Le Royaume sans nom
La guerre des crocs. Violent, tragique … un Shakespeare bestial. Hommage aux tragédies shakespeariennes, ce récit anthropomorphique joue finement sur les stéréotypes incarnés par les races d'animaux grâce au scénario et aux dialogues ciselés d'Hérik Hanna, qui prend un malin plaisir à embrasser la forme théâtrale tout en la détournant par un humour mordant. La richesse et la générosité du travail graphique de Redec emporte le lecteur dans un univers très vivant en étant parfaitement accompagné par les ambiances chaudes et colorées de Lou.
Les Fauves Sociétés animales
Dans un royaume sans nom peuplé d'animaux où l'on croise un trésorier Zèbre, une soubrette Gazelle ou un Cerf ménestrel, le roi a atteint un âge honorable. Une question se pose donc : qui va lui succéder à la cour des Lions ? Son fils, le jeune prince ne semble pas attiré par le trône... Manifestant un profond attachement envers son père quand la tradition exige qu'il l'affronte pour prendre sa place, ce prince sans ambition est jugé frêle et inoffensif. L'arrivée de la délégation des royaumes du Nord pour un sommet d'États semble alors réveiller les instincts les plus vils ! Coups montés, complots et intrigues, personne n'est épargné, du petit peuple aux hautes sphères du pouvoir, tandis que les troupes du royaume du Tigre profitent de l'agitation pour semer la panique sur le territoire. Bientôt, la tragédie qui se noue dans ce monde animal en proie aux manigances va amorcer le début d'une ère nouvelle et l'avènement d'un nouveau roi !
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| Date de parution | 13 Septembre 2023 |
| Statut histoire | Série terminée 3 tomes parus |
Les avis
Complots de cour, manipulations politiques, espionnage et conflits armés, dans un univers animalier qui n'a que peu à envier à celui de Game of Thrones. J'ai adoré le premier tome, beaucoup aimé le second, et été un peu déçu par le dernier et sa conclusion. Le dessin est d'excellente facture. Le style animalier à la Disney est parfaitement digéré, avec une galerie de personnages à l'expressivité remarquable, tout en conservant leurs caractéristiques propres. Les décors sont également réussis, même s'ils marquent un peu moins les esprits, car parfois légèrement plats. La colorisation numérique joue d'ailleurs en partie contre cela : si elle est souvent très agréable, ses dégradés et ses scènes nocturnes font parfois trop ressortir son aspect informatique. L'univers est enthousiasmant. Il m'a beaucoup fait penser à celui de L'Ogre Lion, sorti quelque temps plus tôt : un monde médiéval à peine fantastique, à la société complexe et hiérarchisée, dans lequel les animaux anthropomorphes ont conservé les spécificités de leur espèce (prédateurs d'un côté, herbivores de l'autre, etc.). Dans ce contexte, voir des lions, des loups, des aigles ou des ours occuper des positions de pouvoir paraît naturel, même si c'est précisément cette évidence qui nourrit les enjeux, chacun devant agir avec intelligence pour conserver sa place. Cet univers dangereux, traversé de complots, rappelle fortement Game of Thrones, et j'y ai retrouvé ce que j'aimais dans cette série. L'intrigue est très bien construite. J'ai apprécié sa finesse, le mystère qu'elle installe, ainsi que les manipulations et trahisons qui parviennent régulièrement à surprendre. J'ai aussi aimé ses personnages, à la fois stéréotypés (le renard rusé qu'on croirait sorti de Zootopia, le lion puissant évoquant Le Roi Lion, ou encore le duo raton-laveur et ours qui rappelle Les Gardiens de la Galaxie) et pourtant plus nuancés qu'ils n'en ont l'air. Cette finesse se retrouve aussi dans les dialogues, très bien ciselés, qui évoquent par moments un mélange entre Game of Thrones et De Cape et de Crocs. Tout était donc réuni pour un coup de cœur, malgré une légère impression de déjà-vu liée à ces archétypes. Pourtant, la fin m'a laissé plus réservé. Sans être prévisible, elle m'a un peu déçu, notamment par l'évolution soudaine du personnage principal et par un dénouement assez brutal. Même la touche légèrement ironique de la dernière scène ne m'a pas autant marqué que le reste. Dommage, car les deux premiers tomes m'avaient vraiment convaincu.
