Largo Winch

Note: 3.19/5
(3.19/5 pour 112 avis)

Sans famille ni attaches, contestataire, coureur, vagabond, iconoclaste et bagarreur, il se trouve à 26 ans à la tête d'un empire de 10 milliards de dollars... Decouvrez LARGO WINCH le milliardaire en blues jeans. Et attachez vos ceintures!


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Il s’appelle Winczlav. Largo Winczlav. Il est né en Yougoslavie. De père inconnu. Sa mère est morte de misère lorsqu’il avait deux ans. Et l’Assistance publique s’en est généreusement occupé, en le plaçant à l’orphelinat de Sarajevo. Avec un démarrage pareil, sa vie avait tout pour virer galère, non? Mais à des milliers de kilomètres de là, un homme va changer son destin. Un des hommes les plus riches du monde. Installé au sommet d’un gratte-ciel à New York, il porte le même nom que lui, mais il l’a transformé en WINCH - aux USA, c’était plus facile à faire passer - et il est à la recherche de ses racines. Nerio Winch veut trouver, dans sa lointaine famille, un héritier pour son empire. Et il adopte Largo. Le confie à un couple de braves gens. Puis l’envoie faire les meilleures études en Angleterre et en Allemagne. Et lorsque son père adoptif disparaît dans des conditions dramatiques, Largo hérite du Groupe W, le plus grand conglomérat d’entreprises multinationales jamais possédé et dirigé par un seul homme. A lui seul, il vaut désormais dix milliards de dollars. Ce qui n’est pas au goût de tout le monde, comme il ne va pas tarder à s'en apercevoir...

Scénaristes
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1990
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (Cycles de 2 albums) 22 tomes parus
Couverture de la série Largo Winch
Les notes (112)
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18/06/2001 | Florian
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Par Ju
Note: 3/5
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Largo Winch, je peux dire que ça a été la première bd "adulte" que j'ai commencé à lire. Alors forcément, ca m'a marqué. Le héros est un héros : beau, riche, intelligent, raisonnable, tombeur de ces dames avec une facilite déconcertante... bref sympa, impressionnant, "badass" mais pas franchement attachant. Mais comme dans beaucoup de bd (Tintin pour ne citer qu'elle), ce sont les personnages secondaires qui apportent de la dimension aux aventures de Largo. Simon le meilleur ami cambrioleur et potache, Freddy le pilote baroudeur, Cochrane le comptable procédurier, Penny la secrétaire stricte et désabusée devant le côté à la cool de son patron ou encore Gus Fenimore le millionnaire excentrique.. Rajoutons à ça un dessin très agréable, des intrigues bien ficelées sur fond de magouilles économiques ainsi que quelques touches d'humour et on obtient une série agréable à suivre. Néanmoins, je trouve que la série a décliné au fur et à mesure des albums. J'ai personnellement décroché a partir du tome 15, mais les 13 et 14 sont déjà un ton en dessous des autres. Je continue à lire les nouveaux albums à chaque sortie, plus par habitude qu'autre chose. Je ne sais pas si le changement de scénariste (Giacometti a remplacé Van Hamme a l'issue du tome 20 qui était le moins réussi selon moi) redonnera un second souffle à la série. J'en doute. En tout cas je recommande à tout le monde les premiers albums. Les aventures s'étendent à chaque fois sur deux albums, les meilleurs étant pour moi les albums 1 à 6 et 11 et 12

12/02/2018 (modifier)

