ait une femme, une ville en ruine où des gens vivent et le rôle des rêves. Je rappelle donc cette pyramide ensevelie sous l'oubli au bon souvenir des bdéphiles !

15/03/2026 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série L'Embrasement - La guerre Israël - Hamas, dans l'enfer de Gaza
L'Embrasement - La guerre Israël - Hamas, dans l'enfer de Gaza

Cette adaptation en dessin est le croisement parfait entre l’ouvrage historique (en l’occurrence celui du colonel Michel Goya) et le documentaire télévisé, démontrant s’il en était besoin que la bande dessinée est devenu un medium incontournable dans le registre de l’information. Incontournable, le sujet l’est aussi, et c’est le moins qu’on puisse dire, puisqu’il est question ici de la destruction de Gaza dans la foulée des attentats du 7 octobre 2023, un événement comparable à un séisme géopolitique d’une échelle quasiment jamais égalée L’ouvrage est consistant, très bien documenté. Il démarre avec les instants précédant l’attaque coordonnée du Hamas sur Israël, notamment sur des bases militaires, des kibboutz proches de la frontière et le festival Nova, une attaque qui aura fait plus de 1000 morts côté israélien, avec les conséquences que l’on connaît. Et pour bien resituer le contexte, l’auteur a actionné la machine à remonter le temps jusqu’à la fin du XIXe siècle, afin d’entrevoir les origines du sionisme : une utopie développée par Théodore Herzl dans la foulée de l’Affaire Dreyfus. Inquiet du regain d’antisémitisme en Europe (et ce bien avant les horreurs commises par les nazis), Herzl avait pour projet de créer un Etat sur les terres ancestrales du Proche-Orient (l’ancien « Royaume de Judée ») où les Juifs pourraient se sentir en sécurité, à l’abri des pogroms récurrents qui se produisaient en Europe de l’Est et en Russie. Si l’idée était légitime, elle en laissait certains dubitatifs et pas des moindres, notamment Freud qui y décelait un danger potentiel, mais elle put toutefois se concrétiser dès 1917 grâce à la déclaration Balfour. Dès lors, les Juifs commencèrent à émigrer en Palestine, alors sous mandat britannique, provoquant déjà des tensions avec les Arabes nationalistes qui revendiquaient le territoire. De façon très détaillée, l’historique de la région va être déroulé jusqu’à nos jours, en passant par la proclamation d’Israël en 1948. Les protagonistes de part et d’autre se succèdent au fil des décennies, on évoque la colonisation implacable des Israéliens sur les territoires palestiniens, les phases de négociation peu suivies d’effets entre deux guerres meurtrières, le cycle des vengeances sans fin, avec les innombrables attentats, massacres et intifadas, rythmés par le décompte sinistre des victimes des deux camps. Jusqu’à ce jour fatidique du 7 octobre. Un bilan effroyable résultant de tensions permanentes depuis plus de cent ans (si l’on exclut la courte parenthèse succédant à l’accord de paix entre Rabin et Arafat en 1993, rapidement mis à mal par l’assassinat du 1er ministre israélien par un juif extrémiste religieux) qui pose question sur la pertinence du projet de Théodore Herzl, devenu un « laboratoire du chaos »… Très dense, la partie historique est ponctuée par les « retex » du colonel Goya (que l’on suppose extrait de son livre) et des passages plus fictionnels, jouant davantage sur l’image, où l’on suit des gens ordinaires victimes d’un conflit qu’ils ne font que subir, toujours décidé dans les hautes sphères de part et d’autre. En faisant référence à l’épisode biblique de Jacob, le troisième patriarche, la conclusion donne lieu à un constat amer, sachant que David Ben Gourion, l’un des fondateurs d’Israël, avait lui-même averti que non seulement le conflit allait « continuer peut-être encore des centaines d’années », mais « gagnerait probablement encore en férocité ». Celui-ci étant décédé en 1973, on ne pourra malheureusement pas dire qu’il s’était trompé dans ses prédictions… Mais dans l’immédiat, une question s’impose : « Une fois les otages libérés, comment les Israéliens vont-ils digérer leur responsabilité dans la conduite de la guerre ? Comment vont-ils se vivre en tant que nation, à l’intérieur comme à l’extérieur ? ». Le dessin minutieux et très photographique de Florent Calvez convient parfaitement pour donner au livre de Goya une ampleur visuelle saisissante. Les tonalités quasi monochromes aux couleurs terreuses, avec une pointe orangée pour les scènes violentes, n’inspirent ni la gaité ni l’optimisme, et il n’y a vraiment pas de quoi, mais elles confèrent à la narration une neutralité appropriée. « L’Embrasement » est un ouvrage essentiel pour tenter d’avoir une vue raisonnée de la situation dans cette partie du monde plus que jamais en proie au désordre. Pour éviter d’exacerber un sujet hautement radioactif, les auteurs se sont cantonnés à énumérer les faits de la façon la plus objective possible, démarche très appréciable s’il en est. Ils évitent même d’employer le terme de « génocide », alors même qu’une enquête de l’ONU a qualifié ainsi la guerre d’Israël sur Gaza. La neutralité recherchée du livre permettra à chacun de se faire son idée, car quand l’émotion prend le pas sur la raison, seuls les faits parlent… Quoi que l’on en pense, Florent Calvez confesse en postface avoir pris des libertés par rapport au livre original, mais insiste sur cette dimension de neutralité, tout en se disant bouleversé par certains témoignages et certaines images. A défaut d’être irréprochable, il dit avoir « taché d’être honnête », « ayant toujours considéré toutes les victimes dans leur statut particulier, quelles qu’elles soient, d’où qu’elles soient. ». Et on le remercie pour ça. Et pour ce travail salutaire.

