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Les derniers avis (7054 avis)

Couverture de la série Sousbrouillard
Sousbrouillard

Sans la considérer comme une œuvre majeure, l’histoire imaginée par Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg m’a beaucoup plu. Il s’agit d’un récit original, un récit feelgood qui finit mal… Ou pas, ça dépend des points de vue. Un récit dans lequel nous allons suivre un personnage à la recherche de son identité et de ses origines. Un récit dans lequel les secrets enfouis ressurgissent comme des bulles à la surface de l’eau. Sara, le personnage central, quitte ainsi la grande ville pour se rendre dans un village qui semble perdu hors du temps. Cela pourrait sembler très classique comme point de départ mais, d’une part, le style graphique de Terkel Risbjerg donne un aspect un peu underground à la bande dessinée et, d’autre part, la manière dont les faits sont rapportés apporte tout son sel au récit. On rebondit ainsi d’un personnage à un autre, chacun se révélant habile conteur et en disant finalement bien plus sur les autres que sur lui-même. Ce n’est qu’au fur et à mesure des révélations des uns et des autres que Sara finit par cerner le lien qui la relie à Sousbrouillard alors même que les différents habitants se découvrent. Sousbrouillard rend ainsi hommage à ces petites histoires qui font une histoire et la quête de Sara semble parfois bien loin alors même que tout ce qui lui est rapporté a un lien, parfois direct parfois plus éloigné, avec sa propre histoire. J’ai trouvé ce récit facile à lire, amusant à l’occasion, habile dans sa construction et joliment mis en images. Bien sûr, les multiples recoupements peuvent sembler faciles mais c’est un peu le principe de ce type de roman feelgood et, dans le cas présent, la fin de l’histoire vient compenser quelque peu le caractère trop gentil du script. Pas un chef-d’œuvre, donc mais une œuvre distrayante et disposant de suffisamment d’originalité pour sortir du lot.

12/10/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Deadwood Dick
Deadwood Dick

Je n'aurai pas assez de mots pour dire tout le bien que je pense de Deadwood Dick. Quelle lecture !! j'ai savouré ces trois récits, comme dirait l'autre tout est bon dans le cochon. Le dessin de très bonne facture, scenario qui tient en haleine de bout en bout, et les dialogues sont truculents, faut dire que le bougre n'a pas sa langue dans sa poche. Notre cow-boy a de la répartie, il a les répliques qui tuent, il aime les femmes, ce qui lui procurera pas mal de déconvenues. L'humour dans la série est bien dosé, les scènes d'actions sont jouissives (ça saigne quand même) Deadwood Dick rentre au panthéon du western. Culte !!!

12/10/2021 (modifier)
Par Polette
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Après des années de silence, je reprends la plume, euh enfin le clavier, pour vous dire à quel point ce récit m'a touchée. Un road trip du troisième âge c'est du déjà vu, me direz vous. Pourtant dans la lignée des romans graphiques sur les vieux, celui ci se distingue particulièrement. J'ai d'abord été attirée par la graphisme qui est tout ce que j'aime : trait précis, visages expressifs, de belles couleurs. J'ai trouvé dans l'épopée d'Amédée, le notaire retraité, une belle ode à la vie. En partant à la recherche de l'héritier de son ami, ce bonhomme sympathique va vivre des aventures cocasses aux quatre coins du monde des hauts de France. Il rencontre des personnages hauts en couleur qui lui en apprendront beaucoup sur son ami, mais il en apprendra encore plus, sans le savoir, sur lui même. Car au delà de ce coté amusant du scénario, j'ai particulièrement apprécié la réflexion que celui-ci apporte sur le temps qui passe, le coté éphémère de la vie, la nécessité de profiter de chaque instant. Le message de fond "ne passe pas à coté de ta vie" résonne encore dans ma tête après avoir refermé l'album.

