Tif et Tondu

Note: 3.11/5
(3.11/5 pour 18 avis)

Tif et Tondu sont des détectives qui traquent les bandits dans le monde entier.


Best of 1950-1959 Denis Lapière Journal Spirou Les BDs à papa

Tif (le chauve) et Tondu (le chevelu) sont toujours sur le coup quand un méchant agit mal... suivez leurs aventures non dénuées d'humour rassurez vous, ils gagnent toujours à la fin... ;)

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1954
Statut histoire Une histoire par tome 45 tomes parus
Couverture de la série Tif et Tondu
Les notes (18)
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30/03/2002 | toce
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Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Comme quoi les caisses mal rangées au fond d'un placard peuvent parfois réserver des surprises. C'est donc sur deux trois albums de "Tif et Tondu" que je tombe et qui je dois l'avouer me tombent assez vite des mains. Comme le posteur précédent je n'ai pas pu finir. Par les dieux que c'est vieillot, même pas ce petit parfum suranné avec un côté nostalgique ou je pourrais dire bon oui quand même. Désolé mais ça ne marche pas avec moi. S'il n'y avait que les deux héros ringards à souhait pourquoi pas mais ce méchant d’opérette Mr Choc est plus risible voire pitoyable qu'autre chose. Alors oui c'est un classique de la BD franco belge mais j'ai bien peur qu'aujourd'hui elle ne trouve plus grâce aux yeux de nos modernes bambins. Très typée d'une époque elle n'a plus qu'un rôle proustien qui est inefficace si l'on n'a pas été bercée par elle dans son enfance, ce qui n'est pas mon cas, vous comprendrez donc ma note

23/10/2016 (modifier)
Par Chéreau
Note: 2/5

Je n’avais jamais réussi à finir un Tif et Tondu, pour en avoir parcouru de nombreuses planches dans de vieux albums Spirou, sans jamais être convaincu. J’ai fini par sauter le pas avec l’album « Traitement de choc », trouvé au hasard d’une bibliothèque. Je ne chercherai sans doute pas à découvrir toute la série. On est vraiment ici dans un archétype de la BD d’aventure ligne claire pour garçons, produite à pleines fournées dans les années 60 à 80. Petite originalité de la série : il n’y a pas un mais deux héros (comme chez Jacobs), qui ne sont ni l’un ni l’autre des top models aux mâchoires carrées. Tif le chauve et Tondu le poilu (ah ! ah !) sont deux détectives qui n’ont peur de rien et se jettent dans les pires problèmes avec une désinvolture et un entêtement qui laissent perplexe. Il y a bien sûr en face d’eux un odieux méchant récurrent, Choc, génie du mal sans affects, forcément élégant et ricaneur, qui se balade, qu’il pleuve ou qu’il vente, en smoking et heaume XIIIe siècle. Pourquoi pas, après tout ? Nos deux compères et leur Rastapopoulos-Olrik-Axel Borg-Zorglub de service partagent donc des aventures totalement tirées par les cheveux, où chaque fin de page de droite est l’occasion d’un coup de théâtre totalement improbable Quelques savants fous de service, en blouse blanche forcément, fournissent les McGuffin nécessaires avec des inventions farfelues, dont l’explication scientifique, toujours complaisamment fournie, ne tromperait pas un cancre de Terminale. Le dessin et la mise en page, très très classiques, ne valent pas Gil Jourdan, pour citer une autre série de détectives en ligne claire, encore moins Spirou ou Tintin. Bref, un équivalent franco-belge des histoires de Picsou Magazine. A lire l’été quand on a un peu la flemme d’ouvrir autre chose, ou l’envie de s’offrir une madeleine de Proust. Du même Will, je préfère de loin Isabelle, dont les personnages sont bien plus originaux et l’univers beaucoup plus surprenant.

