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Gil Jourdan

Note: 4.06/5
(4.06/5 pour 32 avis)

Gil Jourdan est un détective privé. Il est aidé dans la résolution de ses enquêtes par un ancien cambrioleur : André Papignolles dit Libellule et par un inspecteur de police : Croûton.


Best of 1950-1959 Détectives privés Dupuis Journal Spirou Les BDs à papa

Gil Jourdan a fait sa première apparition dans Spirou le 20 septembre 1956. Gil Jourdan est un détective créé par Maurice Tillieux. Dans les enquêtes de Gil Jourdan, il est souvent question d’affaire un mystérieuse, qui passe par différents style, comme par exemple une affaire d’état, ou vol de bijoux. Mais Gil Jourdan il faut le dire voyage aussi énormément dans le cadre de ses enquêtes, il a bien sûre des compagnons qui font route avec lui. Tout d’abord Libellule un ancien cambrioleur et surtout un maître dans ce qui est de forcer les coffres – forts il a un surnom, c’est doigt de fée. Gil Jourdan a organisé son évasion sous l’œil d’un de ses ami l’inspecteur Crouton. Parlons en de Crouton, c’est un inspecteur qui est nul, c’est lui qui rêvait de pouvoir un jour arrêter Libellule et lorsque celui – ci y arrive, Jourdan le fait évader. Mais signalons que maintenant Crouton et Libellule sont de grands amis. Il y a aussi Queue – de – Cerise, la secrétaire de Gil Jourdan, qui se déplace souvent en scooter. Mais dans Gil Jourdan, il y a aussi de l’humour même si les intrigues sont bien menées et les décors bien en rapport avec le sujet.

Scénariste
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1959
Statut histoire Une histoire par tome 16 tomes parus
Couverture de la série Gil Jourdan

25/05/2002 | dut
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Par greg
Note: 4/5

Gil Jourdan est le fils assez sage de Félix, dont il reprend la structure : un trio piloté par Gil, avec deux ressorts plutôt comiques. Des intrigues policières souvent très élaborées. Il y a cependant quelques différences, Félix s'adressait à un public adulte ou adolescent, Gil Jourdan qui est publié chez Spirou s'adresse à un public bien plus jeune. Du coup, il n'y a presque jamais de morts de la main directe de Gil, les rares morts proviennent de reprises d'anciennes histoires de Félix, et souvent sans intervention directe du personnage. De même que si Gil a parfois une arme à feu entre les mains, il ne s'en sert que contre le décor. C'est pour moi la grosse faiblesse de Gil Jourdan, ce côté un peu aseptisé, inoffensif, avec en plus un personnage principal assez peu expressif et qui semble même avoir les yeux bridés. Félix est un journaliste, Gil Jourdan un détective privé...au grand coeur si je puis dire car on se demande comment il peut manger à sa faim : si Félix se retrouve souvent dans des situations étonnantes, c'est avant tout pour apporter des bons reportages à son journal (contrairement à Tintin on le voit taper à la machine ou faire allusion à ses missions). Gil Jourdan est beaucoup moins crédible : dans les deux premiers tomes il agit pour s'établir une réputation (soit), dans le troisième il est effectivement mandaté (et payé).. Mais par la suite il agira avant tout pour la beauté du geste, rendre service ou pour satisfaire sa curiosité, n'hésitant pas à faire des actions plus ou moins légales à cet effet. Cela laisse rêveur dans certains tomes exotiques : il se rend dans une dictature pour ramener un français kidnappé sur fonds propres, ou bien dans un émirat pour jouer aux agents secrets sans filet au service de la France (comme si il n'y avait personne à la DGSE). Par contre, tout comme chez Félix, la grande force ce sont certains scénarios, qui comme indiqué sont au départ très élaborés, voire passionnants, on se demande fébrilement comment l'intrigue sera résolue. Autre gros point fort : Tillieux ayant 4 fois plus de pages sur Gil Jourdan, il peut poser des décors extrêmement réalistes avec une atmosphère extrêmement vivante. C'est le Paris, voire la France des années 50-60 qui renaît littéralement, on peut presque sentir les odeurs. Rares sont les BD de cette époque à avoir réussi cet exploit. Gil Jourdan aura connu 16 tomes, assez inégaux : les deux premiers servent avant tout à poser les personnages et sont relativement oubliables (et reprennent partiellement des scénarios de Félix, mais conservent leur propre identité). Les tomes 3 à 4 sont les meilleurs de la série des purs polars extrêmement bien écrits avec un côté relativement sombre. Les tomes 5 à 9 sont un cran en-dessous, et marquent un changement de ton vers l'exotisme ou l'humour pur et dur, les 7 derniers tomes deviennent quant à eux de plus en plus mauvais et sans réel intérêt... Certains sont des reprises de Félix donc tiennent à peu près la route, mais "Sur la piste d'un 33 tours" ou "Pâtée explosive" sont carrément mauvais. On peut mettre cela sur le compte du fait que Tillieux était accaparé par son travail de scénariste sur d'autres séries (Tif et Tondu, Natacha), et avait tendance à négliger Gil Jourdan, dont il avait confié les dessins à Gos vers la fin. Tillieux avait commencé à travailler sur un 17ème tome qu'il avait l'intention de dessiner lui-même après presque 10 ans d'inactivité, sa mort tragique tuera le projet dans l'oeuf.

