Les derniers avis (92 avis)

Couverture de la série L'Idole dans la bombe
L'Idole dans la bombe

Il y a des moments comme ça où une nouvelle change totalement l’état d’esprit, bon comme mauvais, grave comme futile. Je viens d’apprendre la sortie du 3ème tome (et conclusion) de cette série que j’affectionne tant, après 14 ans d’absence ... Autant vous dire que je suis en grande joie, je n’y croyais plus du tout, je la pensais abandonnée. Bref la good news du jour !! Je l’ai découverte dans feu la collection 32, j’ai tout de suite accroché. Je trouve la partie graphique sans fioritures et très agréable, Jérôme Jouvray possède un trait simple, moderne et efficace qui me convient parfaitement. Le dessin est magnifié par de très belles couleurs, malgré les ambiances sombres je les trouvent chaleureuses, je ne connais pas la technique mais j’aime. Un grand plaisir à parcourir les pages. Au scénario, Stéphane Presle que je ne connaissais pas, nous propose un récit sous forme de fable, inspiré de la guerre froide et de la course à la bombe. C’est tout sauf linéaire, il y a énormément de personnages, et choses rares ils sont tous réussis et intéressants. La narration est fluide, on passe de l’un à l’autre facilement. Franchement du tout bon à ce jour, maintenant j’espère juste une fin en apothéose et absurde, en adéquation avec le plaisir éprouvé durant mes nombreuses lectures. Quoiqu’il en soit, après Sasmira, Prophet … bien content de voir arriver une conclusion, j’ai encore bon espoir pour L’éducation des assassins :)

18/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Toutes les morts de Laila Starr
Toutes les morts de Laila Starr

Pas toujours évident de trouver une accroche pour un avis, si je devais définir ce comics en un mot : Génialissime ! Je déambulais dans ma librairie préférée et soudain mon œil gauche fût attiré par une jolie couverture, puis par un nom d'un des auteurs, celui de Ram V. Et là, ça fait tilt, mais oui il a scénarisé These Savage Shores. Hop, dans le panier. La naissance d'un petit Darius va provoquer une restructuration chez les dieux et Mort se voit congédiée et envoyée sur Terre en simple mortelle dans le corps de Laila Starr, tout juste décédée, car ce petit garçon va découvrir le secret de la vie éternelle et ainsi mettre notre grande faucheuse au chômage. Ram V a concocté une merveille de conte philosophique et poétique sur la place dans notre monde de la vie et la mort. La narration est fluide et toute en sensibilité. Des personnages attachants qui vont évoluer durant le récit car chaque chapitre fait un bon de quelques années dans le futur, après chacunes des morts de Laila. On visite l'Inde, de Bombay à une plage de Goa, ainsi que son folklore fantastique. Un conte contemplatif qui n'oublie pas de nous faire réfléchir, où l'émotion transpire, sans oublier la petite touche d'humour. De la poésie. Je découvre Filipe Andrade, il a un talent fou. Un grand format qui permet d'admirer toutes ses superbes planches qui défilent sous mes yeux et la colorisation "flashy" dans les tons roses, mauves et bleus apportent cette ambiance singulière d'une Inde mystérieuse. J'ai pris une claque tellement c'est beau. Un petit mot pour le traducteur, il a fait un super boulot. Pas culte, enfin pas encore, mais ce comics mérite 5 étoiles et un énorme coup de cœur. "Je veux arriver à la fin Avec des cicatrices à montrer Traces des décisions difficiles prises Par un cœur imprudent" Cicatrices - Akur Puri

18/05/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Le Droit du sol
Le Droit du sol

