Il était une fois en France

Note: 4.05/5
(4.05/5 pour 38 avis)

Angoulême 2011 : Prix de la série (pour le tome 4) Le destin de Joseph Joanovici, personnage controversé qui vécut au XXième siècle.


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« Il était une fois en France » conte l’histoire de JOSEPH JOANOVICI, juif roumain devenu l’homme le plus riche de France pendant l’occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d’autres un héros. C’est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le “roi de Paris” par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. “Monsieur JOSEPH” se confie sur son lit de mort aux côtés de LUCIE-FER, celle qui fut sa plus fidèle compagne. Intelligence avec l’ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l’occupation un appartement en plein coeur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, JOSEPH reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Octobre 2007
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus
Couverture de la série Il était une fois en France
Les notes (38)
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05/10/2007 | iannick
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L'avatar du posteur Noirdésir

Un peu comme la gaga du « Parrain », qui, plus qu’une histoire sur la mafia, n’était aux dires de Coppola qu’une saga familiale, il est fort possible que les auteurs n’aient ici voulu traiter que la trajectoire – intime, morale – d’un homme, « l’histoire de France » - fut-elle sa partie la plus sombre, n’étant là que comme décor. Et de fait, c’est bien la personnalité de Joseph, ses agissements, qui sont au cœur de cette série. Joseph, Juif ayant survécu et fui les pogroms en Roumanie au début du siècle, réfugié en France, et qui rapidement, s’est fait une place. Joseph, sorte de Machiavel moderne, amoral qui, dans un contexte atroce – l’occupation et la chasse aux Juifs, use de tous les moyens pour s’en sortir. Mais avant même la guerre, et après aussi, ses calculs froids font de lui un être détestable, n’hésitant pas à jouer les uns contre les autres, à sacrifier ses « pions », avec un cynisme impressionnant. Le décor de cette étude d’un personnage, aussi fascinant que repoussant, est constitué par les détours de la guerre, de l’épuration, avec là aussi pas mal de cynisme. Un petit juge de province, qui s’attache aux basques de Joseph, semble être le seul à défendre la morale (et aussi la loi), quoi que… Le dessin semi réaliste de Sylvain Vallée est vraiment très bon et rend la lecture agréable et fluide. Un réel plus pour le scénario de Fabien Nury : les deux auteurs ont produit quelque chose de réussi, avec un juste équilibre entre reconstitution historique (réellement bien documentée) et petite histoire.

07/07/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

C'est typiquement le genre de BD qui s'adresse à un large public en ratissant large et en surfant sur ce que j’appellerais la bonne conscience des lecteurs potentiels. Car, au fait, de quoi est-il véritablement question ici ? De la vie et de l’œuvre de ce que feue ma grand-mère qui vécut cette période avec deux jeunes enfants à charge aurait appelé un salaud, un profiteur. Peu importe ici que ce personnage soit juif, d'ailleurs sa judéité n'est que très peu explorée par les auteurs, il reste tout de même un mec qui profite d'un système particulier (la guerre) pour s'enrichir. Doit-on condamner ou ne pas aimer une BD à cause d'un ou plusieurs personnages ? Sans doute que non mais il n'empêche que tout au long de ces 6 tomes deux trois faits relatés m'ont mis plutôt mal à l'aise. Pour autant cette saga est très intelligemment construite et, malgré les restrictions évoquées plus haut, on se prend à vouloir connaitre la suite. Il y a derrière tout ça un formidable travail et l'ensemble se lit d'une traite aidé par un dessin au top. En tenant compte des réserves que j’émettais, cette série est bien sûr à lire pour l'éclairage qu'elle apporte sur cette période troublée.

09/03/2016 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5

Ca, c’est le genre de BD (tirée de faits réels) dont on va se souvenir pendant quelques temps tant la densité du scénario, des dialogues et des personnages, est remarquable. Beaucoup de moments forts, d’émotions, de force dans les dialogues qui, une fois la série terminée, procurent cette sensation de bien-être, un peu comme quand on sort de la salle de cinéma avec le sentiment d’avoir vu un grand film. Et puis, que dire sur ce « fameux » Joseph Joanovici, ferrailleur d’origine juive au caractère terriblement ambigu, prêt à tout les coups foireux pour survivre et sauver sa famille pendant l'Occupation allemande. Il y a tant de choses à dire sur ce personnage tant il est complexe mais vous jugerez par vous-mêmes l'individu et son histoire qui vaut le détour. Rien à dire sur les dessins impeccables, propres, belles lignes claires (proche du style de Dodier, Meynet,…), accompagnés d'agréable couleurs chaudes à « l’ancienne » Définitivement un classique à lire et relire.

