Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi Cultura ?

Carbone & Silicium

Note: 3.85/5
(3.85/5 pour 20 avis)

Nouvelle fresque SF de Mathieu Bablet, Carbon & Silicium est l'histoire de deux IA en quête de sens dans un monde dégradé par l'humanité.


Ankama Anticipation BD à offrir Les intelligences artificielles (I.A.) Les prix lecteurs BDTheque 2020 One-shots, le best-of Robots Science-Fiction, le best-of

Carbone et Silicium sont les derniers-nés des laboratoires Tomorrow Foundation. Noriko, scientifique chargée du projet, leur explique pourquoi ils ont été créés : ils sont les prototypes d’une nouvelle génération de robots destinée à prendre soin de la population humaine vieillissante. Issus d’une même entité, scindée en deux individus distincts, ils sont les premiers représentants d’une gamme d’androïdes aux capacités décuplées par les progrès de la recherche en intelligence artificielle. Élevés dans le cocon protecteur du laboratoire qui les a conçus, avides de découvrir le monde extérieur, c’est lors d’une tentative d’évasion qu’ils seront séparés. Ils mèneront alors chacun leurs propres expériences, devenant, pendant près de trois siècles, les observateurs plus ou moins distanciés d’une humanité à bout de souffle, incapable de faire face aux désastres écologiques, politiques, économiques et sociaux qu’elle a elle-même engendrés. Face à ce monde sur le déclin, Carbone et Silicium vont-ils parvenir à trouver leur place ?

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Août 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Carbone & Silicium © Ankama Editions 2020
Les notes
Note: 3.85/5
(3.85/5 pour 20 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

31/08/2020 | Guillaume.M
Modifier


Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ju

Eh bien ! Moi qui ne lit que très (très) peu de SF, là, c'est un coup de maître. J'ai fini par acheter cette bd après de très nombreux conseils de mon libraire, d'amis, etc. J'ai donc mis la main sur ce beau livre et je ne l'ai pas regretté. Tout d'abord, il faut bien le dire, cette bande dessinée est magnifique. La couverture en jette, le format imposant en jette et les dessins en jettent. Le style est assez esthétique et les humains et robots sont assez beaux. Inutile de dire que c'est aussi le cas pour les décors, les paysages, les machines etc qui fourmillent de détails. J'ai aussi beaucoup aimé la colorisation un peu terne qui, si elle peut par moment gêner un peu la lecture, car c'est assez sombre et peu lumineux, rend superbement bien l'atmosphère apocalyptique du récit. Je découvre le style de Bablet sur cette bd et il a tout pour me plaire : il est particulier et donc reconnaissable, et me plait esthétiquement. Les personnages ont cette allure particulière qui les rend dégingandés, et j'aime bien. Autre bon point sur la couleur, j'ai beaucoup aimé ce choix-là qui rend bien l'atmosphère poussiéreuse et un peu apocalyptique de ce monde. Bref, gros coup de cœur graphique. J'ai aussi apprécié l'histoire, pas forcément le côté robot pur, mais plutôt les questions posées derrière, sur la liberté, la soif de découverte, la soif de survie des deux héros robots, chacun à leur manière. Le côté traversée des temps et des âges est aussi intéressant et sympa à voir, on a envie de savoir comment l'humanité évolue et quels seront les modes de vie et enjeux à chaque époque. Bablet nous propose une ballade très intéressante à travers les âges, sur le dos des deux protagonistes, qui restent les témoins de leurs époques, et un peu plus que ça. J'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a donné envie de découvrir l'œuvre de son auteur, ce que je ne manquerai pas de faire.

