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Les derniers avis (26284 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Horde du contrevent
La Horde du contrevent

Note : Je mets mon avis à jour après lecture du tome 3. J’ai lu le roman, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent) mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages. Je suis donc ravi d’à nouveau accompagner cette 34ème horde en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… Point de coupures ici, mais je note une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. En tout cas je trouve le rythme parfait, les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire (relations entre personnages, avancée difficile, discussion sur le vent). Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent. La qualité est toujours au rendez-vous après 3 tomes parus, et j’attends la suite avec impatience !

02/01/2018 (MAJ le 22/11/2021) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Saviez-vous ce qu'était le Dust Bowl ? Dans les années 1930, suite à une agriculture intensive et à des années des sécheresse, la surface desséchée de la terre de plusieurs états du Centre-Ouest des USA s'est vu réduite en poussière et a formé des tempêtes de sable qui ont recouvert la région la transformant en désert inhospitalier au grand dam de la population déjà rudement affectée par la crise économique. John Clark, un jeune photographe, est engagé par une organisation gouvernementale pour aller photographier la situation sur place. Et le lecteur va la découvrir avec lui. C'est le genre de voyage beau et intense qui me transporte. J'aime les déserts et de voir pour de vrai une région au cœur des Etats-Unis transformée ainsi est assez marquant. C'est l'authenticité du sujet qui fait sa force, de même que les nombreuses photos qui ponctuent l'album. Elles sont toutes belles et fortes. Et le graphisme de la BD elle-même est largement à la hauteur, évocateur et réussi. Le sujet est triste, presque désespéré, mais l'autrice réussit à ne pas sombrer dans le pathos en présentant des personnages humains qui gardent leur volonté de vivre et s'éloignent des clichés des Red necks xénophobes ou de malheureux mendiants de la Grande Crise qu'on pourrait imaginer. J'ai beaucoup apprécié cette lecture et il n'y a que la toute fin qui m'a un peu déçu, avec un comportement trop impulsif du héros dont on se demande bien comment il va s'en sortir après cette histoire vu la situation du pays et celle dans laquelle il a décidé de se plonger avec le sourire. Hormis cette fin que j'ai trouvé un peu trop tragico-romantique, c'est vraiment une très bonne BD.

22/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Œdipe
Œdipe

Le personnage d'Œdipe mérite que l'on s'y attarde un petit moment. Les très beaux dessins de Diego Oddi et l'excellent scénario de Clotilde Bruneau nous font rentrer dans l'univers du plus connu des personnages de l'époque tragique du théâtre grec. Œdipe est-il une victime du destin comme le peuvent être tous ces hommes confrontés au Mal qui les dépasse et les fauche. Les victimes des Tsunamis, tremblements de terre ou autres inondations se demandent bien ce qu'elles ont fait pour mériter un tel sort. Œdipe reçoit la malédiction qui pèse sur son père Laios en héritage. Dans l'esprit tragique grec de ce temps vouloir s'y soustraire est uns douce illusion. Œdipe est-il libre et partant, responsable de ses actes ? C'est une des questions fondamentales que pose le récit. Le scénario montre bien aussi, que le drame d'Œdipe repose sur deux mensonges. Celui des parents adoptifs et celui du survivant du parricide. Œdipe est-il pour autant innocent de ses actes comme nous le dit Luc Ferry dans son très bon dossier à la fin de l'ouvrage. Pour ma part j'en doute car même son intelligence, soulignée par sa confrontation avec la Sphinx (ou Sphinge) se laisse dominée par ses sentiments, la colère, l'orgueil au moment de la tuerie ou la convoitise du pouvoir et de Jocaste. La collection est toujours d'un niveau sensiblement égal pour les couleurs, les ambiances ou les scénarii. C'est dessiné par des Méditerranéens c'est sûrement un plus pour la compréhension des ambiances. Pour moi c'est un ouvrage indispensable pour les collégiens et lycéens qui veulent approfondir un aspect de la liberté et des conséquences de leurs actes. A lire et relire quand on a 15 ans (et plus)

22/11/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série La Mort vivante
La Mort vivante

La mort vivante est une adaptation d'un roman de Stefan Wul, écrivain connu pour ses récits évoluant dans le monde de la science fiction. Une adaptation dont j'attendais beaucoup, Vatine au scénario, avec déjà sa merveilleuse adaptation de Wul : Niourk et Varanda au dessin. Le résultat est ..... Dans un monde post apocalyptique, Martha a perdu sa fille et elle veut lui redonner vie, pour cela elle va s'adjoindre les services de Joachim, un scientifique qui a les moyens de l'aider. Un récit classique fait de monstres et de créatures mais rondement mené avec son lot de surprises. Une première partie qui accroche et une deuxième qui se dilue jusqu'à une fin quelque peu simpliste. Attention on va passer au point fort, même très fort. Le dessin. Varanda a mis la barre très haute. Dans un style tout en nuances et en hachures, le dessin nous explose à la figure. J'ai la chance de posséder aussi la version en noir et blanc, quel travail de fou. Tout est parfait, de la mise en page, aux décors en passant par l'ambiance. J'ai rarement vu un album aussi beau. Je ne peux que vous le conseiller.

