Les derniers avis (7342 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dai Dark
Dai Dark

C'est mon frère, féru d'animé, qui m'avait fait découvrir l'univers déjanté de l'autrice Q-Hayashida avec sa série Dorohedoro. J'étais donc très curieux de découvrir la nouvelle série de Q-Hayashida ! Et le moins qu'on puisse dire c'est que côté barré et déjanté, on est servi ! "Dai Dark" nous plonge dans de la SF mâtinée de dark fantasy, nous immergeant dans un univers où personnages et lieux d'action se tirent la bourre pour être celui qui surprendra le plus. Notre héros Sanko Zaha a en effet des os qui auraient la capacité de réaliser n'importe quel voeux ; c'est donc affublé de son comparse Aviakan, une espèce de garde du corps squelettique qui fait autant office de couteau suisse que de compagnon d'arme ou de déconnade, que nos deux loustics vont devoir défendre chèrement leur peau, face à toute sorte de créatures voulant s'approprier ce fameux pouvoir. On flirte avec un surréalisme spatial où le gore et le dark s'invitent volontiers dès que possible, tout ça emprunt d'une légèreté et d'une insouciance détonante de la part de notre cher Sanko Zaha, créant ainsi une ambiance assez unique qui sera à mon avis clivante pour le lecteur. C'est typiquement le genre de lecture qu'on aime ou qu'on aime pas, mais l'entre deux ne me semble guère possible. Pour ma part, j'ai adoré me faire surprendre chapitre après chapitre, devant telle situation loufoque, gore, ou un personnage complètement barré (mention spéciale à Death Delamore ^^ ). Côté graphisme on est aussi assez loin des standards du genre, Q-Hayashida proposant un très nerveux et expressif qui colle à merveille à cet univers sombre et unique. Voilà en tout cas une série atypique qui ravira les lecteurs qui aiment se faire surprendre et sortir des sentiers battus ! Espérons que la suite soit tout aussi déjantée !

23/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Rhââl-Han - Le Fils des âges des filles pas farouches
Rhââl-Han - Le Fils des âges des filles pas farouches

Quelle belle surprise que ce pastiche proposé par Howard Mc Cock (Lol). Les anglicistes qui ont de l'humour (un pléonasme) devinent immédiatement que l'on va parler sexe avec ce Rhââl-Han. Rhââl-Han probable ancêtre préhistorique de Rhââ-lovely pour son cri de victoire extatique est le frère pastiche du célèbre Rahan. C'est comme dans toutes les familles, on cache longtemps celui dont on a un peu honte. C'est malheureux que le célèbre pourfendeur de tigres aux dents de sabres n'ait pas voulu nous présenter ce parent qui lui ressemble "comme deux gouttes d'eau qu'auraient rien à voir !". Même si je doute qu'à l'époque où je montais des gadgets en lisant Rahan, Rhââl-Han eût pu passer la porte de ma chambre. Car au-delà d'une représentation sexuelle explicite masculine virile classique notre ami Mc Cock propose à Rhââl-Han la visite complète de la maison. Interracial, homo, bi, Rhââl-han n'a aucun préjugé et y trouve son plaisir à chaque fois. Il est même papa poule d'un adorable petit Tégévéh car sa délicieuse maman n'a pu résister au sort lancé par la copine de l'horrible Maâ-Kron "le courtes pattes". Un pastiche, c'est toujours le risque de déplaire aux purs et durs amoureux du héros d'origine. Howard prend la précaution d'introduire (re lol) son héros, d'autant plus que Rahan n'est pas seul dans cette galère. A vous de les découvrir. C'est la BD de chez Tabou la plus drôle que j'ai lue. Enfin il y la forme. On est très loin des BD sexes, N/B, vite faites (pas toujours) bien faites. Tabou nous propose un album très soigné au graphisme semi-réaliste très réussi. Mais pour moi le top ce sont les couleurs et la mise en page. On a tout ! Des pages bien ordonnées à l'ancienne et des découpages qui explosent la page, des doubles pages grandioses avec des couleurs psychédéliques. Un vrai feu d'artifice comme dans les films au moment où... Sur une même page le ciel prend huit couleurs différentes. Un vrai moment d'humour extatique pour adultes évidemment.

