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Marc Jaguar

Note: 3.4/5
(3.4/5 pour 10 avis)

Un simple photographe peut se transformer en dur de dur ne se laissant pas intimider, lorsqu'on veut l'empêcher de faire son travail. C'est Marc Jaguar, accompagné d'un accolyte farfelu pour la touche humoristique.


Best of 1950-1959 Institut Saint-Luc, Liège Journal Spirou Photographie

Le photographe Marc Jaguar à un petit boulot tranquille à accomplir, photographier un étang pour une agence touristique. Mais, mystérieusement les photos sont toutes ratées. Puis très vite il s'aperçoit qu'on veut l'empêcher de prendre ces photos. Lorsqu'il se retrouve accusé de cambriolage et de violence, c'en est trop ! Il comprend qu'on veut le mettre sur la touche mais pourquoi ?? Il n'aura de cesse que de trouver et dévoiler la vérité, même si de gros bonnets politiques sont mouillés et s'il faut en passer par les poings !

Scénaristes
Dessinateurs
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1959
Statut histoire Une histoire par tome 2 tomes parus
Couverture de la série Marc Jaguar

15/07/2007 | klod
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Par Ju
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ju

Ne nous méprenons pas, je suis un grand fan de Gil Jourdan. C’est une des bds qui a bercé mon enfance, et certains des albums font partie de mes préférés toutes séries confondues. Mais là, je n’ai pas accroché, comme je n’accroche pas à une ou deux enquêtes de Gil. Je n’ai pas retrouvé la combinaison entre humour et aventure que j’aime tant dans les aventures du héros phare de Tillieux. Marc Jaguar fait pâle copie à côté de Gil Jourdan. Il est moins étoffé, plus plat (pourtant, Gil n’est pas non plus le plus profond des personnages). Et le pendant comique n’est pas comparable au fantastique Libellule. Après, je suis conscient que cela est aussi dû au fait que Tillieux n’a pas eu le temps de développer son personnage, qui n’a eu droit qu’à un album et demi sous sa direction (je n’ai pas lu l’album de 2018 et il ne m’attire pas tellement). Je suis aussi conscient que c’est une bd d’une autre époque, et que je l’ai lue avec un regard bien plus adulte et plus critique que celui que je posais sur les aventures de Jourdan. Mais reste que cette histoire ne m’a pas diverti, et même un peu ennuyé, sauf la fin qui vient un peu relever le tout et l’apparition du personnage de Pépi, qui vient donner un peu de relief à un ensemble un peu fade. Quant au dessin, si il fait un peu daté dans les premières pages, il donne toute sa mesure ensuite. Tillieux était maître dans l’art de donner des expressions impayables à ses personnages, et je crois que c’est ce que je préfère dans son dessin. Au final, j’ai moins accroché que pour la bd phare de Tillieux, mais on retrouve les mêmes racines et certaines des mêmes recettes qui ont fait le succès de Gil Jourdan, après tout est une question de goûts. N.B J’ai lu “Le lac de l’homme mort” dans l’intégrale Gil Jourdan Tome 6 de 1987 “Trois Détectives”, et il y a une petite bande dessinée de quelques pages qui présente un Marc Jaguar radicalement différent, au look de détective privé américain, cigarette au bec et chapeau vissé sur la tête. Cette histoire n’est pas originale et pas hyper recherchée, mais elle m’a fait sourire car pour le coup, c’est quelque chose de radicalement différent, dans le style et l’histoire. Ça reste une bd d’une dizaine de pages qui se lit ultra rapidement et sans aucune prétention.

