Gil Jourdan

Note: 4.07/5
(4.07/5 pour 29 avis)

Gil Jourdan est un détective privé. Il est aidé dans la résolution de ses enquêtes par un ancien cambrioleur : André Papignolles dit Libellule et par un inspecteur de police : Croûton.


Best of 1950-1959 Détectives privés Dupuis Journal Spirou Les BDs à papa

Gil Jourdan a fait sa première apparition dans Spirou le 20 septembre 1956. Gil Jourdan est un détective créé par Maurice Tillieux. Dans les enquêtes de Gil Jourdan, il est souvent question d’affaire un mystérieuse, qui passe par différents style, comme par exemple une affaire d’état, ou vol de bijoux. Mais Gil Jourdan il faut le dire voyage aussi énormément dans le cadre de ses enquêtes, il a bien sûre des compagnons qui font route avec lui. Tout d’abord Libellule un ancien cambrioleur et surtout un maître dans ce qui est de forcer les coffres – forts il a un surnom, c’est doigt de fée. Gil Jourdan a organisé son évasion sous l’œil d’un de ses ami l’inspecteur Crouton. Parlons en de Crouton, c’est un inspecteur qui est nul, c’est lui qui rêvait de pouvoir un jour arrêter Libellule et lorsque celui – ci y arrive, Jourdan le fait évader. Mais signalons que maintenant Crouton et Libellule sont de grands amis. Il y a aussi Queue – de – Cerise, la secrétaire de Gil Jourdan, qui se déplace souvent en scooter. Mais dans Gil Jourdan, il y a aussi de l’humour même si les intrigues sont bien menées et les décors bien en rapport avec le sujet.

Scénariste
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1959
Statut histoire Une histoire par tome 16 tomes parus
Couverture de la série Gil Jourdan
Les notes (29)
Cliquez pour lire les avis

25/05/2002 | dut
Modifier


L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Je réserve mon cinquantième avis à Gil Jourdan, un des monuments encore mal connu de la bande dessinée. Je ne l'ai pas jamais lu "en direct" dans Spirou ; j'étais trop jeune quand Maurice Tillieux s'est tué dans un accident de voiture, bien trop jeune lui aussi. C'est à la médiathèque de la ville où j'allais au lycée, au milieu des années 1980, que j'ai emprunté presque par hasard le volume de l'intégrale regroupant les trois premiers albums de la série. Et ce fut un ravissement, qui s'est poursuivi à chacune de mes nombreuses relectures. Gil Jourdan est la série qui marque l'apogée du génie de Tillieux. Son imagination débordante, ses scénarios ciselés, son sens du rythme, son trait délié, ses ambiances inimitables de films noirs, ses personnages à la fois burlesques et réalistes, son humour oscillant entre le pince-sans-rire et le calembour débile font de lui un des virtuoses du neuvième art. Il fut un infatigable dessinateur et un scénariste prolixe. Durant les dix années passées à dessiner dans Heroïc-Albums à un rythme forcené, il a peaufiné son style, en particulier à partir des nombreux épisodes de la série Félix (Tillieux), le grand frère de Gilles Jourdan. Lorsqu'il se lance dans son grand œuvre pour le compte du magazine Spirou, il réussit d'emblée l'exploit de livrer une œuvre intemporelle. Certes les aventures de Gil Jourdan sont datées car le souci du détail de Tillieux le pousse à restituer précisément les décors et les voitures dans lesquels s'inscrivent ses histoires, entre les années 1950 et les années Pompidou. Mais la modernité du traitement graphique et la vivacité des dialogues les rendent indémodables. Et quelle originalité dans les intrigues ! Gil Jourdan reprend parfois le synopsis d'histoires courtes expérimentées dans Félix, en corrigeant leurs défauts pour les développer sur un album complet. Les trames narratives de Tillieux cachent un mécanisme implacable sous leur apparente simplicité. Un ravissement, vous dis-je ! J'ai souvent lu que le déficit de notoriété de cette magnifique série s'expliquait parce que Gil Jourdan se situe entre Tintin et Spirou, et Maurice Tillieux entre Hergé et Franquin, mais toujours un cran en-dessous. Je ne comprends pas ce jugement et je soutiens que les albums de Gil Jourdan ont leur place au "top ten" des plus grands classiques de la bande dessinée. J'envie sincèrement les lecteurs qui les découvrent et leur souhaite de ressentir le même emballement que celui qui fut le mien il y a trente ans.

