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Les derniers avis (6910 avis)

Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Indes fourbes
Les Indes fourbes

La bande dessinée me casse les roubignolles actuellement. Ce n'est un secret probablement pour personne. Je passe beaucoup moins de temps à lire et donc à venir chroniquer par ici pour x raisons qui je l'espère s'estomperont. Pourtant il était difficile en 2019 de passer au travers de cette grosse sortie de rentrée. Pensez-donc, une œuvre à 4 mains du dessinateur de Blacksad, série devenue très rapidement culte par la seule force de ses dessins animaliers détaillés de toute beauté d'une part et d'autre part du scénariste d'autres séries remarquables avec également des bestioles douées de paroles dont je ne vais pas vous faire l'affront de vous les citer naïvement. Si vous n'avez pas lu Garulfo ou De Capes et de.... OUPS ! Je l'ai dit ! Et bien arrêtez la lecture de mon humble critique pour vous gorger des bons mots de Maître Ayroles dans les titres qui ont fait la gloire de ce grand monsieur. Les autres ont surement donc lu Les Indes Fourbes et n'ont pas attendu aussi longtemps que moi pour avoir leur avis. Mais qu'importe, je vais enfin donner le mien qui peut se résumer en peu de choses : pourquoi ai-je attendu autant de temps pour lire ce petit bijou ? (d'autant que je le possède depuis sa sortie ahem). Et surtout, comment ai-je pu ne pas être spoilé bêtement de cette intrigue à tiroirs ce qui aurait probablement bien gâché cette lecture vierge de tout ressenti. Car je ne peux que conseiller, non même de recommander à la plupart des âmes curieuses et tout aussi vierges que moi de se jeter sans aucune retenue dans ce récit sans aucune influence extérieure, quelle qu'elle soit. Les auteurs laissent déjà bien trop d'indices parsemés par ici ou par cela. On retrouve l'intérêt du papa d'Eusèbe le lapin pour les mises en scène théâtrales et autres farces dignes de Molière. Le récit des tristes mésaventures de Pablos qui constitue le premier acte et une bonne partie du récit (un copieux 160 pages livré en un seul tome complet) n'est qu'une mise en bouche où l'humour de la situation se dispute au ridicule et à la cruauté des hommes. Désirant faire fortune en Amérique du Sud que l'on appelait encore les Indes au XVIIème siècle, notre malandrin n'a décidément pas beaucoup de chance ou du moins c'est ce que l'on suppose. En quête d'un Eldorado qui pourrait établir sa gloire, Pablos va rencontrer tout un tas de personnages qui vont l'élever ou le rabaisser. La mise en scène en histoires imbriquées pourrait être pénible à suivre mais Ayrolles qui insuffle un tel souffle et un tel rythme qu'il est difficile de couper sa lecture. Et lorsqu'arrivent les second et troisième actes bien plus courts mais ô combien jubilatoires, on arrive en fin de lecture avec le sourire aux lèvres et surtout l'envie de tout relire immédiatement pour déceler certaines fourberies. Ai-je parlé du dessin ? Non mais il est magnifique. Guarnido prouve en deux temps trois mouvements qu'il peut dessiner autre chose que des polars félins et il le fait très bien (sa double page en aquarelle regorge de détails de toute beauté) et ne faiblit jamais. On sent ces deux auteurs s'amuser énormément. Peu importe certaines ficelles scénaristiques, j'ai passé un excellent moment et vous savez quoi ? Oubliez ma première phrase. ^^

18/05/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tromblon et Bottaclou
Tromblon et Bottaclou