20/03/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
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Avant Gil Jourdan, le fleuron de l'oeuvre de Tillieux, il y a eu ses ancêtres Félix et Marc Jaguar. Apparu dans la revue Heroïc-Albums, c'est dans Risque-Tout qu'il vit sa seule grande aventure complète, qui sera éditée et rééditée par la suite sous le titre Le Lac de l'homme-mort. Et pour tout admirateur de Gil Jourdan, ce one-shot est à découvrir impérativement. On y trouve tout ce qui fait l'art de Tillieux, à commencer par le duo classique de l'enquêteur aventureux et de son pendant comique. Les dialogues de Tillieux sont déjà craquants, nous garantissant un paquet d'échanges savoureux, qui confèrent à l'album cet arrière-goût si particulier, et inimitable. La scénario est plutôt bon, et même si on y trouve les coïncidences énormes propres à l'auteur (que l'humour aide à faire passer), ses différents éléments s'imbriquent très logiquement pour créer une atmosphère à la fois sérieuse, légère et dynamique. Le dessin de Tillieux, même s'il n'est pas encore poussé à sa pleine maturité, est déjà bon, assez rigoureux, et très efficace, donnant au récit l'énergie qu'il lui faut. On peut regretter que l'auteur soit encore un peu timide avec ses cases, hésitant trop souvent à en élargir le cadre pour mieux mettre en avant l'objet dessiné. Mais c'est un tout petit défaut au vu du génie qui est en train de s'affirmer dans cet album et qui éclatera dans la saga à venir qui le fera connaître et aimer par tous les bédéphiles.

15/06/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Le Lac de l'Homme-Mort : Après Félix mais avant Gil Jourdan, Maurice Tillieux aura créé un autre duo de héros semi-réalistes, entre enquêtes policières et humour : le photographe Marc Jaguar et son camarade détective privé. On retrouve dans cette paire le même concept que dans ses deux autres séries. Un héros sérieux et un peu trop parfait et un partenaire plus fantaisiste et dédié à la touche humoristique, qui fait à lui seul la synthèse des Cabarez et Allume-Gaz de Félix ou des Crouton et Libellule de Gil Jourdan. Dans le concept et dans la forme, nous sommes donc en terrain connu. Le dessin est du même style que celui de Gil Jourdan, avec un soupçon de maîtrise et d'élégance en moins. L'ambiance et les décors sont également similaires, puisque nous sommes dans la France des années 50 et impliqués dans des polars de petits criminels véreux. Mais Marc Jaguar est bien plus orienté vers l'action que Félix et Gil Jourdan. Comme eux et pour satisfaire la passion de Tillieux pour les voitures, il n'hésite pas à réaliser cascades et courses-poursuites en bagnole, mais il est aussi prompt au coups de poings et à la bagarre. En ce sens, je le trouve moins classe que les autres créations de Tillieux. Et cela s'en ressent sur le scénario qui est un peu plus basique, avec des méchants rapidement désignés et davantage d'action pour s'en défaire que de réflexion. La lecture est sympathique et les amateurs de Tillieux retrouveront ses scénarios prenants et la touche qui fait son charme, mais Gil Jourdan reste son chef-d'oeuvre et Marc Jaguar n'en atteint pas le niveau. Les Camions du Diable : A sa mort, Tillieux avait laissé le second tome de Marc Jaguar inachevé, avec seulement 8 pages de dessinées et aucune indication sur la suite de son scénario puisque, comme à son habitude, il le développait au fur et à mesure de sa création. Quarante ans après sa mort, ce sont finalement Étienne Borgers, François Walthéry et Jean-Luc Delvaux qui se lancent pour achever cet album orphelin. Pour ce faire, Walthéry va repartir de ce qu'il connaissait de son ami et mentor Tillieux pour deviner ce qu'il y avait dans la mystérieuse valise du début de l'histoire et le rapport avec son titre énigmatique, les Camions du Diable, et avec Etienne Borgers ils vont mettre en scène la suite de cette aventure. De son côté, Jean-Luc Delvaux reprendra le dessin et pour cela, il reproduira quasiment à l'identique les 8 planches réalisées par Tillieux pour que la transition de style ne soit pas trop brutale avec les planches inédites qui suivront. Il est vrai que son trait est un peu différent de celui de Tillieux, avec un Marc Jaguar plus rond et moins raide. Mais, à l'exception de certains décors, on n'est pas dépaysé par rapport au style de Tillieux, notamment au niveau des véhicules qui sont presque aussi bien réalisés que lui savait le faire. Malheureusement, c'est le scénario qui m'a ici clairement déçu. Comme pour le tome 1, on retrouve cette grande part d'action et de bagarre qui fait la différence entre un Marc Jaguar et un Gil Jourdan plus posé et réfléchi et par extension plus élégant à mes yeux. Mais ce ne serait pas un soucis si l'intrigue tenait la route. Hélas elle est ici étonnamment confuse et décousue. Passé les 8 planches scénarisées par Tillieux, le rythme devient trop rapide, haché, avec des ellipses et changements de contexte trop nombreux qui embrouillent le lecteur. J'ai fini par perdre le fil du récit, ne plus m'y retrouver et même carrément à m'ennuyer en attendant une fin d'album qui m'a donné l'impression d'être plusieurs fois inutilement repoussée. Déception donc pour ce qui était pourtant une très belle intention, rendre hommage à Tillieux et faire revivre l'un de ses meilleurs personnages et lui offrant la fin méritée de son histoire inachevée.

