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Les derniers avis (26146 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'Abolition - Le Combat de Robert Badinter
L'Abolition - Le Combat de Robert Badinter

J'étais bien curieux de lire cet album, dont la sortie coïncide, à quelques jours près, avec le quarantième anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France. Je suis le parcours de Marie Bardiaux Vaïente depuis plusieurs années, admiratif de son énergie pour que l'abolition de la peine de mort soit universelle. Car de nombreux pays, et non des moindres, continuent à l'appliquer, dans des conditions qui seraient ridicules si elles n'étaient pas dramatiques et barbares. Pour en revenir à l'album, il est en effet centré sur le personnage de Robert Badinter, promoteur et lui-même activiste acharné en faveur de cette abolition. La scénariste a choisi de ne pas faire une biographie classique, mais plutôt de se concentrer que quelques évènements qui ont jalonné la vie et la carrière de Badinter, et forgé ses convictions. Deux affaires, symboliques, ont retenu son attention et sont brièvement racontées dans cet album. Celle de Claude Buffet et Roger Bontems, condamnés à mort, non graciés et exécutés, alors que le second n'a tué personne. Celle de Patrick Henry, coupable de l'un des assassinats les plus glauques connus, condamné à mort, gracié. Deux affaires dans lesquelles Badinter est l'avocat de la défense. François Mitterrand élu Président de la république, Badinter est nommé Garde des Sceaux, et a pu plaider l'abolition de la peine capitale devant les deux chambres du Parlement, en septembre 1981. Et obtenir sa récompense, l'issue victorieuse de ce combat essentiel pour la justice et pour la République. Avant de voir le bourreau de son père, déporté pendant la guerre, être condamné à la prison à perpétuité. Des symboles forts que ces affaires, que Marie Bardiaux-Vaïente raconte de manière factuelle, presque froide, afin de toucher le public le plus large possible. Un seule petit regret par rapport à ces choix narratifs, le peu de place laissée aux opposants à l'abolition, dont la rage et la violence furent assez effrayantes à l'époque. Malo Kerfriden prête son trait classique à ce documentaire aussi proche que possible de la vérité, avec une coloration en bichromie qui laisse la part belle aux paroles, à l'expression des différents personnages. C'est d'une efficacité redoutable, et cela permet à ce one-shot d'être à mon sens un album essentiel pour comprendre les racines d'un combat qui fut gagné, mais qui n'est pas terminé.

16/10/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cauchemar d'Innsmouth
Le Cauchemar d'Innsmouth

Le Cauchemar d'Innsmouth est souvent considéré comme l'un des meilleurs récits de Lovecraft. Gou Tanabe continue d'adapter l'oeuvre du reclus de Providence dans sa veine manga, cette fois-ci en deux tomes, le récit original étant plus long que la plupart des histoires lovecraftiennes. Encore une fois c'est du bon boulot. On suit les aventures de Robert Olmstead, un jeune homme curieux qui voyage pour découvrir des lieux liés à ses origines. Il entend parler d'Innsmouth, une ville côtière à la réputation diabolique et sulfureuse. Intrigué, il va y aller pour se rendre compte par lui-même. Le récit dans le récit est efficace, on découvre avec Robert toute l'horreur imprégnée dans la petite ville, ses habitants au physique évoquant des créatures marines, et les étranges rituels qu'un culte impie y aurait institués... Tanabe, si c'était possible, me semble avoir franchi une nouvelle étape dans l'impressionnisme avec cette histoire : les faciès des gens d'Innsmouth sont angoissants, les designs des artefacts qu'on y manipule sont troublants et dérangeants, et la mise en scène vraiment savamment dosée. C'est tellement torturé que par moments on se demande ce qu'on voit à l'image... J'ai hâte de lire la suite et fin de ce récit !