S'agit-il de James Bond ? Ou bien alors serait-ce Jason Bourne ? Non non c'est Largo Winch, le milliardaire en blue jeans ! 28 ans après la publication du premier tome par les éditions Dupuis, la saga business-thriller de Jean Van Hamme s'est mue en oeuvre culte vendue à plusieurs millions d'exemplaires. Mais de quoi ça parle exactement ? Eh bien lire Largo Winch c'est plonger la tête la première dans les méandres obscurs de la haute finance internationale, où règne la spéculation malhonnête et la loi du plus fort. A vingt-six balais, un ancien orphelin yougoslave se retrouve catapulté à la tête d'un empire de dix milliards de dollars suite à l'assassinat de son père adoptif. Voilà Largo héritier du Winch Group, cependant il va vite se rendre compte que ses nouvelles acquisitions attisent envie et malveillance de la part de rivaux mal intentionnés. Appréhender toute la terminologie politico-financière n'est pas une sinécure et le vocabulaire technique copieusement utilisé pourra rebuter le néophyte, personnellement je trouve qu'elle accentue la crédibilité et l'immersion, Van Hamme puise dans ses connaissances encyclopédiques pour rendre familier un milieu qui parait toujours un peu abscons et ésotérique, presque impénétrable pour le commun des mortels. Businessmen mafieux, banquiers influents, capitaines d'industrie, oligarques et cheikhs multimilliardaires, c'est tout le gratin mondial que l'on côtoie aux côtés de Largo Winch dans des aventures où l'on retrouve pèle-mêle coups montés, magouilles, OPA, érotisme et donzelles plantureuses, tractations et détournements en tous genres. Chaque tome se lit d'une traite, même s'il est vrai que la série traîne un peu en longueur après le diptyque "Voir Venise/ Et mourir". En tous les cas c'est une bande dessinée captivante à lire et très maîtrisée, illuminée par un dessin droit et anguleux qui épouse merveilleusement la froideur et le sérieux du monde financier qu'il illustre. Elle m'a fait penser par certains aspects aux S.A.S de Gérard de Villiers, et le personnage de Largo Winch rappelle inévitablement James Bond : une dégaine de playboy, du bagout et de la testostérone. N'en jetez plus !

15/01/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
L'avatar du posteur Erik

Cette célèbre BD typiquement commerciale explore le monde financier au travers un héritier hors du commun: jeune, beau et à qui tout réussit. Sa générosité et son humanisme vont être confrontés aux requins de la finance. Jusqu’au 6ème tome, c’est réellement passionnant car on explore le monde financier dans tous ses états avec une intrigue qui allie business et action. Après, c’est un cran en dessous bien que les deux derniers volumes remontent un peu dans mon estime. En effet, le 7ème tome à savoir "la Forteresse de Makiling" paru en 1996 marquait une nouvelle direction pour la BD, laissant l'univers de la finance et de ses complots pour lui préférer des récits d'aventures exotiques. Le scénariste Van Hamme s’essouffle ces dernières années dans l’exploitation commerciale à tout va. Le héros s’en tire toujours à la fin, cela devient presque énervant car archi conventionnelle. Il n'y a guère de psychologie propre à ce personnage très stéréotypé. C’est réellement dommage. Cependant, bonne nouvelle : Van Hamme a très vite compris le message de ses lecteurs et il s'applique à nouveau à trouver des scénarios originaux. Il cisèle son découpage avec efficacité et dynamisme. Il n'y a aucun temps mort ou de scènes superflues. Peu de scénariste sont capables de produire un récit avec autant d'efficacité. C'est bien là l'ultime marque d'un auteur qui était d'emblée mon préféré. Le fait qu’une BD soit commerciale ne me déplaît pas pour autant. Quand je lis un Largo Winch, je passe un bon moment de détente même s’il y a les ingrédients habituels du genre. Le plaisir de la lecture compte beaucoup dans mon appréciation personnelle. Par ailleurs, ce "milliardaire en blue jeans" ne se contente pas d'être beau, riche et doué pour l'action: il est aussi décidé à se servir de sa fortune pour mettre en pratique ses convictions humanistes. Respect pour Mister Winch! Que dire également des personnages secondaires qui sont devenus un atout majeur pour la série: on suit avec une certaine délectation les frasques de Simon Ovronaz et on rigole toujours de l'attitude très conservatrice de Dwight E. Cochrane, le numéro 2 du groupe W. Je dois avouer que cette série est de l'une qui m'a fait apprécier la bande dessinée en général. C'était pour moi une grande révélation à l'époque de sa découverte. J'ai quand même hésité à mettre la note Le Culte des Ténèbres sur cette série tant décriée. Je franchis le pas afin d'être en accord avec moi-même. Bon, je réalise qu’avec une telle note pour une telle série, je vais basculer dans la catégorie des lecteurs « grand public » du genre populaire. Cependant, j’assume totalement mes choix étant prêt même à les revendiquer ! Le succès du film tiré de la bd prouve que cette série est bien au-dessus du lot, qu'elle a marqué toute une génération. Il faut dire que depuis sa création il y a plus de 20 ans, Largo Winch est devenu une série culte, un véritable phénomène éditorial appuyé par un solide accompagnement marketing à la sortie d’une nouveauté ou d’une adaptation audiovisuelle. Onze millions d'albums se sont vendus dans le monde. Les adaptations cinématographiques s'enchaînent entraînant une nouvelle notoriété à ce personnage à travers un public qui ne lira jamais une bd. A noter que le scénariste Van Hamme a passé le relai totalement à partir du tome 21. Cela se ressent bien évidemment mais bon. Il est vrai que cela donne n'importe quoi au niveau du scénario puisque ce bon Largo compte faire revenir son siège fiscal aux USA afin de payer ses impôts comme tout bon citoyen. La crédibilité en prendra un sacré coût. Pour le fun, je vais détailler mes notes album par album : Tome 1: L'héritier Tome 2: Le groupe W Tome 3: OPA Tome 4: Business Blues Tome 5: H Tome 6: Dutch Connection Tome 7: La forteresse de Maikiling Tome 8: L'heure du tigre Tome 9: Voir Venise... Tome 10: ... et mourir Tome 11: Golden Gate Tome 12: Shadow Tome 13: Le prix de l'argent Tome 14: La loi du dollar Tome 15: Les trois yeux du gardien du Tao Tome 16: La Voie et la Vertu Tome 17: Mer noire Tome 18: Colère rouge Tome 19 : Chassé-croisé Tome 20 : 20 secondes Tome 21: L'étoile du matin Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 25/10/2017) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Plusieurs avantages à cette excellente série. Le fait qu'elle fonctionne par diptyques Elle nous fait voyager Elle est hautement distrayante Des intrigues qui impliquent le monde de la haute finance, même si nous sommes des néophytes cela passe bien, nous ne sommes pas noyés. Un peu de rêve, notre héros évoluant dans des sphères inatteignables peuplées de sublimes créatures! L'humour n'est jamais lourdingue Un dessin très plaisant et plus complexe qu'il pourrait y paraître. Au final quelque chose de très plaisant sans "prise de tête", personnellement je ne trouve pas que la série s'essouffle, en attente de la suite sans impatience mais j'achèterai.