03/10/2018 (modifier)
Par Montane
Note: 3/5
L'avatar du posteur Montane

La belle réédition de cet album paru dans les années 50 nous permet de nous replonger avec plaisir dans l'œuvre de Tillieux. La recette reste la même qu'avec Felix et Gil Jourdan. Un héros des plus sérieux, totalement dans la veine de l'archétype présent dans les séries lancées par le Journal Spirou ou Tintin à l'époque ( même si Marc Jaguar fut publié dans La revue Risque Tout), accompagné d'un acolyte " gaffeur" chargé d'apporter une touche d'humour dans le récit. Paru en 1978 dans la collection " Pêché de jeunesse", il était indisponible depuis fort longtemps et c'est donc une belle initiative qu'on eue les éditions Dupuis de procéder à cette réédition, accompagnée de textes et d'images inédites, comme le sont en général les intégrales ou les histoires courtes de Spirou et Fantasio parues ces dernières années. La grande nouvelle est qu'il y aura prochainement un second tome commencé par Tillieux mais abandonné au bout de 8 planches pour se lancer dans l'aventure Gil Jourdan. Cet épisode ne sera donc pas resté sans lendemain et c'est tant mieux!

03/05/2018 (modifier)
Par Guz'
Note: 5/5

Mon avis est peut être tronqué par mon coté nostalgique, mais si je devais garder une BD de ma collection, ce serait celle-ci. Le lac de l'homme mort est l'un des premiers albums que j'ai eus. C'est mon père qui me l'a offert, alors que j’étais alité suite à une grosse angine. L'album que j'ai est issu de la collection Péchés de jeunesse de Spirou. C'est l'une de mes BD que j'ai le plus relues, avec le 16 est au départ, de Graton. Le dessin est parfait, l'aventure nous plonge dans les années 50 et l'auteur a su parfaitement en reproduire l'ambiance de cette époque (le marché avec le vendeur d'oeufs, l'intérieur de la maison du sénateur, Pépi et ses gangsters (rangés des affaires), les tenues vestimentaires, les autos etc...) Le scénario est pas mal, c'est du Tillieux. Un seul regret, c'est que le second récit n'a jamais été fini et que la série en est restée là. Dommage.

16/11/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Le destin de ce personnage est tout bonnement incroyable : en discutant avec des fans de Tillieux, j'ai su que ce héros était très apprécié, presque autant que Gil Jourdan qui pourtant empêchera Tillieux de poursuivre ses aventures, d'où le fait qu'il n'y a qu'un seul album paru (celui présenté ici), mais son aura est telle que ça a suffit pour que la bande soit activement recherchée par des collectionneurs. Et ce n'est pas étonnant, car en la lisant à la bibliothèque d'Angoulême, j'ai éprouvé un réel plaisir, pas n'importe lequel, ce plaisir singulier que seuls peuvent connaître les nostalgiques de vieilles Bd comme moi, avec ce graphisme à la Tillieux si particulier, et déjà bien maîtrisé, puisque la bande est créée juste avant Gil Jourdan. Tillieux fait de son audacieux journaliste photographe un héros dans le sillage des bandes de l'époque, très intrépide, combatif, astucieux, un peu comme Ric Hochet, crée à la même époque. Tillieux a mis en place son style personnel qui sera celui qu'on lui connaîtra dans toutes ses créations, un combiné d'humour et de réalisme, créant des atmosphères et dont la passion des années rétro donne un charme indéniable à cette bande, en plus d'un scénario solide, et déjà son autre passion de la mécanique et des automobiles qui lui fait dessiner de bien chouettes modèles. Une Bd très réussie, qui n'est pas du niveau des meilleurs Gil Jourdan, mais presque, et réservée plutôt à des nostalgiques de bandes anciennes.