01/08/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis toujours attaché à cette série indémodable, je l'ai découverte dans un recueil Spirou (alors que je n'étais qu'un lecteur occasionnel de ce journal) avec l'épisode "l'Ombre sans corps", et depuis, je ne l'ai plus lachée, je possède toute la série depuis l'album n°4 jusqu'au dernier scénario de Desberg (les périodes Rosy, Tillieux, Desberg étant les meilleures). Cette bande créée en 1938 par Dineur n'a cessé qu'en 1997, c'est dire si elle a marqué le journal Spirou en résistant aux années, aux modes et aux transformations sans prendre une ride pendant plus de 60 ans. Au début, il n'y avait que Tif, Tondu n'apparaissant que plus tard, et le ton était vraiment fantaisiste; de plus, le dessin n'était pas joli, plutôt grossier comme c'était courant chez les dessinateurs d'avant-guerre. En 1949, le dessin est confié au jeune Will, élève de Jijé, qui en rajeunit et en modernise l'aspect, même si son graphisme ne cherche pas les effets, mais il est efficace et convient parfaitement à ce type de bande semi-réaliste. Ce lifting est bénéfique, car les lecteurs apprécient déja ce sympathique duo de détectives amateurs, dont l'intérêt réside dans l'opposition des 2 héros : d'abord par le fait que Tondu soit le chevelu hirsute et barbu, et Tif le chauve; ensuite Tondu est plutôt actif, c'est le sérieux, celui qui décide, tandis que Tif est le jovial gaffeur, râleur parfois insupportable, attiré par les femmes, bref, le comique de service, mais qui peut s'avérer fonceur dans Tif et Tondu à New York ; pourtant, il n'est pas le faire-valoir de son acolyte, tous deux sont complémentaires, un peu comme Astérix et Obélix ou Tintin et Haddock. La période Dineur, il faut donc l'oublier, c'est à partir de 1955 que la bande va vivre ses plus belles années lorsque Maurice Rosy crée le redoutable Monsieur Choc, sorte de Fantômas moderne, élégamment vêtu d'un smoking et de gants blancs, le visage dissimulé par un heaume, c'est le plus implacable ennemi qu'ait eu à combattre le duo de détectives. En même temps, quand on y pense, il y a un côté théâtral et ridicule dans ce personnage, totalement invraisemblable aujourd'hui, mais à l'époque, les méchants étaient comme ça et on l'acceptait. En 1968, c'est Maurice Tillieux qui prend le relais de Rosy ; la série est encore dans une grande période. Comme il le fit dans Gil Jourdan, Tillieux accentue le caractère policier des histoires, et frôle le fantastique où le mystère et l'angoisse dominent ; les titres des albums sont explicites (l'Ombre sans corps, Contre le Cobra, le Roc maudit, Sorti des abîmes, les Ressuscités, le Scaphandrier mort, un Plan démoniaque, le Retour de la Bête), l'esprit des récits apparaît sans ambiguïté, le lecteur devine où les auteurs vont l'emmener. Nos deux héros deviennent dans cette période des détectives traditionnels et côtoient parfois leur ami Ficshussett de Scotland Yard. En même temps, ce sont deux vieux garçons, et la série contient peu de femmes, Tillieux leur adjoint parfois une blonde compagne, la délicieuse comtesse Amélie d'Yeu dite Kiki. Après la mort de Tillieux, son assistant Stephen Desberg intervient en 1978 avec le Gouffre interdit, apportant un ton nouveau, fantastique mais aussi plus en phase avec l'actualité (voir les épisodes Swastika ou les Phalanges de Jeanne d'Arc) ; pour ses grands débuts, Desberg tentait des choses nouvelles, c'était encore bien. En 1991, Will passe la main à Sikorski au graphisme plus moderne et à des scénarios de Lapière peu inspirés, beaucoup de lecteurs se sont alors détournés de la série, moi le premier. Le charme est rompu. Mais les aventures palpitantes de ces deux héros, qui peuvent être cataloguées pour la jeunesse, sont plus subtiles qu'il n'y paraît, ça plaît aussi aux adultes, et je prend encore beaucoup de plaisir à les relire. Un classique incontournable de la BD franco-belge.