29/11/2014 (modifier)
Par Pierrick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Voici la série qui a transformé mon attirance pour la BD en véritable passion! (Il faut préciser que je suis néophyte dans le genre, ce qui m'évitera les foudres des puristes considérant que de nombreuses séries antérieures auraient mérité cette remarque). Après chaque lecture, j'ai toujours l'impression d'avoir visionné un très bon film à l'image du "Parrain" ou de "Il était une fois en Amérique". La lecture des six tomes est particulièrement fluide grâce à un scénario et à une narration maîtrisés. Les cadrages, extrêmement précis et adaptés au contexte, nous plongent dans l'intrigue en créant un suspense constant (c'est d'ailleurs, à mon avis, ce qui caractérise l'oeuvre de Fabien Nury). Bref, vous l'aurez compris, je suis un fan de cette série dont je recommande vivement la lecture et l'achat à l'occasion de la sortie prochaine de l'intégrale.

30/10/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ce déferlement de 4 étoiles est éloquent, et il est vrai que la série les mérite, affichant une qualité certaine dans l'échafaudage du scénario, sa progression, les nombreux revirements de situations, malgré le fait que le récit explore les heures sombres de l'Occupation, une période douloureuse avec tout ce que ça implique de négatif (collaboration, Gestapo, tortures, trafics honteux, assassinats, individus sinistres comme Lafont ou Petiot...). C'est une fresque humaine âpre, pleine de profondeur et d'émotion, il y a incontestablement un côté captivant dans cette série, on a envie de connaître la suite à chaque fin de tome. La qualité graphique est aussi au rendez-vous, et ce point compte aussi énormément dans la notation ; le dessin de Vallée est très plaisant, sans trop d'effets comme aiment à le faire certains dessinateurs modernes. Mais son mérite vient d'un graphisme clair, précis, agréable à l'oeil, avec une mise en page simple et assez classique, je trouve qu'il a des points communs avec celui de Félix Meynet. Je reproche simplement la complexité de certains passages, et surtout les changements d'époque un peu perturbants dans le tome 1 ; déjà qu'il y a énormément de personnages, il faut bien s'investir dans cette Bd pour tout retenir, et pour ce faire, il faut lire les 6 albums à la suite, c'est ce que j'ai fait, sans ennui. Maintenant, il y a quand même un truc qui me gêne dans ce récit, c'est le personnage central de monsieur Joseph ; son côté affairiste et amoral transpire dans chacun de ses actes, c'est un arriviste vénal qui ne pense qu'à l'argent et qui emploie tous les moyens pour sauver sa peau. D'un côté, son enrichissement personnel, ses collusions avec l'ennemi, ses corruptions de fonctionnaire, ses magouillages divers, allant jusqu'au meurtre... De l'autre, il sauve des gens, aide la Résistance... bref tout ça n'est pas propre, et j'ai du mal à m'attacher ou à admirer un type comme lui aussi ambigu, froid, presque dénué de sentiments et qui se réfugie dans une fausse abnégation en se persuadant de bien agir pour sa famille. C'est quand même une prodigieuse crapule. Et il y a aussi une chose étonnante dans cette histoire : comment un type comme Joseph a-t-il pu fricoter autant avec les Boches avec un physique aussi typé ? Ce personnage de vieux filou qui est admiré ou honni, ne m'inspire pas confiance, et je ne m'y attache pas par définition. Evidemment, comme on distingue mal le vrai du faux, le fictif du réel ainsi que les auteurs en avertissent le lecteur, on ne sait pas si ce type a existé tel qu'il est décrit, mais je suis persuadé qu'ils n'ont pas dû broder beaucoup, et d'ailleurs des types comme ça, il y en a eu. La série m'a beaucoup fait penser au film Monsieur Klein, de Joseph Losey en 1976, où Alain Delon campait un juif profitant de l'Occupation. Ceci étant dit, je regarde avant tout le travail entrepris par les auteurs, ils ont dû amasser de la documentation pour étayer tout ça, et je trouve ce travail sur le plan BD, brillant, édifiant et hautement instructif.