12/11/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

(Un peu) plus sérieux que Gil Jourdan et (un peu) plus adulte, également, Marc Jaguar est cependant bien dans la lignée du rouquin détective. Et pour cause, leur papa leur est commun, à savoir le regretté Maurice Tillieux. Marc Jaguar présente cependant une étrange particularité : celle d’être associé dans ma mémoire à bien des aventures, alors qu’une seule eut les honneurs d’une publication sous la forme d’un album. Il est vrai que le personnage vécu souvent de courtes histoires et que d’autres encore étaient purement et simplement abandonnées en cours de route. « Le lac de l’homme-mort » (une histoire que j’ai eu le plaisir de retrouver dans l’ancienne intégrale de Gil Jourdan) bénéficie d’un solide scénario. La recette de Tillieux prouve une fois de plus son efficacité. Je regrette toutefois la moindre densité de son univers. Les seconds rôles manquent en effet à mes yeux de charisme (tout comme le personnage principal, maintenant que j’y repense) et la force du récit repose donc principalement sur son scénario, ainsi que sur la maitrise graphique de son auteur (qui nous régale encore une fois de poursuites en voitures très cinématographiques). A conseiller à tous les fans de Gil Jourdan, quoique légèrement inférieur à celui-ci.

13/07/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Pas récent, Marc Jaguar… Il débute en effet dans le magazine « Héroïc Albums » n° 46 de Novembre 1953. A la disparition de ce journal (en 1956) il « passe » dans « Risque-Tout » puis Spirou où il tire sa révérence dans le n° 2096 du 15 Juin 1978. Marc Jaguar ?… peu connu. Et c’est dommage. C’est du Tillieux. Du tout bon Tillieux. Au départ Marc n’est pas un héros à part entière ; c’est le fidèle copain de « Félix » -un reporter/détective- du même auteur. Marc, lui, deviendra policier, photographe de presse, journaliste... Curieuse carrière –si l’on peut dire- que celle de Marc. En effet, de magazine en hebdo, de parutions sporadiques, certaines histoires ne se termineront pas, feront l’objet de quelques planches, seront reprises ou remaniées (par Walthéry entre-autres). Dommage pour l’ensemble car Marc Jaguar, à l’instar de Gil Jourdan, avait du « répondant ».

11/12/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Un one-shot extrement bien mené par Tilieux ! Le dessin approche de la maturité qu'on retrouvera dans Gil Jourdan et le scénario est incroyable. Le suspense est insoutenable et il n'y a presque aucun temps mort. Sauf lorsque les policiers pousuivent Marc et son ami. C'est le défaut de l'album, les gags avec les policiers sont loins d'etre drôles et sont même navrants. Ça n'enlève pas à la qualité de l'oeuvre qui, même si c'est pas un chef d'oeuvre, nous fait passer un bon moment avec son ambiance de vieux film policier.

07/10/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5

Une excellente aventure de Maurice Tillieux que ce Marc Jaguar. Un peu comme les vieux films policier des années 50/60, cette BD en a le même ton et la même saveur. Elle nous replonge avec délice dans cette atmosphère rétro, comme un petit voyage dans le temps. Le dosage aventure/ humour/affrontements virils est très bien réalisé. Le dessin de Tillieux est clair et très lisible, du bon travail qui nous donne même, par ci par là, des vignettes que je qualifierai de magnifiques. Même si l'on sent par moment qu'il est un peu à l'étroit dans ses petites cases carrées. (3 cases par bande, 4 bandes par page) et n'a pas assez souvent le réflexe, quand c'est nécessaire, de faire des cases plus grandes. Avec Tillieux, le schéma des caractères reste le même. Comme dans Gil Jourdan ou Félix, le héros est viril et sérieux, un peu macho aux sourcils toujours froncés, accompagné d'un faire-valoir comique un peu loufoque. Les personnages sont très similaires mais ça marche bien. Et les personnages secondaires sont bien souvent très réussis. Achat conseillé pour les fans de l'âge d'or de la BD franco-belge bien sûr. Dans le commerce, je pense qu'on ne peut trouver cet (unique ?) album de Marc Jaguar que dans la collection "tout Gil Jourdan" volume 6. (Dans lequel vous trouverez d'ailleurs une 1ère aventure de 12 pages de ce personnage.)

15/07/2007 (modifier)