01/08/2021 (modifier)
Par Laurent
Note: 5/5

Une des meilleures séries BD jamais lues pour moi. Je remercie tant mon père pour avoir eu la bonne idée d'en acheter un puis 2... Le dessin n'est peut être pas sensationnel, quoique, décors et voitures sont très bien croqués, mais les planches sont très rythmées et servent un scénario toujours prenant et inventif. Mais pour moi le plus grand point fort de ces histoires, c'est l'ambiance et ce mélange de sérieux et d'humour pince sans rire que je ne crois pas avoir lu ailleurs. Un peu comme l'esprit vaurien de Han solo, si réjouissant. J'admets que les derniers exemplaires qui me manquaient, achetés une fois adulte, m'ont un peu moins convaincu. La magie de la jeunesse. Tillieux tu m'as réjoui. Mille mercis.

12/12/2020 (modifier)
Par Montane
Note: 3/5
L'avatar du posteur Montane

Il est toujours difficile de juger des séries dont les premiers épisodes ont été dessinés à la fin des années 50 sans faire preuve d’anachronisme. Il faut éviter de porter un jugement exclusivement avec le regard de notre époque pour essayer de se replonger dans l’état d’esprit qui était celui de la fin de la guerre, où il fallait distraire les lecteurs des journaux bd de l’époque. Ceci dit à quoi reconnait- on une œuvre de qualité si ce n’est sur sa capacité à «  bien vieillir » et à traverser les époques ? Cette série a incontestablement de belles qualités: des répliques dignes de Michel Audiard, des superbes courses de voiture et des histoire comme «  la voiture immergée » qui est sûrement un des classiques de la BD Franco Belge. Toutefois il y a aussi des éléments qui à mon avis ont mal vieilli: les gags entre libellule et Croûton dignes de ceux des «  Dupont et Dupont » ou de «  Laurel et Hardy » qui apparaissent bien datés. Une colorisation de piètre qualité comme l’était celle de la grande majorité des albums de l’époque où la prétention artistique ne faisait guère partie des préoccupations semble t-il. Et puis il y a aussi ce carcan des histoires en 44 ou 46 planches qui empêche l’histoire de se dérouler à son rythme, et avec des fins qui semblent bien précipitées parfois. La seule fois où Tillieux réussit à contourner cette difficulté, c’est en étalant la première histoire de Gil Jourdan en deux albums avec notamment le célèbre titre «  Popaine et vieux tableaux » qui est longtemps pour moi resté un mystère, jusqu’à ce que je comprenne que la censure s’en était sûrement mêlée. Il était manifestement malvenu de parler de cocaïne dans une publication destinée à la jeunesse. Au final cette série policière garde son charme d’antan, et nous permet de nous replonger dans le milieu des voyous de l’époque du quartier Pigalle notamment. Les histoires de Gil Jourdan en province comme «  Les moines rouges » ou «  les trois taches » sont également de belles réussites. Je suis en revanche bien moins convaincu à chaque fois que Jourdan et sa fine équipe se sont envolés au delà de nos frontières, en Amérique du Sud ou en Chine. Mais ce n’est que mon avis. En dehors de ces quelques défauts, cette série a bien passé le fil du temps et elle reste bien entendu à découvrir ou à redécouvrir, et pas qu’en période de confinement !

