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Ecoline

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Ecoline est destinée à devenir chien de garde. Mais plutôt que de protéger la ferme, elle passe son temps à peindre. Une occupation qui provoque son exil de la campagne vers un Paris en pleine effervescence.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Nouveautés BD, comics et manga Paris Peinture et tableaux en bande dessinée Sociétés animales

L’Exposition universelle approche à grands pas et pour accueillir les visiteurs du monde entier, la capitale se doit d’être impeccable ! Sans argent et sans collier, Ecoline doit trouver une solution, sous peine d’être à nouveau chassée. Dans la ville Lumière où tout le monde ne parle que de ces nouveaux artistes, les impressionnistes, Ecoline croit tenir sa chance et décide de vendre ses peintures. Mais le public est-il prêt à aduler une chienne-peintre ?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Juin 2021
Statut histoire One shot (peut-être y aura-t-il une suite) 1 tome paru
Couverture de la série Ecoline

30/05/2021 | Ro
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Par Ro
Note: 4/5
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L'histoire d'une jeune chienne destinée à devenir gardienne d'une ferme des environs de Paris au 19e siècle et qui se retrouve finalement exilée dans les rues de la capitale, rêvant d'y exercer sa passion pour la peinture. C'est une histoire à la Disney, dans la lignée des 101 Dalmatiens, Bernard et Bianca ou la Belle et le Clochard, où les animaux côtoient les humains normalement, mais forment également leur propre société parallèle. En même temps, Stephen Desberg a tenté d'en extraire un récit plutôt mature, s'adressant finalement à tous publics et pas seulement à la jeunesse. C'est ainsi par exemple que dans les sous-sols du Moulin Rouge on trouve son équivalent où des animaux de toutes les races s'amusent ensemble et profitent de la vie festive du Paris de 1889. Et tandis que les impressionistes peignent Montmartre et ses environs, la petite chienne Ecoline trempe aussi ses pattes dans la peinture pour exercer son art et tenter d'en vivre. Desberg a pu compter sur l'art de Teresa Martínez, illustratrice pour enfants d'origine mexicaine, qui se lance ici avec brio dans sa première bande dessinée. Son style se révèle particulier car il combine un trait épuré et rond assez enfantin, avec de superbes couleurs plus adultes. Cela donne des personnages animaliers mignons et attachants, des décors simples et efficacement évocateurs, et surtout de très belles peintures lumineuses et colorées qui rendent expressément hommage aux maîtres de l'Impressionisme. On y reconnaitra forcément l'influence directe des grands noms de l'époque, Monet, Renoir, Van Gogh ou encore Toulouse-Lautrec. Objectivement, j'ai adoré ces planches et l'ambiance qu'elles dégagent. Elles permettent en outre de redonner une belle vie au Paris de l'époque, lui offrant au passage une atmosphère presque merveilleuse. L'intrigue pour sa part m'a légèrement moins enthousiasmé. Aussi agréable soit-elle, elle se révèle manquer un peu d'accroche et d'originalité. Les pesonnages y sont très sympathiques, mais les aventures qu'ils vivent sont légèrement convenues, avec presque un petit air de déjà-vu ou du moins un manque d'envergure. On se laisse toutefois porter par le charme tendre de l'ensemble et la beauté des planches. L'album se présente comme un one-shot mais l'auteur se laisse la possibilité d'une suite formée d'histoires en un tome. Si c'est le cas, je les lirai avec plaisir.

30/05/2021 (modifier)