20/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Verte / Pome / Mauve
Verte / Pome / Mauve

J'ai eu une très bonne surprise en lisant ces deux albums: Verte et Pome .J'ai une préférence pour le premier opus. Le second est centré sur le personnage très drôle d'Anastabotte mais laisse un peu de côté Gérard et Soufi. Pome en bonne copine n'apporte pas ,à mon avis, la richesse et l'humour d'altérité de Soufi Marie Desplechin nous entraine dans le quotidien d'une petite fille pas si ordinaire. Verte est fille de sorcière mais avec son caractère bien trempé, c'est une particularité dont elle se serait bien passée. Desplechin prend alors le contre-pied de la littérature dominante dans ce domaine. Verte est surtout à la recherche de son identité, recherche de ses origines via son père et d'elle même via son inné. Pour y arriver elle ne pourra pas s'affranchir de la culture familiale. Le trait fin et gracieux de Magali Le Huche met bien en valeur les sentiments exprimés par les personnages. C'est souvent drôle et bien observé. Les relations entre Verte, Ursule sa maman( en conflit) et Anastabotte sa grand-mère ( en complicité) sont vraiment un régal. Des dessins accessibles aux plus jeunes( 8-10 ans), des pleines pages remplies de détails et un lettrage facile rendent l'oeuvre accessible aux enfants. Toutefois certains concepts plus adulte , la tolérance et l'altérité méritent une lecture partagée. Une lecture très agréable lecture qui sera poursuivie bientôt par Mauve que je ne manquerai pas. Avis sur le troisième tome, Mauve : J'attendais avec impatience la parution du troisième volet des adaptations des romans de Marie Desplechin. Je ne suis pas déçu du tout du tout. C'est un peu normal quand le roman d'origine est le meilleur roman jeunesse de son année. Verte et Pome étaient une gentille mise en place d'un monde de sorcières transparentes et intégrées dans un univers très réaliste . Les thématiques de l'identité, du respect de ses origines et de l'affirmation de sa culture ou de sa personnalité y étaient dominants. Ici Desplechin invite ses jeunes lecteurs a changé de braquet. La réflexion sur la violence banalisée est omniprésente. On glisse d'une thématique du harcèlement des cours de récréation tout doucement vers de l'épuration ethnique. Toute l'intelligence du récit est de montrer l'insaisissable que ce soit pour les victimes et pour les bourreaux. Contre qui se battre? Comment prendre de la distance vis à vis des paradigmes de foules haineuses? Comment se défendre et défendre ceux que l'on aime quand le droit semble aveugle ou inopérant? Ici point de cape, de balais ou de baguettes magiques mais plutôt une ambiance d' autodafés ou de bûchers. Le dessin de Magali Le Huche sans l'air d'y toucher m'a collé aux personnages. Les sentiments d'angoisse, de désespoir, de peur et de révolte y sont admirablement peints dans les mimiques de nos gentilles sorcières. Son découpage est astucieux alternant les doubles pages apaisantes et les pages aux cadres petits qui multiplient la frénésie irréfléchie . Des murs, des espaces clos des foules qui se referment sur nos victimes amplifient ce sentiment de réduction des espaces de liberté. Si Mauve est le personnage central, elle n'apparait presque pas et n'a pratiquement aucune ligne. Chez les gentils point de super héros, c'est l'esprit solidaire de l'équipe qui pourra faire face. Jusqu'à quatre pages de la fin le dénouement aurait pu être autre sans que le récit n'en soit perturbé. Pour moi c'est une très bonne œuvre pour la Jeunesse qui permet de partager sur des thèmes fondamentaux avec un côté attractif et récréatif plaisant sans être moralisateur.

12/03/2022 (MAJ le 20/04/2022) (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sarane
Sarane

C’est après avoir lu l’avis de l’excellent Bamiléké que je me suis rendu compte que je ne connais pas cet album du brillant Christian Lax. Ni une ni deux, je me suis procuré Sarane. Et vous savez quoi ? j’ai bien fait car cet ouvrage est un petit bonbon sucré. Que c’est bon de s’enfoncer avec dans le désert du Sahara avec cette femme qui se retrouve dans un univers africain qui n’est pas le sien. Le graphisme est délicat et un peu fragile. Les couleurs sont chaudes et lumineuses. Chaque case est une lithographie. C’est un régal pour les yeux. Que c’est beau notamment les visages des personnages, des jeunes comme des vieux. Lawrence d’Arabie n’est pas très loin ! La dimension étrange du début du récit s’intègre paradoxalement très bien dans la globalité de celui-ci. C’est subtil. Tout est maitrisé avec pourtant de nombreux allers et retours entre le présent et le passé. Je me suis régalé de ce voyage sensuel au fin fond du désert. L’auteur du Choucas est au top de sa forme. A lire absolument.