11/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Ouaips!! La variation d'un thème classique ultra connu est un exercice très difficile dans tous les domaines. La bande dessinée ne fait pas exception. J'ai commencé par Wanted, au pif. J'ai tout de suite adhéré à l'œuvre de Matthieu Bonhomme que je ne connaissais pas. J'aime beaucoup le physique de LL, fin, racé et dynamique. Que dire des pétroleuses type Brigitte Bardot et Claudia Cardinale lancées dans un concours du premier bisou. succulent, quel idiot ce Luke!! C'est un petit tour vers le cinéma comme les cadrages proposés par M.Bonhomme. Mais on parle de Luke comme si il n'était pas humain s'interroge Cherry! L'auteur nous proposerait-il une introspection du cow-boy solitaire? Côté cœur? Côté remords? Avec toute cette horde sauvage de vieux personnages rangés sous la poussière des rayonnages Pete, Joss, Brad fils de Phil. J'ai une seule envie, c'est de rouvrir tous mes vieux albums que j'ai donné à mon fils. Je me rabats sur l'Homme Qui Tua Lucky Luke. Le dernier exemplaire du libraire, ouf. Pareil je trouve le scénario très bien ficelé avec une histoire touchante de handicap, ce n'est pas si courant!. Les couleurs font ressortir les ambiances de pluie, de colère, de haine aveugle d'une foule rouge de haine pour la première victime expiatoire venue. Les indiens feront très bien l'affaire d'un petit lynchage. Les mineurs furieux sont vite manipulés et aveuglés, ils sont portés par un chant digne du KKK où chien rime avec indien et porc avec or. Très fort. La nuit sera-t-elle rouge? ou l'après-midi? Le seul moment où Luke retrouve ses couleurs de sape , c'est pour se salir comme jamais! Miss Legs ne s'était pas trompée sur la valeur de l'humanité des hommes qu'elle aimait. Avec une telle créativité je peux dire comme Cherry "Lucky Luke! Vous serez toujours le bienvenu. Ici on vous aime."

10/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Je ne sais pas vous, mais quand j’étais gosse, il y avait un truc que j’adorais… faire un tour de manège et surtout décrocher la queue du Mickey ! Quelle fierté ! Que du bonheur de savourer cette prise qui semblait inaccessible. Avec cet album, j’ai de nouveau ressenti cette jubilation d’antan. Que c’est bon, que c’est délicieux d’être emmené en quelques planches loin de tout. J’étais pourtant un peu sur la retenue avant de me procurer Tananarive. Le battage médiatique autour de la sortie de cet album ne m’encourageait pas. J’ai pourtant craqué dès que j’ai feuilleté celui-ci. Mais que c’est beau visuellement. Un petit bijou graphique. Le dessin de Sylvain Vallée est juste terrible avec un découpage cinématographique. Les gros plans sont formidables et les personnages expressifs. Quant à l’histoire, je suis tombé à la renverse. Magnifique. Ce duo improbable, Amédée le notaire à la retraite et Jo l’aventurier bourlingueur, va vous entrainer dans leur sillage. Vous ouvrez l’album et vous ne pourrez pas le fermer avant de connaitre la fin. Hummmm c est exquis. Le scénario est maitrisé de A à Z. Pas une minute de temps mort. L’expédition du notaire en quête de l’héritier de son ami, va vous charcuter jusqu’en dans vos entrailles. C’est bouleversant. C’est que j’en reprendrais bien un peu de Tananarive. Oyé oyé chers lecteurs de BDthèque, précipitez vous dans votre librairie pour vous procurer cette pépite. Ce road trip sénior, c’est votre rayon de soleil assuré. Coup de cœur évidemment et un 5 étoiles ! Je ne peux pas mettre moins tellement j’ai aimé.

09/10/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Un été cruel
Un été cruel

Vous reprendrez bien un peu d'récit choral ? Toujours aussi doué pour nous construire des récits aussi torturés que les personnages qu'il met en scène, Ed Brubacker se lâche et nous propose avec ses comparses habituels (le duo Phillips père & fils) un pavé dense qui risque de décrocher quelques mâchoires. Et c'est sur le personnage de Teeg Lawless qu'ils jettent leur dévolu. Déjà personnage clé de la série Criminal, Teeg devient le pivot de ce récit le temps d'un été pas comme les autres... C'est toujours aussi sombre et désespéré (mais pas désespérant !), mais oh combien jubilatoire en tant que lecteur que de suivre le parcours de ces gueules et bras cassés qui s'escriment à fomenter le "casse du siècle" ou trouver l'amouuur. Mais la réalité est chez nos auteurs toujours cruelle et impitoyable. Si le rêve est permis, l’atterrissage est souvent brutal voire fatal, quelque soit le bord par lequel nos personnages abordent la toile tissée par noter cher Ed Brubacker. Un vrai maître de jeu qui se joue tout aussi bien de ses personnages que de ses lecteurs pour notre plus grand plaisir ! Pour ce qui est du graphisme, Sean Phillips et son fils Jacob ont su trouver un équilibre remarquable qui assois les ambiances noires nécessaires aux facéties de leur scénariste. Alors foncez, les connaisseurs ne pourront qu'être ravis, les néophytes conquis !

