Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (7054 avis)

Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

J’ai lu d’une traite ce gros pavé. Album passionnant, polar bien écrit, fluide et aux rebonds qui captent l’attention du lecteur jusqu’à la résolution de l’intrigue. Le trio Batman, Jim Gordon et Harvey Dent, le procureur, se sont lancés à la poursuite d’un tueur en série qui attend chaque fête du calendrier pour commettre ses crimes. Pistes et fausses pistes se croisent, et le trio patine face à l’impossibilité d’arrêter l’assassin. Le personnage de Batman traverse lui aussi des moments de doute et d’impuissance. Confronté à une mafia « à l’italienne », Batman doit affronter le système tentaculaire du grand banditisme, mais il est rattrapé par les doutes au sein de sa propre équipe d’enquêteurs. Chaque personnage a sa part d’ombre et le camp des bons et celui des méchants ne sont pas aussi étanches qu’il y paraît au premier abord. Même la solution de l’intrigue a sa part d’ombre qui nous laisse un goût d’inachevé. Est-ce le bon coupable ? Le tout est d’une grande maîtrise ! Le dessin tout en ombre et en lumière, au découpage impeccable, est splendide. Rien à dire, c’est vraiment un album majeur.

19/09/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Tueur
Le Tueur

Je suis sûr que vous êtes tous pareils. Quand vous êtes dans une librairie, chez un bouquiniste ou à la médiathèque, vous êtes en quête d’un album qui va aiguiller vos sens. Vous cherchez la perle à 4 ou 5 étoiles. Pour vous aider il y a mieux que farfouiller ou fureter. Il a les conseils d’un pro et me concernant ce sont ceux de Paco qui m'ont aidé à trouver une série admirable ! C’est magnifique d’avoir un poteau qui travaille au sein d’une médiathèque et d’être accompagné. « Tu as déjà lu cette série ? Ben non. Prend cela va te plaire » C’est rapide, directif et diablement efficace. J’ai dévoré les albums les uns après les autres. Il me connait bien le bougre. C’est ma came cette série. J’adore. J’ai l’impression de retrouver le frère de Léon, le tueur à gages de Luc Besson. Il refroidi les cibles désignées sans trop se poser de questions existentielles. C’est pour lui un boulot comme un autre même si l’hémoglobine est souvent présente. Il est seul et sans ami. Il n’y a que le pognon qui l’intéresse. Notre héros est froid mais je l’avoue attachant au final. Pas au point quand même de le trouver sympathique. C’est toute l’ambivalence de cette série. C’est parfait. Cette série est un bijou terrible. Pas de temps mort. Il y a du rythme. Les rebondissements sont nombreux qui font que tu ne peux pas lâcher cette lecture palpitante. Les flashbacks sont nombreux mais cela ne va pas casser la cadence de lecture. Juste une petite pause pour reprendre son souffle avant de repartir de l’avant. Le graphisme n’est pas magique. C’est simple mais terriblement efficace. Peut-être un trait peu trop saccadé. Le découpage par contre est très étudié avec un cadrage comme au cinéma. Très efficace. Paco encore un grand merci de m’avoir fait découvrir cette série. J’étais passé complétement à côté. A découvrir ou à re découvrir. 4 étoiles bien sur.

19/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Banquier du Reich
Le Banquier du Reich

Le premier mot qui me vient après ma lecture : waouh. J'aime les bd historiques et plus particulièrement celles qui racontent la "petite histoire" avec ses conséquences sur la "grande histoire". Ce diptyque raconte la vie de Hjalmar Schacht de 1923 à sa mort en 1970. Personnage énigmatique, Schacht était un banquier et un économiste de renom, qui après la défaite de l'Allemagne en 1918 et le traité de Versailles, va essayer de remettre son pays sur le devant de l'échiquier mondial. Pour cela il ira jusqu'à être le ministre des finances d'Adolf Hitler. Quelle maestria dans la narration, Boisserie et Guillaume ont la merveilleuse idée de nous conter cette histoire sous la forme d'un interrogatoire entre Schacht et un agent du mossad, ce qui permet de faire cogiter nos méninges. L'agent du mossad, dont l'identité nous sera dévoilée à la fin du tome deux, fait contre poids aux dire du banquier. Chacun aura sa propre idée sur cet économiste. Deux couvertures austères qui mettent de suite dans l'ambiance. Le dessin rétro nous transporte de suite dans ces années d'entre deux guerres. Ce n'est pas mon style, mais il est tout à fait en harmonie avec le récit. Une petite merveille que je conseille vivement.