10/03/2014 (modifier)
Par Guz'
Note: 5/5

C'est bien sûr une série culte, tout comme son auteur. J'ai découvert Tillieux lorsque mon père m'a offert "Le lac de l'homme mort" seul album de la série Marc Jaguar parue dans "Risque tout", qui malheureusement s'est stoppée au milieu du second volume "Les camions du diable". J'ai lu et relu cet album, qui était de loin mon préféré dans ce qui était le début de ma collection de BD Lorsqu'un jour de 1985, je découvre chez mon libraire préféré, le tout premier volume de "Tout Gil Jourdan", j'ai cru rêver. J'ai de suite commandé les 16 albums de la série, qui étaient encore disponibles en réédition. J'ai vraiment pris mon pied en découvrant cette série. Depuis j'ai pu compléter ma collection de Félix au fil des parutions des rééditions. Autant vous dire que je suis un inconditionnel de Tillieux. J'adore son dessin, ses mises en scènes et surtout l'ambiance qu'il arrivait à reproduire, autant dans ses scénarios, que dans son dessin (la première case de Pâtée explosive en est un exemple probant), j'aime aussi beaucoup les intérieurs des bistros, les véhicules, les camions en particulier ("L'enfer de Xique-Xique", "Les trois taches" ou encore les camions de la Sofraco dans "Les cargos du crépuscule"), les scènes se déroulant au crépuscule ou de nuit, les rues dans les villes etc... En fait, je suis accro à cette ambiance de la fin des années cinquante et des années soixante et peu d'albums de cette époque sont à la hauteur des albums de Tillieux. Gil Jourdan est pour moi un chef d’œuvre de la BD et mérite d'être cité au même titre que Spirou ou Tintin. Tillieux est disparu bien trop tôt... Snif... Je ne saurais vous conseiller la série Félix, qui est une création de Tillieux, antérieure à Gil Jourdan, plus cadrée dans les années d'après guerre, en noir et blanc (à l'exception du dernier album "L'affaire des bijoux", très proche des "Gil Jourdan"), mais dans un style plus noir. Seul hic à l’œuvre de Tillieux, c'est la réutilisation de certains scénarios, dans plusieurs séries, "La guerre en caleçon" entre autre. Pour les inconditionnels de Tillieux, il existe un album récemment paru chez Glénat, qui lui est consacré, "M'sieur Maurice et la dauphine jaune". L'auteur (Bazile) semble très bien connaitre Tillieux et fait des tonnes de clins d’œil à son œuvre.