Les années 1960 furent vraiment l'âge d'or de la bande dessinée... Je songe toujours avec nostalgie à cette époque où n'importe quel lecteur pouvait découvrir chaque semaine de nouvelles planches inédites des plus grands auteurs de bandes dessinées. Et même quand il s'agit d'œuvres considérées comme mineures, on a affaire à de vraies pépites ! Ainsi de cette série cosignée de Goscinny et Godard. Cette collaboration de deux auteurs détonants ne pouvait que produire des étincelles et c'est ici bien le cas. Le principe est simple : reprendre les codes du théâtre de Guignol et en faire des histoires courtes déclinant la rivalité entre un gendarme et un bandit, comme le fit pour le cinéma Ni vu... ni connu... (avec Louis de Funès et Moustache). Goscinny s'approprie ces codes avec une aisance habituelle. Certes, l'humour pourra parfois paraître facile, car les règles du Guignol n'ont jamais été très élaborées et fonctionnent toujours sur le même schéma : un gentil brigand cherche à échapper aux ruses d'un gendarme gentil aussi, mais un peu bête. Néanmoins, si les auteurs reprennent ce schéma avec beaucoup de fidélité, ils savent le faire évoluer pendant ces 8 histoires courtes : ainsi, on verra parfois le gendarme et le brigand s'allier provisoirement, ou bien le brigand tout faire pour entrer en prison (pour un motif bien particulier) tandis que le gendarme, vexé par cet apparent renoncement, fait tout pour l'en chasser. Le ton de tout cela est vraiment bon enfant, et nous propose des récits parfois attendus mais parfois plus surprenants. Le récit court Bottaclou mène l'enquête m'a d'ailleurs occasionné un de mes rares vrais fous rires en lisant une BD, de par son hilarante résolution. On voit que René Goscinny continue de rôder la mécanique comique qui le poussera à produire deux ans plus tard sa série la plus folle, le célèbre Iznogoud. Ainsi donc, on est dans de la BD purement humoristique, qui ne cherche pas à développer ses personnages ou ses enquêtes, mais c'est tout de même extrêmement bien ficelé, avec parfois même un souci du détail très poussé, que ce soit dans le scénario ou le dessin. Au niveau du dessin, d'ailleurs, rien à dire, la ligne est agréable à l'oeil, Godard est déjà entré dans sa période de maturité, et nous propose un dessin très sûr et très bon. Non, vraiment, ça s'appelle bel et bien une pépite méconnue, où deux des plus grands auteurs de la bande dessinée franco-belge illustrent toute l'étendue de leur génie comique. Ce n'est pas leur œuvre la plus incroyable, peut-être, mais cela ne l'empêche pas d'être d'un excellent niveau !

16/05/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Putain de guerre !
Putain de guerre !

Du très bon Tardi ! Conseillé par Jean-Pierre Vernet, un des plus grands collectionneurs d'objets de la première Guerre mondiale, Tardi peut y aller les yeux fermés et laisser parler son personnage. Il est certain de ne rater aucun détail et les détails, en histoire, c'est intéressant. J'aime le ton employé, le côté récit, le vocabulaire assez brut, la voix off. Cette façon simple de dénoncer les horreurs de la guerre vaut mieux que bien des discours. Chaque année de cette guerre qui devait être courte - on s'en souvient - a son lot de souffrances, d'ordres stupides et d'assauts inutiles. Le scénario chronologique est clair, facile à suivre. On y append pas mal de choses et ce que j'ai trouvé particulièrement intéressant, ce sont toutes les petites scènes de la vie quotidienne du soldat, tout ce qu'on ne voit pas d'habitude. Dans ce dyptique, Tardi dessine la guerre en couleurs, je trouve que c'est réussi et percutant. Si les dialogues sont crus, les couleurs le sont aussi et le message passe. Tardi réalisa là un très bel album qui met les choses au point. Ca fait réfléchir...

16/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Voilà un excellent album ! Tout d’abord, il y a le thème. Aimée De Jongh nous plonge en plein Dust Bowl durant la grande dépression, et cet univers est de ceux qui m’ont toujours hypnotisé. De plus, elle s’appuie sur un personnage de photographe. Or les photographies d’époque sont pour beaucoup dans ma fascination pour ce lieu et cette période, et comme elle agrémente cet album de plusieurs photographies (qui ouvrent chaque chapitre et illustrent le dossier de fin d’album), le charme opère on ne peut mieux. Ensuite, il y a le dessin et la mise en page. Exceptionnels ! Je n’ai pas d’autre mot. Non pas qu’ils soient d’une finesse hors norme mais Aimée De Jongh a réussi à retranscrire le caractère désolé, fantomatique, aride, et bien entendu poussiéreux de cet univers tout en gardant une pureté et une lisibilité sans faille dans son trait. L’ensemble est très agréable à lire comme à regarder, l’artiste nous plonge vraiment au cœur de son univers, et comme elle prend son temps (280 pages, tout de même !) pour nous raconter son histoire, les grandes illustrations s’enchainent pour nous immerger encore plus au cœur du récit. C’est bien simple : une fois ma lecture entamée, il m’a été impossible de l’abandonner avant la dernière ligne du dossier de fin d’album. Cet album est d’un point de vue graphique, fluide et élégant. L’aspect historique est également intéressant puisque Aimée De Jongh s’appuie sur des faits réels pour construire son intrigue. Le récit y gagne donc encore en authenticité tout en éclairant cette époque sous un angle original (et au passage, il rend un bel hommage au travail des photographes mandatés par la FSA). Finalement, seule l’intrigue centrale reste un cran en dessous. Non pas qu’elle soit mauvaise mais elle est cousue de fil blanc. Les rebondissements sont très prévisibles et, par conséquent, le final ne prend pas autant aux tripes qu’il aurait pu. Mais rien que pour l’univers, la qualité du dessin et de la mise en page et l’aspect historique du récit, c’et album est hautement recommandable.

