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Les derniers avis (7111 avis)

Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Frankenstein (Bess)
Frankenstein (Bess)

Après son excellent Dracula (Bess), j'étais curieux de découvrir son Frankenstein. C'est la troisième adaptation du roman de Mary Shelley que je lis et toutes sont en noir et blanc : Frankenstein (Petit à Petit), Frankenstein - Le monstre est vivant et aujourd'hui celle-ci. Un choix gagnant à mes yeux. Frankenstein est le premier roman de Mary Shelley, publié en 1818. En 1816 un groupe de jeunes "romantiques" sont en vacances en Suisse. Pour passer le temps, ils doivent écrire une histoire d'épouvante. Mary alors âgée de 19 ans gagne ce petit jeu avec son Frankenstein. Il y avait aussi un certain Lord Byron qui lui brouillonne un texte qui sera repris et amélioré plus tard par John Polodori sous le nom de Le Vampire. Frankenstein fût un roman précurseur pour le fantastique et la science fiction. Un nombre incalculable d'adaptations dont celles cinématographiques avec Boris Karloff (1931) ou Robert de Niro (1994) pour ne citer que les plus connus. Une œuvre qui est entrée dans la culture populaire. Bess reste fidèle au roman. Roman que j'ai lu il y a une trentaine d'années. Pas de grosses surprises à attendre et cela me va à ravir. Une narration faite en majorité par la voix off de Victor Frankenstein qui donne une atmosphère d'étrangeté, de voyeurisme. Un côté malsain qui m'a beaucoup plu. J'ai été vampirisé de bout en bout. J'ai ressenti la douleur, la peur et la fureur de ce monstre créé de chair humaine. Je suis passé par toutes les émotions, comment rester insensible ? Une naissance par expérience scientifique et de suite rejeté par son "père", puis par… (lire plus)

03/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Soda
Soda

Je m'étais promis de dédier mon centième avis à Linda mon très bel avatar. Soda est ma série crevette. Je coupe la tête et la queue, je déguste le reste. La tête, à cause des dessins de Luc Warnant que je trouve brouillons accompagnés de couleurs bien fades. La queue à cause du scénario de Tome à la théorie très complotiste sur le 11/9 que je ne partage pas du tout. Il y a bien aussi ce "macaques à Spanish harlem" qui abîme la belle bouche de Linda en T3 p18. Pour le reste c'est un délice. Les dessins de Gazzotti me plaisent beaucoup. Dynamiques, rythmés des dessins qui prennent toutes leurs vigueurs au fil des albums surtout pour les personnages secondaires importants comme Linda ou Pronzini. Dans un autre style j'apprécie le dessin de Dan qui colle bien à l'atmosphère très sombre du T13. Les couleurs pâlottes au début prennent heureusement de la force à partir du T4. J'aime beaucoup le travail de Tome sur ses scénarii bien élaborés. Le costume de pasteur est une trouvaille dans un pays où être pasteur est une marque de prestige respectée. Cela ouvre à Solomon un champ d'actions imprévues dans les églises ou monastères de façons sympathiques, amusantes et crédibles. Mais en parallèle du lieutenant Solomon, la vedette est la ville de NY. Une ville croquée sur plusieurs époques, des maires Koch, Dinkins et Giuliani. Trois époques bien différentes et bien marquées dans la série. Koch avec un NY à la mauvaise réputation et des affaires de corruptions supposées faisant les délices des auteurs. Puis l'épisode sur Dinkins que j'aime beaucoup, annonçant un attentat du type Boston. Puis la période du "zero tolerance" de Giuliani qui rend Ny "trop propre" au goût de Soda (T12 P17). Cela se traduit dans les scenarii… (lire plus)