16/11/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je suis passé complètement à côté de cette Bd dans mon enfance, et je l'ai regretté, je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être étais-je trop Ric Hochet ; aussi, quand j'ai véritablement découvert Gil, c'était avec les premières intégrales Tout Gil Jourdan, j'étais déja adulte et j'ai malgré ça adoré cette bande, qui était je l'ai appris peu après, une sorte de nouvelle version de " Félix ", bande détective créée par Tillieux en 1949. Après son apparition dans le journal Spirou en 1956, "Gil Jourdan" va devenir une référence en matière de Bd policière, elle sera l'une des bandes vedettes du journal, et bercera 2 générations de lecteurs. Influencé par Hergé, Tillieux devient ainsi l'un des meilleurs représentants de cette école belge à mi-chemin entre le réalisme et l'humoristique. Tillieux, c'est la marque d'une efficacité certaine aux rouages parfaitement huilés, c'est un créateur d'ambiances qui sait vous dessiner des rues et quartiers populaires sortis des séries noires à la papa, une ambiance portuaire ou une jungle avec tout le mystère que ça implique, le tout bien servi par d'excellents décors aux airs nocturnes et parfois inquiétants. Bref, la grande tradition du polar français des années 50-60. Tillieux aime les voitures, non seulement, il les dessine fidèlement, telle la Dauphine Renault du héros, mais il offre de belles scènes de poursuites qui dynamisent la série, dont les scénarios sont parfois de qualité inégale. De même, les facéties de Libellule alourdissent parfois certaines histoires inutilement durant 5 ou 6 cases. Ces petits défauts sont rattrapés par le côté sympathique des personnages, la lisibilité du trait, le côté parfois mystérieux des enquêtes, les situations cocasses et la restitution impeccable d'une époque. Gil en lui-même n'est guère rigolo comme personnage, il est un peu autoritaire, au ton sec et ironique, mais il est élégant et instruit, et surtout, il n'a pas de gros moyens financiers ; c'était très inhabituel à l'époque d'accorder une importance à l'argent des personnages, car de son côté, Tintin a parcouru le monde sans que Hergé ne précise la source de ses revenus. Libellule et Crouton sont les éléments comiques ; le premier adore faire des jeux de mots vaseux dont il est le seul à rire bruyamment ; le second est un brave et sérieux fonctionnaire de la police judiciaire, aux bourdes sympathiques. Ce personnage qui soi-disant ridiculisait la police française, entraîna quelques ennuis aux 2 premiers albums de la part des censeurs gaullistes dénués d'humour. Un trio très personnalisé donc et complémentaire, dégageant une grande sympathie et qui passionna les lecteurs de Spirou, auquel venait s'adjoindre Queue-de-Cerise, une gamine intrépide servant de secrétaire à Gil. En 1969, Tillieux abandonne la partie graphique à Gos qui s'en sort de façon très honorable ; mettez un album du Scrameustache et un "Gil Jourdan" l'un à côté de l'autre, et vous verrez que le style graphique est très ressemblant. Tillieux conservera les scénarios, tout en écrivant pour d'autres (Tif et Tondu ou Jess Long) jusqu'à sa mort tragique en 1978 dans un accident de la route ; une véritable ironie du sort pour celui qui avait dessiné tant de carambolages. Un grand classique de la Bd franco-belge, que du plaisir!

09/07/2013 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5

J’ai eu l’occasion de relire quelques BD de Gil Jourdan et malgré l’ancienneté de cette série (1954) la lecture ou la relecture est toujours agréable, un dessin type ligne claire qui traverse les âges sans se démoder et un humour plein de fraîcheur. Personnage préféré : Crouton sans hésiter, impossible de s’ennuyer avec un tel personnage malheureusement sa présence est assez irrégulière. Mes titres préférés : L’enfer de Xique-Xique, les trois taches et le Gant à trois doigts. Une œuvre intemporelle, une référence. Un seul bémol : le manque de charisme de Gil Jourdan.

22/02/2011 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Je découvre cette série sur le tard. De prime abord assez méfiant vis-à-vis des « BD à Papa » dont la naïveté des récits ne résiste généralement pas au temps, j’avais retardé cette lecture que nombre d’avis ci-dessous m’ont finalement invité à ne plus surseoir. Cette série échappe effectivement à la masse des BD d’antan ayant très mal vieilli. Maurice Tillieux a tellement travaillé, je devrais dire ciselé avec talent, dialogues et découpage du story board que ceux-ci procurent toujours un réel plaisir de lecture. De nombreux jeux de mots, vannes, sorties ironiques qu’un Titi Parisien n’aurait pas reniés .. parsèment les bulles et participent ainsi à cette belle réussite ; cela vaudra d’ailleurs le surnom de « Michel Audiard de la bande dessinée » à l’auteur. Enfin pour le plaisir des yeux, reste la pureté d’une belle ligne claire « école Marcinelle ». Pour conclure, même si c’était un choix évident, remercions l’éditeur d’avoir opté pour une impression sur papier d’ancienne texture, type papyrus biblique. C’est un plaisir visuel et tactile. Vade Retro ! papier glacé sans âme ;) La couverture est élégante de sobriété. De trop nombreuses intégrales sont gâchées par une couverture ressemblant à une promotion de super marché.