15/05/2021 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Fée Assassine
La Fée Assassine

Oh le bel ouvrage tout en délicatesse que voilà. Enfin "délicatesse", il faut le dire vite car cette histoire va faire preuve d'une violence assez inouïe mais je n'en dirai pas plus... J'entends par "délicatesse", la façon dont est racontée l'histoire tout en subtilité et surtout la beauté du trait d'Olivier Grenson ainsi que sa manière de représenter ses personnages. J'aime m'attarder sur leurs gestes, leurs regards expressifs, touchants parfois terrifiants suivant les circonstances et leurs postures justes qui communiquent beaucoup de chose en ce qui me concerne. Je ressens cela aussi avec le style de Servais, c'est ainsi, question de sensibilité personnelle sans doute. Grenson avait déjà fleurter avec le drame psychologique dans La Femme accident parue au éditions Dupuis en 2008 et il récidive ici en compagnie de son épouse Sylvie Roge dont c'est la première bande dessinée. Pour une première, c'est assez réussi, la lecture se fait sans accroc, la mise en scène est soignée, claire et la tension dramatique monte de plusieurs crans au fil de la lecture. Celle-ci est fort attractive, on apprend à connaître doucement les divers protagonistes, on se prend d'affection pour eux, particulièrement ces deux soeurs jumelles qui paraissent si réelles et on se dit que cette histoire a déjà dû exister de par le monde. Il suffit de voir les faits divers dramatiques du quotidien. Par ailleurs, les thèmes abordés sont vastes et finement élaborés, il est question de l'enfance, de l'amour fraternel, du rejet parental avec toutes les frustrations qui en découlent... les choses de la vie en somme. Ce n'est pas un énième récit larmoyant, cela va plus loin et les auteurs évitent la caricature qu'on peut parfois rencontrer dans le style "drame sociale". Coup de cœur pour moi car la fin possède une belle force émotionnelle.

15/05/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Amen
Amen

Le retour de Georges Bess après son magnifique Dracula. Le style graphique change, ici le trait est moins fin et plus caricatural, mais le dessin est toujours aussi beau. J'ai particulièrement aimé les planches représentant l'espace et les personnages ont des "gueules". Côté scénario, rien d'extraordinaire. Le héros Ishoa, ancien esclave juste affranchi, encadre une expédition militaire et religieuse. Un parallèle pourra être fait avec les conquistadors et l'inquisition. Petit bémol pour le nom de leur dieu : OM, et pourquoi pas RCL ou PSG ? ???? Bref, ce premier tome vaut d'abord pour son dessin (4 étoiles), pour le scénario (3 étoiles), j'attends où nous mènera le second volet pour, peut-être, améliorer ma note. Moyenne de 3,5.

15/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Célestin et le coeur de Vendrezanne
Célestin et le coeur de Vendrezanne

Ahhhhh !!! Quel plaisir de retrouver cet univers unique qu'est en train de développer Gess au fil des tome ! J'avoue que ce plaisir ne va que grandissant tant l'envergure et la richesse de ces contes de la Pieuvre s'intensifient et se répondent ! Avec ce troisième opus, c'est donc Célestin que nous allons suivre et découvrir. Jeune orphelin, il trouve du boulot à l'auberge de la Pieuvre où il évolue au milieu de cette arène de façon innocente, personne n'étant au courant de son don rare et un peu particulier : celui de Discerneur. Il est capable de voir la vraie nature des gens... Mais l'Oeil, une des quatre personne à la tête de la Pieuvre est sous la coupe d'une malédiction, celle du Coeur de Vendrezanne, qui lui fait perdre tous les enfants que sa femme met au monde. Rien n'y fait, malgré une surveillance serrée de l'être à l'origine de cette malédiction et une troupe armée jusqu'au dents, le drame se répète... Jusqu'au jour où découvrant par accident le pouvoir de Célestin, ce dernier va tenter de mettre un terme à cette malédiction et changer à jamais la face de la Pieuvre... Que c'est bon de se laisser bercer par un album aussi singulier, mêlant avec bonheur les influences et les genres, les références historiques et littéraires pour réussir cette parfaite alchimie que je recherche dans toute série culte qui se respecte. Car oui, avec ce 3e opus, pas de doute, j'ai là une série qui rentre avec plaisir dans mon petit panthéon des séries "cultes" sur BDthèque. Que ce soit l'inventivité dont elle fait preuve au niveau scénario et le graphisme si particulier mais tellement adéquat à l'univers que Gess développe, je suis sous le charme et j'en redemande ! Longue vie à la Pieuvre et à cet univers tentaculaire mais excitant que nous livre Gess au fil des tomes !