23/11/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
L'avatar du posteur karibou79

Bablet affine son style maintenant bien reconaissable, au niveau du dessin (si vous n'aimez pas l'aspect des personnages, il va falloir vous y faire car la triangulation est partie pour durer) et des thèmes traités: la décadence de l'humanité et la place de la technologie régissant notre quotidien. Belle idée de suivre l'évolution de notre monde dans le temps long à travers 2 IA ne s'éteignant jamais, spectateurs conscients. Oui mais contrairement à ce qu'on attend de solides IA comme elles, leur courbe d'apprentissage patine parfois pendant de longues décennies, se laissant aller à des petites chamailleries alors qu'il y aurait tant de choses à découvrir autour d'eux. Bref c'est un peu rageant de constater que le potentiel est énorme, que l'auteur est capable de l'exploiter mais ne l'a pas fait. Les séquences se déroulant dans le Réseau sont magnifiques d'éclat architectural et d'étherisation. Un bel album se relisant très bien mais qui aurait mérité à être plus court.

04/08/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Tomdelapampa

Ce n’est pas la claque que j’attendais mais ça reste un sacré bon album. Après Shangri-La, Mathieu Bablet récidive dans la sf, on retrouve quelques éléments communs, notamment sur le futur de l’humanité, une vision assez pessimiste, mais cette fois l’histoire se développe autour de 2 IA traversant les siècles. C’est toujours hyperfluide mais les thématiques développées m’ont moins touché (pas très fan dès que ça parle intelligence artificielle), et j’ai trouvé quelques longueurs dans la 2ème moitié. Reste que j’en suis venu à bout et que ces petits points négatifs n’ont pas entaché mon plaisir de lecture. Au dessin, on retrouve la patte de l’auteur qui me plaît beaucoup. Les couleurs sont toujours aussi magnifiques, une narration fluide et maîtrisée. Les vues de l’espace m’ont un peu manqué mais l’auteur propose de chouettes environnements, le chapitre « waterworld » est magnifique. Un peu moins emballé que sa précédente œuvre mais c’est du solide que je ne peux que conseiller.

01/08/2022 (modifier)
Par Tyndar
Note: 5/5

Carbone et Silicium. Le nom évoque directement pour les fans de science-fiction les sociétés C/Si d'Asimov dans son cycle des robots : et pour cause, l'auteur (Bablet) nous propose une réflexion dans cet héritage direct de notre rapport aux I.A (c'est le nom à la mode pour parler de robots) mais aussi de leur rapport à nous. L'oeuvre dépeint la décadence de l'humanité sur plusieurs siècles à travers les yeux de deux I.A. Les thèmes abordés le sont - à mon sens - avec plus de subtilité que dans Shangri-La et l'ensemble est d'une grande cohérence. La narration volontairement espacée sur des durées de temps très longues et les décors aux perspectives très fortes - Bablet dessine principalement à la règle - donne à l'ensemble un récit contemplatif dont la lecture m'a laissé très rêveur.

26/06/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Ca faisait un moment que je voulais lire cette BD car tant son graphisme que son sujet m'intéressaient. Je suis amateur de science-fiction et j'aime beaucoup les histoires mettant en scène les interactions entre les humains et des intelligences artificielles, à condition évidemment que celles-ci ne tournent pas au banal conflit façon Terminator. J'ai une vraie curiosité scientifique sur le sujet comme pour tout échange entre l'humanité et une intelligence étrangère. Ici, nous avons droit à un bel album : grand format cartonné, belle couverture, dos toilé, et des planches qui ne déméritent pas du tout. Le dessin est beau et soigné. J'aime beaucoup ses décors, ainsi que la représentation du Réseau et son choix de couleurs. Malgré toutes ces qualités, je dois avouer avoir été moins enthousiasmé que je l'espérais. La faute à une intrigue qui tire trop en longueurs. Certes l'idée de voir comment les deux IA évoluent en même temps que l'humanité périclite est intéressante, et ça permet d'avoir une vision du futur de l'humanité, même si celle-ci est ici bien sombre et pessimiste. Mais c'est long, trop long. Je comprends que l'auteur ait voulu présenter de nombreux points d'étape pour montrer comment les choses changeaient à chaque fois, mais j'ai trouvé que ça devenait vite redondant, répétitif. Sur le plan narratif, j'aurais fait largement plus de coupes pour aller à l'essentiel car en l'état, je me suis presque ennuyé à plusieurs moments. Et puis, plusieurs aspects de l'intrigue m'ont parus un peu bancals, ou difficilement compréhensibles, comme la manière dont l'une des IA est aussi facilement capable de se réincarner dans un nouveau corps malgré le déclin du monde civilisé, et de manière générale comment le Réseau reste actif et fonctionnel alors que la civilisation semble s'être écroulée, et notamment sans électricité a priori. Du coup, c'est un bel album, avec pas mal de bonnes idées, mais je ne suis pas vraiment sous le charme.

