Petit pays

Note: 4.17/5
(4.17/5 pour 12 avis)

Exilés au Burundi, Gaby et Ana, enfants métis franco-rwandais, voient leur quotidien joyeux bousculé par la guerre civile. Alors que leur famille se déchire, le génocide des Tutsi au Rwanda voisin vient mettre un terme à leur innocence.


Adaptations de romans en BD Afrique Noire Aire Libre Auteurs polonais Dupuis Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Enfance(s) Génocide des Tutsis au Rwanda La BD au féminin Les prix lecteurs BDTheque 2024 One-shots, le best-of

D'ailleurs, déjà à l'école, Gaby assiste à une bagarre entre un Tutsi et un Hutu, que rien ne semble pourtant séparer si ce n'est - d'après son père - la forme de leur nez... Mené par Marzena Sowa et Sylvain Savoia, l'adaptation du best-seller à résonance autobiographique de Gaël Faye, prix Goncourt des lycéens 2016, qui a lui-même choisi les auteurs de Marzi parmi les nombreux projets présentés. Aussi magnifique que poignant.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Avril 2024
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Petit pays © Dupuis 2024
Les notes
Note: 4.17/5
(4.17/5 pour 12 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

10/04/2024 | Ro
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

Une adaptation d’un roman que je ne connais pas, mais qui a de faux airs de documentaire, tant le récit est ancré dans la réalité, tant il en a la saveur et l’amertume. Après un long moment de mise en place des personnages et des décors (ville, campagnes, ambiance politique qui se dégrade), l’horreur s’abat au Rwanda, et déborde au Burundi, où vivent les personnages que nous suivons. L’horreur du génocide mis en œuvre par des extrémistes Hutus contre les Tutsis (et tous les hutus trop « modérés ») prend évidemment à la gorge. Voir la haine se développer, y compris lorsqu’il s’agit de se venger des meurtriers (voir la scène où le jeune héros est contraint de se joindre à la meute en immolant un Hutu accusé d’être un génocidaire !) ne peut qu’interpeller, même si hélas c’est bien ainsi que ça s’est passé. Le récit, « romancé », n’en reste pas moins crédible, et nous présente le génocide perpétré au Rwanda – et ses conséquences – de façon naturelle. Parmi les conséquences, la haine développée envers les « Français ». Si elle n’est pas expliquée ici, elle peut se comprendre, tant la France a fermé les yeux, si ce n’est soutenu certains caciques génocidaires, et, on s’en souvient, son intervention – des plus tardives ! – n’a finalement permis que de sauver les génocidaires en fuite… Et la longue mise en place rend encore plus palpable violence et douleur, angoisse et terreur qui vont jeter un voile noir sur la région. Un récit prenant en tout cas, dans lequel la petite histoire s’intègre très bien dans la grande, les deux étant aisées à suivre.

08/01/2026 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Titanick

Poignant. Surtout quand on sait que c’est directement inspiré des souvenirs d’un gamin qui a vécu ces évènements. On comprend que Gaël Faye ait choisi les auteurs de Marzi pour adapter son livre en BD. Le résultat est on ne peut plus réussi. Ce n’est pas seulement le regard de l’enfant sur la guerre, c’est ce qu’il vit au quotidien et les petites choses qui se passent et qui ne signifient pas grand-chose pour lui au début. Des disputes de gamins, des tensions dans le couple de ses parents, les informations qui lui parviennent mais lui passent un peu au-dessus de la tête… C’est normal, il pense à ses copains, à aller jouer… Les auteurs ont très bien réussi, par ce biais, à faire monter la tension doucement. Le lecteur est pris dans cet engrenage. On connaît tous ce qui s’est passé via les infos, du moins en théorie. Parce que, pour l’immense majorité d’entre nous, on ne l’a pas vécu ni rien d’approchant. Et cette bd arrive à nous happer et nous faire entrapercevoir ce que cette famille a pu vivre. C’est poignant, c’est angoissant, c’est magnifique (peut-on employer ce mot en pareil cas?) Et le graphisme y participe pleinement. Le dessin et beau, mais il ne prend pas le dessus et n’occulte pas l’histoire. J’avais déjà lu Déogratias sur ce même conflit pour lequel j’avais eu un peu de mal avec le graphisme. Mais toute comparaison est inutile. Chaque témoignage est utile, essentiel même. Coup de coeur pour celui-ci.