17/04/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bugaled Breizh - 37 secondes
Bugaled Breizh - 37 secondes

Pas besoin d’être un breton pour découvrir cet album magnifique. Pascal Bresson et Erwan Le Saëc ont su nous replonger dans l’affaire du Bugaled Breizh, chalutier qui a coulé mystérieusement en janvier 2004 dans les eaux britanniques au sud du Cap Lizard emportant 5 malheureux marins. A travers un journaliste sur le déclin mais fort en gueule, nous suivons l’enquête. Les incohérences sont nombreuses. C’est palpitant. Vous ne pouvez lire ce récit que d’une seule traite ! La question sous-jacente que pose cet album… pouvons-nous avoir foi aveuglement en l’état et à son armée ? On peut en douter. 18 ans après ce drame, les familles de ces marins sont toujours en attente, afin de comprendre ce qui s’est passé réellement. Deux scénarios s’affrontent. Celui d’un malheureux accident ou plus certainement d’un accrochage avec un sous-marin au cours d’un exercice militaire. Ne serions-nous pas devant un mensonge d’Etat ? Difficile de comprendre pourquoi si nous étions sur un banal accident, certains éléments sont toujours classés secret défense ! Les zones d’ombres sont nombreuses. Au-delà du scénario parfaitement maitrisé, je suis subjugué par le graphisme d’Erwan Le Saëc. Le trait est précis et fin. Les paysages et les scènes maritimes sont sublissimes. L’effet wahou est là ! Un plaisir pour les yeux cet album. Et que dire de la couverture avec son océan de sang et une ombre inquiétante ! c’est admirable. BD a vous procurer en urgence car malheureusement toujours d’actualité. Un gros coup de coeur.

16/04/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ed Gein - Autopsie d'un tueur en série
Ed Gein - Autopsie d'un tueur en série

Bammmm ! Ça calme ça comme album !!!! Harold Schechter nous raconte l'hallucinante vie de ce terrible tueur en série qui inspira le roman psychose et son adaptation au cinéma par Hitchcock avec le talentueux dessinateur Eric Powell (The Goon, Hillbilly ou encore Big Man Plans). J'avoue que je ne connaissais pas du tout l'histoire de ce tueur en série et que je me suis fait captiver et pleinement surprendre par ce récit. Les auteurs ont l'excellente idée de recontextualiser l'horreur en nous racontant l'enfance et le cadre familial dans lequel Ed Gein a grandit. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'a pas été aidé de ce côté là, entre un père feignant, alcoolique et violent et une mère bigote et autoritaire. C'est pourtant cette dernière qui restera toute sa vie son phare et sa raison de vivre... puis sa raison de tuer... Timide, un peu simple et pas très dégourdi, Ed va survivre tant bien que mal dans ce Wisconsin profond des années 50'. La mort de sa mère va achever de le faire basculer dans la folie profonde et lui faire commettre les pires atrocités imaginables. Comme les policiers qui débarquent chez lui après la disparition de deux femmes dans son village, on tombe littéralement sur le cul quand les macabres découvertes qu'ils vont faire nous pètent à la gueule. Et c'est ce qui va marquer un pays entier au travers de cette histoire, c'est de réaliser que le danger et l'horreur ne viennent pas forcément de l'autre bout du monde ou de l'espace mais qu'il peut être tapi en son sein, juste à côté de chez soi. Eric Powell fait des merveilles en usant d'une colorisation toute en nuances de gris qui met pleinement en valeur son trait très expressif, surtout quand il s'agit des visages de ses personnages. Voilà un album des plus réussi sur un personnage hallucinant qui aura marqué de lugubre façon l'humanité.

16/04/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Janardana
Janardana

Oouhhh la jolie pépite que voilà ! Très inspiré (et influencé par Miyazaki), "Janardana" se révèle être un magnifique one shot qui ravira tous les amateurs d'aventure et d'exotisme ! Marcel Piton, ancien militaire et baroudeur a fini par se poser dans le sud ouest de la France où il y a monté une petite entreprise de pêche avec quelques associés. Le nouveau facteur du village lui apporte en main propre un courrier qui va le mettre dans tous ses états et le replonger dans un passé qu'il croyait révolu. Son jeune ami Dev qu'il s'était fait en Inde lorsqu'il était militaire vient de lui envoyer un appel à l'aide ; ni une, ni deux, Marcel embarque pour l'Inde pour retrouver son ami. S'il reste introuvable, il va rapidement faire connaissance de son espiègle fille avec qui il va se retrouver plongé dans des aventures hautes en couleur ! Entre des personnages truculents et des paysages somptueux, on est rapidement captivé par ce récit. Antoine Ettori qui assure scénario et dessin s'est fait plaisir et le partage volontiers pour notre plus grand bonheur ! Les amateurs de Miyazaki ne pourront qu'être comblés par cet album qui fleure bon le studio Ghibli, tant dans les thématiques et les personnages mis en scènes que par cette mise en couleur tout en aquarelle qui donne chaleur, ambiances et lumière à ses planches. J'ai aussi apprécié la façon d'aborder les sujets graves sans donner dans la morale mais sans faire dans le compromis ni la mièvrerie non plus. L'aventure est au rendez-vous et on dévore ces 150 pages sans s'en rendre compte ! Bref, une très bonne surprise que cet album que je recommande chaudement !