Ma copine a pu m'emprunter cette BD à la bibliothèque de sa fac, et j'en suis bien content parce que le sujet m'intéressait beaucoup, avec les nombreux débats autour du nucléaire qui sont plus présents aujourd'hui entre anti et pro. Des débats animés qu'il me semble important d'avoir, au vu de ce qui est produit par le nucléaire en compensation de notre énergie. Davodeau parle ici de l'industrie nucléaire mais surtout de la façon dont l'homme occupe son environnement. En traversant à pied une partie de la France, partant de cette grotte aux peintures si anciennes, on traverse une France rurale, propice aux réflexions introspectives et aux discussions qu'il a eu avec divers protagonistes de la question. Et effectivement, le nucléaire en prend pour son grade (même s'il avoue ne pas avoir interrogé des pro-nucléaires, estimant que leur avis est déjà largement assez diffusé). Ce que je retiens surtout de tout cela, c'est que dans le débat pro et anti-nucléaire, très rarement le véritable problème est abordé : la question de notre dépendance à l'énergie et la décroissance. Ces idées anti-capitalistes sont exposées dans la BD et me semblent les plus pertinentes quant à la question de notre utilisation de l'énergie. Faut-il continuer de produire autant d'énergie ou au contraire chercher à en utiliser le moins possible ? Dans ce genre d'idée, le nucléaire devient alors inutile, pour peu que l'on fasse l'effort de s'en passer. Parce que, mine de rien, la question des déchets nucléaires ne semble largement pas réglée, loin s'en faut. C'est bien beau de les enterrer (en espérant qu'ils n'explosent pas dans l'intervalle) et d'attendre 100.000 ans qu'ils soient inoffensifs, mais je pense que l'on s'en fiche bien de ce qu'il va advenir de tout cela après nous. Une sorte de pensée qui refoule le tout dans un avenir lointain, loin de nous, qui ne nous concerne plus. Une pensée qui me semble bien aller avec cette idée de capitalisme, où l'avenir n'est qu'incertain et le présent essentiel, à conserver et à maintenir. Ce n'est pas sans me rappeler les mots de l'économiste Keynes qui disait "A long terme, on est tous mort". Bref, la BD explore le temps d'une marche longue la France profonde et la façon dont nous occupons ce sol, en l'utilisant pour enfouir les déchets les plus dangereux jamais crée par l'homme. C'est une très bonne BD, rythmée par des pas lents, avec des dialogues prenants et saisissants (la façon dont sont traités les opposants dans le dernier dialogue ...), le tout enrobé dans une volonté claire mais pas moralisatrice d'exposer ce qu'il se passe réellement. Et je comprends bien mieux la réflexion qu'ont les anti-nucléaires sur ce sujet. Un des nombreux sujets pour lesquels il va falloir se battre dans les prochaines années. Parce que c'est important de prendre conscience de ces sujets cruciaux pour nos avenirs.

18/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Mémoires d'outre-espace
Mémoires d'outre-espace

C'est un vrai plaisir de relire les oeuvres de jeunesse de monsieur Bilal. Personnellement c'est un bain de jouvence qui me rajeunit de (censuré) décennies. Bien sûr les couleurs ont pris de l'âge (elles aussi) mais je les trouve très agréables et piles dans l'esprit des histoires contées. Probablement que les différents intervenants à leurs corps défendants ne diront pas grand-chose aux jeunes lecteurs mais cela a gardé tout son humour noir, grinçant et toute sa modernité. Qui avons nous en Guest Stars : Leonid l'envahisseur de l'Afghanistan, Jimmy le planteur de cacahuètes, Henry le prix Nobel de la paix controversé et surtout notre grand chasseur national de diamants, de pays pauvre. Un vrai petit pamphlet anticolonialiste, antimilitariste qui n'a rien perdu de son actualité (je vous laisse le choix de nouveaux prénoms). Tout cela est très habilement habillé dans des histoires de SF qui se suffisent à elles-mêmes. J'aime beaucoup les premiers traits de Bilal. Ils sont peut-être plus classiques que ses dessins ultérieurs mais je les trouve moins froids et on distingue facilement les personnages. Une très bonne lecture d'une oeuvre qui n'a pas vieilli.

18/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Jesse James
Jesse James

Ce western est abordé sous un angle purement historique, sans pour autant être rébarbatif ou ennuyeux, mais il est évidemment très loin de l'image amusante qu'en ont donné Goscinny et Morris dans Lucky Luke. De même que dans Pinkerton, le personnage était vu sous un angle historique aussi mais comportant des lacunes. Ici, les auteurs reprennent les étapes principales de la carrière criminelle de Jesse James, surnommé "le Brigand bien-aimé" et se sont attachés à relater un biopic en collant au plus près de la réalité. C'est d'ailleurs une bonne idée de commencer en pleine guerre de Sécession et de montrer Jesse alors qu'il est encore un adolescent lorsqu'il assiste au pillage de sa ferme, c'est ce qui va déclencher toute l'histoire de sa vie et conditionner son épopée criminelle. Le résultat est un western violent, âpre et dense, servi par un dessin au trait puissant et nerveux, et une mise en page musclée et impressionnante, avec des plans choc et de grandes cases sensationnelles. La pleine page de l'assassinat de Jesse par ces fripouilles de frères Ford est absolument fantastique dans sa composition. Je connaissais un peu le travail de Chris Regnault par quelques albums de la collection Ils ont fait l'Histoire, notamment le tome 1 de cette collection Philippe le Bel, mais là, il s'est réellement surpassé et a adopté un graphisme extrêmement vigoureux, rugueux et très travaillé aussi bien dans ses fonds de décors et de cases que sur les personnages. L'atmosphère est crépusculaire, violente et tragique, la figure légendaire de Jesse James vue dans plusieurs westerns hollywoodiens se fissure un peu car le portrait livré ici est très loin de ce romantisme hollywoodien. Il y a un seul film qui propose une approche à peu près identique, donc plus réaliste, c'est le Gang des frères James (ou Long Riders) réalisé en 1980 par Walter Hill à une époque où le western était mort à Hollywood ; il avait en plus la particularité d'être interprété par de vrais frères dans la vie. Je suis totalement conquis par cette Bd qui renouvelle un peu les clichés sur cette histoire, chaque page porte la fureur des braquages, les raids sanglants, les fusillades mortelles et le fracas des armes. Un bel album (qui fait partie d'une collection à venir), et qui offre en supplément un dossier de 8 pages écrit par un historien du Far West.