02/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Je trouve cet album irrésistible sur plusieurs plans. De présenter des "héros" vieillissants est un peu tendance en ce moment. Ici quel régal. Est-ce parce que j'ai un fils Carolomacérien ? Un autre fils métis ? Un tonton para en Indochine démobilisé comme Max ? Ou alors cette bonne ville de Lille que j'aime beaucoup et cette chaleur des Nordistes ? Toujours est-il que cette série m'a fait vibrer. Je viens de divulguer une partie du scénario qui est à la fois original, drôle, tendre et plein de sens. Ce type de récit me fait penser au "Choucas" avec un enquêteur improbable sur une recherche biscornue. J'adore. Les dessins et couleurs sont au niveau, excellents. Des "gueules" de type caricatures qui expriment tous les sentiments possibles. Ces paysages du Nord si bien représentés. Faire d'un notaire un personnage aussi sympathique que notre Amédée est déjà une prouesse. Il y a des passages tellement drôles (le coup de fil aux archives) et d'autres tellement émouvants (la rencontre avec Jo) que j'applaudis à tous ces dosages de registres. Oui ! Amédée vivre ! Vivre encore une fois, au soir de sa vie, une vraie aventure. Une aventure qui vous fait sentir la morsure du soleil, le regard des belles filles, celle qui vous confronte à vos limites ou à vos peurs ? Celle que vous n'avez jamais osé entreprendre depuis votre pavillon cossu Marnais. Pour apporter un sourire dans cette chienne de vie. C'est bien cela qui restera au bout de la route.

02/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

En lisant le tome 2 avant le 1, commande oblige, j'ai trouvé la lecture plus facile. C'est un peu de la triche mais cela permet de rentrer immédiatement dans l'histoire en connaissant bien ce « Ménage à trois ». Voilà un triangle amical et amoureux à la fois soudé mais aussi détruit par la guerre. Insaisissable Shirley, la femme aux multiples métamorphoses qui s'engage mais se dérobe aux moments décisifs. A vouloir trop maîtriser on peut passer à côté de son histoire. Art lui, accepte ce qui se présente "ne te projette pas Art" bien lui en fasse. Une exploration des comportements suite à des chocs d’expériences de vie traumatisantes de la guerre mais pas seulement. Un scénario toujours fouillé abordant des thèmes assez sensibles sans jugement de la part de Cosey. Sur le thème de l'avortement cela fait presque contrepoids avec Zeke raconte des histoires. Des paysages des Rocheuses ou des falaises italiennes. Des lumières ou des nuits pluvieuses qui donnent des ambiances à vouloir prendre le premier vol pour Denver ou Tarente. Une très bonne BD signée par maître Cosey.

02/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Max et Lili (Ainsi va la vie)
Max et Lili (Ainsi va la vie)

Non je n'ai pas lu les 126 albums de la série. Je ne connaissais pas avant que ma CE2 m'en fasse la publicité. J'ai donc trouvé quelques volumes et je ne suis pas déçu. Comme j'ai des petits numéros et des plus élevés cela me permet de voir la cohérence graphique de la série. C'est un atout pour les enfants qui s'habituent vite à un goût (Essayez de changer de marque de ketchup !). J'aime bien le petit format facile à manipuler, à ranger dans le cartable ou dans un sac de ballade. Le graphisme n'est pas de ceux que je préfère mais rien de repoussant pour autant. J'aime bien ces couleurs un peu gouaches qui peuvent parler aux petits peintres. Comme dit dans les avis précédents, un numéro pour un thème dominant. 33 pages d'histoire et un petit dossier un peu interactif à la fin. La longueur du récit permet à l'autrice d'aborder le thème de façon suffisamment complète pour un écolier du primaire. C'est un vrai texte à lire avec des mots à expliquer. Pas de jugement, pas de ton moralisateur et une approche de certains sujets très sensibles. Par exemple j'ai noté une approche de mise en garde sur la pédophilie ou l'inceste (42- Les câlins). Je pense qu'une partie du livre s'adresse aussi aux parents. Par exemple ne pas s'énerver pendant les devoirs. Une bonne série à lire ensemble. Même les premiers thèmes sont toujours d'actualité. Perso je continuerai à les chercher d'occasion car cela fait un beau budget si vous n'avez pas une bibliothèque municipale à proximité.