15/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Si on excepte les trois premiers tomes, encore immatures, et si on digère le style graphique de Sikorski, bon mais éloigné de celui de Will, la série n’est pas loin d’être culte à mes yeux. Elle combine en effet plusieurs éléments de qualité. Tout d’abord, un duo charismatique et « photogénique ». Tif et Tondu sont identifiables au premier coup d’œil, leur image reste en mémoire de tout bédéphile. Ensuite, un ennemi récurent lui aussi inoubliable : Mr Choc. Encore : des histoires très variées mais offrant constamment suspense, humour, fantaisie. C’est un pur produit Dupuis, respectueux de la ligne directrice de l’époque (des époques, pour être plus exact, et au vu de la longévité de la série). L’humour dédramatise le caractère policier ou fantastique des scénarios. Le suspense, toujours présent, retient l’attention du lecteur et lui donne envie de connaître le fin mot de l’histoire. Enfin, le dessin de Will atteint rapidement un niveau d’une grande qualité. Dès « la Villa du Long-Cri », le trait de l’artiste est arrivé à maturité. Ce qui n’empêchera pas Will de continuer à peaufiner son art. La lisibilité, le dynamisme, la rondeur, la richesse en profondeur sont des constantes que j’apprécie on ne peut plus. Chaque scénariste aura apporté quelque chose à la série. Certains sont plus réalistes, d’autres plus fantaisistes. Tous, hormis Dineur (au style trop daté pour moi) m’ont plu à plusieurs occasions. Du tome 8 au tome 39, rares sont les albums que je n’ai pas apprécié. Et même ensuite, malgré mon problème avec le dessin de Sikorski (pour lequel je mettrai trois tomes avant de l’accepter), les scénarios de Lapière m’auront agréablement surpris même s’ils offrent une version plus traditionnellement policière à la série. Quasi-culte ! Un achat chaudement recommandé pour les amateurs de bandes dessinées franco-belge.

03/03/2010 (modifier)

Tif et Tondu, des albums que je relis régulièrement et sur lesquels le temps ne semblent plus avoir de prises. Ceci provient du fait qu’ils m’accompagnent depuis ma prime jeunesse et que, déjà, certains titres me paraissaient désuets (mais néanmoins agréables). Au vu de l’ampleur de la série et du nombre de scénaristes successifs, un découpage s’impose. - L’ère pré-Rosy (albums un à trois): distrayante sans plus. Un intérêt historique plutôt que pour le reste. - L’ère Rosy (albums quatre à quinze et trente-quatre): période foisonnante qui voit l’introduction du célèbre Monsieur Choc et des scénarios grandioses (le réveil de Toar, le grand combat). Le dessin de Will arrive aussi à maturité: la différence entre Plein gaz et la villa du Long-Cri est … criante (un écart d’environ sept années expliquant cela). - L’ère Tillieux (albums seize à vingt-sept et collaboration avec Desberg pour le vingt-six): le père de Gil Jourdan fait l’impasse sur Monsieur Choc et amène nos deux compères dans un monde plus logique et scientifique. Ce qui ne porte absolument pas préjudice à la série. - L’ère Desberg (albums vingt-huit à trente-neuf en excluant le trente-quatre): un cycle au spectre large et faisant la part belle à l’étrange et l’onirique. La série se permet même de flirter avec des thèmes plus profonds (nazisme et extrême droite par exemples) et renoue avec Monsieur Choc. Desberg touche à tout et le tandem atteint son paroxysme. La plus belle période à mon sens. - L’ère Lapière/Sikorsky (albums quarante à quarante-cinq): nouveau scénariste, nouveau dessinateur. Tif et Tondu reviennent vers des aventures plus conventionnelles et contemporaines. Plus banals donc, ce qui a du mal à passer et tranche trop radicalement avec les envolées scénaristiques des albums précédents. Je préfère éviter de parler du dessin qui renoue avec le début de la série (j’exagère à peine). Une œuvre « comme on en fait plus » que je conseille à l’achat (mais pas dans son entièreté) ayant l’énorme avantage, au vu de ses multiples scénaristes, de varier agréablement les plaisirs.

23/07/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Un classique de la bd franco-belge ! J'aime beaucoup les tomes avec Choc, l'un des plus grands méchants de la bd. Je dois reconnaître que sans lui, il y a quelque chose qui manque. J'aime bien aussi la période Desberg qui fait preuve de beaucoup d'imagination. Les scénarios policier de Tillieux ne sont pas mal non plus. Le dessin de Will est excellent et va bien avec la série. Je n'aime pas la reprise de Lapière-Sikorski. Les dessins sont moches et les histoires ennuyantes.