14/09/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Très bonne série qui hélas est atteinte du défaut récurrent chez Van Hamme: elle est trop longue et l'auteur n'a pas su s'arrêter à temps, préférant exploiter le filon. C'est passionnant pendant 8 ou 10 tomes et puis ça perd grandement de son intérêt. Cependant grâce au fonctionnement par diptyques on a un ensemble d'histoires closes, ce qui est une bonne chose, ainsi aussi nul que puissent être les derniers albums, ça ne détruit pas ce qui a été mis en place auparavant comme pour XIII. Le meilleur diptyque est selon moi le second, OPA/Business blues, qui nous plonge au cœur de la grande finance, et qui est véritablement passionnant. Sinon le dessin reste très classique et n'a rien d'extraordinaire. Je n'aime pas vraiment le personnage principal parfois agaçant par son côté boy scout ou so rebel. Non la réussite de cette série réside davantage dans la peinture du milieu de la finance et des intrigues pour prendre le contrôle d'une multinationale.

24/05/2014 (modifier)
Par zeng
Note: 4/5

Blockbuster de la BD franco-belge, Largo Winch fait partie de ce genre d’œuvres foutrement efficaces. Un peu comme Le Chant des Stryges : certes, un peu faciles par moment mais tout de même addictives... Bon, les diptyques, puisque les tomes vont par deux (ce qui est d'ailleurs frustrant au niveau de l'attente entre deux parutions, assez longue tout de même), ne sont pas tous au même niveau néanmoins mais, tous se laissent lire facilement et les scenarii de Van Hamme, très fouillés sur la finance de haute-voltige et les trafics en tout genre, sont assez prenants, comme je l'ai déjà laissé entendre plus haut. Le dessin est efficace, rien à dire. Il colle bien au fond. Rien de transcendant mais plutôt en accord avec les histoires contées. J'en conseille l'achat car c'est bien foutu et une fois que l'on rentre dedans, on a envie de continuer de suivre les aventures de ce bon Largo (qui est quand même quelque peu caricatural des fois). Toutefois, les histoires (2 tomes donc) peuvent se lire indépendamment les unes des autres car, même si l'ensemble des tomes est lié et raconte l'évolution du héros et de sa compagnie, les aventures de LW sont à chaque fois différentes et ne demandent pas forcément une connaissance obtus de l'univers.