14/08/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Est-ce le fait d’avoir assisté enfant à la décapitation de ses parents qui a fait de Joseph Joanovici ce qu’il était ? Un personnage avec une forte part d’ombre, désabusé mais doté d’une pulsion vitale irrépressible qui lui faisait transformer en or la ferraille qu’il croquait pour distinguer le bon grain de l’ivraie… Avant de lire cette série, je n’avais jamais entendu parler du personnage. Les auteurs ont tenté de cerner cette part d’ombre avec précaution, en se gardant de tout jugement, lui rendant son humanité ainsi qu’une certaine dignité, lui en qui ses juges ne voulaient voir que le salaud de « collabo », sans prendre en compte le fait que ses « bons » rapports avec les Nazis lui avaient permis d’aider la résistance et de sauver des juifs des camps de la mort. Mais quoiqu’on en pense, « Monsieur Joseph » fascine, force le respect. De cette histoire vraie se déroulant dans un contexte historique tourmenté, les auteurs ont ainsi su tirer une saga captivante et romanesque, tout en s’efforçant de coller à la réalité des faits. Le scénario est particulièrement bien construit, et malgré les nombreux personnages pouvant parfois créer la confusion, on se laisse prendre par ce récit bénéficiant par ailleurs de textes à la hauteur et d’un dessin, qui, sans être original, est très soigné et reste tout à fait adapté à ce type d’histoire par son sens du détail. Tout comme la couleur, sobre et dans des tons peu contrastés, reflétant bien l’ambiance de l’époque. La mise en page et le cadrage sont en parfaite adéquation avec l’histoire, tout à fait efficaces pour insuffler la tension nécessaire. Restent les personnages, très bien campés pour la plupart. On est frappé de découvrir à quel point les deux femmes qui côtoyèrent le plus Monsieur Joseph, sa femme Eva (qu’il dût éloigner pour la protéger), et son assistante « Lucie-Fer », étaient profondément amoureuses de l'homme. Ce dernier ne semblait pas être un homme à femmes, alors qu’il aurait pu profiter de sa fortune pour passer du bon temps, mais c’est autre chose qui l’animait, quelque chose de plus secret, d’ineffable, peut-être le simple instinct de survie, lui pour qui toute sa vie a été placée sous le sceau de la menace et de la dissimulation. En conclusion, on peut dire que rien n’a été laissé au hasard, et qu’à aucun moment, on ne perçoit un relâchement du rythme ou de la cohérence. Jusqu’à la fin, particulièrement poignante. Indubitablement, « Il était une fois en France » reste pour moi une belle découverte et peut facilement figurer au classement des meilleures séries historiques françaises. Et sa présence dans les immanquables de BDT n’est pas usurpée, loin de là.

20/04/2014 (modifier)
Par zébu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Joseph Joanovici est un jeune immigré juif lorsqu'il débarque en France avec sa femme ; il est pauvre et n'a d'autre talent que celui de savoir reconnaître la pureté des métaux. Il va vite mettre à profit ce don pour se construire un petit empire à force de roublardises et de magouilles. L'histoire aurait pu être des plus banales si elle s'était déroulée à notre époque car une personne de son envergure serait certainement devenue un homme d'affaires respecté et craint ; une sorte de Berlusconi à la française en somme. Mais l'action se déroule avant et surtout pendant la Seconde Guerre Mondiale et en ces temps troublés notre homme va jouer sur tous les tableaux afin, bien évidemment, de survivre mais surtout d’accroître de plus en plus sa fortune personnelle. Nury parvient à retranscrire avec brio et plus ou moins de véracité la vie d'un personnage très controversé à la fois rusé, malin, bienfaiteur et patriote pour les uns, malfaisant et collabo pour les autres. Perso, je dirais qu'il s'agit simplement d'un homme sans scrupule doublé d'un fieffé opportuniste ; le genre de personne qui fascine et que l'on aime(rait) détester. Au niveau narratif, on ne peut que saluer le remarquable talent de l'auteur qui a su broder, autour des actes d'un personnage réel, une histoire à la fois complexe mais fluide extrêmement bien menée du début à la fin mais aussi très intelligemment écrite car on en arrive à prendre fait et cause pour cet anti-héros en adhérant à sa logique tout à fait répréhensible. Ainsi malgré un premier tome légèrement embrumé par de nombreux flash-back et de multiples protagonistes, on tombe vite sous le charme des pérégrinations de ce personnage haut en couleurs à un tel point que cela en frôle même l'addiction. Saluons aussi l'excellent travail de Vallée ; ses dessins qui cadrent parfaitement à l'histoire accompagnés d'une colorisation très harmonieuse donnent un rendu tout simplement parfait. Pour moi l'ensemble ne comporte aucun défaut, fait assez rare pour être souligné, sauf celui de ne pas vraiment savoir ce qui appartient à l'Histoire et ce qui reste de la fiction. Bref, une magnifique série qui oscille entre la biographie et le roman ; très prenante de bout en bout car écrite et dessinée d'une main de maître. Un indispensable du genre à découvrir absolument.