01/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

Avec "Le Journal d'Un Ingénu" Emile Bravo commence son remarquable cycle de Spirou affrontant ces années noires 1939-1945. Le parti pris de monsieur Bravo a pu en choquer plus d'un car il déconstruit des personnages mythiques de la bd franco-belge pour nous en présenter des facettes originales multiformes. C'est surtout vrai pour Fantasio. Ici notre Spirou sort de l'enfance dans des conditions particulières car il n'a pas de parents pour le guider dans ses choix. Il n'est pas seul pour autant car Fantasio l'accompagne (et pas si mal que ça !). Un Fantasio parfois aussi irritant qu'un ado de nos jours qui ne veut en faire qu'à sa tête. Des choix qui engagent, Spirou va devoir en faire de nombreux jusqu'au plus profond de lui-même. Entresol ou Dewilde, Choukroune ou Von Glaubitz, Kassandra ou... Kassandra et puis toujours Fantasio. Pas de choix en amitié, elle est indéfectible même si on sert les dents (et sa ceinture) quelques fois. "Hi hi, Qu'est-ce que tu connais aux femmes, toi ?" ricane Kassandra "Rien" mais pas seulement aux femmes mon pauvre Spirou. Mais non Spirou possède la connaissance essentielle, celle du grand cœur. J’adore le fond mais j'apprécie aussi la forme. Des dessins épurés montrant des personnages efflanqués inquiets dans des temps mauvais. Des couleurs dans les gris, ocre ou marron. Quelques couleurs vives pour célébrer le printemps de l'amour chez Spirou, c'est peu et beaucoup à la fois. Pour finir sur Fantasio, aucun regret très cher, le loup enragé était prêt à sauter sur sa proie avec ses Panzer, ses avions et ses jeunes hommes fanatisés. La meilleure bonne foi et bonne idée du monde de Spirou n'y auraient rien changé.

30/11/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Monstres
Monstres

Wow ! C'te baffe ! Je ne connaissais pas Barry Windsor-Smith, mais là j'avoue que je viens de prendre une bonne grosse claque comme on en prend pas souvent avec une BD ! Barry Windsor-Smith, connu pour son travail sur Conan le Barbare et Wolferine se lance en 1984 dans une histoire autour du personnage de Hulk. Sauf que l'histoire va tourner court avec Marvel, Windsor-Smith se fâche et claque la porte ! Son tort : chercher à donner une profondeur psychologique et une noirceur aux super-héros. Mais Windsor-Smith va continuer à travailler à son projet pendant 40 ans en bâtissant une immense odyssée politique et familiale dont ce pavé est la résultante. Et quand je dis pavé, c'est quasiment autant au sens propre qu'au figuré (380 pages et près de 2kg ) ! Et même si j'en ai eu mal au bras à tenir cet album, impossible de le lâcher tant on est pris par ce récit ! Le récit commence en 1949 par un drame. La mère de Bobby Bailey le découvre dans le cabanon de jardin, la tête à moitié fracassé par son père qui hurle en allemand. Quinze ans plus tard, nous retrouvons Bobby qui tente de se faire enrôler dans l'armée. Sauf que cela ne parait pas gagné... mais le sergent McFarland qui s'occupe du recrutement va orienter notre Bobby vers une affectation bien particulière : le projet Prométhée. C'est ainsi qu'il va devenir malgré lui le cobaye de l'armée américaine qui sous la férule du Colonel Friedrich, un ancien scientifique nazi, va commencer ses expériences génétiques sur Bobby pour tenter d'en faire un "surhomme". A défaut de super_soldat, c'est en monstre que Bobby va rapidement se transformer... McFarland qui culpabilise d'avoir envoyé ce jeune homme vers ce projet top secret va parvenir le faire… (lire plus)

29/11/2021 (modifier)
Par Fanny
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Technopères
Les Technopères

Jouant sur tous les codes métaphoriques et dystopiques de notre société, Jodorowsky nous prouve encore une fois que la lumière de l’homme peut vaincre les horreurs les plus sombres de notre ère… Tout ça à travers un univers basé sur les jeux vidéos, en faisant des bonds incessants entre le réel et l’irréel : une belle réussite ! A lire absolument.

