Les derniers avis (28 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Comme un oiseau dans un bocal - Portraits de surdoués
Comme un oiseau dans un bocal - Portraits de surdoués

3.5 Décidément, j'aime bien le travail de Lou Lucie. C'est une autrice pleine de talent qui bâtit des œuvres originales et variées. Ici, c'est un documentaire qui parle des surdoués lorsqu'ils sont adultes et il y a un côté fiction vu qu'on va suivre un gars oiseau surdoué qui rencontre une fille poisson qui a des problèmes et se demande si elle ne serait pas surdouée. Le sujet est intéressant et il y a tellement d'informations que cela aurait pu finir par être ennuyeux, mais heureusement c'est raconté de manière captivante. Il faut dire que le dessin est vraiment agréable. Rien qu'en regardant le dessin j'ai envie de lire le bande dessinée peu importe la quantité de texte. Les deux personnages principaux sont attachants et on emmène leurs problèmes de manière naturelle. En tout cas, j'ai bien aimé cette lecture qui m'a appris plusieurs choses. On voit que les surdoués sont loin des stéréotypes qu'on voit habituellement dans les œuvres de fiction.

05/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série L'Académie Clair-Obscur
L'Académie Clair-Obscur

L'Académie Clair-Obscur est la plus célèbre école de magie de ce monde où seuls certains développent suffisamment de pouvoir pour devenir magiciens. Ce talent étant généralement héréditaire, les plus puissants d'entre eux ont formé peu à peu des familles nobles traitant avec dédain le peuple non sorcier. Jusqu'au jour où un jeune paysan se révèle doté d'un immense pouvoir et est invité à rejoindre les rangs de l'école, sous le regard méprisant de la noblesse. Cette série reprend les éléments de nombreuses séries jeunesse. Nous passerons sur le nom de cette école et de la série, qui rappellera forcément un jeu vidéo à succès cette année. Nous avons droit à un brave bouseux soudainement doté d'un immense pouvoir, rappelant Lanfeust de Troy, jusqu'à sa mèche de cheveux décolorés. Il sera envoyé dans une école qui évoque celle de Harry Potter, où il se fera des amis de toutes origines et personnalités, à la manière de Freaks' Squeele ou plus récemment Bouhland. Et l'ensemble suit les codes du shonen nekketsu, où un jeune héros doté d'un énorme potentiel va peu à peu gravir les échelons et montrer à un ordre bien établi que la bravoure et la gentillesse peuvent changer le monde. Beaucoup d'éléments déjà vus, donc ? Oui, mais ça fonctionne ! C'est un récit prenant et rythmé. Si le héros est le gentil couillon, les protagonistes qui l'entourent sont intéressants et leurs personnalités apportent une vraie saveur au récit. L'album introduit une galerie dense de personnages, parfois nombreux dès le début, mais la lecture reste claire et agréable, grâce notamment à des procédés narratifs comme les lettres manuscrites qui permettent de mieux comprendre caractères, points de vue et intentions. La lutte des classes est présente, parfois un peu simplifiée, mais bien perceptible, et cela ajoute une certaine profondeur à un scénario qui autrement tient davantage du bon divertissement. Le premier tome pose les bases : on découvre Daimon, quelques personnages clés et les premiers enjeux qui s'annoncent. Les péripéties sont ponctuées d'humour et de moments touchants, et la tension est présente sans être écrasante. La BD est ainsi accessible aux adolescents, mais son univers, sa galerie de personnages et les subtilités sociales qu'elle contient la rendent également agréable pour un public adulte. Côté dessin, le travail de Grelin est plutôt réussi. Lui aussi poursuit une veine shonen. Il se focalise sur les personnages au détriment de décors parfois trop épurés mais cela permet une bonne dynamique. Et l'ensemble est soutenu par une palette de couleurs douce sans être trop mièvre. L'ensemble contribue à immerger facilement le lecteur dans ce monde fantastique et en faire ressortir son énergie. L'Académie Clair-Obscur offre un premier tome prometteur : malgré des codes classiques du genre, l'attachement immédiat aux personnages, l'humour et l'ambiance de récit shonen en font une lecture agréable et prenante. J'espère que la suite saura surprendre et s'épanouir.