12/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Dès son premier album, cette série phénomène lancée par Jean Van Hamme et Philippe Francq, devient un best-seller. C'est comme au cinéma, tout film commercial qui fait un carton n'est pas souvent jugé sérieux par la critique qui fait tout pour en détourner le public; ici, c'est pareil. Certes, c'est archi conventionnel, le héros s'en tire toujours, les femmes sont toujours trop belles, les méchants sont vils, l'action est prévisible... mais n'est-ce pas là ce qui fait le succès de la série dont Van Hamme est bien incapable d'en expliquer le succès. Le lecteur est confronté à des intrigues politico-financières dans un cocktail d'aventures bondesques souvent jouissives qui font passer un excellent moment, et c'est bien tout ce qu'on demande: se distraire, mais grâce à Van Hamme et à son bagage universitaire (agrégation en économie politique, licence en droit des assurances), la complexité et le côté rébarbatif du jargon financier constituent finalement un bon suspense au récit en connexion avec l'actualité. Chaque histoire ressemble un peu à la précédente, les rebondissements sont multiples, certains personnages vraiment troubles, l'humour est au second degré, et le tout est suffisamment compliqué pour obliger le lecteur à s'attarder sur le dessin fluide et soigné de Francq. La qualité de la documentation étayant des scénarios bien torchés, le dynamisme de l'action agrémenté d'un érotisme sage font de la série une véritable réussite, le seul bémol étant l'anticonformisme de son héros où Van Hamme tombe parfois dans le piège de la vulgarité, mais ce défaut est rattrapé par les astuces de scénario, la fiabilité du milieu d'affaires et les rouages d'une mécanique parfaitement maîtrisée.

04/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

J’ai dévoré tous les albums sortis à l’époque où j’ai découvert pour la première fois Largo Winch, tout comme je l’avais fait pour XIII et Thorgal. Pour cette série ma première lecture remonte à 8 ou 9 ans. Jean Van Hamme a un vrai talent je trouve pour sublimer ses héros et les entraîner dans des situations rocambolesques dont on se demande à chaque fois comment ils vont parvenir à se sortir d’un tel traquenard. Il y a tant à dire sur Largo Winch, on peut y trouver autant de qualités que de défauts mais vu le nombre d’avis je ne vais pas me lancer dans l’écriture d’un pavé et je vais faire ça court. Pour moi il n’y a tout simplement aucune autre série de bande dessinée dans le genre du thriller et ayant pour thème le monde de la finance qui arrive à la cheville de Largo Winch. Je précise bien dans la BD parce que dans la littérature il y a d’excellents romans de Paul-Loup Sulitzer ou de John Le Carré comme ça au hasard dans ce thème là. Mais dans la BD je ne vois que Largo Winch. Il y a bien I.R.S. mais ça ne m’a pas convaincu. La série fonctionne par cycles de 2 albums avec présentation de l’intrigue, mise en place du complot et cliffhanger de fin d’album pour le premier tome. Et dans le second, Winch et ses compères essaient tant bien que mal de se sortir du piège, ce dont ils parviennent toujours à la fin. Voilà un des défauts par exemple, manque de suspense. J’aurai pu mettre la note maximale pour cette série mais les 4 derniers albums m’en ont dissuadé. En effet, jusqu’au tome 14 les histoires se suivaient mais ne se ressemblaient pas pour Largo. Dans sa toute première aventure on le découvrait prendre la succession de son défunt père ; dans la seconde on rentrait de plein pied dans le monde du business avec une affaire d'O.P.A. ; dans la troisième il est impliqué dans un trafic d’héroïne mais tout tourne autour de sa fortune et de son empire industriel ; la quatrième a un parfum exotique puisque Largo renoue avec son passé pour sauver son meilleur ami d'une peine de mort assurée dans un Etat imaginaire d’Asie ; sa prochaine escale a lieu à Venise ; puis à Hollywood dans le monde impitoyable de la télévision. Les albums 13 et 14 sont pour moi les meilleurs car ils collent d’avantage à l’actualité et on revient plus concrètement au monde de la finance avec une histoire de délocalisation d’entreprise, de patrons véreux prêts à mettre au chômage leurs employés pour des stock-options… Malheureusement, les 2 histoires suivantes ne sont pas à la hauteur. Largo est de retour en Asie encore une fois, on pompe les mêmes recettes et Winch devrait postuler comme espion pour les services secrets. Il agissait déjà ainsi dans les précédents albums mais là tout est exagéré et il y a une lassitude qui s’installe. Je n’ai pas peur de dire que le dernier dyptique est nul de chez nul, aucun suspense, on ne comprend rien à l’histoire ou plutôt on s’en fout parce que ce n’est pas (ou plus) intéressant. Il faut d’urgence boucler cette série. Côté dessin, Philippe Francq a le même coup de crayon qu’un William Vance sur XIII, donc on n’est pas dépaysé, on sait qu’on lit une BD estampillé Van Hamme.