18/05/2022 (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Voilà une BD qui, enfant, m'avait beaucoup marqué. Facilement intéressé par les univers mythologiques, je jouais énormément à Age of Mythology (+ extension Cronos). Gamin donc, je feuilletais les planches pour voir ces dieux égyptiens, toutes ces têtes d'animaux m'extasiaient. Esthétiquement, je trouvais ça absolument superbe. Je ne comprenais rien à l'histoire par contre. Mais tout cet univers était déjà un étrange délice à parcourir. Et je me réjouis de ressentir le même plaisir actuellement. D'autant que je place au même rang mon avis sur le scénario. Donc après lectures et rerelectures de cette trilogie, je continue de planer dans cet univers créé par Bilal, qui a perdu les saveurs de l'agréable. Si le 1er tome est le plus réussi scénaristiquement, le deuxième tome me retient pour sa tension et son mystère dans un changement d'ambiance auquel on ne s'attend pas vraiment. Et puis le troisième tome, comme les autres, restent pour moi un régal pour les yeux, même si je lui reprocherai d'être moins chiadé que les autres niveau scénar'. Mais qu'importe! Cette ambiance pestilentielle m'emporte. L'humour est bien présent, raffiné, et la relation entre Horus et Nikopol Père est géniale. Horus lui-même, dieu rebelle, a été très bien monté psychologiquement. L'arrivée du fils Nikopol au premier tome et son rôle de premier plan à partir du second permet de donner une matière très intéressante au scénario. Et puis le troisième accueille encore un nouveau personnage tout aussi réussi (et tout à fait charmante) pour donner toujours plus d'intérêt à l'histoire et à son épilogue. Les passages issus de poèmes de Baudelaire s'intègrent admirablement dans le récit pour lui donner davantage de substances, et je ne vois vraiment pas cela comme un truc de BCBG comme j'ai pu l'entendre parfois. Je trouve même cette critique franchement navrante, tant les vers cités prennent tout leur sens et collent si bien à la peau de Nikopol qui rêve d'ailleurs, n'étant jamais à sa place, jamais maître de lui-même...jusqu'à ce que la vie (ou les dieux?) semble se jouer de lui en déclenchant un éternel recommencement? Une BD qui prête à interprétation, je ne m'y suis pas mis mais il serait intéressant de replacer cette série dans son contexte historique (les dictatures survivantes et éternelles, l'Afrique, la question d(un nouvel ordre mondial), mais aussi je crois en tenant compte de la vie de Enki Bilal, de son pays natal, ou encore l'origine de ses parents. En tout cas le résultat donne une série unique, qui mérite d'être mis au rang des cultes. Et puis encore une fois... Quel dessin!

17/05/2022 (modifier)
Par Montane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Poids des héros
Le Poids des héros

La lecture du Joueur d'échecs avait déjà été un choc visuel. L’impression que l’on ressent à la lecture de ce nouvel album est encore plus forte à mon sens. On se demande d’ailleurs si David Sala n’est pas d’ailleurs un peintre dans l’aligner de Gustave Klimt plutôt que d’un dessinateur de BD classique. Les planches sont d’une beauté rare. Même si les amateurs n’achètent pas cet album je les invite toutefois à tourner les pages de cet album chez leur libraire préféré. Mais cet album ne vaut pas uniquement pour sa beauté graphique car l’histoire est vraiment digne d’intérêt : comment vivre dans une famille où votre grand père fut un rescapé de la guerre d’Espagne et des camps de concentration ? Pour sa famille et son petit-fils c’est tantôt un motif de fierté, tantôt un poids car on se réfère souvent au grand homme dans la famille et l’on sent bien que on ne sera jamais tout à fait digne de lui. C’est ça le poids des héros. Et le petit fils c’est David Sala lui-même qui trouvera sa voie dans le dessin. Mais je vous laisse le soin de découvrir l’histoire par vous-même. Et cela en vaut largement la peine.