04/10/2007 (MAJ le 25/05/2008) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Un duo qui fait partie intégrante de l'hebdo Spirou. Ils y débutent en effet dans le n° 1 du 21 Avril 1938. Ce n'est pourtant qu'à la cinquième planche qu'ils font connaissance ; Tif y rencontre un naufragé -Tondu- capitaine du bateau "Marius". Ils ne se quitteront plus ; vivant de nombreuses aventures qui passeront du Congo belge aux Etats-Unis. La série va être animée une dizaine d'années par Fernand Dineur. Curieusement, en 1949, l'éditeur juge ces personnages "vieillots" et en confie leur "rajeunissement" à Will, alors débutant. Dineur, lui, continuera d'imaginer les histoires. D'autres scénaristes viendront bientôt se "greffer" ; dont Maurice Rosy qui crééra M. Choc ; un personnage dont le visage est perpétuellement masqué par un heaume, et qui dirige une organisation criminelle nommée "La Main Blanche". Rapidement, les affrontement entre nos deux gaillards et Choc vont devenir assez légendaires, une grande partie du lectorat s'ingéniant à imaginer qui pourrait se cacher derrière ce criminel d'envergure. Tif et Tondu ?... Ils ont grandi, mûri sous la patte et l'imaginaire d'autres dessinateurs et scénaristes. Et c'est ce que j'aime en cette série. D'aventures en aventures, celle-ci à -par la suite- distillé un climat fantastique, s'est un peu politisée, à même abordé la problématique de l'extrême droite... Une série qui est un véritable classique, dont chaque opus m'amène un vrai plaisir de lecture, car chacun me relate une bien bonne histoire faite d'intrigues, de rebondissements, d'enquêtes policières ; et ce sans jamais (trop) se prendre au sérieux. C'est tout bon. Ma cote réelle : 3,5/5

12/12/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5

Cette BD est un monument mais existe depuis très longtemps et cela s’en ressent sur les premiers albums qui datent quand même des années 40. Mais avec le temps, les histoires commencent à être mieux travaillées. Les personnages secondaires comme le terrible M. Choc sont des inventions géniales. La période de Rosy au scénario est d’ailleurs la plus féconde en trouvailles. Cependant, celui-ci est capable d’écrire de très bonnes histoires comme la villa du long cri mais peut livrer des scénarios plus médiocres genre la matière verte ou la poupée ridicule. Avec l’arrivée de Tillieux, les histoires ressemblent un peu plus à du Gil Jourdan, les thèmes sont un peu plus policiers. Cette période est souvent considérée comme la meilleure par les amateurs. Je trouve que Desberg s’en tire mieux que ce qui a pu être dit. Il a remis en place le personnage de Choc, a modernisé les héros, mais peut-être qu’on n’y croyait plus beaucoup chez Dupuis. De même Will semble prendre moins de plaisir au dessin, au cours de cette période. Enfin, il y a dix ans, l’éditeur avait essayé de relancer la série, en lançant une nouvelle équipe Sikorski et Lapière. Ce fut un échec car les histoires étaient devenues beaucoup trop sérieuses et le public n’a pas suivi. A retrouver dans l'excellente intégrale parue chez Dupuis.

07/07/2006 (modifier)
Par Marc
Note: 3/5

Fait partie de l'histoire de la bd. Dessins simples, mais suggestifs. Des scénarios tantôt excellents, tantôt très bof. Le réveil de Toar, quelle énigme! Sorti des abîmes : fantastique! C'est une collection à connaître.

07/02/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

J'aime toujours autant "Tif et Tondu". Avec Gil Jourdan, je trouve que ce sont des histoires policières destinées à la jeunesse qui n'ont pas vieilli et plaisent aussi bien aux jeunes qu'aux plus vieux. En réalité, je donne la note globale de 4/5, mais seule une portion des aventures de "Tif et Tondu" me plaisent vraiment, tandis que j'en trouve d'autres plutôt ennuyeuses et d'un autre niveau. Par exemple, je préfère les albums scénarisés par Desberg, car ils insèrent souvent une petite part de SF / fantastique, et que j'aime ça. Néanmoins, certains albums scénarisés par Tillieux sont également excellents (notamment "Le scaphandrier mort", "Sorti des abimes", "Le reveil de Toar"...). Par contre, je n'aime pas franchement les histoires les plus anciennes qui ont trop mal vieilli à mon goût, de même que je n'aime pas les récentes reprises depuis le "départ" de Will (je trouve que la série est devenue trop sérieuse et trop modernisée).

19/01/2004 (modifier)