19/09/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Une véritable claque visuelle ! Dès les premières pages, nous sommes subjugués par des pleines planches magnifiques, puissantes et pleines d'émotions. On sent que rien n'a été fait au hasard. Les détails, les décors, les expressions des personnages, les couleurs,.. tout cela mis ensemble, forme un tout qui dégage un "je-ne-sais-quoi" indescriptible, mais en tout cas, très émouvant et prenant. Concernant le scénario, la aussi, l'auteur est épatant. Nous accompagnons un photographe envoyé faire un reportage photo sur le "Dust Bowl". D'un point de vue historique, l'album est très enrichissant. Ayant 26 ans, je n'avais pas spécialement connaissance de ce point de l'Histoire et j'en ai beaucoup appris. Cette BD m'a également donné envie d'en apprendre plus sur ce phénomène, elle a attisé ma curiosité. De plus, le personnage principal est agréable à suivre. Nous partageons ses questionnements et ses doutes. Nous nous remettons en question avec lui. Il y a une véritable évolution dans sa perception des choses, et la conclusion du héros m'a été très satisfaisante. Enfin, la bd est ponctuée de nombreuses "mini-histoires" grâce aux nombreux personnages secondaires. Cela m'a permis de mieux saisir les enjeux du "Dust Bowl". Je ne sais pas si cet album deviendra culte avec les années, mais dans tous les cas, visuellement c'est un chef d'œuvre. Gros coup de cœur 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

18/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Cinq branches de coton noir
Cinq branches de coton noir

J'eus aimé mettre cinq étoiles comme les cinq branches de coton noir mais pour mon deuxième avis je ne puis transgresser immédiatement l'article 1 de la constitution bdthèque, mais c'est à contrecœur ! C'est peut-être grâce à la documentation sur le Mayflower (XIII) et l'histoire des premières années des USA que Y. Sente nous offre un scénario engagé aussi original que bien ficelé à mon goût. Quand on y ajoute les excellents dessins de S. Cuzor et les très belles couleurs de M. Versaevel, on obtient un ouvrage de première qualité. D'autant plus que par sa présentation luxueuse cet œuvre ne déparera aucune bonne (et moins bonne) bibliothèque. En 1944, deux jeunes afro-américains, Johanna, par ses études, et son frère Lincoln, au front, rêvent comme beaucoup dans leur communauté de rétablir leur juste place, passée et présente, dans l'histoire des USA. Un document familial datant de la guerre d'Indépendance en 1776 va leur en donner l'occasion. Lincoln, Tom(portrait craché de Samy Davis Jr) et Aaron sont considérés comme soldats de deuxième catégorie puisque la ségrégation existe encore en 1944 au sein de l'armée US. C'est en 1948 que le Président Truman l'abolira en signant l'Executive order 9981. C'est aussi le premier Corps fédéral à le faire, les autres suivront petit à petit. Cela explique pourquoi nos trois soldats ne peuvent pas assister au show des girls venues distraire la troupe. Ils n'en ont pas encore le droit !!!! Mais le sang noir ressemble au sang blanc au pire moment de l'action. Catapultés dans les Ardennes Belges, nos Boys vont prendre en pleine face la contre-offensive allemande face à un ennemi remonté comme une pendule, très supérieur en nombre et bien décidé à reprendre le port d'Anvers et de refaire le coup de 1940 pour négocier une paix séparée avec les américains. On comprend pourquoi Schlupf n'a nulle envie de reculer ou de laisser partir des américains qu'il doit anéantir. D'autant plus que le drapeau envié est une pièce de très grande valeur qui pourrait être bien utile comme monnaie d'échange en cas de coup dur. Pour moi dans cette œuvre, il n'y a aucune fausse note.... ni blanche ni noire ( sauf la mienne).