13/05/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Je réserve mon cinquantième avis à Gil Jourdan, un des monuments encore mal connu de la bande dessinée. Je ne l'ai pas jamais lu "en direct" dans Spirou ; j'étais trop jeune quand Maurice Tillieux s'est tué dans un accident de voiture, bien trop jeune lui aussi. C'est à la médiathèque de la ville où j'allais au lycée, au milieu des années 1980, que j'ai emprunté presque par hasard le volume de l'intégrale regroupant les trois premiers albums de la série. Et ce fut un ravissement, qui s'est poursuivi à chacune de mes nombreuses relectures. Gil Jourdan est la série qui marque l'apogée du génie de Tillieux. Son imagination débordante, ses scénarios ciselés, son sens du rythme, son trait délié, ses ambiances inimitables de films noirs, ses personnages à la fois burlesques et réalistes, son humour oscillant entre le pince-sans-rire et le calembour débile font de lui un des virtuoses du neuvième art. Il fut un infatigable dessinateur et un scénariste prolixe. Durant les dix années passées à dessiner dans Heroïc-Albums à un rythme forcené, il a peaufiné son style, en particulier à partir des nombreux épisodes de la série Félix (Tillieux), le grand frère de Gilles Jourdan. Lorsqu'il se lance dans son grand œuvre pour le compte du magazine Spirou, il réussit d'emblée l'exploit de livrer une œuvre intemporelle. Certes les aventures de Gil Jourdan sont datées car le souci du détail de Tillieux le pousse à restituer précisément les décors et les voitures dans lesquels s'inscrivent ses histoires, entre les années 1950 et les années Pompidou. Mais la modernité du traitement graphique et la vivacité des dialogues les rendent indémodables. Et quelle originalité dans les intrigues ! Gil Jourdan reprend parfois le synopsis d'histoires courtes expérimentées dans Félix, en corrigeant leurs défauts pour les développer sur un album complet. Les trames narratives de Tillieux cachent un mécanisme implacable sous leur apparente simplicité. Un ravissement, vous dis-je ! J'ai souvent lu que le déficit de notoriété de cette magnifique série s'expliquait parce que Gil Jourdan se situe entre Tintin et Spirou, et Maurice Tillieux entre Hergé et Franquin, mais toujours un cran en-dessous. Je ne comprends pas ce jugement et je soutiens que les albums de Gil Jourdan ont leur place au "top ten" des plus grands classiques de la bande dessinée. J'envie sincèrement les lecteurs qui les découvrent et leur souhaite de ressentir le même emballement que celui qui fut le mien il y a trente ans.

10/03/2014 (modifier)
Par Guz'
Note: 5/5

C'est bien sûr une série culte, tout comme son auteur. J'ai découvert Tillieux lorsque mon père m'a offert "Le lac de l'homme mort" seul album de la série Marc Jaguar parue dans "Risque tout", qui malheureusement s'est stoppée au milieu du second volume "Les camions du diable". J'ai lu et relu cet album, qui était de loin mon préféré dans ce qui était le début de ma collection de BD Lorsqu'un jour de 1985, je découvre chez mon libraire préféré, le tout premier volume de "Tout Gil Jourdan", j'ai cru rêver. J'ai de suite commandé les 16 albums de la série, qui étaient encore disponibles en réédition. J'ai vraiment pris mon pied en découvrant cette série. Depuis j'ai pu compléter ma collection de Félix au fil des parutions des rééditions. Autant vous dire que je suis un inconditionnel de Tillieux. J'adore son dessin, ses mises en scènes et surtout l'ambiance qu'il arrivait à reproduire, autant dans ses scénarios, que dans son dessin (la première case de Pâtée explosive en est un exemple probant), j'aime aussi beaucoup les intérieurs des bistros, les véhicules, les camions en particulier ("L'enfer de Xique-Xique", "Les trois taches" ou encore les camions de la Sofraco dans "Les cargos du crépuscule"), les scènes se déroulant au crépuscule ou de nuit, les rues dans les villes etc... En fait, je suis accro à cette ambiance de la fin des années cinquante et des années soixante et peu d'albums de cette époque sont à la hauteur des albums de Tillieux. Gil Jourdan est pour moi un chef d’œuvre de la BD et mérite d'être cité au même titre que Spirou ou Tintin. Tillieux est disparu bien trop tôt... Snif... Je ne saurais vous conseiller la série Félix, qui est une création de Tillieux, antérieure à Gil Jourdan, plus cadrée dans les années d'après guerre, en noir et blanc (à l'exception du dernier album "L'affaire des bijoux", très proche des "Gil Jourdan"), mais dans un style plus noir. Seul hic à l’œuvre de Tillieux, c'est la réutilisation de certains scénarios, dans plusieurs séries, "La guerre en caleçon" entre autre. Pour les inconditionnels de Tillieux, il existe un album récemment paru chez Glénat, qui lui est consacré, "M'sieur Maurice et la dauphine jaune". L'auteur (Bazile) semble très bien connaitre Tillieux et fait des tonnes de clins d’œil à son œuvre.