14/03/2026 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Le Fléau des Dieux
Le Fléau des Dieux

Le scénario, concocté par Valérie Mangin, offre une trame générale bien pensée, où chaque tome apporte une avancée significative tout en maintenant le lecteur en haleine pour la suite. L'intrigue se déploie avec intelligence, mêlant habilement des éléments historiques et des éléments de science-fiction, créant ainsi un univers à la fois familier et exotique. Les dessins et les couleurs, réalisés avec talent par Aleksa Gajic, apportent une dimension visuelle saisissante à l'ensemble. Les planches, fluides et agréables à la lecture, réussissent à capturer l'intensité des scènes d'action et à donner vie aux personnages. Cependant, j'ai noté une légère irrégularité dans la qualité de l'illustration au cours des premiers tomes, mais cela s'est amélioré par la suite. Les dialogues, bien que parfois perfectibles, restent globalement de bonne qualité. Cependant, un élément m'a particulièrement marqué : l'évolution des personnages au fil de la série. Leurs transformations et les changements qui s'opèrent en eux sont traités avec subtilité, ce qui donne une profondeur supplémentaire à l'histoire. Les protagonistes gagnent en complexité et en profondeur, offrant ainsi une lecture plus nuancée et immersive. En dépit de quelques défauts mineurs, "Le Fléau des Dieux" demeure une oeuvre qui mérite d'être découverte. L'audace deValérie Mangin dans sa transposition de l'histoire antique dans un contexte futuriste est admirable. La richesse de l'univers créé et la manière dont l'histoire traverse l'espace et le temps sont des éléments qui ont su m'emporter dans cette épopée intergalactique.

05/06/2023 (MAJ le 14/03/2026) (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Dark Vador - Le Seigneur noir des Sith
Star Wars - Dark Vador - Le Seigneur noir des Sith

J’ai vraiment adoré lire Star Wars: Dark Vador – Le Seigneur Noir des Sith, une série scénarisée par Charles Soule et dessinée principalement par Giuseppe Camuncoli. L’histoire se déroule juste après Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith, au moment où Anakin Skywalker vient tout juste de devenir Dark Vador. Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est que ce comics montre vraiment la naissance du véritable Dark Vador. Au début du récit, il n’est pas encore le seigneur Sith froid et terrifiant que l’on connaît dans les films. Il est encore marqué par la chute d’Anakin, il doit apprendre à vivre avec son armure, sa douleur et la haine qui l’alimente. On le voit accomplir ses premières missions pour l’Empereur : traquer les Jedi survivants de l’Ordre 66, trouver son sabre laser Sith et commencer à se faire une place dans l’Empire. J’ai aussi beaucoup aimé la relation entre Vador et Palpatine. L’Empereur manipule constamment son apprenti et le pousse à devenir toujours plus impitoyable. On comprend bien que Vador est à la fois un monstre redouté et un personnage tragique, prisonnier de sa colère et de ses choix. Le comics développe aussi des éléments que les films ne montrent pas vraiment : les Inquisiteurs, la traque des Jedi survivants, ou encore la construction de la forteresse de Vador sur Mustafar. Côté dessins, j’ai trouvé le travail de Giuseppe Camuncoli vraiment impressionnant. Son style est très dynamique et très lisible, avec des planches qui donnent parfois l’impression de voir des scènes directement sorties d’un film Star Wars. Les combats au sabre laser sont spectaculaires, les décors sont riches en détails et l’ambiance visuelle est souvent très sombre. Les couleurs jouent beaucoup sur les contrastes et les rouges, ce qui renforce le côté violent et oppressant du récit. Un point intéressant aussi, c’est l’histoire éditoriale du comics en France. La série a d’abord été publiée en kiosque puis dans la collection 100% Star Wars de Panini Comics en 4 tomes. Elle a ensuite été rééditée en 2 volumes dans la collection Star Wars Deluxe, puis dans une édition Absolute grand format pour les collectionneurs. Plus récemment, l’ensemble du récit a été rassemblé dans un Omnibus d’environ 600 pages. Au final, j’ai trouvé que Le Seigneur Noir des Sith est un comics vraiment marquant. Il approfondit énormément le personnage de Dark Vador et montre comment Anakin Skywalker disparaît progressivement pour laisser place au seigneur Sith que toute la galaxie redoute. Pour moi, c’est clairement l’une des meilleures histoires Star Wars du canon moderne.

14/03/2026 (modifier)