06/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Ce one-shot est adapté d'un roman qui se base sur les souvenirs d'enfances de l'écrivain Gaël Faye. On parle encore une fois du génocide rwandais quoique cette fois-ci l'action va principalement se passer dans le Burundi voisin où les événements du Rwanda vont pourrir la relation entre les Tutsis et les Hutus. Ajoutons qu'en plus le personnage principal est issu d'une famille mixte et qu'il est à moitié Français par son père, ce qui fait qu'il vit plus confortablement que la plupart des gens du pays et qu'on va croiser quelques blancs dans son entourage qui ont encore des préjugés hérités des colonies. Le héros et ses amis essayent le plus possible de continuer à vivre une enfance normale, mais petit à petit la violence s'installe et le comportement des adultes qui l'entourent change. Il va finir par grandir et vraiment comprendre ce qui se passe et son enfance innocente va disparaitre. C'est vraiment une BD sombre que je ne conseille pas à ceux qui n'aiment pas les récits qui rendent dépressif, surtout que c'est basé sur des faits réels, ça ne se passe pas dans un monde imaginaire. Le récit est captivant et certaines scènes sont très fortes et vraiment horribles. C'est une lecture qui m'a marqué et bouleversé parce qu'elle montre toute la violence dont l'être humain est capable pour des raisons absurdes.

03/03/2025 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Je commencerai par le seul « reproche » que j’ai à faire à cette BD… et je mets bien « reproche » entre guillemets, puisqu’il s’agit plus d’une remarque : cet album est sombre, très sombre. Si vous lisez des BDs pour vous divertir ou vous évader de cette triste réalité, passez votre chemin. Mais c’est selon moi la seule raison de ne pas lire ce chef-d’œuvre. L’histoire du roman de Gaël Faye (dont est tirée la BD), a priori « pas autobiographique, mais inspirée de sa propre histoire » (source : Wikipédia), nous est contée via les yeux d’un enfant, Gaby. Cette approche narrative est judicieuse, sa vision naïve et son incompréhension face à l’horreur donnent beaucoup de force au récit. La dernière partie m’a bouleversé et beaucoup marqué. La réalisation de l’album est exemplaire, on sent que Sylvain Savoia et Marzena Sowa ont l’habitude de travailler ensemble (voir Marzi). L’entente est parfaite, la narration limpide, et le graphisme parvient à juxtaposer la beauté du Burundi et de sa population, et les horreurs des massacres. Je me retrouve complètement incapable de justifier une note autre que 5/5. Un album parfait dans le genre.

11/02/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
L'avatar du posteur Cacal69

Le couple - en BD comme à la ville - Savoia/Sowa adapte le roman de Gaël Faye "Petit Pays", roman qui retrace l'enfance du compositeur/interprète de RAP. Un album sur le génocide Rwandais, mais aussi sur cette haine latente entre Hutus et Tutsis au Burundi. Et pour comprendre le pourquoi de cette haine ethnique, je vous renvoie à Rwanda - À la poursuite des génocidaires et les conséquences de la colonisation. C'est à travers les yeux d'enfant de Gaël Faye que l'on va découvrir son histoire. Son enfance va lui être volée, son insouciance et sa joie de vivre vont faire place à l'incompréhension devant cette violence, ces morts et cette haine viscérale entre deux ethnies pourtant si semblables (même langue, mêmes croyances...). Un récit qui ne peut pas laisser indifférent, la narration maîtrisée de Sowa permet de ressentir les émotions de ce garçon qui voit éclater sa cellule familiale sur fond de guerre. Un témoignage bouleversant. Le dessin de Savoia ne fait pas partie de ceux que je préfère, mais je lui reconnais une grande lisibilité, d'être expressif et un savoir-faire dans la mise en page. Les couleurs sont très belles. Du bon boulot. Une lecture recommandée, mais à compléter avec Rwanda - À la poursuite des génocidaires.

05/02/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Gael Faye avait fait parler de lui avec la publication de son roman, que je n'ai pas lu, mais son adaptation en BD me faisait de l’œil depuis longtemps. Et j'ai bien fait, puisque je suis tombé sur une BD qui arrive à montrer de l'intérieur ce qu'a été cette guerre au Burundi et le génocide Rwandais. J'avais déjà lu "La Fantaisie des Dieux" (que j'avais peu aimé) mais ici c'est plus intéressant, déjà parce que l'ensemble est vu à hauteur d'enfant qui ne comprend pas tout. Sa famille est tout autant un sujet que le génocide, montrant les difficultés de ce pays juste avant l'éclatement : les tensions ethniques, les problèmes de classes sociales et l'implication des français dans ce coin du monde (entre racisme et relent colonialiste). Lorsque tout commence à monter puis à éclater, l'enfant voit progressivement les massacres se rapprocher, la peur déborder. C'est mené encore une fois doucement, et la BD ne pose aucun regard critique sur l'ensemble. Pas de questionnement politique ou de regard tardif dessus, juste un vécu de l'intérieur et l'inquiétude, l'attente. La Bd est une lecture qui rappelle ce que c'est que vivre une guerre. Pas juste être dans la constatation postérieure, mais bel et bien vivre la peur, les massacres, l'inquiétude, les disparitions. Vite lue, elle immerge en quelques cases et donne parfois un gros coup au cœur lorsque tombent les pages sur le massacre. C'est une BD que je recommande, elle est franchement très bonne.