Je tourne autour depuis sa sortie, j’ai finalement craqué sur le bon retour de mon libraire. Et bin ça ne révolutionnera pas grand chose mais une lecture forte agréable au final. Pourtant pas spécialement jouasse de prime abord, une couverture plutôt moyenne, des couleurs informatiques, un dessin tout droit sorti du Roi lion … et surtout ce sentiment que ça surfe gentiment sur le succès des 5 Terres. Les récits Fantasy anthropomorphiques ont le vent en poupe : L'Ogre Lion, Sa Majesté des Ours… Le royaume sans nom ajoute sa petite pierre à l’édifice en ajoutant modérément une dramaturgie toute shakespearienne. Passé les premières pages, je suis vite rentré dans cet univers, on peut reprocher des trucs mais j’en suis sorti pas mal conquis. Pas d’énormes surprises au menu cependant les ingrédients fonctionnent très bien. C’est admirablement raconté, malgré la multitude de personnages nous ne sommes jamais perdu, franchement hâte de connaître la suite. Un bel équilibre entre sérieux et humour discret, le dessin est parfait. Je n’attendais pas les auteurs de Blind Dog Rhapsody dans ce registre, bravo à eux. MàJ après tome 2 : Un 2ème tome dans la lignée du premier, c’est toujours bien agréable à suivre. Les persos sont toujours aussi sympas, les masques commencent à tomber, l’histoire avance à grands pas sans se laisser deviner et tout délivrer … bref du chouette boulot. J’attends de pied ferme la conclusion et conseille de bon cœur la série aux amateurs de Game of thrones. MàJ après tome 3 et clap de fin : La conclusion tant attendue arrive enfin, et si je l’ai aimée, j’avoue qu’elle m’a un peu désappointé. J’ai trouvé que ça allait un poil trop vite, on perd en légèreté pour accentuer le côté shakespearien. La mort est omniprésente mais ce qui me gêne le plus, c’est le volte face de certains caractères. Une transition plus douce m’aurait davantage gré. Je reste toutefois sur ma bonne côte, le genre de série que je prendrais plaisir à relire. Une trilogie efficace avec de solides arguments.
Nous sommes dans un royaume anthropomorphique où le roi vieillissant (un lion, pas très original) du royaume sans nom en question se prépare à accueillir l'ambassadeur d'une alliance regroupant 2 royaumes et un empire afin d'établir de nouveaux liens commerciaux et diplomatiques. L'analogie avec les 5 terres est évidente, et certains personnages ressemblent énormément à ceux du long-métrage Disney Zootopia. Mais la comparaison s'arrête là: Zootopia est une fable sur la tolérance, les 5 terres une œuvre titanesque s'attachant à décrire en profondeur chacun des 5 royaumes en question à travers 6 tomes/royaume qui s'étirent en longueur avec un nombre incalculable de personnages, pas tous liés les uns aux autres. Ici, en tout cas pour les deux premiers tomes, on se concentre sur le Royaume sans nom, il y a de nombreux personnages, mais tous bien construits, posés bien plus rapidement, et dont les destins sont encroisés de manière étroite. L'histoire joue la part belle aux intrigues politiques et guerrières, c'est très bien construit, et surtout beaucoup plus direct. Après un tome introductif permettant de poser le cadre, le second opus va dans le vif du sujet à 100 à l'heures, petit à petit on découvre les éléments d'un grand jeu d'échec, sans aucun temps mort. Et paradoxalement, cela réussit extrêmement bien à l'intrigue, très prenante, jouant sur les faux-semblants de manière efficace. Autant j'ai très vite fatigué avec les 5 terres qui s'étire jusqu'à plus soif, autant ce Royaume sans nom réussit à parfaitement conserver son équilibre et à maintenir mon intérêt éveillé. On pourrait reprocher à la série de nous montrer assez peu de choses des peuples de l'alliance, tout en ayant une ou deux faiblesse: on ne sait pas, par exemple, par quel moyen les carnivores se nourrissent en viande rouge, alors que le royaume se pose en opposition à un rival politique qui mange ses sujets sans vergogne (mais il faut aussi dire que les 5 terres lui fait carrément totalement l'impasse sur ce sujet!!! Au moins c'est évoqué), je considère malgré tout que le plus est l'ennemi du bien. Pour le moment une très franche réussite pour moi.
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