21/03/2022 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Carbone et Silicium ? L'évolution, enfin plutôt la déchéance, de notre monde vu par 2 intelligences artificielles. La première moitié m'a vraiment bien plu. C'est bien raconté, au travers de leur vision on a un tableau bien pessimiste de l'avenir de notre société, et de notre planète. La critique de notre monde ultra connecté et la catastrophe écologique qui nous attend appuie bien là ou ça fait mal. Chapitres après chapitres, nos semblables continuent de creuser. Tout ça est mêlé avec la vie de nos 2 robots et cela se combine fort bien. Comment ils évoluent au milieu de tout ça, comment ils se forgent leur propre libre arbitre. Même si c'est pas novateur c'est efficace. Il y a quelques péripéties qui agrémentent bien tout ça, comme la fugue de l'un des deux, ou la date limite de leur existence qui approche. C'est dynamique. J'ai trouvé des longueurs dans la deuxième moitié qui a du mal à se renouveler. Les chapitres se succèdent et se ressemblent. On va toujours plus loin dans le futur, on va toujours de plus en plus mal, mais il ne se passe pas toujours grand chose. Exemple : Accra an 211. Pendant 5 pages nos 2 robots se disputent car comme depuis 3 chapitres ils sont en désaccord sur l'issue de tout ça. Puis pendant 5 pages l'un des deux recharge sa batterie en contemplant une famille. Aucun intérêt objectivement. C'est un peu dommage que cette deuxième moitié soit plus molle, et vire un peu trop dans la philosophie. C'est moins dynamique. Graphiquement c'est pas mal, et il y a quelques cases magnifiques. Comme par exemple ce chapitre où ils sont posés sur un immeuble ravagé. Il y a de l'eau qui monte jusqu'au 3e étage, et autour d'eux, des baleines errent dans les rues submergées. Magnifique. Au final un bel album que je suis content d'avoir lu.

07/12/2021 (modifier)
Par Solo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Solo

Je ne suis pas facilement adepte du genre science-fiction, alors j'ajoute un coup de cœur à Carbone & Silicium pour avoir réussi à me transporter du début à la fin. On démarre en 2045 (an 0 pour l'ère humanoïde), année où l'être humain met en route ses premiers robots à l'intelligence artificielle surdéveloppée. Leur fonction cérébrale est aussi dotée d'un "esprit" aussi complexe et contradictoire que celui de leur créateur, dans laquelle les émotions individuelles et les désirs primaires font face à la culture, la raison et l'éthique. Deux humanoïdes identiques, une femme (Carbone) et un homme (Silicium), prennent vie dans les labos de la Tomorrow Foundation, entreprise où l'ambition des scientifiques entre en conflit avec la perspective des investisseurs capitalistes, eux-mêmes menacés par le concurrent chinois Mekatronic. Puis, on découvre non sans horreur l'évolution de la civilisation sur près de 300 ans et à travers le regard de ces 2 personnages, interconnectés et non dénués de sentiment entre eux. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est la facilité à laquelle on peut avancer d'une époque à une autre et d'un lieu à un autre (préparez vous à faire le tour du monde) sans jamais nous donner une impression de précipitation. Bien au contraire, la notion d'intemporalité est bigrement présente. Cela se traduit par le mutisme des scènes, la contemplation de l'environnement, la réflexion et le fait bien sûr d'avoir deux personnages capables de traverser les âges. Possédant le savoir de l'Humanité et aptes à ressentir les mêmes émotions que nous, ils portent un regard extérieur sur cette anthropocène tout en cherchant à comprendre les motivations de leur propre existence. C'est une dystopie où les 2 héros cherchent espoir, beauté et idéal au milieu de ce chaos. En soi, l'avenir présenté n'est pas beau à voir du tout. Mais malgré tout, on peut continuer à y croire jusqu'au bout (et la fin vaut le détour, l'épilogue met un très beau point final au récit). En parlant de beauté: graphiquement, le dessin est franchement époustouflant. Ça ne laisse pas indifférent et certains pourraient être rebutés par la déformation des corps (humains ou pas). Moi-même bousculé au début, je m'y suis fait très rapidement. Les paysages sont saisissants et parfois vraiment à couper le souffle. Les scènes dans la "matrice" sont incroyables de beauté, où les esprits flottent dans l'air au milieu de cet environnement doré. Vraiment fabuleux. A vrai dire, je n'ai pas vraiment de défauts à lui donner, à part le fait que certains passages m'ont plus intéressés que d'autres certainement. Mais c'est le genre de bouquin où une nouvelle lecture me permet de l'apprécier autrement... Préface et Postface très intéressantes, bref il y a trop de choses à dire et cet ensemble donne envie d'écrire un avis qui dépasserait le nombre de caractères maximum autorisé :). Cette histoire mérite sa réussite commerciale et elle peut faire aimer la Science-Fiction à ceux qui y sont a priori réticents. C'est aussi à lire plusieurs fois pour tirer toutes les pensées qui s'en dégagent, alors pourquoi pas le garder chez soi ?

