Deathbringer
Un guerrier énigmatique et une inquisitrice unis sans le savoir dans leur lutte contre une redoutable entité maléfique. Avec ce premier album au noir et blanc puissant, Ismaël Legrand pose un regard neuf sur la dark fantasy.
Un guerrier solitaire arpente les terres ravagées d'un univers médiéval hanté par des forces occultes. Au même moment, une jeune inquisitrice renoue avec son ascendance païenne afin de percer le secret de ses origines. Le lien qui les unit se révèlera à travers leur lutte commune contre un dévoreur de mondes qui s'est échappé de sa prison magique pour corrompre les âmes et détruire le vivant.
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| Date de parution | 12 Novembre 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Désolé les copains, mais je vais passer un peu pour le rabat-joie de service… Je ne m’étendrai pas outre mesure sur cette bande dessinée, d’autant qu’à la base, je ne suis guère adepte de fantasy — et peut-être plus encore de « dark » — et donc pas forcément le mieux placé pour en parler. Pourtant, j’apprécie de sortir parfois de ma zone de confort et découvrir des œuvres vers lesquelles je ne serai jamais allé naturellement. « Deathbringer » m’est tombé dans les mains un peu par hasard. J’avais trouvé le travail éditorial et la couverture attirants, et en feuilletant quelques pages, je me devais de reconnaître un certain talent chez ce dessinateur, un nouveau venu dans la bande dessinée puisque c’est son premier album, qui plus est en tant qu’auteur complet. Le dessin, bien qu’un peu académique à mon goût, est très bien exécuté, avec un noir et blanc qui renforce le côté gothique et beaucoup d’images très spectaculaires. Mais c’est surtout en lisant l’avis de Paco – avec qui je conserve sur BDT un taux d’affinité très élevé, que ma décision de le lire a été prise. Je me suis donc plongé dans cette lecture avec une certaine fascination pour ce monde fantastique très sombre créé de toutes pièces, mais où l’on retrouve tous les codes du genre. Dans un grand chaudron, jetez un cadavre pourrissant en y versant une sauce de pseudo-médiéval bien épaisse, saupoudrez le tout d’une bonne dose d’ésotérisme, de références lovecraftiennes de sorcellerie nécromancienne, vous obtiendrez « Deathbringer ». En connaissance de cause, j’ai donc abandonné mes repères de lecteur les plus familiers pour pénétrer en terre inconnue, les chakras totalement ouverts. J’ai voulu m’accrocher pour essayer de mon convaincre que cette lecture en valait la peine. J’ai même noté le nom des personnages et leur rôle au fur et à mesure du récit, car il faut le dire, il y en a un certain nombre et j’ai eu parfois un peu de mal à les identifier. Hélas, force est d’admettre que ma bonne volonté ne fut pas payante. Au fil du récit, le terrible constat s’imposait de lui-même : l’ennui pointait son nez et grandissait inéluctablement, jusqu’à l’overdose. Comme je me l’étais promis — fort heureusement ce n’est pas un si gros pavé et j’avais déjà parcouru la moitié du livre —, j’ai terminé le bouquin, mais en mode automatique, totalement détaché du dénouement et de ce qui pouvait arriver aux protagonistes. Et puis le scénario n’est tout de même pas si fluide… J’ajouterai que je suis généralement rétif à ce type de graphisme testostéroné, spectaculaire et trash, par des auteurs un peu trop sûrs de leur talent (il est évident qu’Ismaël Legrand a passé des heures et des heures à peaufiner son style, et on ne peut être qu’impressionné), avec plus ou moins cette tendance à se prendre pour des démiurges en créant eux-mêmes une mythologie de toute pièce, et c’est peut-être aussi le genre qui veut ça. Encore faut-il que le scénario soit à la hauteur du dessin. L’audace dont a fait preuve Legrand est bien sûr méritoire, et les amateurs y trouveront sans doute leur compte (et c’est déjà le cas ici), mais à l’évidence je ne suis pas la cible. J’avais pourtant adoré « Le Seigneur des anneaux » qui reste à ce jour le monument absolu en matière d’heroic fantasy, mais n’est pas Tolkien qui veut… Au final, ce que je craignais n’a fait que conforter mes opinions. Ce qui fait le plus défaut ici, c’est à mon humble avis un scénario de qualité.
Il va être compliqué de faire mieux que l'avis de mon copain PAco sur cette grosse pépite de 200 pages sortie de nulle part mais dont la couverture et le format atypique ne laissent pas de marbre en librairie. Il semble s'agir de la première œuvre d'Ismaël Legrand à qui je ne peux souhaiter qu'un parcours similaire à celui de Mathieu Bablet qui m'avait épaté dès son premier bouquin La Belle Mort et dont on connait depuis le parcours sans ombrages. Les bd franco-belges de pure Dark Fantasy ne sont pas si courants et sur le coup là, on en prend plein les mirettes tant sur le dessin fourmillant de détails comme sur le scénario à priori alambiqué qui nous embarque dans un monde tout à la fois crédible et étoffé mais d'une grande noirceur. Si le récit de ces destins parallèles (un guerrier taiseux et à priori invulnérable et une soldate en prise aux doutes et au passé trouble) s'avère finalement assez classique, c'est bien la façon de le mettre en scène qui reste plutôt exceptionnelle tant l'univers regorge de détails et d'une base solide. On y croise sorcières machiavéliques, des zombies, des chevaliers en armure et tout ce qui fait le sel du manga "Berzerk" et des jeux Dark Souls dans un univers glauque et violent. C'est à la fois désespéré (certaines scènes ne sont pas à mettre devant tous les regards), la plupart des personnages croisés sont pourris par l'orgueil et le pouvoir et petit à petit, tous les méandres du scénario s'assemblent et amènent même à une relecture immédiate pour mieux en comprendre les enjeux. Deathbringer est unique, ambitieux et constitue probablement l'une de mes plus belles surprises récentes. Aucun doute sur l'envie de voir ce que le talent de l'auteur nous réserve, j'ai déjà réservé ma place et vais suivre avec grand intérêt ce monsieur avec lequel la bd des années 2020 va devoir dorénavant compter.
Wow ! C'te claque graphique ! Premier album d'Ismaël Legrand, qui signe aussi bien le scénario que le dessin, et on en prend plein les mirettes ! Les amateurs de Dark Fantasy (dont je fais parti) devraient se régaler ! Remarquons déjà la magnifique maquette de cet album de 200 pages, tout en noir et blanc rehaussé de dorure pour le titre et l'anneau qui entoure notre personnage principal. Ajoutez à cela un petit dos toilé noir, vous avez là un magnifique objet à offrir qui fera sa petite impression d'emblée ! C'est ensuite le graphisme d'Ismaël Legrand qui retient toute notre attention. Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà lu un album de Dark Fantasy au style réaliste réalisé en noir et blanc. C'est somptueux, les noirs sont d'une rare profondeur, tout comme le scénario : Dark à souhait ! Le petit bémol que je pourrais poser revient au scénario parfois un peu compliqué à suivre. Il faut être attentif et concentré pour coller au récit. Mais pour autant, tout retombe sur ses pattes, réussissant à mélanger sorcellerie, inquisition, et occultisme (qui va même chercher du côté de Lovecraft je trouve) de façon efficace. Un bon moment de lecture, bien noir comme il se doit !
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