05/01/2026 (modifier)
Couverture de la série The Grocery
The Grocery

Une série étonnante, assez prenante, typique du label 619. La culture urbaine revisitée, dans une ville de Baltimore fantasmée, plus proche d’une cité mexicaine de la frontière gangrénée par les gangs que d’une métropole américaine policée. Le dessin de Singelin est déjà proche de ce qu’il a produit plus tard, avec des personnages aux formes bizarres – ici plus qu’ailleurs, avec ces personnages quasi animaliers aux formes s’éloignant fortement de tout réalisme, des pieds minuscules, etc. (j’ai juste eu du mal parfois à distinguer entre eux certains personnages). Mais, une fois entré dans cet univers, on s’y fait facilement. Et j’ai beaucoup aimé le travail de colorisation. Quant au récit, il est très rythmé donc, assez violent. Ducoudray nous présente une société américaine pourrie de l’intérieur, rejetant dans les marges les anciens combattants, et tous ceux qui n’entrent pas dans le cadre idéal. En ce sens, on découvre ici une contre société, qui singe la « normale » pour mieux l’investir, pour permettre à ceux qu’elle rejette de vivre quand même, avec des codes brutaux – mais finalement pas si éloignés de ceux du libéralisme (ou du Trumpisme…) moderne. J’ai lu la série dans l’intégrale (je ne connais donc pas le tome zéro), d’une traite, et avec plaisir. Une lecture recommandée. Note réelle 3,5/5.

05/01/2026 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5
Couverture de la série L'Attaque des slips tueurs - Une BD hilarante pour apprendre à décrypter les fake news (Alerte : Culottes meurtrières)
L'Attaque des slips tueurs - Une BD hilarante pour apprendre à décrypter les fake news (Alerte : Culottes meurtrières)

Un titre et une couverture qui vont attirer l’oeil des jeunes (et qui ont attiré le mien à la bibli). Un documentaire sur les fake news, destiné au jeune public, mais qui pourrait bien être utile à tout âge. En quelques chapitres courts et percutants, l’auteure explique la différence entre info et infox. Et pourquoi certains créent ces infox et les diffusent. Et pourquoi il peut être tentant d’y croire. Et comment les reconnaître et exercer son esprit crititque. Le tout expliqué sous forme d’un dialogue, avec des exemples parlants et des personnages amusants. Du beau boulot, à mettre dans tous les CDI et les biblis – et à faire lire aux parents !

05/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Phare
Le Phare

3.5 Un récit initiatique simple et qui se lit vite, mais qui est aussi terriblement efficace ! Durant la guerre civile espagnole, un jeune soldat républicain est en fuite et il se retrouve dans un phare perdu au milieu de nulle part et dont le vieux gardien est un peu excentrique. Les échanges entre les deux personnages sont très bien écrits et donnent des moments savoureux. Leur deux personnalités se complémentent bien et le récit est vraiment captivant à lire. Ce qui est incroyable est que lors du dénouement je me suis rendu compte à quel point le scénario est au final assez cliché, mais c'est tellement bien fait qu'au final ce n'est pas un problème. Cela montre que si on a du talent, on peut réussir à captiver un lecteur avec des éléments narratifs qu'il a déjà vus une bonne centaine de fois. Le côté poétique de l'œuvre m'a touché et la fin m'a vraiment ému. J'ai aimé le dessin qui selon moi va parfaitement à ce genre de récit.