21/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Cobalt
Cobalt

Très bonne surprise que la découverte de ces deux albums policiers datés début des années 80. La force de cette série tient pour moi dans les trois scénarii originaux mais surtout dans les dialogues très savoureux. Les répliques entre Paprika et Cobalt sont empreintes d'un réel humour. Le scénario de "Fugue à Quatre Mains" rappelle celui du film "Les Barbouzes" où je verrais très bien Francis Blanche dans le rôle de l'espion chinois avec sa verve très fleurie. Une gentille dérision complète l'esprit de la série. Surtout dans Fugue où des rebondissements, genre farces, parsèment le récit. Le niveau de français des dialogues est vraiment très bon, on y trouve même un conditionnel passé deuxième forme très bien utilisé. L'anglais utilisé bien que simple est tout aussi bon. C'est rare de trouver une qualité littéraire de ce niveau pour ce type de série. Le dessin des visages est soigné mais je trouve la dynamique des bouches faibles à tel point que j'ai l'impression d'avoir affaire à des ventriloques. Une bizarrerie, c'est d'avoir Cobalt et Paprika français dans "Fugue" et américains dans "l'Assassiné Récalcitrant". J'aime beaucoup le personnage de Paprika qui souvent vole la vedette à un Cobalt un peu balourd. L'Assassiné Récalcitrant nous propose deux histoires autour de morts pas si morts. On aurait pu craindre une répétition mais il n'en est rien. L'élégance féminine de ces années est la cerise sur le gâteau. Dommage de n'avoir que deux albums.

21/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 1984 (Pontarolo)
1984 (Pontarolo)

Vu que tous les éditeurs semblent vouloir leur adaptations en BD de 1984 et qu'en plus ma bibliothèque municipal semble vouloir toutes les posséder, j'ai décidé de m'amuser en les lisant toutes. Cela va me changer de lire pour la millième fois une adaptation de L'ile au trésor ou des Trois mousquetaires ! J'ai vraiment adoré cette version ! Je n'ai pas lu le roman et je ne peux que comparer avec la seule autre adaptation que j'ai lu jusqu'à présent à savoir celle de Nesti. J'avais trouvé cette dernière froide, il y avait tellement de textes descriptifs que j'ai l'impression que cet auteur a tout simplement adapté le roman en faisait du copier-coller alors qu'ici Pontarello s'approprie l'histoire et y mets des émotions. Alors que la BD de Nesti s'ouvrait avec une longue description du monde de 1984, ici on découvre tout petit à petit à travers les yeux de Winston Smith. Cela permets de s'attacher facilement à lui, à mieux comprendre ce qu'il ressent, bref à ressentir des émotions ! Le scénario est prenant, j'ai adoré suivre le cheminement de Smith et l'histoire d'amour qu'il vit est particulièrement touchante. J'ai été stocké à l'album du début jusqu'à la fin alors que je savais ce qui allait se passer (quoique j'ai l'impression que Pontarolo a changé quelques trucs dont la fin, n'ayant pas la BD Nesti avec moi je ne peux comparer que de mémoire). Le message est vraiment fort et le monde décrit par Oswell fait vraiment peur ! Une excellente adaptation que je recommande même pour ceux qui ont déjà lu d'autres adaptations du roman !

21/11/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série De Gaulle à la plage
De Gaulle à la plage

Lu et relu ! Cet album me fait vraiment marrer. Une série de strips d’une demi-page racontant le général de Gaulle passant ses vacances en Bretagne… et le « grand homme » a quand même beaucoup de mal à se reconnecter au quotidien des Français. Entre ses souvenirs de la Résistance à Londres et la réalité d’un après-midi à la plage, le général est un peu décalé. Il prend des bigoudènes pour des mouettes, il ne doute pas de commander les vagues comme il le faisait avec une armée… C’est à la fois drôle et plein d’attention pour ce personnage vieillissant ! Les personnages secondaires (humains et animaux) sont aussi très bien trouvés : Wehrmacht, le chien rejeton d’Hitler qui aboie en lettres gothiques et lève la patte en faisant le salut nazi est peut-être mon personnage préféré. Les dialogues entre de Gaulle et Churchill sont aussi assez croustillants, ils en disent long sur les egos de chacun. Un humour à plusieurs degrés, c’est vraiment un plaisir.