16/10/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Autopsie d'un imposteur
Autopsie d'un imposteur

C'est avec L'Éveil (Delcourt) que j'ai découvert le travail de nos deux auteurs, Thomas Campi au dessin et Vincent Zabus au scénario. L'osmose et l'équilibre qu'ils avaient réussi à trouver en se jouant du fond et de la forme m'avaient impressionné. C'est donc plein d'attentes que je me suis lancé dans la lecture de ce nouvel album. Présenté comme un polar, nous allons suivre le parcours torturé du jeune Louis, monté à Bruxelles pour suivre des études de droit. Ce jeune Rastignac dans l'âme n'aspire qu'à une chose : évoluer parmi la haute société et oublier ses modestes origines campagnardes. Et c'est donc au moment des profonds bouleversements liés aux travaux de l'Exposition Universelle de 1958 que s'inscrit notre histoire. Pour ma part j'y ai plus trouvé une fable sociale sur les luttes de classes qu'un polar. Zabus et Campi nous tissent un récit sombre, certes, amoral, certainement, mais qui nous rappelle que notre conscience ne pourra jamais nous faire oublier nos origines. Nos deux auteurs ne peuvent s'empêcher de jouer de nouveau sur le fond et la forme de leur objet et d'explorer les possibles du medium. Si c'est plus léger et discret que dans L'Éveil, on ne peut s'empêcher de sourire quand le héros Louis prend a parti le narrateur. "Complicité" qui va se poursuivre jusqu'au dénouement... Thomas Campi continue de m'épater par son graphisme flamboyant. J'adore sa gestion des lumières et des ambiances qu'il pose page après page ; elles collent à merveille à l'histoire concoctée par son comparse. Encore une fois, voilà un très bel album, différent, mais qui fait son effet grâce à son charme sombre.

15/10/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série En toute conscience
En toute conscience

3.5 Un one-shot pas mal qui traite d'un sujet grave: le suicide assisté ! J'ai bien aimé comment les auteurs ont traité le sujet tout en pudeur sans tomber dans le larmoyant facile. Tout le coté dramatique du récit est bien maitrisé et jamais je n'ai eu l'impression que les auteurs exagéraient. J'ai aussi aimé qu'ils montrent la dure réalité de cette pratique. Même si on peut deviner qu'ils sont pour le suicide assisté, vu que les personnages principaux sont membres d'une organisation qui aide les gens à s'enlever la vie, on voit très bien que c'est un choix difficile et que ceux qui le prennent ont le choix entre la mort douce ou la souffrance de la maladie pour le reste de leurs jours. C'est vraiment une bonne idée de faire intervenir dans le récit un jeune dépressif qui voit dans cette association qu'un moyen pour en finir alors qu'il est en forme et a toute la vie devant lui. Le point fort du récit est vraiment les relations entre les personnages, comment les membres de cette organisation ont des disputes et des opinions différentes, malgré le fait qu'ils luttent dans le même camp et aussi la relation qu'ils vont développer avec le jeune dépressif. Une BD à lire pour tout fan de roman graphique !

15/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Natacha
Natacha

J'avais offert la série des Natacha à ma fille afin qu'elle puisse s'identifier à une héroïne qui ne se laissait pas marcher sur les pieds par les garçons. L'indépendance professionnelle de la femme est aussi un atout de cette série. Résultat c'est surtout le papa qui a dévoré la série. Bien sûr c'est une série récréative qui n'a pas prétention à délivrer un message universel. Mais Natacha reste pour moi le modèle de la femme sensuelle. Elle fait même partie de mon podium personnel avec Jones et Linda. La Natacha de Walthéry est probablement la mère de toutes ces héroïnes sexy, dégourdies, indépendantes et bien dans leurs corps. J'aime beaucoup la gestuelle coquine, ses habits au millimètre et ses grands yeux qui vous regardent par dessus son épaule. Je suis aussi fan des couleurs de Cerise. Natacha, c'est au rendez-vous des amis quand je vois le défilé des scénaristes ( et pas des moindres) pour accompagner la belle hôtesse dans une aventure exotique. Cela fait une série un peu décousue mais quelle importance, les copains d'abord. Policier, science-fiction, histoire, terrorisme, humour tout y passe pour se joindre à la Belle. Walter ,hihi, suit sans croquer la pomme. Alors qui? Je mettrais bien une pièce sur Turbo, le prestige, la force tranquille ,l'expérience et la maturité. Mon pauvre Walter, j'ai déjà vu ça.