26/11/2024 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
L'avatar du posteur Cleck

"Petit pays" relate l'enfance de Gaël Faye, fils d'un riche français expatrié au Burundi, marquée par les guerres civiles entre Hutus et Tutsis au Burundi et Rwanda voisins. Si racisme et classes sociales impactaient déjà amplement les jeux d'enfants, l'innocence et l'insouciance des larcins et jeux de gamins dominaient un quotidien d'enfant privilégié d'expatriés, mais pas non plus idyllique car impacté par l'évolution tumultueuse du couple parental et les craintes de la guerre civile. Celle-ci advint, le chaos le dispute alors à l'horreur ! La réussite de cette BD repose sur le postulat de départ de nous faire vivre la guerre civile et les génocides à hauteur d'enfant. La compréhension des enjeux en cours, les motivations des camps, etc. demeurent méconnues, seuls les faits impactant le jeune Faye nous sont révélés. L'incompréhension générale domine permettant de déshumaniser plus encore l'horreur quand bien même elle est colportée par les uns et les autres, le mécanisme global l'emportant sur les décisions individuelles. Certes, cela déresponsabilise en partie les coupables, mais évite les lourdeurs didactiques qu'un tel sujet risquait grandement de convier. Il manque néanmoins à ce titre un cri de révolte, des illustrations et mises en page allant vers l’allégorie comme ce fut le cas pour l'impressionnant Le Ciel dans la tête ; cela demeure un peu froid, comme une situation géopolitique connue et vue via le prisme d'une presse internationale parcourue assis dans son canapé. Ce qui fut historiquement le cas, tout comme lors de l'éclatement de l'ex-Serbie, ou aujourd'hui au Proche-Orient.

25/11/2024 (modifier)
L'avatar du posteur Tomdelapampa

Un album qui marquera à coup sûr 2024. Des auteurs, je ne connaissais que Savoia … Alors que je ramenais ma fraise, j’ai eu l’air d’un ignare devant mon bibliothécaire, il m’apprend donc que Petit pays est d’abord un roman d’un rappeur/écrivain et qu’il a même déjà fait l’objet d’une adaptation au cinéma. Je découvre donc ce récit via le médium BD, et bah franchement je le conseille à tout le monde. C’est assez magistral dans le rendu, j’ai été complètement happé de la première à la dernière case. Le style du dessinateur a encore évolué de belle manière, tout est parfait pour nous immerger : trait, couleurs, narration… L’histoire est très dure et remplie d’horreurs. Gaël Faye, alors enfant, nous relate sa vie pendant le conflit Rwandais. De l’insouciance à la perte de l’innocence, à travers ses yeux d’enfant et ses questionnements, nous assistons à cette aberration qui chamboulera à jamais sa vie. Ses parents m’ont beaucoup touché. Un témoignage rare et utile, parfaitement construit. Remarquable.