15/11/2013 (modifier)
Par bab
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur bab

Quelle série brillante. On se promène ici aux limites de la bd historique, du documentaire et du roman. L’ensemble est mixé avec brio. Histoire basée sur des faits réels, on est ici tenu en haleine tout au long des tomes que constitue la vie de Joseph Joanovici, personnage si controversé par sa collaboration qui a permis de sauver des vies pendant la guerre, mais qui en a aussi profité pour s’enrichir grâce aux Allemands. L’ambiguïté du personnage, de son entourage, de ses manœuvres est parfaitement rendue par le scénario. On admire et on déteste tour à tour ce juif opportuniste et ses frasques. Côté dessin, on est là dans une application parfaite. Le rendu, les couleurs collent une ambiance à la série qui nous plonge immédiatement dans le récit. Le tout est vraiment soigné, les cadrages habiles. Une bd à lire, à découvrir et à partager.

06/03/2013 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Il était une fois en France, c'est une série qu'on m'a souvent conseillée sachant que la période autour de la 2e guerre mondiale est une période que je trouve intéressante... Mais j'ai attendu que la série soit terminée pour commencer ma lecture. Et quel pied de lire une telle série, et surtout c'est bon de ne pas avoir la frustration d'attendre 1 an pour pouvoir lire la suite ! J'ai été complètement absorbé par le récit, l'histoire de Joseph Joanovici, ce Juif Roumain immigré, ce ferrailleur parti de rien, cet anti-héros, cupide, un peu lâche, mais aussi courageux, qui fera des choses détestables au début pour s'enrichir, puis après pour s'en sortir. Malgré tout on se surprendra à l'apprécier alors qu'on l'a détesté à certains moments ! Au début le récit navigue entre plusieurs époques, les personnages sont nombreux, si bien que c'est pas toujours évident de remettre tout le monde, mais la lecture est agréable, on est plongé dans l'histoire, c'est plein de bons ingrédients pour une grande saga ! Coté dessins, c'est très bon, les personnages ont des "gueules", l'époque est bien retranscrite, du vrai bon boulot ! J'ai longtemps hésité à mettre 4/5 ou 5/5, pour l'instant je mets 4/5 mais à peine finie, j'ai très envie de la relire (c'est assez rare) et je modifierai peut-être ma note... A mon tour de conseiller cette BD autour de moi !

19/01/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Quelle série. C'est pour le moment ma plus belle lecture depuis longtemps. Graphiquement c'est irréprochable, un style semi réaliste un peu arrondi qui sied à merveille à cette histoire. Les protagonistes principaux sont reconnaissables, la dynamique et le rythme sont très bons, et mis à part le premier tome qui multiplie un peu les flash back sans crier gare (mais on s'y fait), la narration est excellente. Je ne vais pas faire ici un nouvel avis reprenant le scénario, ça a été fait de multiples fois plus bas. Cette série mi-documentaire, mi-fictive prend pied dans le terreau d'une période sombre, celle de la seconde guerre, de l'occupation et de la relation ambigüe des autorités françaises avec le Reich, relation ambigüe qui s'étendait de fait jusqu'aux industriels et hommes de peu. Outre ce récit tiré d'un personnage réel, revient la question du silence, de la complicité du peuple français. Et chacun de nous de nous interroger également sur ce que nous aurions fait, sur ce qui est bien ou pas. Le personnage de Joseph est à ce point ambigu qu'il abandonne sa famille pour l'appât du gain mais vu son passé cela en fait-il pour autant un mauvais homme, qu'il sauve des résistants dans un but de réhabilitation n'enlève pas le fait qu'il les ait sauvé..... Que lui, petit juif analphabète ait pu survivre et s'enrichir au su de tous à cette époque nous laisse un goût bizarre dans la bouche, entre admiration et dédain. Et c'est bien cette complexité dans ce personnage et ses actions qui amène ce double ressenti. Et in fine, nous ramène nos propres parts d'ombre et les compromissions que l'on accepte, quelle qu'en soit la finalité. Et finalement, on débouche sur ce bras de fer entre deux hommes qui lâchent toute morale au nom de la leur, qui abandonnent tout, y compris leurs enfants, pour ne pas tomber, autant par orgueil que par une nécessité qui nous échappe. Très grande série, qui mérite vraiment de figurer dans toutes les bibliothèques, qui nous force à nous interroger sur nous même, qui relance notre intérêt pour une période sombre, bref du grand art. Comme le dit l'auteur en petite préface, il mélange le documentaire, la fiction et finalement, le tome 6 fermé, on en vient à regretter ne pas savoir ce qui est fictif et dans quelle mesure surtout.

11/01/2013 (modifier)