04/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Freaks' Squeele - Masiko
Freaks' Squeele - Masiko

Bon, j'ai longuement réfléchi à quelle note donner à cet album. Je n'ai pas une grande attache à l'univers de Freaks' Squeele, dont j'avais lu les albums il y a plusieurs années et qui n'était pas parvenu à m'accrocher (un peu trop fouillis à mon goût), pourtant j'avoue que le dessin et et la mise en scène de Florent Maudoux m'ont toujours attirer l'œil, je trouve sincèrement ses créations - ne serait-ce que sur la forme - joliment ouvragées. Alors, même si je n'avais pas réussi à rentrer dans Freaks' Squeele il y a si longtemps j'avais quand-même essayé de garder un œil sur les créations du bonhomme et m'était justement tenté sur cet album, sorte de spinoff de l'univers susnommé pouvant se suffir à lui-même. Si je ne sais pas comment noter cet album c'est donc en partie car les trois récits qu'elle contient souffre un peu du même défaut qui m'avait empêché de pleinement rentré dans Freaks' Squeele, à savoir que le récit est délirant et énergique, bourré de référence et de jeu sur les tons (jonglant sans cesse entre dialogues sérieux et comiques) mais malheureusement incapable de se canaliser et finissant bien trop souvent par m'apparaître "fouillis". Ici, même si le défaut est toujours là, j'arrive à rentrer dans le délire, la fougue narrative et le gloubi-boulga créatif (mélangeant films d'actions asiatiques autour des guerres de gangs et la présence d'un monde surnaturelle côtoyant le nôtre) marchent et m’apparaissent réellement comme très joliment trouvés. Mais du coup, le triptyque mérite-t-il que je chante ses louanges ou bien ne me paraît-il si efficace que parce que je le compare avec sa série mère qui m'avait déçue ? Bah j'en sais rien… Je vais quand-même vous présenter les qualités des trois histoires parce qu'avec tout ça je ne parle plus de l'album ! Elles tournent toutes autour de l'éponyme Masiko, tueuse à gage professionnelle, ange vengeur capable de tuer en un éclair, véritable légende dans les milieux criminelle qu'elle cherche pourtant à fuir (tant qu'elle peut), … et depuis peu maman ! Oui, on le comprend très vite, tout le sel du personnage et des trois histoire la concernant est ce jeu constant entre la figure maternelle, aimante et rêveuse, et la figure d'ange de la mort que Masiko inspire partout où elle passe. La première histoire est une explosion, on y suis Masiko et sa fille (Xiong Mao, aka "Petit Panda") venant tout juste de fuir le monde sous-terrain et devant échapper aux vagues d'assassins en tout genre à leurs trousses. Des scènes d'actions dantesques et bien rythmées, des dialogues punchs et parfois idiots qui fleurent bon la série B, une touche d'émotion avec une ouverture potentielle vers des lendemains meilleurs, … C'est sans doute mon histoire préférée des trois, même s'il s'agit de la plus simple, rien que pour son rythme entraînant. La seconde histoire est une histoire de vengeance, construite autour de trois puissants - de trois ordures pourrais-je même ajouter - se racontant le sourire aux lèvres comment ils ont ruiné la vie de trois femmes, le tout devant une danse de voiles construite comme un décompte. Treize mouvements, treize doubles pages faisant lentement avancer les histoires de ces trois hommes abjectes devant le corps de la danseuse se révélant chaque fois un peu plus, faisant toujours monter la tension et nous faisant deviner ce qu'il va rapidement se passer une fois le décompte terminé. L'histoire est là encore très bien rythmée même si je regrette un tantinet le caractère trop prévisible du dénouement, ce qui n'est certes pas un mal quand l'histoire reste si joliment narrée mais qui m'a tout de même parue un chouïa dommageable. Disons qu'on n'est pas là pour un twist narratif mais qu'on tient par la tension grimpante et la promesse d'une explosion finale. La troisième histoire, enfin, est la plus surprenante. Elle tient presque du roman puisque la narration est purement externe à ce qui nous est montré, très verbeuse aussi. Cette histoire retrace le passé du père de Xiong Mao, de sa rencontre avec Masiko et la raison pour laquelle ils se sont séparés, la raison pour laquelle elle et sa fille ont du fuir. C'est une histoire assez classique de montée au pouvoir dans la mafia, de propos sur l'honneur et la camaraderie au sein d'un univers extrêmement violent et cruel, se terminant bien évidemment de manière amère, mais si cette petite histoire brille c'est surtout par sa forme. Chaque page, en plus de la narration du père, nous présente un tatouage de Masiko, symboles du temps qui passe (puisque les tatouages s'ajoutent et s'empilent sans cesse) mais aussi symboles des changements de la vie de ces personnages. Tout con sur le papier mais efficace. En bref les trois histoires sont vives, bien rythmées, entraînantes et joliment construites, je prend un grand plaisir à lire cet album. Pourtant comme dit longuement (et de manière bien foireuse) dans mon intro, je ne sais pas comment bien noter cet album. Aucune attache à la série mère, pas une grande fan de l'imagerie "sexy à tout prix" des personnages féminins, pas une amatrice des récits ambitieux mais qui se perdent parfois dans leur élan créatif. Mais vous savez quoi ? Parce que j'aime beaucoup le dessin de Maudoux, les récits délirants façon série B qui s'assument et parce que je prend un sincère plaisir à la lecture, je me dis que je peux faire monter ma note à 3,5 et arrondir à 4 sans regret ! (En plus comme ça je ne culpabiliserai pas de faire baisser la moyenne de l'album).