16/09/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Toutou Détective
Toutou Détective

Le livre dont on est le héros n'est pas mort ! Ca existe même en bande dessinée, comme l'ont prouvé plusieurs éditeurs par le passé. Ynnis Editions, spécialisées dans les publications geeks, se lancent à leur tour dans l'aventure, en proposant une BD-jeu venue d'Italie. Nous suivons, ou plutôt nous orientons les aventures de Lucy, petite croisée de quatre ans, qui un beau matin, au détour de sa promenade (ou plutôt sa fugue, puisqu'elle sort du jardin de son maître par une porte dérobée, va se retrouver dans une drôle d'aventure... Ou plutôt plusieurs aventures potentielles, puisque le scénariste a prévu quatre histoires aux fins distinctes, qui permettent aux jeunes lectrices et lecteurs de passer de (très) bons moments de lecture, dans des décors champêtres ou sylvains ma foi plutôt agréables à l'oeil. Des histoires avec plein d'animaux, de créatures mystérieuses, qui constituent une belle entrée en matière dans le livre-jeu pour de jeunes lectrices et lecteurs. Je recommande.

16/09/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dessiner encore
Dessiner encore

Un album d’une force incroyable qui confronte le lecteur au traumatisme dont Coco, de son vrai nom Corinne Rey, dessinatrice à Charlie Hebdo, est victime après les attentats. Le 7 janvier 2015, la jeune dessinatrice est prise en otage par des terroristes qui l’obligent à ouvrir la porte de la rédaction de Charlie. Et là, elle assiste au massacre de ses amis. La scène est terrible et le bilan humain effrayant. Depuis ce jour, Coco est en état de choc post traumatique, elle y est aussi submergée par une culpabilité tenace qui s’ajoute à son mal-être. Graphiquement, elle formalise cette submersion en dessinant d’énormes vagues bleues qui font immédiatement penser à l’estampe d’Hokusai (la Grande Vague de Kanagawa) et qui l’emportent. Entre récit chronologique des événements, autoanalyse de ses sentiments et angoisses qui la poursuivent obsessionnellement, Coco tente de trouver la bonne thérapie pour s’en sortir. L’album est d’autant plus émouvant que la dessinatrice raconte aussi les jours heureux, les jours d’avant où tout le monde s’engueulait joyeusement ! C’est vraiment un album à lire.

15/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jimmy Corrigan
Jimmy Corrigan

C'est un ouvrage unique, et je vais y aller mollo sur la critique car une seconde ou plusieurs lecture(s) s'impose(nt) pour être convaincu. En tout cas, je dirais que c'est la forme et l'ambiance qui offrent la réussite à cette BD, avec ce récit aux apparences ennuyeuses. Apparences seulement. Je veux quand même préciser que c'aurait été un avis plus élogieux si je n'avais pas eu tant de mal à entrer dans le récit. C'est pas que je n'aime pas, mais je n'ai pas compris ce fouillis scénaristique du début, c'est à dire une cinquantaine de planches... J'ai eu l'impression de parcourir quelque chose d'expérimental et dénué de sens. Ma seule interprétation serait que le personnage était vraiment paumé à s'imaginer dans plein de situations, jusqu'à ce qu'il rencontre son père, évènement qui a permis de lancer une intrigue plus linéaire. Ou bien Chris Ware publiait ses story hebdos sans lien particulier au début, et puis il s'est dit finalement qu'il y avait matière à développer un truc solide. Je sais pas.. En tout cas ça manque de liant un moment donné et je dissocie beaucoup trop la première partie du reste pour être entièrement conquis. C'est à partir de la rencontre avec son père que j'ai pris un gros plaisir. D'autant que le déroulé de l'intrigue s'éclaire réellement à mesure que l'on en apprend davantage sur la famille de Jimmy... C'est superbement monté et cela donne une approche de l'individu social selon l'époque, c'est top. Et je finis par ce qui m'a le plus plu, le dessin et la forme. Ce sont essentiellement ces 2 éléments qui façonnent le récit et qui lui donnent une ambiance si particulière. Parcourir l'histoire par des citations de texte ne mènerait à rien sans image. Et là les images sont vraiment saisissantes. Le silence très pesant est au rendez-vous, ce qui paradoxalement donne une vie folle au bouquin. J'adore, et cela montre toute la complémentarité attendue dans une BD, la littérature, le dessin et l'ambiance qui en découle. Je n'ai rien à dire sur la colorimétrie qui est superbe à mes yeux, parfaitement dosée et agréable. Le cadrage des cases aussi, pouaah j'adore... L'ensemble dégage comme une profonde mélancolie, du regret, un regard vers le passé et une domination écrasante du temps présent. Les regards, les mimiques, la position des corps... tout ce minimalisme dégage énormément d'émotion à mes yeux. Et puis on trouve aussi des scénettes vitales qui prêtent à sourire ou qui laisse entrevoir un espoir réconfortant. Le rendu final en est particulièrement poétique. A lire pour les curieux qui n'ont pas peur d'une révolution littéraire. Les premières planches peuvent rebuter et c'est le gros malus que je donne au bouquin. Si le lecteur ressentira la même chose, j'espère qu'il gardera comme volonté celle de lire le récit jusqu'au bout, car cela mérite qu'on s'y attarde. Derrière ce semblant de monotonie ambiant, on peut se trouver agréablement surpris par le déroulé des évènements.