21/11/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Comme dans Shangri-La, Bablet use de la SF pour développer certaines critiques, voire une critique de nos sociétés. Je trouve que c’est ici mieux équilibré, j’ai trouvé la narration plus fluide et en tout cas plus captivante sur la longueur – et heureusement, car c’est un pavé quand même ! Au départ les questionnements tournent surtout autour des relations créateur/créature, IA et vie humaine, une IA peut-elle avoir une conscience, etc. Puis, rapidement, alors même que les IA deviennent quasiment les seuls personnages sur lesquels on s’attarde (Carbone et Silicium donc), arrivent tout un tas de sujets d’actualité (migrations de réfugiés, conséquences du changement climatique, etc.). Des sujets « sérieux » donc, mais jamais rébarbatifs, traités de façon « légère », avec une narration aérée (même si certains rares passages sont un peu bavards). Mis à part ces IA, la SF développée ici est sans esbroufe, simple. Cela se déroule dans des décors presque contemporains, « normaux » - tout en mettant en avant une vision assez noire, pessimiste de notre futur proche. L’ensemble est en tout cas très bien mis en valeur par le dessin. Si je ne suis pas fan des visages (mais je m’y suis fait), j’ai trouvé le côté graphique plus que chouette, certaines planches sont vraiment magnifiques ! Et, surtout, j’ai vraiment aimé la colorisation, les aspects rouille, marrons, avec un rendu parfois de pellicules photos solarisées. Même les passages où le bleu domine sont très beaux. Un gros pavé donc, mais une lecture agréable, une réussite du genre.