04/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Entre deux
Entre deux

Un album totalement muet, mais qui dégage une grande force, et beaucoup d’émotions. C’est en tout cas tout à fait le type de récit que je recherche, surprenant dans la forme et le fond. Pour son entrée dans le neuvième art, Vincent Perriot nous proposait quelque chose sortant des sentiers battus, et presque envoûtant. Une partie de la construction du récit a sans doute dû se faire au fil de la plume, avec pas mal d’improvisation, et l’on serait bien en peine de résumer précisément cette « aventure ». Ou plutôt un résumé n’en retiendrait que la surface : disons que c’est un road-movie poétique, dans lequel nous suivons deux jeunes femmes (dont nous ne saurons pas grand-chose, si ce n’est qu’elles semblent être artistes – musiciennes – et amoureuses l’une de l’autre). La tension amoureuse est latente, n’éclate qu’en toute fin d’album. Surtout, « l’intrigue » est construite à base d’anecdotes, d’ « arrêts sur image », virant parfois à la poésie pure, au fil des rencontres, des incidents – voire accidents – dynamisant cette « virée ». L’aspect graphique joue pour beaucoup dans le ressenti du lecteur. En effet, le dessin, avec un trait nerveux, joue d’un beau Noir et Blanc pour nous amener dans ce road-trip. Page de gauche une vignette centrée sur les héroïnes, comme un zoom « explicatif », alors qu’une illustration pleine page occupe celle de droite, beaucoup plus fouillée, souvent plus poétique, en tout cas moins facile à résumer. Un chouette album en tout cas. A feuilleter avant d’acheter, c’est assez spécial. Mais j’y ai largement trouvé mon compte. note réelle 3,5/5.

04/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Palaces
Palaces

Hureau est un auteur que j’aime beaucoup. Et j’ai encore une fois apprécié ma lecture. C’est l’un de ses premiers albums. On le sent un peu avec ce dessin parfois hésitant. Mais c’est déjà un travail que j’apprécie. Un dessin simple, mais très frais, agréable, que ce soit pour les personnages, les animaux, ou les décors. C’est une sorte de carnet de voyage – il en réalisera plusieurs par la suite – au Cambodge, alors qu’il est accompagné de quelques amis (je précise que je possède la première version, alors qu’une réédition, que je ne connais pas, a semble-t-il un peu complété l’album originel). Une foule d’anecdotes, traitées de façon simple, avec pas mal d’autodérision, une certaine poésie, Hureau glisse plante aussi le décor politique du pays, avec des allusions à la dictature des Khmers rouges – le tout fait discrètement et de façon fluide. Avec les problèmes face à l’administration et/ou la police que l’on retrouve dans plusieurs de ses albums du même genre (voir par exemple Mille parages - Fragments bourlingatoires d'ici et d'ailleurs) Rien d’extraordinaire dans cet album, mais la lecture est plaisante et confirme le talent de cet auteur qui construit une œuvre intéressante. Note réelle 3,5/5.