11/11/2010 (modifier)
Par Chéreau
Note: 5/5

Je me suis rarement autant poilé devant une BD policière, ou devant une BD tout court. Amateur de calembours à deux euros et de comique pince-sans-rire, j'adore les répliques "à froid" que se lancent en permanence les personnages et les crises de fou rire de Libellule à chacune de ses propres blagues en bois. Ajoutons à cela que les scénarios se tiennent plus que bien, que la France des années 50/60 est reproduite avec un luxe de détail qui permet de goûter la série à chaque relecture. Chaque album garantit ses moments de suspense et ses poursuites haletantes si bien rendues qu'on entendrait presque siffler le vent et crisser les pneus. Tillieux est également capable de vous reconstituer des ambiances de crypte ou des paysages noyés de pluie avec un brio proche d'E.P. Jacobs. Bref, je conseille l'achat, surtout sous forme d'intégrale. Ca se lit et ça se relit toujours avec le même plaisir !

09/03/2008 (MAJ le 25/12/2009) (modifier)

Je ne connaissais pas Gil Jourdan jusqu'au moment de l'achat du premier tome de l'intégrale 2009. Après sa lecture, mon avis est mitigé : . je suis bien conscient que pour l'époque (fin des années 50), Gil Jourdan avait sans doute de l'avance sur ses "concurrents", au niveau des intrigues et de la forme, mais... . le facteur nostalgie ne fonctionnant pas sur ce titre chez moi, j'avoue trouver le tout plaisant, mais pas du tout extraordinaire : pour moi, c'est nouveau, et je le compare à ce qui est nouveau aujourd'hui. J'ai du mal à faire ma lecture avec toujours dans un coin du cerveau, que ça date d'il y a 50 ans, et que c'est pour ça que c'est moins bon que ce qui peut se faire aujourd'hui. Au final, c'est sympathique, et je ne regrette qu'une chose : ne pas avoir découvert ces titres dans ma jeunesse, histoire de les apprécier plus. Ce qui ne m'empêchera pas d'acheter les autres volumes de cette édition intégrale : les produits sont réellement très classe (d'où mon conseil d'achat).

17/09/2009 (modifier)
Par GiZeus
Note: 3/5

J'ai profité de la réédition en intégrale de cette série pour l'offrir à l'occasion de la fête des pères à mon pater. Lui qui aime les Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Astérix & Cie a bien aimé. Moi qui aime également les BD sus-cités aussi. N'ayant lu que l'intégrale, je m'appuierai sur les 4 premiers tomes de la série pour étayer mon jugement. Je commencerai par une révélation fracassante, le dessin reste dans la veine de la BD franco-belge de l'époque avec un trait plus réaliste que les gros nez d'Astérix & Cie. Les décors et les costumes nous plongent dans la France d'après-guerre. Les personnages sont eux aussi plutôt représentatifs de cette époque, du moins telle que je me l'imagine, mes grands-parents et diverses autres personnes âgées jouant le rôle de prisme. Les protagonistes, le trio Jourdan-Libellule-Crouton ne m'a pas entièrement convaincu. Je trouve le personnage de Gil Jourdan trop froid et trop sérieux, celui de Libellule trop naïf. Seul le malheureux commissaire me satisfait pleinement puisque l'accablement du destin sur sa pauvre personne me fait cruellement rire. Je dois également confesser que les aventures de Gil et ses amis ne m'ont pas passionné. Je n'ai pas trouvé le développement poussif mais l'histoire ne me poussait pas à tourner les pages. Une impression de déjà-vu n'y est sûrement pas étranger. Cette oeuvre a-t-elle été un modèle d'inspiration pour les scénaristes plus récents? Je le pense, et c'est pourquoi je n'ai pas pu trouver un intérêt supérieur dans la lecture de Gil Jourdan. Cette série semble avoir souffert de ses imitations et c'est pourquoi je ne peux pas reconnaître le génie qui semble avoir sévi pour la première fois il y a de cela 50 ans. Mais malgré tous les défauts rencontrés, ma lecture a été agréable.