28/09/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

J'ai su que cette BD commençait bien lorsque j'ai dû la fermer après la préface pour digérer ce qu'il y avait dedans. Oui, après la préface. Mais elle est tellement dense à elle seule que j'avais envie de garder pour moi les mots et les digérer pendant un petit moment. Cela n'augurait que du bon pour la suite. Et je suis effectivement tombé sous le charme de ce qui s'ensuit. L'histoire est dense, un peu trop dense pour être résumée, dont tout l’intérêt est justement le brassage de sujets qu’elle va permettre. On sent que Bablet a eut le temps (comme il le dit lui-même) de poser et réfléchir à son histoire. C’est l’un des aspects que je préfère dans cette BD, parce que cela saute au visage à la première lecture, qui en appelle une deuxième dès que la lecture est finie. Dans les points négatifs que je peux souligner d'entrée de jeu, il y a quelques redondances avec l’œuvre précédente de Bablet, Shangri-La, autour de l'obsolescence programmée ou de la consommation à outrance de neuf, notamment. C'est léger comme détail, et je dirais presque que cette BD est une poursuite de la première, se permettant d'aller plus loin dans les réflexions de l'auteur. Pour le reste, et très franchement, j'ai adoré ce que la BD développe. Comme le souligne Alain Damasio en postface, c'est avant tout une histoire d'amour qui est évoquée, une histoire sincère d'amour entre deux intelligences artificielles qui se développeront de manière bien différentes mais qui se retrouvent régulièrement pour échanger leurs conceptions du monde. Monde qui évolue par ailleurs, avec et sans eux, de façon bien cynique et grinçante dans une vision, ma foi, assez réaliste du changement climatique et des bouleversements que connaitra la Terre dans le futur. Disons que c'est pas jojo et qu'il y a de quoi déprimer. Mais, et c'est là toute la force du récit de Bablet, la BD dégage avant tout une sensation d'espoir et de rédemption. La fin, belle et mélancolique avec un final en beauté, est dans ce ton qui traverse toute l’œuvre : à la fois désabusé et parfois triste quant à l'évolution de nos sociétés, mais aussi émerveillé et empli d'espoir. La beauté de la nature, la quête d'un sens à la vie, la transformation du monde, les nouvelles valeurs... C'est plein de thématiques qui sont traitées en filigrane de cette histoire dense, et pour un peu je dirais presque que l'histoire est avant tout celle d'un monde qui change et que les deux protagonistes ne sont qu'une façon de nous le dévoiler. Je pourrais parler plus longuement de cette BD, de la façon dont des thématiques surgissent à l'improviste sans jamais véritablement prendre le pas sur le récit, qui progresse toujours plus avant sans s'arrêter mais qui sait prendre le temps de contempler aussi. C'est une mécanique parfaitement bien huilée, qui se déroule logiquement jusqu'au point final du récit. Et la longue traversée qu'auront connus les deux intelligences artificielles m'a marquée, je dois l'avouer. Parce que Bablet semble prendre à la fois toute la noirceur de notre futur mais aussi l'espoir et l'optimisme sur nos nouvelles technologies, nos sociétés et notre mode de vie. C'est peut-être un peu niais, un peu trop gentil, mais j'aime ce ton qu'il a donné. Le récit est dense, très dense, et porte parfaitement bien ce qu'il dit. On ne s’ennuie pas un instant et je n'ai jamais eu la sensation d'être perdu dans ma lecture. C'est beau, mélancolique et optimiste. Une réussite totale, Bablet me séduit de plus en plus. Merci à lui !

25/06/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Cet album m'a attiré dès que j'ai vu les avis positifs sur ce site, mais je voulais attendre de pouvoir emprunter l'album à la bibliothèque vu que je n'avais pas été captivé par Shangri-La du même auteur. Disons que j'ai bien fait. J'ai bien aimé le scénario au début. Un récit sur l'intelligence artificiel n'est pas nouveau et les thématiques développées ne sont pas des plus originales, mais c'est bien fait et les deux personnages principaux sont attachants. Le problème est qu'à force de faire des sauts dans le temps, j'ai commencé à me détacher un peu du récit. En fait, j'adore environ le premier et le derniers tiers du récit et le milieu ne m'a pas du tout captivé et j'ai trouvé certains chapitres un peu inutiles : Carbone et Silicium ont les mêmes interrogations dans ces chapitres et tout ce qui change c'est leurs corps. Heureusement que cette partie est plutôt courte et se lit vite ! Donc voilà je trouve que c'est un bon album que je ne mets pas dans mon panthéon personnel parce qu'il n'a pas réussi à me captiver du début jusqu'à la fin. Le dessin est très bien même si je ne suis pas fan de la manière dont l'auteur dessine les têtes. Pour l'instant, Mathieu Bablet fait partie des auteurs que je trouve talentueux, mais qui n'ont pas un style qui ferait en sorte que je trouverais leurs œuvres excellentes.

22/05/2021 (modifier)