14/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Dragons de la frontière
Les Dragons de la frontière

J’ai été attiré par cette série dès sa sortie. Attiré par la couverture d’abord, presque trop belle et léchée et très cinématographique (voire photo de studio). Attiré par le sujet ensuite. En effet, c’est une région et une époque peu développées en BD, où les scénaristes se focalisent davantage sur la seconde moitié du XIXème siècle concernant les Apaches. On a là quelque chose d’intermédiaire entre cet « âge » d’or du western et la série de Kresse Les Peaux-Rouges, qui se déroulait encore plus tôt dans l’Histoire. Comme pour Kresse d’ailleurs, il y a une volonté de bien retranscrire l’univers amérindien, et de rester fidèle à ce que l’on connait de cette culture à cette époque. Toujours est-il que, si l’intrigue elle-même n’est pas hyper originale, elle est bien développée, dessin et colorisation sont réussis. Surtout les cadres géographique et chronologique lui donnent clairement un intérêt supplémentaire. Bref, c’est rythmé, en plus sans rallonge superflue, puisque prévu en deux tomes. Donc pas mal d’atouts pour cette série dont j’attends la suite et fin avec impatience.

14/10/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série #J'Accuse...!
#J'Accuse...!

On peut dire qu’il était très attendu, le nouvel opus de Jean Dytar. Habile à la plume comme aux pinceaux, ce narrateur hors pair, qui prend le temps de peaufiner ses productions, nous propose cette fois une œuvre extrêmement ambitieuse qui lui permet de réactualiser de belle manière le procès d’Alfred Dreyfus, cet officier militaire de confession juive victime d’une machination judiciaire qui le condamna au bagne. L’affaire a marqué les annales à la fin du XIXe siècle, tant par sa durée que par le retentissement qu’elle eut dans la société française. Tout le monde a entendu parler de l’affaire Dreyfus, maintes fois portée à l’écran à travers les décennies, et plus récemment par Roman Polanski. C’est dire si cette affaire est encore bien présente dans l’inconscient collectif. Elle n’avait cependant encore jamais fait l’objet d’une bande dessinée totalement dédiée. C’est désormais chose faite grâce à Jean Dytar, qui s’est abondamment documenté pour synthétiser le déroulé long et complexe de ce complot judiciaire hors normes. L’auteur aurait pu choisir la facilité en en livrant une version romancée et académique. Bien au contraire, il a opté pour une veine journalistique en se basant sur les écrits du frère, Mathieu Dreyfus, qui tient ici une place centrale. Autour de ce témoignage viennent s’affronter les deux camps par la bouche de personnalités publiques, intellectuels et hommes politiques, partisans et contempteurs de l’officier déchu. Leurs propos étaient relayés par les journaux de l’époque, dont certains éditorialistes exprimaient leur antisémitisme de la façon la plus outrancière, la plus violente. Heureusement, il y eut ceux qui dénoncèrent avec courage cette machination cousue de fil blanc, parfaitement conscients des risques qu’ils prenaient en s’exposant ainsi. Emile Zola fut le plus célèbre, mais avant lui, d’autres moins connus durent défricher le terrain, notamment Auguste Scheurer-Kestner et Bernard Lazard, s’attirant tous la vindicte des torchons antisémites de l’époque, avec leur caricatures odieuses. Si l’ouvrage est dense sur le plan du texte et des informations, Jean Dytar s’est efforcé d’aérer la mise en page avec une trouvaille ludique : donner au lecteur la sensation qu’il se trouve face à son écran d’ordinateur, en bordant chaque planche d’une fenêtre de navigation. Le procédé fonctionne très bien, d’autant que la lecture peut s’accompagner d’une application de l’éditeur à télécharger sur son smartphone — un outil un peu gadget il faut bien le dire — permettant de scanner certaines pages pour obtenir en « réalité augmentée » des fiches biographiques ou des unes de journaux d’époque consultables sur Gallica, la plateforme numérique de la BNF. Le trait de Dytar diffère encore de ses ouvrages précédents, car on le sait, ce dernier fait partie des auteurs qui aiment à se renouveler. Comme il le dit lui-même, il s’est inspiré d’images d’époque et d’autres plus contemporaines, qu’il a unifiées « sous une peau de hachures ». Cela confère à l’ensemble une patine d’époque, tandis que la mise en page façon Internet — on apprécie particulièrement les icônes redessinées dans l’esprit de l’époque — amène subtilement une réflexion sur la manière dont les informations nous parviennent aujourd’hui par le biais des réseaux sociaux, et sur la vérification même de ces informations, qui régulièrement sont livrées sans réel travail d’investigation. A mi-chemin entre rumeurs, ragots et ce qu’il est convenu d’appeler désormais « fake news ». L’auteur n’a pas été jusqu’à mettre en lumière l’effet de meute amplifié par ces nouveaux moyens de communication, sans doute pour ne pas totalement dénaturer la vérité historique de l’ouvrage. On sent que le sujet tenait à cœur Jean Dytar, et le défi, pour le moins vaste, est relevé avec talent, parce que malgré l’effort requis par une telle lecture, il est impossible de lâcher le livre, en tout cas pour quiconque acceptant mal les injustices d’hier ou d’aujourd’hui… Et à l’évidence, celle-ci en fut une de premier rang. On sera également sidéré de voir avec quelle violence l’antisémitisme s’exprimait en cette période, avec des propos ou des caricatures qui n’avaient rien à envier aux Nazis qui commirent les atrocités que l’on sait quelques décennies plus tard. De fait, c’est un ouvrage historique grandement salutaire que nous offre l’auteur, d’autant que la tentation de s’en prendre aux personnes de confession juive reste plus forte que jamais, notamment chez les complotistes écumant les réseaux afin d’y répandre leur propagande fielleuse.