09/10/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Je viens de relire cette série dont je gardais un très bon souvenir et bien, j’ai à nouveau passé un très bon moment. Cette histoire de trahison, de spoliation, de vengeance et de manipulation est menée à un bon rythme. Le scénario est bien maîtrisé et la filiation avec Dumas, parfaitement assumée. Un travail de pro ! Dans la deuxième partie de l’histoire, les rebondissements du scénario s’enchaînent à un rythme de plus en plus rapide. On croit avoir atteint la fin de l’histoire et la résolution de l’énigme quand tout repart en arrière et on recommence. C’est très bien fait même si, de temps, l’auteur a recours à des raccourcis bizarres. Quelques pages de plus auraient peut-être permis de les éviter et de ralentir un peu le rythme dans la seconde partie du récit. Un peu trop de texte aussi dans certaines cases, c’est un peu bavard. Mais le must de cette série, c’est incontestablement le dessin ! Que c’est beau ! Certaines cases sont des tableaux. On les regarde un bon moment avant de continuer la lecture. Couleurs, lumières, contrastes, nuances… Un coup de cœur !

09/10/2021 (modifier)
Couverture de la série La Véridique Histoire des Compteurs à Air
La Véridique Histoire des Compteurs à Air

Que voilà une histoire étouffante, triste et noire, au travers de laquelle on peut lire une dénonciation des inégalités de classe, des malheurs des catégories populaires asservies (au XIXème siècle ou aujourd’hui), mais aussi de sociétés alternant liberté et totalitarisme, cherchant à contrôler ses membres et à éliminer les « déviants ». On entre de plain-pied dans l’intrigue, qui est simple, épurée, comme l’est le dessin. Affaire d’ambiance essentiellement, avec ce crayonné grisâtre qui domine, à peine parsemé de quelques couleurs chatoyantes, lorsqu’il est question des beaux quartiers ou d’une fleur. C’est que respirer coûte, chacun doit contrôler sa consommation d’air, porte un compteur sur son dos, marque de son asservissement, mais aussi « rappel à l’ordre » monétaire pour ceux qui consomment trop – par rapport à ce que leurs ressources permettent de consommer s’entend. Cardon développe, avec une économie de moyen (que ce soit l’image ou le texte), un récit étrange et triste, dans lequel une poésie noire affleure, le long de ses décors aux formes rectilignes, traversées comme certains tableaux de de Chirico par des ombres ou des rêves. Comme pour Cathédrale, j’ai été happé par ce récit dur, qui fait la part belle aux cauchemars, mais aussi à l’imagination. Et le travail éditorial réalisé lors de la réédition par Les Cahiers Dessinés est remarquable (même si le prix s’en ressent forcément), dans un grand format à l’italienne, une couverture et un papier épais, des pages très aérées qui mettent en valeur le trait de Cardon. Je m’étonne que cet auteur rare mais précieux n’ait pas plus de lecteurs (si j’en crois le peu d’avis postés ici à son propos).

08/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Reckless
Reckless

La nouvelle série de Brubaker/Phillips, c'est toujours aussi bon. Un problème qui ne peut pas être résolu par les forces de l'ordre ? Un numéro de téléphone et vous laissez un message. Avec un peu de chance Ethan Reckless s'occupera de votre affaire. Un univers différent de Criminal, un premier tome pour planter le décor et les personnages. Un scénario réglé comme du papier à musique, sans fausses notes. Une intrigue qui vous tiendra en haleine du début à la fin. Le dessin de Phillips est toujours aussi précis et la mise en page est cinématographique. Les couleurs (du fiston) sont sublimes. Vous prenez un shaker, vous y ajoutez un tiers de Tarantino, un tiers d'Humphrey Bogart et un autre tiers d'inspecteur Harry. Vous mélangez et vous obtenez un délicieux cocktail : un Reckless. A consommer sans modération.

06/10/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zaroff
Zaroff

Un très bon album qui revisite le film « Les Chasses du comte Zaroff », c’est bien écrit et on reste captivé jusqu’au bout par cette histoire menée à un rythme effréné avec un suspens qui ne faiblit pas. On est totalement immergé dans une nature sauvage qui réserve les pièges habituels de la jungle aux acteurs de cette double chasse à l’homme. Seul bémol pour moi, le manque d’approfondissement des personnages, manque de charisme, de leur histoire personnelle, de leurs liens passés. Le duel de ces deux chasseurs-chassés, psychopathes tueurs en série, aurait gagné en tension dramatique. On peut y ajouter quelques facilités scénaristiques malvenues et quelques raccourcis agaçants. Le dessin réaliste est très beau, précis et dynamique. François Miville-Deschênes réalise, là, une très belle performance graphique. Un très bon moment de lecture, à recommander…

05/10/2021 (modifier)