09/07/2024 (modifier)
L'avatar du posteur bamiléké

Cette lecture m'a vraiment touché au cœur. Pourtant j'étais prévenu. Outre le très bel avis de Ro, j'ai commencé par lire le roman que m'a conseillé ma libraire au moment de l'achat de la BD. Cela m'a permis de m'imprégner de la pensée et de la belle langue de Gael Faye. J'ai été immédiatement envoûté par ma lecture et je conseille aux futurs lecteurs de commencer par le roman. J'ai ensuite visionné le film d'Eric Barbier qui m'a beaucoup plu par sa maîtrise du jeu des enfants et la réalité de la vie expatriée en Afrique. Toutefois j'ai moins senti cette montée de la dramaturgie programmée. Il me restait la série à découvrir avec pas mal de points d'interrogations : Pourquoi avoir choisi Sowa comme scénariste ? Comment Savoia allait pouvoir traduire visuellement l'indicible de certaines scènes du génocide des Tutsi au Rwanda ? Quelles allaient être les libertés du scénario par rapport à l'œuvre originale ? Il faut bien dire que mes craintes se sont évanouies dès les premières planches. J'ai immédiatement été séduit par le graphisme de Savoia. À la lecture des premiers cadres, je me suis tout de suite retrouvé à Bujumbura. Je suis persuadé que les auteurs ont fait le voyage pour pouvoir traduire les paysages et l'organisation de la cité d'une façon aussi crédible. C'était d'ailleurs une exigence de Faye pour le film et je pense qu'il a demandé la même chose pour la BD. Savoia nous charme instantanément par la beauté des paysages, des manguiers ou des rives du lac Kivu ou Tanganyika. Une "Fantaisie des dieux" comme le rappelle le journaliste Saint-Exupéry grande voix de ces évènements. A la lecture de cette première partie, je comprends comme une évidence le choix de Marzena Sowa. L'autrice polonaise est une experte des récits mettant en scène les enfants. Elle est donc l'une des scénaristes les plus légitimes pour mettre en scène la pensée de Faye dans ce récit à hauteur d'enfants de douze ans. Ensuite j'admire le travail de découpage effectué sur le texte de Faye. C'est pratiquement mot pour mot le texte du roman spécialement dans la voix off mais aussi dans de nombreux dialogues. La découpe du texte original et son utilisation dans la série permet de construire un ensemble très cohérent, fluide et surtout qui introduit la montée de la tension dramatique au fil du récit. Tension qui s'exprime par les désaccords du couple (petite histoire) pour atteindre son paroxysme dans la haine criminelle des Hutu contre les Tutsi. Haine dans laquelle le jeune Gaby va être entraîner presque malgré lui par un effet boomerang. C'est un des point forts (qui n'en manque pas) du roman et de la BD de Faye de nous faire réfléchir sur notre possible position de bourreau. "Je peux être une victime mais pourvu que je ne devienne jamais un bourreau" disait Jacques Attali dans une interview. Le scénario respecte scrupuleusement le roman à deux épisodes près (la bicyclette et l'anniversaire) en plus de la modification du groupe d'enfants (de 5 à 3). Mais ces modifications, sauf peut-être l'anniversaire, ne changent pas l'esprit de l'histoire et sa compréhension. Cette vision interne du génocide des Tutsis au Rwanda et les affrontements ou massacres au Burundi et au Rwanda est rare. C'est un vrai témoignage qui sert le devoir de mémoire. Comme pour la Shoah, il a fallu du temps pour vaincre le silence de l'indicible. Tout n'a pas encore été dit mais un récit comme celui de Gael Faye est un vrai trésor pour la paix et le futur. Enfin je termine par le formidable graphisme de Savoia. J'ai déjà exprimé mon admiration pour ses extérieurs et l'ambiance proposés. Son dessin est précis, dynamique et terriblement expressif dans la douleur et la souffrance. Il restait à traduire en image le génocide sans tomber dans le voyeurisme morbide et en respectant le souvenir des victimes. Sylvain propose deux passages. Un passage extérieur (p 85-87) comme une vision d'information en couleur coincée entre "les résultats sportifs et les cours de la bourse". Cette vision est horrible mais elle s'évacue par différents moyens comme les livres de madame Economopoulos pour Gaby. Enfin la vision vécue, celle du récit d'Yvonne, celle qui vous transforme définitivement (p95-97), sans couleur, vision de cauchemar dans laquelle vous risquez de sombrer. Cette vision ne passe pas aux infos mais détruit aussi surement que la machette des assassins. J'attendais ce passage si difficile à mettre en images. Eric Barbier dans son film a contourné la difficulté avec un récit très émouvant de la grand-mère. Ici Savoia respecte le récit original avec beaucoup de délicatesse et d'émotion. Il est impossible de rester de marbre sur ces deux pages qui en disent plus long que tous les discours de certains hommes politiques ou responsables de l'Elysée à l'époque. Faye ne s'attarde pas sur le côté politique des responsabilités, c'est l'affaire des juges ou des journalistes. Son monde est celui de l'enfance qui ne comprend pas avec son cerveau mais qui agit avec son cœur. Ce faisant c'est notre cœur qu'il touche. Cette série touche juste dans tous les domaines. Malgré ma connaissance récente du roman j'ai ressenti une très forte émotion à relire ce très beau texte bien mis en valeur et soutenu par de si belles planches. Une lecture plus que conseillée mais lisez le roman aussi (la lecture est rapide).

14/06/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5
L'avatar du posteur Emka

Très belle surprise qui m'a été conseillée par mon libraire. J'avais 15 ans quand les faits se sont produits et n'etais jamais revenu sur ce moment de l'histoire du Rwanda, pas vraiment le plus glorieux pour la France et les occidentaux en général. Voir cela à travers les yeux d'un enfant n'est pas qu'une ficelle scénaristique, ce sont les relations amicales et familiales qui en prennent un coup dans ces moments là et c'est bien ce que les auteurs (récit originel de Gael Faye) réussissent à partager. Je me suis pris une sacrée claque et n'ai pas eu l'impression de lire le digest de l'œuvre originale. Le dessin est académique, j'ai aimé car il permet de bien rester concentré sur l'histoire. Un album coup de poing que je recommande fortement.

03/06/2024 (modifier)