13/10/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Portugal
Portugal

En voyant le titre de cette bande dessinée, on pourrait croire que c’est une virée touristique voire historique au Portugal. Et bien non, loupé, car on a affaire à un récit qui nous conte la découverte et la recherche de Cyril Pedrosa (le personnage principal, Simon Muchat, est en quelque sorte l’avatar de Cyril Pedrosa) sur ses origines portugaises. Ainsi, le lecteur suivra les péripéties du héros pour décortiquer et découvrir qui étaient ses aïeuls et pourquoi sa famille s’est établie en France. En fait, ce n’est pas aussi simple que ça cette histoire car, initialement, notre personnage principal n’a jamais eu en quelque sorte d’intérêt sur les affaires familiales. En effet, il a fallu une déprime et une invitation au mariage d’une de ses cousines pour que Simon ait l’envie d’entrevoir ses origines. Cette initiative lui sera le début d’une thérapie à son malaise… Le récit est assez long à se mettre en place, ce parti-pris a permis à l’auteur de poser son histoire et de nous faire immerger dans ses relations assez complexes avec les autres membres de sa famille. J’ai bien aimé cette façon de procéder car on a vraiment l’impression de prendre part à cette aventure, de rencontrer les divers personnages en même temps que Simon Muchat. Certes, j’avoue qu’à certains moments, j’ai ressenti une lassitude à lire cette bande dessinée parce qu’il n’y aucune scène d’action, la pagination est conséquente et beaucoup de scènes contemplatives ; mais cette sensation est contre balancée par la qualité des dialogues, les personnages secondaires attachants et -à mon goût- un graphisme très intéressant. Le coup de crayon de Cyril Pedrosa est vraiment particulier, à mi-chemin entre l’ébauche et le dessin fini, je le trouve très vivant et atypique. J’aime sa faculté de varier les styles, je trouve que ça dynamise son récit qui en avait bien besoin par moments. La mise en couleurs est également particulière, on est clairement dans la recherche d’ambiances plus que dans la mise en place de façon réaliste ; là-aussi, j’aime ce parti-pris même si cela nuit de temps en temps à la lisibilité des planches. Au final, étant moi-même assez friand de romans graphiques, j’ai vachement apprécié « Portugal » où j’ai vraiment eu l’impression de m’immerger dans les péripéties du personnage principal dans la découverte de ses origines familiales. J’y ai adoré aussi son traitement graphique qui m’est apparu atypique, recherché et vivant même si on peut déplorer des lacunes au niveau de la lisibilité de certaines séquences. Bref, une belle découverte et un beau voyage initiatique au côté de cet auteur…