21/11/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Stanley Greene - Une vie à vif
Stanley Greene - Une vie à vif

Hey hey ! voilà une BD à mettre dans toutes les mains ! Un récit brut de la vie tumultueuse de Stanley Greene, devenu photographe un peu par hasard qui a bourlingué sur tous les points chauds du globe pour nous ramener des clichés coup de poing à travers lesquels il a saisi les peines, la misère, la mort mais aussi l’espérance. C’est beau et violent. L’approche est originale avec un mixte dessins et photographies donnant de l’authenticité au récit. On plonge dans l’album, dans la vie de Stanley et on ne le lâche plus même si on connait déjà la fin. Il est mort en 2017 à Paris dans le plus grand dénuement. Vous serez ainsi les témoins de la chute de Berlin, des massacres lors la guerre en Tchétchénie ou encore des désastres de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans. Les photographies sont incroyables. Elles sont fortes et vous prennent aux triples. Le dessin remplace par moment les clichés. C’est génial. Voilà un témoignage de notre monde sans filtre. Une marque de l’engagement total de ce photographe humaniste qui a toujours voulu dénoncer les horreurs qu’il a côtoyé tout au long de sa carrière en allant au front, au péril de sa vie parfois. Ce album qui relate la vie d’un des plus grand photo reporter de guerre mérite vraiment d’être lu. C’est du lourd ! Allez y les yeux grands ouverts !

21/11/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carbone & Silicium
Carbone & Silicium

Je ne suis pas facilement adepte du genre science-fiction, alors j'ajoute un coup de cœur à Carbone & Silicium pour avoir réussi à me transporter du début à la fin. On démarre en 2045 (an 0 pour l'ère humanoïde), année où l'être humain met en route ses premiers robots à l'intelligence artificielle surdéveloppée. Leur fonction cérébrale est aussi dotée d'un "esprit" aussi complexe et contradictoire que celui de leur créateur, dans laquelle les émotions individuelles et les désirs primaires font face à la culture, la raison et l'éthique. Deux humanoïdes identiques, une femme (Carbone) et un homme (Silicium), prennent vie dans les labos de la Tomorrow Foundation, entreprise où l'ambition des scientifiques entre en conflit avec la perspective des investisseurs capitalistes, eux-mêmes menacés par le concurrent chinois Mekatronic. Puis, on découvre non sans horreur l'évolution de la civilisation sur près de 300 ans et à travers le regard de ces 2 personnages, interconnectés et non dénués de sentiment entre eux. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est la facilité à laquelle on peut avancer d'une époque à une autre et d'un lieu à un autre (préparez vous à faire le tour du monde) sans jamais nous donner une impression de précipitation. Bien au contraire, la notion d'intemporalité est bigrement présente. Cela se traduit par le mutisme des scènes, la contemplation de l'environnement, la réflexion et le fait bien sûr d'avoir deux personnages capables de traverser les âges. Possédant le savoir de l'Humanité et aptes à ressentir les mêmes émotions que nous, ils portent un regard extérieur sur cette anthropocène tout en cherchant à comprendre les motivations de leur propre existence. C'est une dystopie où les 2 héros cherchent espoir, beauté et idéal au milieu de ce chaos. En soi, l'avenir présenté n'est pas beau à voir du tout. Mais malgré tout, on… (lire plus)

21/11/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Les Innocents coupables
Les Innocents coupables

L’atmosphère pénitentiaire des marronniers, cette « prison » agricole pour jeunes adolescents dans une France des années 1910 est pensante. La loi du plus fort est de mise. Les persécutions et les brimades sont le lot quotidien de ces gamins souvent condamnés pour de menus larcins. Les coups, les punitions, les insultes et les vexations font que quatre garçons - Jean, Adrien, Honoré, et Miguel – font élaborer un plan pour s’échapper de cet enfer. C’est rythmé. Pas de temps morts. On s’attache facilement à ces 4 poulbots pas très épargnés par la vie qui refusent de baisser les bras devant l’adversité. Le graphisme d’Anlor est peut-être un peu trop gras, avec pour certains personnages des traits un peu trop anguleux. Mais cela reste beau visuellement. Dans ce monde où l’iniquité et la violence sont quotidienne, de belles valeurs apparaissent. L’amitié, la solidarité, l’entre-aide, le courage ou encore l’empathie sont mises en exergue. C’est une belle surprise cette série et c’est donc tout naturellement que je vous invite à la découvrir. Note réelle 3,5

21/11/2021 (modifier)