16/09/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Voici, à mes yeux, la meilleure série humoristico-policière illustrée en bande dessinée. Gil Jourdan est devenu une référence en la matière. Son auteur (Tillieux) combinait deux qualités rares et précieuses pour un scénariste. En effet, il parvenait à écrire des scénarios solides, riches en rebondissements, en suspense et à basculer en mode "dialogues délirants" dès que l’occasion se présentait. La série offrira des scénarios extrêmement variés, n’hésitant pas à lorgner du côté du fantastique à l’occasion. La galerie des personnages est d’une complémentarité inattaquable. Et le trio composé par Jourdan, Libellule et Queue de Cerise basculera rapidement vers un quatuor avec l’adjonction d’un indispensable Crouton. En effet, le duo composé de Libellule et de Crouton est un classique des clowns de cirque et l’élément indispensable à la dimension humoristique de la série. Malheureusement, au plus Crouton sera présent, au moins Queue de Cerise interviendra, et je regrette ces merveilleux duels verbaux qui l’opposaient à Libellule. Le graphisme de Tillieux est symptomatique de l’école franco-belge. Je soulignerai toutefois son incroyable dynamisme (notamment dans les courses poursuites en voitures) et la pureté de sa ligne. Avec un tel dessinateur, tout parait simple ! Seuls, les derniers épisodes montreront quelques signes de faiblesse, tout en restant d’un très bon niveau. Mais sans doute le changement de dessinateur y est-il pour quelque chose. En effet, Gos officie en tant que dessinateur sur les quatre derniers tomes de la série. Vous l’aurez compris, Gil Jourdan est, pour moi, une série majeure qui aura inspiré bien des héros actuels, à commencer par Léo Loden (dont les auteurs n’hésitent pas à revendiquer cette filiation au travers de nombreux clins d’œil). A lire, absolument.

08/06/2009 (MAJ le 08/06/2009) (modifier)
Par Gros Bide
Note: 5/5

Voilà très certainement l’une des mes BD préférées ! Comme quelques uns, je suis « passé à côté étant plus jeune ». Pourtant, je lisais beaucoup de productions made in Dupuis. Simplement, la bibliothèque et le CDI que je fréquentais n’avaient pas cette série. Cela vient accréditer la thèse selon laquelle Tillieux était (et est sans doute toujours) un auteur aux talents sous-estimés. En fait, j’ai découvert cette BD sur ce site. Lors de l’une de mes premières visites, je suis allé voir la liste des immanquables. Et dans la rubrique Policier-Thriller, j’y ai trouvé cette série franco-belge des années 60. Le mélange humour-enquêtes policières m’a attiré, tout comme le dessin très fin, très clair. Les différents avis postés ci-dessous ont fini de me convaincre. J’ai donc cassé ma tirelire (il faut compter un peu plus de 100€) pour m’offrir l’intégrale en 6 tomes des aventures de Gil Jourdan. Je ne regrette pas mon achat ! J’ai enchaîné les albums avec curiosité et plaisir. J’ai passé d’excellents moments. Le cocktail humour-enquête est vraiment des plus réussis. Il est également très riche car comme cela a été dit, les histoires sont toutes différentes. Chaque aventure, même la plus courte, possède une vraie identité, un vrai intérêt. Du coup, j’ai du mal à savoir quels albums je préfère réellement. Le niveau est assez homogène et tend vers le très bon. Néanmoins, j’avoue avoir une petite faiblesse pour les aventures se déroulant en France et dans lesquelles Tillieux a incorporé une dose de mystère voire de fantastique : La voiture immergée, Surboum pour Quatre Roues, Les moines rouges… Tillieux excelle dans la retranscription de ces ambiances grâce à des cadrages parfaitement choisis et un découpage maîtrisé. Pour autant, les « aventures exotiques » de Gil Jourdan ne sont pas en reste. Je pense notamment au rythme effréné proposé par Tillieux dans la première partie du Gant à trois doigts. A couper le souffle. Enfin, les albums dessinés par Gos sont eux aussi très bons. Personnellement, je ne vois d’ailleurs pas une grosse différence dans le dessin. Concernant les bonus venant enrichir cette Intégrale, ils m’ont amplement satisfait. Gil Jourdan n’a pas à rougir de la comparaison avec ce que propose actuellement Dupuis pour la réédition des aventures de Spirou et Fantasio. En effet, on y trouve quelques petites choses fortes intéressantes : par exemple de courts récits (annoncés comme étant inédits) mettant en scène nos héros mais aussi des albums des séries Marc Jaguar et Alix ainsi que des gags avec comme tête d’affiche Bob Slide. Immanquable ! Indispensable !

23/03/2009 (modifier)