13/09/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)
Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)

Cet album nous transporte dans le Bronx des années 1920-1930, à une époque où le quartier se transforme sous les yeux de ses habitants pour accueillir toujours plus de familles. Et la vie de tous les jours se déroule sous nos yeux… Will Eisner, qui est un de mes auteurs préférés, sait traduire tout en sensibilité et subtilité l’ambiance de son quartier dans lequel on sent que le fragile équilibre social. Chaque histoire est humaine et semble, au premier abord, d’une grande simplicité : juste un petit morceau de vie, juste l’histoire d’une famille comme les autres, juste un petit incident. Mais à bien y regarder, on perçoit qu’en réalité Eisner aborde des questionnements humains profonds et éternels. Avec un rien de cynisme, il dépeint des destins d’hommes et de femmes, leurs rapports à la chance et à la malchance, leurs liens avec la religion, les effets de la réussite sociale sur un individu et de la déchéance, chez un autre. Les albums de Will Eisner me font penser aux films de Woody Allen dans leur traitement de sujets éternels sur fond de vie quotidienne. C’est profondément humain, intelligent et empreint d’humour, le tout servi par un dessin magnifique et précis.

13/09/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Zizi de l'ange - Chroniques d'un spectacle vivant
Le Zizi de l'ange - Chroniques d'un spectacle vivant

C'est avec Des espaces vides que j'avais découvert le trait très agréable de Miguel Francisco. Si son graphisme m'avait séduit, son premier album pêchait quand même au niveau de la narration, mais je m'étais promis de suivre son travail. Le voilà donc de retour avec cette fois une scénariste pour l'épauler. Marion Achard nous propose en effet de suivre une troupe de spectacle vivant en s'attachant, non pas à ce que tout le monde peut voir en se donnant la peine d'aller au spectacle, mais plutôt en nous montrant l'envers du décor et tout le processus de création et le quotidien semé d'embûches des intermittents du spectacle. Pour bien connaître ce milieu, j'ai trouvé que cet album sonnait juste, sans tomber dans le misérabilisme, tout en montrant le "choc des cultures" quasi quotidien de ce statut particulier face à "l'administration" et les autres difficultés familiales inévitables (travail le week-end, voyages, gestion des enfants...). Voilà un album qui montre simplement mais efficacement pourquoi le statut d'intermittent nous est si envié à l'étranger tant il permet à la création et à la créativité de nos artistes de trouver le temps de chercher, douter, essayer pour parvenir à la diversité créative qui nous est proposée. Marion Achard insuffle l'humour nécessaire à sa trame narrative pour relever le tout et coller au trait singulier de Miguel Francisco, qui donne aux visages de ses personnages une rare expressivité. Le tout fonctionne très bien, et fait éclater la passion qui anime ces artistes ; on réalise qu'un spectacle et sa création, c'est avant tout un sacré parcours du combattant !

10/09/2021 (modifier)