08/01/2013 (modifier)
Par AqME
Note: 3/5

Il y a des bandes dessinées cultes et il y a des bandes dessinées cultes. Je pense qu'il faut bien dissocier deux styles de BD bien différentes et qui pourtant marquent vraiment les esprits. Par exemple, on peut dire qu'Astérix, au même titre que Tintin sont des bandes dessinées cultes. Pour Largo Winch, c'est aussi une série culte mais totalement différente dans le style, dans le public visé et dans l'évolution des personnages. Le seul point commun est le succès commercial indéniable de ces séries. Mais comme tout un chacun le sait, la quantité ne remplace pas la qualité. Avec 17 tomes de sortie, Largo Winch tient-il la distance? N'y-a-t-il pas un essoufflement dans cette série? Les aventures du milliardaire au blue jeans sont-elles intéressantes sur la longueur? Les scénarios de Largo Winch sont tous découpés de la même manière. Il s'agit à chaque fois de diptyque et en général le premier tome annonce les emmerdes et le second annonce la réussite de notre héros. Cela peut paraître redondant, mais ce n'est sans compter sur la diversité des aventures du milliardaire. Pour faire assez simple, je vais essayer de décrire très succinctement chaque diptyque et de donner un avis sur chaque aventure. La première aventure décrit la montée en puissance de Largo Winch à la mort de son père, mais ce dernier est en prison. On va suivre son évasion et son prise de pouvoir au sein du groupe W qui fait débat à cause de son jeune âge et de son adoption douteuse. Ce diptyque pose les bases d'une fresque d'aventure qui va durer encore plus de 17 tomes. Le second diptyque reste aussi de bon aloi. Il s'agit d'une histoire d'argent et malgré des bulles remplies de dialogues concernant le monde de la finance, cela reste très ludique et très compréhensible. D'ailleurs, je déteste tout ce qui touche de près ou de loin à la finance et aux banques, mais il faut dire qu'ici, c'est fichtrement bien foutu. L'autre diptyque, parlant d'affaire de drogue reste aussi d'une qualité certaine et plaisante. Par contre, le diptyque suivant se déroulant en Birmanie reste pour moi le moins bon, car même s'il explore la jeunesse tumultueuse de Largo, le dénouement est trop rapide et sent le travail bâclé. J'ai bien aimé l'aventure suivante à Venise, même si le scénario reste simple, les rues de Venise reste un plaisir pour les yeux, tout comme les costumes. Le diptyque suivant, explorant les finances des groupes télévisuels et des séries à succès reste assez drôle et sympathique. L'avant dernière aventure à être sortie est aussi très bonne, se déroulant dans les montagnes et présentant un nouveau personnage très attachant. Enfin, le dernier diptyque sorti reste bien sympathique aussi présentant la mafia chinoise et surtout faisant appel à un album précédent, preuve que le scénariste ne s'est pas perdu en cours de route. Bref, toutes les aventures de Largo sont plaisantes à lire et c'est bien ça le plus important, car au delà de la crédibilité de chaque histoire, on reste dans le domaine financier tout en proposant quelque chose de pas ennuyeux et c'est vraiment très rare car les deux choses ne vont pas forcément de paire. Mais au delà d'une maîtrise scénaristique efficace et assez hollywoodienne, Largo Winch présente une palette de personnages très complète et qui, parfois, vole la vedette à notre héros. Il y a son ami de toujours, son faire-valoir, Simon Ovronnaz qui est celui qui cabotine tout le temps et qui se tape toujours des gonzesses. On a aussi Freddy son pilote qui va laisser sa place à Silky Song, chinoise lesbienne volant la vedette à Simon dans la gente féminine. On a aussi ses adjoints et notamment John Sullivan et Cochrane qui sont redondant et très important dans les albums de Largo. Et comment ne pas parler de Pennywinkle, la secrétaire touche à tout du groupe. Bref, tous ses personnages possède un background assez solide et surtout, ils possèdent tous un charisme assez fort et pas aussi lisse qu'on le croit au début de l'histoire. Ainsi Freddy à tuer des gens innocents durant une guerre, Simon est un fin cambrioleur suisse, Silky Song est une nymphomane accomplie, bref, tous ces gens possèdent des caractéristiques bien spécifiques et on s'attache facilement à elles. Le dessin de Largo Winch est très bon. Les traits sont assez nerveux tout en proposant quelque chose de très réaliste et de très soigné. Les différents décors que traverse notre héros sont relativement beau. Comment ne pas s'émerveiller devant la forteresse de Makiling, ou encore devant les rues de Venise. Bref, tout cela fait très envie, même si parfois les couleurs peuvent sembler un peu fades. Au final Largo Winch est une bande dessinée au succès commercial mérité, car elle propose des aventures endiablées dans les quatre coins du monde avec un héros charismatique et pas si bête. Il réside dans cette BD un aspect très cinématographique que sera exploiter par la suite notre cinéma avec un Tomer Sisley en grande forme. Rendre ludique de la finance en proposant de l'action, c'est le pari réussi de Van Hamme et Francq dans une série qui s'allonge mais qui ne perd pas son souffle. Si l'on peut voir des épisodes un peu moins bons que les autres, cela reste du divertissement assuré. Bref, je conseille.