04/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Madeleine, résistante
Madeleine, résistante

Enfin lu le premier cycle de cette bande dessinée qui sort du lot. J'en ai lu des bandes dessinées qui parlent de la résistance française et cette série est une des meilleures de ce genre, notamment parce que le scénario repose sur le témoignage d'une vraie résistante. La vie de Madeleine Riffaud est vraiment palpitante et à travers elle on voit à quel point être résistant était dangereux. Si le premier tome m'a semblé un peu longuet, j'ai été totalement captivé par les tomes suivants qui sont sortis pour le moment. J'ai bien aimé suivre le quotidien des résistants et ressentir de la tension avec eux parce que quand on résiste on ne sait jamais si on va encore être vivant le lendemain et si les gens autours de nous sont fiables. Le seul truc qui m'a un peu dérangé durant ma lecture est que la plupart des tragédies que subit Madeleine ne semblent pas l'affecter plus que ça. C'est peut-être à cause de sa force de caractère ou parce qu'elle a vécu une période où le drame pouvait surgir à chaque instant. Ça doit être une question de génération. Le dessin est élégant et illustre bien le récit. Je ne sais pas quoi trop ajouter de plus aux autres avis positifs. Allez lire cette série si ce n'est pas déjà fait !

04/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Quel bel hommage au personnage de Morris ! On sent que Mathieu Bonhomme a pris plaisir à réinterpréter ce mythe de la bande dessinée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le pari est réussi. Comme beaucoup d'aviseurs l'ont indiqué avant moi, le premier tome (qui devait probablement rester initialement un one-shot) est un ton au dessus. L'idée de départ est excellente : Lucky-Luke, l'homme qui tire plus vite que son ombre, est abattu lors d'un duel. Le tome commence par cette scène puis retrace les événements ayant mené à cette issue. Bien qu'on sente dès le départ le retournement de situation arriver, l'ensemble est vraiment percutant, agréable et bourré de clins d’œil. Plus qu'un hommage à Lucky Luke, c'est un véritable hommage au western. Bonhomme s'amuse également et tente d'expliquer à sa manière le fait que Lucky luke soit devenu non fumeur, passant de sa bonne vieille cigarette à un brin d'herbe en 1983. Dans le 2ème tome, un ton en dessous il est vrai, l'auteur aborde le rapport de Lucky Luke aux femmes et place notre héros dans le rôle du chassé, ce dernier ayant une prime sur sa tête. Il introduit également quelques nouveaux personnages comme le cousin des Daltons (qu'on aimerait revoir dans cette réinterprétation!) ou encore le fils de Phil Defer, j'ai nommé Brad Defer ! :) Mais cette histoire de convoi est un peu trop linéaire et convenue à mon goût. Du point de vue des graphismes, Mathieu Bonhomme excelle dans le découpage et dans le cadrage des scènes d'action, rien à redire de ce côté là. Je mettrais juste un petit bémol sur la colorisation qui joue top souvent la carte de la bichromie, nuisant pour moi aux détails des décors et à la profondeurs des cases. Je ne suis pas assez connaisseur du travail de cet auteur pour savoir si c'est typique de ses œuvres mais il est vrai que dans notre cas, ce procédé rappelle aussi celui de la BD d'origine ou plus globalement des BD franco-belges des années 70-80. En conclusion, on en redemande et attendons la suite avec impatience ! (il se murmurerait qu'un troisième tome est en préparation avec des décors enneigés selon les derniers interviews). SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7,5/10 NOTE GLOBALE : 16/20

03/01/2026 (modifier)