Alex, gentleman détective

Note: 2/5
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Joseph Bordoni, dit "le Hibou", dangereux gangster, s'est évadé de prison. Alex le détective, Gédéon son acolyte, et le comissaire Jarret vont se lancer à sa poursuite.


Détectives privés

Joseph Bordoni, dit "le Hibou", dangereux gangster, s'est évadé de prison. Alex le détective, Gédéon son acolyte, et le comissaire Jarret vont se lancer à sa poursuite. .

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1985
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Alex, gentleman détective
Les notes (1)
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29/08/2009 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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Dans les années 80, François Dimberton a scénarisé et dessiné quelques séries très fortement inspirées des oeuvres de Maurice Tillieux. Alex, gentleman détective, pour sa part, est une copie conforme de Gil Jourdan. Quand je dis copie, ici, je dirais plutôt repompage, voire mauvaise caricature. On y retrouve tout, à tel point que j'ai bien cru à plusieurs moments reconnaitre des scènes et des images calquées sur d'autres déjà existantes dans la série de Tillieux. Alex est bien évidemment l'alter-ego à moustache de Gil, Gédéon est Libellule, le comissaire Jarret est Crouton sans l'humour. Même l'intrigue emprunte des éléments resucés de quelques aventures de Jourdan. Et ce ne serait pas une bonne copie de Tillieux s'il n'y avait pas plusieurs scènes de poursuites et de cascades en voiture comme c'est bien le cas ici. Pourquoi pas si cet album était à la fois un hommage et une manière de créer de nouvelles aventures du même niveau que celles de Gil Jourdan que j'affectionne beaucoup ? Mais le résultat est vraiment d'un niveau médiocre. Le trait, pompé sur celui de Tillieux, est ici nettement plus figé, moins naturel, comme une copie grossière de seconde zone. Je n'ai pas aimé l'abondance de traits de mouvements, les décors simplifiés, ni les poses artificielles des personnages. Quant au scénario, il est bourré de petites incohérences, de facilités et de déjà-vus. Tout semble artificiellement mené, on n'y croit pas une seconde. Certains gags et rebondissements sont tellement téléphonés qu'on les croirait issus d'une BD de collégien. Mais c'est surtout cette impression permanente d'avoir déjà lu cette histoire d'une manière nettement mieux racontée par Tillieux qui m'a gâché tout intérêt à la lecture et m'a rapidement empêché de me concentrer sur un récit qui m'a vite ennuyé. Une copie assez médiocre malgré une évidente sincérité de l'auteur qui apprécie probablement autant Gil Jourdan que moi.

29/08/2009 (modifier)