16/11/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je suis passé complètement à côté de cette Bd dans mon enfance, et je l'ai regretté, je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être étais-je trop Ric Hochet ; aussi, quand j'ai véritablement découvert Gil, c'était avec les premières intégrales Tout Gil Jourdan, j'étais déja adulte et j'ai malgré ça adoré cette bande, qui était je l'ai appris peu après, une sorte de nouvelle version de " Félix ", bande détective créée par Tillieux en 1949. Après son apparition dans le journal Spirou en 1956, "Gil Jourdan" va devenir une référence en matière de Bd policière, elle sera l'une des bandes vedettes du journal, et bercera 2 générations de lecteurs. Influencé par Hergé, Tillieux devient ainsi l'un des meilleurs représentants de cette école belge à mi-chemin entre le réalisme et l'humoristique. Tillieux, c'est la marque d'une efficacité certaine aux rouages parfaitement huilés, c'est un créateur d'ambiances qui sait vous dessiner des rues et quartiers populaires sortis des séries noires à la papa, une ambiance portuaire ou une jungle avec tout le mystère que ça implique, le tout bien servi par d'excellents décors aux airs nocturnes et parfois inquiétants. Bref, la grande tradition du polar français des années 50-60. Tillieux aime les voitures, non seulement, il les dessine fidèlement, telle la Dauphine Renault du héros, mais il offre de belles scènes de poursuites qui dynamisent la série, dont les scénarios sont parfois de qualité inégale. De même, les facéties de Libellule alourdissent parfois certaines histoires inutilement durant 5 ou 6 cases. Ces petits défauts sont rattrapés par le côté sympathique des personnages, la lisibilité du trait, le côté parfois mystérieux des enquêtes, les situations cocasses et la restitution impeccable d'une époque. Gil en lui-même n'est guère rigolo comme personnage, il est un peu autoritaire, au ton sec et ironique, mais il est élégant et instruit, et surtout, il n'a pas de gros moyens financiers ; c'était très inhabituel à l'époque d'accorder une importance à l'argent des personnages, car de son côté, Tintin a parcouru le monde sans que Hergé ne précise la source de ses revenus. Libellule et Crouton sont les éléments comiques ; le premier adore faire des jeux de mots vaseux dont il est le seul à rire bruyamment ; le second est un brave et sérieux fonctionnaire de la police judiciaire, aux bourdes sympathiques. Ce personnage qui soi-disant ridiculisait la police française, entraîna quelques ennuis aux 2 premiers albums de la part des censeurs gaullistes dénués d'humour. Un trio très personnalisé donc et complémentaire, dégageant une grande sympathie et qui passionna les lecteurs de Spirou, auquel venait s'adjoindre Queue-de-Cerise, une gamine intrépide servant de secrétaire à Gil. En 1969, Tillieux abandonne la partie graphique à Gos qui s'en sort de façon très honorable ; mettez un album du Scrameustache et un "Gil Jourdan" l'un à côté de l'autre, et vous verrez que le style graphique est très ressemblant. Tillieux conservera les scénarios, tout en écrivant pour d'autres (Tif et Tondu ou Jess Long) jusqu'à sa mort tragique en 1978 dans un accident de la route ; une véritable ironie du sort pour celui qui avait dessiné tant de carambolages. Un grand classique de la Bd franco-belge, que du plaisir!