17/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Nettoyage à sec
Nettoyage à sec

Après la justement très remarquée « Béatrice », Joris Mertens nous revient avec un album qui tient autant de la chronique sociale et de la comédie romantique que du polar cynique. Ce que je retiens avant toutes choses de cet album, ce sont de magnifiques lumières de la ville, les réverbères qui se reflètent sur le pavé humide de Bruxelles. Je me suis revu enfant, lorsque l’on traversait la ville sur la banquette arrière de la voiture le soir… toute une poésie de la ville, toute une ambiance. J’entends presque le crépitement de la pluie en tournant ces planches. Joris Mertens, à travers ses grandes illustrations rend un très bel hommage au Bruxelles des années 70, à ses quartiers populaires, à ses cafés, à son tram, à ses pavés. Vient ensuite l’histoire. Le personnage central est attachant par sa simplicité. On pourrait qualifier François de gentil, de naïf. Il est juste simple, essaye d’être droit dans ses bottes, rêve de gagner au lotto (pas tant pour lui que pour les autres), a peur de perdre son travail. Il y a du Brel dans ce personnage. Son destin, lui, bascule aux deux-tiers de l’album et le final, d’une cruelle ironie, m’a touché. De belles planches, un personnage attachant, un soupçon d’humour noir. J’ai vraiment bien aimé ce cocktail.

17/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Grand Vide
Le Grand Vide

Angoulême 2022 Prix du Public France Télévision. Léa Murawiec pour son premier album nous envoie un missile. Si cette jeune autrice confirme, il va falloir s'habituer à son nom vite fait. J'ai adoré le concept proposé. Dans une ville monde presque sans borne, nous nous promenons dans un univers dystopique qui ne doit rien à une explosion nucléaire ou à un régime galonné. C'est bien plus subtil car nous sommes les propres responsables de cet univers ultra connecté où la renommée (la présence) tient lieu d'espérance de vie. Peu importe la qualité et ce que vous faites du moment que l'on parle et que l'on pense à vous. L'oubli ou la solitude, c'est la mort imminente quel que soit votre âge. Paradoxalement les ados peuvent être aussi vite exposés que les personnes âgées à cause d'un lien social en reconstruction entre enfance choyée par les parents et âge adulte bien cadré par son statut. Manel Naher, la vingtaine rebelle n'a cure de ces contraintes et ne rêve que de liberté et d'aventure avec son pote Ali. Elle développe un tropisme vers le vide. Ce grand vide que la communication officielle vous en interdit la rêverie. Sauf qu'à cause d'un imprévu, comme la vie en est faite constamment, Manel est rattrapée par la patrouille. A cet âge, la pire angoisse et la pire agressivité peut suivre à la plus belle exaltation. L'action qui en découle peut avoir des effets si imprévus qu'ils vont vous transformer du tout au tout. Léa Murawiec pose un regard aiguisé et un poil angoissant sur les défauts possibles de notre société future. Elle me renvoie à cette montée d'angoisse subie par de nombreuses personnes au moment du confinement quand les liens sociaux réels ont été mis à mal à cause du virus. Je trouve que c'est très finement observé. Le concept est bon et comme si cela ne suffisait pas Léa Murawiec nous claque du/son style. On peut ne pas aimer mais l'auteure met immédiatement sa signature graphique dans votre pupille. Avec ses trois couleurs pantones, son trait fluide, élastique et bondissant, Murawiec ne laisse pas respirer. Les effets de profondeur donnent le vertige et confortent ce sentiment d'angoisse quand on regarde ces planches avec ces milliers de buildings jumeaux où s'inscrivent ces milliards de noms. C'est en tout cas l'impression que cela m'a donné. Un super concept et un graphisme personnel qui décoiffe comme son héroïne pour un premier album. Quel coup de maîtresse !!

17/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ed Gein - Autopsie d'un tueur en série
Ed Gein - Autopsie d'un tueur en série

Je ne connaissais rien de Ed Gein avant ma lecture et j'en ressors groggy. On va suivre son parcours, de son enfance à son procès. Harold Schechter, spécialiste des tueurs en série, a fait un travail de fourmi pour recouper les articles de presse, les diverses archives, les témoignages et les rapports psychiatriques, pour pénétrer sa psyché tourmentée. Et le résultat est stupéfiant. Une lecture dure, âpre avec des passages insoutenables, pas visuellement mais dans les mots. On ne naît pas sérial killer, on le devient et dans le cas de Ed, c'est le terreau familial avec un père alcoolique et surtout une mère qui baigne dans la religion qui feront de lui un détraqué. J'ai été happé dès les premières planches, je me suis attaché à ce jeune enfant qui ne voulait rien d'autre que d'être comme tout le monde, avant de le voir doucement mais sûrement basculer dans la folie. Un récit sans concessions, fort et irrespirable. Éric Powell a choisi toutes les nuances de gris pour la partie graphique et cela convient parfaitement à ce type d'histoire, rien de tel pour nous plonger dans le Wisconsin des années 50/60. Un trait puissant où les expressions des personnages sont le point fort. Ed Gein aura marqué au fer rouge une Amérique qui découvre que l'ennemi peut être aussi en son sein. Pour lecteurs avertis.

16/05/2022 (modifier)