Gil Jourdan
Gil Jourdan est un détective privé. Il est aidé dans la résolution de ses enquêtes par un ancien cambrioleur : André Papignolles dit Libellule et par un inspecteur de police : Croûton.
Best of 1950-1959 Détectives privés Dupuis Journal Spirou Les BDs à papa
Gil Jourdan a fait sa première apparition dans Spirou le 20 septembre 1956. Gil Jourdan est un détective créé par Maurice Tillieux. Dans les enquêtes de Gil Jourdan, il est souvent question d’affaire un mystérieuse, qui passe par différents style, comme par exemple une affaire d’état, ou vol de bijoux. Mais Gil Jourdan il faut le dire voyage aussi énormément dans le cadre de ses enquêtes, il a bien sûre des compagnons qui font route avec lui. Tout d’abord Libellule un ancien cambrioleur et surtout un maître dans ce qui est de forcer les coffres – forts il a un surnom, c’est doigt de fée. Gil Jourdan a organisé son évasion sous l’œil d’un de ses ami l’inspecteur Crouton. Parlons en de Crouton, c’est un inspecteur qui est nul, c’est lui qui rêvait de pouvoir un jour arrêter Libellule et lorsque celui – ci y arrive, Jourdan le fait évader. Mais signalons que maintenant Crouton et Libellule sont de grands amis. Il y a aussi Queue – de – Cerise, la secrétaire de Gil Jourdan, qui se déplace souvent en scooter. Mais dans Gil Jourdan, il y a aussi de l’humour même si les intrigues sont bien menées et les décors bien en rapport avec le sujet.
| Scénario | |
| Dessin | |
| Couleurs | |
|
Editeur
|
|
|
Genre
/
Public
/
Type
|
|
| Date de parution | 1959 |
| Statut histoire | Une histoire par tome 16 tomes parus |
Les avis
Encore jeune, j'ai découvert les histoires de Gil Jourdan et je suis immédiatement devenu fan. J'ai tout de suite remarqué une certaine parenté avec le Spirou de Franquin, que Tillieux admirait tant. D'abord dans les dessins si attrayants, dans les décors, les voitures et certains personnages. Mais ici nous avons aussi les cafés et le Paris populeux, les ruelles malfamées. Nous aurons aussi droit à des cargos et à des scènes de quai mémorables, la Bretagne mystérieuse ou encore les environnements exotiques, Amérique latine, Moyen-Orient ou Extrême-Orient. Les intrigues et les enquêtes sont bien conçues et l'impression de rapidité et d'efficacité est une marque du style. Tillieux s'était fait remarquer auparavant avec sa série Félix, dont de nombreux éléments seront repris ici. Quant aux personnages principaux, Gil Jourdan se distingue par son intelligence de détective et son sérieux, Crouton par son honnêteté mais aussi une certaine manque de perspicacité, et l'ancien cambrioleur André Papignolles, dit Libellule, par ses blagues idiotes et son rire dévastateur! Il ne faut pas oublier la piquante secrétaire Queue-de-Cerise, souvent indispensable dans les situations les plus désespérées. Le découpage de Tillieux traduisait le mouvement à la manière d'un film. Il développera cette approche, nous offrant certaines des plus belles scènes de poursuite de l'histoire de la BD. En automobile aussi, l'autre grande passion de l'auteur qui en fera l'un des personnages centraux de ses albums, y compris les pannes et des carambolages impressionants. Les automobiles sont représentées avec une grande fidélité, depuis l'admirable Facel-Vega immergée (son premier grand chef-d'œuvre) jusqu'aux nombreuses Renault (que je soupçonne avoir été l'une de ses marques préférées) : Dauphine, Juvaquatre, R8 Gordini ou R16. Les voitures de sport sont également présentes, Maserati par exemple. Très occupé par des scénarios pour d'autres héros, Tif et Tondu, Natacha... Tillieux a confié le dessin de la série à Gos qui s'en est bien sorti, à mon avis. Il pensait reprendre le dessin dans une nouvelle aventure de Gil Jourdan quand il est parti trop tôt. La voiture, encore une fois... Il nous reste un sens du rythme incroyable dans ses histoires et, malgré l'humour, un certain regard corrosif sur la société, le crime et la corruption.
Je réserve mon cinquantième avis à Gil Jourdan, un des monuments encore mal connu de la bande dessinée. Je ne l'ai pas jamais lu "en direct" dans Spirou ; j'étais trop jeune quand Maurice Tillieux s'est tué dans un accident de voiture, bien trop jeune lui aussi. C'est à la médiathèque de la ville où j'allais au lycée, au milieu des années 1980, que j'ai emprunté presque par hasard le volume de l'intégrale regroupant les trois premiers albums de la série. Et ce fut un ravissement, qui s'est poursuivi à chacune de mes nombreuses relectures. Gil Jourdan est la série qui marque l'apogée du génie de Tillieux. Son imagination débordante, ses scénarios ciselés, son sens du rythme, son trait délié, ses ambiances inimitables de films noirs, ses personnages à la fois burlesques et réalistes, son humour oscillant entre le pince-sans-rire et le calembour débile font de lui un des virtuoses du neuvième art. Il fut un infatigable dessinateur et un scénariste prolixe. Durant les dix années passées à dessiner dans Heroïc-Albums à un rythme forcené, il a peaufiné son style, en particulier à partir des nombreux épisodes de la série Félix (Tillieux), le grand frère de Gilles Jourdan. Lorsqu'il se lance dans son grand œuvre pour le compte du magazine Spirou, il réussit d'emblée l'exploit de livrer une œuvre intemporelle. Certes les aventures de Gil Jourdan sont datées car le souci du détail de Tillieux le pousse à restituer précisément les décors et les voitures dans lesquels s'inscrivent ses histoires, entre les années 1950 et les années Pompidou. Mais la modernité du traitement graphique et la vivacité des dialogues les rendent indémodables. Et quelle originalité dans les intrigues ! Gil Jourdan reprend parfois le synopsis d'histoires courtes expérimentées dans Félix, en corrigeant leurs défauts pour les développer sur un album complet. Les trames narratives de Tillieux cachent un mécanisme implacable sous leur apparente simplicité. Un ravissement, vous dis-je ! J'ai souvent lu que le déficit de notoriété de cette magnifique série s'expliquait parce que Gil Jourdan se situe entre Tintin et Spirou, et Maurice Tillieux entre Hergé et Franquin, mais toujours un cran en-dessous. Je ne comprends pas ce jugement et je soutiens que les albums de Gil Jourdan ont leur place au "top ten" des plus grands classiques de la bande dessinée. J'envie sincèrement les lecteurs qui les découvrent et leur souhaite de ressentir le même emballement que celui qui fut le mien il y a trente ans.
Ah Gil Jourdan ! J'empruntais souvent les intégrales à la bilbiothéque et j'adorais. Je les ai relus récemment et je découvre que ça me fait encore rire ! Mieux, je trouve que c'est meilleur que dans ma jeunesse. Je vois maintenant à quel point Tillieux était un génie. Le dessin de Tillieux est ici à son apogée et il est un des meilleurs du vieux journal de Spirou. Les histoires sont prenantes, rigolotes, souvent originales et aussi Tillieux se renouvelait bien. Il n'y a pas un album dont l'histoire me semble trop proche d'un autre album. Il y a certes deux ou trois histoires courtes sans grand intérêt, mais globalement c'est excellent. J'adore le trio Gil Jourdan-Libellule-Crouton. Je suis content que Dupuis réédite cette série. Elle le mérite amplement.
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site
© Dupuis 1959