13/10/2021 (modifier)
Par LoupGris
Note: 4/5
Couverture de la série Belleville Story
Belleville Story

Un diptyque sympathique, bien construit, plaisant à lire et assez captivant. Niveau graphisme, je n'ai pas été emballé au début, ne le trouvant pas très beau. Mais au fur et à mesure de la lecture, j'ai trouvé qu'il collait bien au style et à l'ambiance de la BD, qu'il correspondait bien au rythme assez soutenu et dynamique du récit. Niveau scénario, c'est bien ficelé, le lecteur est bien tenu en haleine, à aucun moment on ne s'ennuie. Les personnages, quant à eux, sont assez charismatiques. Au résumé, une jolie découverte à la bibliothèque que je recommande chaudement.

13/10/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Dans ce premier volet d'un diptyque, le célèbre détective, toujours flanqué de son complice le Dr Watson, va enquêter sur une série de disparitions et d'enlèvements secouant la société londonienne, visiblement toutes les couches de sa société. Cyril Liéron et Benoît Dahan, tous les deux fans de la série de Sir Arthur Conan Doyle, ont choisi non pas d'adapter un de ses romans ou nouvelles, mais plutôt de lui donner une nouvelle jeunesse, avec une histoire originale. Résultat, une véritable découverte, y compris pour les amateurs de l'oeuvre holmésienne. Et les deux compères ont incontestablement fait du bon boulot, essayant de baliser leur récit d'éléments canoniques (cocaïne, rues de Londres, ambiance brumeuse, rencontre avec Lestrade, déguisement de Holmes...) tout en apportant de nombreux éléments afin de faire avancer l'enquête. Il y a en plus deux innovations par rapport à l'oeuvre originale, un fil rouge, au propre, qui permet au lecteur de suivre la progression de l'intrigue et apposant une touche colorée détonant sur l'ambiance pastel. Autre nouveauté, nous passons -littéralement- dans la tête de Holmes, pour suivre le cheminement de sa pensée, ce qui a donné le titre de la série. Il y a aussi quelques petites choses dans l'objet livre, comme la découpe de la couverture, ou encore une page en transparence. Dans le tome 2 nous avançons vers la résolution (mais peut-être pas le fin mot de l'histoire, dans un style cher à Doyle) de l'affaire, à la fois diabolique, et qui propose en outre une réflexion sur l'impérialisme britannique, et sur ses conséquences dramatiques à long terme... Je dois d'ailleurs dire que quelque part, je comprends (mais n'approuve pas) la rancoeur qui a amené les criminels à perpétrer ces enlèvements... Merci aux deux auteurs de nous faire réfléchir. Tout cela pour servir le dessin semi-réaliste débridé de Benoît Dahan, que l'on a déjà pu admirer dans Psycho-Investigateur (Simon Radius). Ici il semble s'amuser comme un fou, apportant sa touche toute particulière au découpage. C'est très inventif et visuellement superbe ! J'ai hâte de lire de nouvelles aventures inédites du logicien du 221 b Baker Street. A lire et contempler absolument !

14/05/2019 (MAJ le 12/10/2021) (modifier)