15/05/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Curtiss Hill
Curtiss Hill

Un bon 3.4 Sympathique bd animalière bien construite, légère à lire, avec un côté très vintage années 30, dans un contexte mêlant compétition automobile entre 2 pilotes que tout oppose, corruption politique et montée du fascisme. Plusieurs personnages bien campés, chacun ayant sa psychologie, sa personnalité, son histoire personnelle. Les bons et les méchants ne sont pas forcément ceux auxquels on pense de prime abord. J’ai bien aimé le crayonné « dessin animé » rappelant un peu les premiers Walt Disney et comme les couleurs sont douces ainsi que dans une palette de beige restreinte, ça ne fait pas dessin animé plein de couleurs sur papier glacé justement, c’est bien vu, ça colle avec l’ambiance sociale sombre du récit. J’ai aussi bien apprécié la chute de l’histoire.

13/05/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Solo (Delcourt)
Solo (Delcourt)

Après lecture des 4 premiers tomes. Le style narratif de l’auteur arrive à faire passer des émotions sur la famille, le couple, l’amour, la fratrie, la communauté, la solitude, l’asservissement, la cruauté, la perte d’êtres chers, la transmission, la nécessité d’apprendre à se battre dans un monde hostile, la souffrance, la tristesse, la mort etc. Cette série est étonnante, parce que très prosaïque, bien écrite, même philosophique par moment pour une histoire à finalement 95% d’actions et de bastons. Il s’agit de survivre dans monde apocalyptique rempli de prédateurs, hommes, animaux & monstres mutants ou génétiquement modifiés, qui essaient tous de se bouffer les uns les autres vu que les humains ont détruit la planète et qu’il n’y a plus de nourriture naturelle disponible. C’est un univers qui m’a rappelé Mad Max mais en version animalière. Les héros Solo (3 premiers tomes) et surtout Legatus (tome 4) très messianique, de par leur état d’esprit et leur comportement me font penser à des guerriers obéissant au code du bushido, un peu comme des maîtres en arts martiaux. Dans sa première partie de vie, le parcours initiatique de Solo a des similitudes sympathiques avec celui de Conan le Cimmérien. Le tome 4 Legatus a parfaitement renouvelé la série tout en conservant l'héritage du premier tryptique Solo. J’aime bien le dessin leste, dynamique, tout en rondeur et les camaïeux de beige et gris. Bref, agréablement surpris, je pensais que ce n’était qu’un comics de baston, au final c’est plus que ça et c’est plaisant à lire, les pages se tournent facilement, du coup même si ma note est plutôt 3.7, j’ai vraiment envie de lui mettre 4. J’ai hâte de lire le tome 5.

13/05/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Château des étoiles
Le Château des étoiles

Alex Alice a décidément beaucoup de talent. J'avais vraiment adoré Siegfried qui partait sur une base mythologique mais ici, nous sommes en présence d'une uchronie digne de Jules Verne, entre réalité et fiction voire presque magique... La bd est vraiment proche d'un 5/5 mais je regrette toutefois les réactions parfois un peu étranges des personnages (j'entends par là qu'elles ne sont pas toujours naturelles et on a parfois une sensation de deus ex machina). Malgré cela, les dessins sont toujours aussi enchanteurs et l'univers est très bien représenté, les designs sont originaux et l'aventure est très agréable à suivre. Je n'ai lu "que" les 4 premiers tomes mais j'entends bien lire le 5ème dès que possible. Bref, une très bonne aventure, bien menée et intelligente! 4.5/5

12/05/2021 (modifier)