16/04/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Maudit sois-tu
Maudit sois-tu

Vous ne connaissez pas Nicholas Zaroff ? Un oligarque russe - pas très sympathique - qui n’a qu’une idée en tête … se venger de ceux qui sont responsables de l’internement dans l’asile de Bedlam à Londres jusqu’à la fin de ses jours de son aïeul. Le temps a passé. Le comte Zaroff va donc s’en prendre aux descendants des coupables d’antan qui ont engendré le malheur sur sa famille pendant un siècle et demi. La vengeance est un plat qui se mange froid ! Le comte Zaroff est un chasseur particulièrement sanguinaire. Son plaisir est immense au contact du sang de ses proies. La poursuite, la filature, et l’affût sont sa came ! Et le lecteur que je suis a pris un plaisir incommensurable dans cette traque sanguinolente dans les égouts de Londres avec un peu de docteur Moreau et un peu de Frankenstein. Je suis juste baba par la qualité du scénario mais surtout par le graphisme magnifique de Carlos Puerto. On touche au sublime et à l’admirable. La colorisation sombre rend l’atmosphère particulièrement glauque. J’en ai des frissons dans le dos. C’est du fantastique particulièrement réussi. Du super méchant psychopathe bien croustillant. Une découverte durant les 48h de la BD. Je vous encourage à vous plonger dans cette chasse dans laquelle le gibier est un humain. Vous aurez le goût du sang dans la bouche. C’est savoureux.

16/04/2022 (modifier)
Couverture de la série La Malédiction de Vanilsa
La Malédiction de Vanilsa

Décidément, les éditions Desiba ont publié pas mal d’auteurs italiens au talent notable, mais qui n’ont pas forcément fait long feu dans le milieu de la BD. Et c’est bien dommage si l’on découvre comme moi le travail de Nenzioni sur cet album. En effet, son dessin est vraiment superbe – il justifie à lui-seul mon coup de cœur. Très classique, avec un trait réaliste très fin, utilisant très bien le Noir et Blanc (même si parfois l’encrage est un peu faiblard – c’est dommage), il allie simplicité et sophistication, donnant parfois à certaines planches des allures de gravure, ou de photos insolées et retravaillées. Un dessin minutieux en tout cas, qui enlumine, et illumine bien l’histoire. L’histoire donc. Sans doute moins captivante que le dessin. Mais pas inintéressante, se déroulant dans univers arthurien revisité. Peu de textes (souvent en voix off), une narration lente, un peu poétique. C’est plus une affaire d’ambiance, qui prime clairement sur l’action proprement dite. Mais cette ambiance colle bien au dessin (ou inversement). Un album qui mérite le coup d’œil en tous les cas. Et que je suis étonné d’être le premier à l’aviser plus de quarante ans après sa sortie. Note réelle 3,5/5.

15/04/2022 (modifier)
Couverture de la série La ville d'Ys
La ville d'Ys

Encore une Bd sur la mythologie celtique qui brasse le réservoir des légendes de cette vieille Bretagne d'avant la chrétienté ou disons pendant la période de transition entre paganisme et chrétienté ; je suis toujours preneur de ce genre de sujet, étant fasciné par tout cet imaginaire. Malheureusement, même si je la met en coup de coeur, je suis en colère de savoir que la série est abandonnée et par conséquent, ce qui prenait un relief, une envolée extraordinaire, une tournure vraiment consistante est perdu à jamais parce qu'il n'y aura pas de conclusion à cette épopée. Mon coup de coeur est donc exclusivement attaché au caractère fascinant que dégage cette Bd qui aurait sans aucun doute pu être une très grande Bd. Le récit propose à l'instar de bandes comme Les Druides ou Ys, la légende, une version un peu différente de la fameuse légende sur Ys la fabuleuse cité engloutie par les eaux ; l'histoire est bien contée telle que je la connaissais, mais elle s'accompagne d'une dimension un peu métaphysique ou disons plus spirituelle et psychologique que celle que j'ai pu voir dans d'autres Bd. Rodolphe manie le mystère autour de Gradlon, Dahut et Morgwen en incorporant magie et fantastique breton tel que je pouvais m'y attendre. Le tout est parfaitement illustré par un dessin explicite en mode peinture ; parfois je n'apprécie pas toujours ce style très pictural, ça dépend des sujets, mais dans le cas présent, ça donne une interprétation flamboyante de la légende, le fabliau est transcendé par des images d'un baroque irrésistible qui dégagent une atmosphère unique et envoûtante. Son seul défaut est d'être un peu sombre dans le tome 1, il devient plus lumineux dans le tome 2, mais d'un autre côté, je comprend très bien que ce dessin est adapté à cette narration et à cette ambiance celtique qui comme Complainte des landes perdues, emprunte aux légendes d'un passé médiéval obscur et très ancien. Une totale réussite graphique et narrative, hélas sans fin réelle...

15/04/2022 (modifier)