28/11/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Veillée de Noël
Veillée de Noël

Cet album n'étant recensé à peu près nulle part sur internet, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en l'achetant d'occasion, et j'ai vraiment été très agréablement surpris ! Veillée de Noël recense donc cinq histoires courtes, jusque-là inédites, parues dans les pages du journal Tintin et dessinées (ainsi que parfois scénarisées) par Mittéï, ayant toutes pour point commun Noël. L'excellence du dessin de Mittéï n'est plus à prouver et c'est toujours un plaisir de se replonger dans un univers graphique léger et plein de charme, dans la droite lignée de ce que Peyo pouvait proposer par ailleurs. La qualité des récits est relativement variable, mais hormis le deuxième de l'album (voir ci-dessous), ils sont tous plaisants à lire, et diffusent bien la magie attendue par des contes de Noël. Note globale : 3,5/5 Ci-dessous le détail des cinq histoires : Le Sapin Rouge, par Mittéï : 3/5 Jacky, un enfant daltonien se désole de ne pas pouvoir profiter d'un sapin, vert comme tous les autres. L'histoire s'appuie sur un concept un peu éculé (Jacky qui traverse au feu rouge au lieu du vert, problème que ne rencontrent pas les daltoniens qui, comme lui, savent faire la distinction entre les deux couleurs, même inversées), mais le but n'est pas d'être rationnel. C'est donc l'occasion pour Mittéï de mettre en scène un classique conte de Noël sur un enfant rêvant d'un Noël « comme tout le monde ». C'est tout-à-fait mignon, plein du charme des contes de Noël pour les enfants, et amusant dans l'ensemble. La conclusion de ces 7 planches est trop abrupte, mais perpétue cette singulière magie de Noël qui peut tout, et surtout nous faire rêver un peu. Un Conte de Noël, par Yves Duval et Mittéï : 2/5 Une adaptation du célèbre conte de Charles… (lire plus)

28/11/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Indes fourbes
Les Indes fourbes

Cet album est un régal pour les yeux et pour l’esprit. C’est très bien écrit, le scénario est vif et maîtrisé, et le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la dernière page (même si la fin est un peu précipitée). Pablos de Ségovie est un personnage truculent qui a plus d’un tour dans son sac et peu de scrupules pour parvenir à ses fins. Un précepte hérité de son père guide sa vie : « Tu ne travailleras point ! ». Les petites escroqueries de sa jeunesse ne l’ayant pas mené bien loin, il embarque pour le Nouveau Monde. Et c’est là que l’Aventure commence… C’est intelligent, drôle et plein d’imagination. Les références à la littérature sont bien trouvées et celles qui font renvoient à la peinture espagnole sont bien vues et intéressantes. Le récit est ponctué de réflexions pertinentes sur la société : la pauvreté, le pouvoir de l’argent ou le ridicule de l’étiquette chez les Grands d’Espagne… Le scénario est découpé en trois chapitres à la pagination importante qui donne tout l’espace nécessaire au développement de l’intrigue. Le lecteur est entraîné vers une série de fausses pistes qui fonctionnent très bien : on les suit sans se poser de questions. Ayroles et Guarnido sont deux auteurs de grand talent tant pour le scénario que pour le dessin. Ils nous donnent un album bien équilibré et même s’il y a quelques baisses de rythme de temps en temps, c’est vraiment un très bon moment de lecture.

28/11/2021 (modifier)