09/07/2013 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5

J’ai eu l’occasion de relire quelques BD de Gil Jourdan et malgré l’ancienneté de cette série (1954) la lecture ou la relecture est toujours agréable, un dessin type ligne claire qui traverse les âges sans se démoder et un humour plein de fraîcheur. Personnage préféré : Crouton sans hésiter, impossible de s’ennuyer avec un tel personnage malheureusement sa présence est assez irrégulière. Mes titres préférés : L’enfer de Xique-Xique, les trois taches et le Gant à trois doigts. Une œuvre intemporelle, une référence. Un seul bémol : le manque de charisme de Gil Jourdan.

22/02/2011 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ubrald

Je découvre cette série sur le tard. De prime abord assez méfiant vis-à-vis des « bd à papa » dont la naïveté des récits ne résiste généralement pas au temps, j’avais retardé cette lecture que nombre d’avis ci-dessous m’ont finalement invité à ne plus surseoir. Cette série échappe effectivement à la masse des BD d’antan ayant très mal vieilli. Maurice Tillieux a tellement travaillé, devrais-je dire ciselé avec talent, dialogues et découpage du story board que ceux-ci procurent toujours un réel plaisir de lecture. De nombreux jeux de mots, vannes, sorties ironiques qu’un titi parisien n’aurait pas reniés .. parsèment les bulles et participent ainsi à cette belle réussite ; cela vaudra d’ailleurs le surnom de « Michel Audiard de la bande dessinée » à l’auteur. Enfin pour le plaisir des yeux, reste la pureté d’une belle ligne claire « école Marcinelle ». Pour conclure, même si c’était un choix évident, remercions l’éditeur d’avoir opté pour une impression sur papier d’ancienne texture, type papyrus biblique. C’est un plaisir visuel et tactile. Vade Retro ! papier glacé sans âme ;) La couverture est élégante de sobriété. De trop nombreuses intégrales sont gâchées par une couverture ressemblant à une promotion de super marché.

11/11/2010 (modifier)
Par Chéreau
Note: 5/5

Je me suis rarement autant poilé devant une BD policière, ou devant une BD tout court. Amateur de calembours à deux euros et de comique pince-sans-rire, j'adore les répliques "à froid" que se lancent en permanence les personnages et les crises de fou rire de Libellule à chacune de ses propres blagues en bois. Ajoutons à cela que les scénarios se tiennent plus que bien, que la France des années 50/60 est reproduite avec un luxe de détail qui permet de goûter la série à chaque relecture. Chaque album garantit ses moments de suspense et ses poursuites haletantes si bien rendues qu'on entendrait presque siffler le vent et crisser les pneus. Tillieux est également capable de vous reconstituer des ambiances de crypte ou des paysages noyés de pluie avec un brio proche d'E.P. Jacobs. Bref, je conseille l'achat, surtout sous forme d'intégrale. Ca se lit et ça se relit toujours avec le même plaisir !

09/03/2008 (MAJ le 25/12/2009) (modifier)

Je ne connaissais pas Gil Jourdan jusqu'au moment de l'achat du premier tome de l'intégrale 2009. Après sa lecture, mon avis est mitigé : . je suis bien conscient que pour l'époque (fin des années 50), Gil Jourdan avait sans doute de l'avance sur ses "concurrents", au niveau des intrigues et de la forme, mais... . le facteur nostalgie ne fonctionnant pas sur ce titre chez moi, j'avoue trouver le tout plaisant, mais pas du tout extraordinaire : pour moi, c'est nouveau, et je le compare à ce qui est nouveau aujourd'hui. J'ai du mal à faire ma lecture avec toujours dans un coin du cerveau, que ça date d'il y a 50 ans, et que c'est pour ça que c'est moins bon que ce qui peut se faire aujourd'hui. Au final, c'est sympathique, et je ne regrette qu'une chose : ne pas avoir découvert ces titres dans ma jeunesse, histoire de les apprécier plus. Ce qui ne m'empêchera pas d'acheter les autres volumes de cette édition intégrale : les produits sont réellement très classe (d'où mon conseil d'achat).

17/09/2009 (modifier)