20/03/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

Comme pour beaucoup de lecteurs, la première lecture de cette mythique et commerciale série remonte à une tripotée d'année. Je me suis donc replongé dedans pour pouvoir en faire un avis qui ne soit pas trop embrumé ni teinté d'une nostalgie de ma découverte Bédéphile d'alors. Personnellement, je trouve le dessin de bonne qualité. Même si ce n'est pas le chef d'œuvre absolu, les vues, personnages, bâtiments, véhicules sont tous assez bien rendus. On est sur un dessin classique réaliste mais de qualité. C'est un peu daté 90's mais ça tombe bien, c'est né à cette époque. Le découpage et le rythme des cases est plutôt bon et participe de cette qualité générale. J'apprécie vraiment le traitement d'un scénario en 2 tomes, permettant de ficeler rapidement l'histoire tout en lui gardant assez de substance et cela rend un ensemble vif et nerveux. Pour le type de récit dont il est question ici, c'est bien vu. Les 3 premiers diptyques méritent les 5*. Ils sont prenants, l'aspect financier du groupe W est bien rendu, on trouve parfois de longs babillages, mais à titre personnel j'aime bien car cela resitue le fonds de la trame. Les éléments financiers sont crédibles et cohérents si l'on admet le postulat du groupe tentaculaire du départ. Le personnage de Largo est bien trouvé, il permet de doter ce jeune premier milliardaire d'une conscience humaniste que n'a pas son paternel ni les chairmen qui vont l'entourer. L'aspect "retombe sur ses pattes" est un peu énervant mais dans les 6 premiers tomes, cela reste raisonnable. Les scénarii suivants sont moins inscrits dans cet environnement et du coup, le côté boyscout parfait et invincible ressort encore plus ce qui nuit à la qualité du propos. De plus, le côté géopolitique utilisé est un peu daté et, s'il reste cohérent (notamment dans l'aventure Birmane) avec son contexte contemporain, il ne parvient pas à renouveler l'intérêt. On a un peu l'impression d'avoir une succession de situations où Largo et ses potes s'en sortent, mais à la longue cela lasse un peu. Malgré tout, chaque aventure se lit avec intérêt et plaisir. Personnellement, je mettrais 3* pour les aventures à partir du T7 et donc une moyenne de 4* pour la grande qualité des premiers diptyques et l'impact qu'a eu cette BD. Coup de cœur pour le 2e diptyque qui prend pied dans une histoire financière de haute volée, documentée et vraiment plaisante. Comme Erik, on peut faire commercial et bon, ce n'est pas antinomique.

11/01/2012 (modifier)