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Le Pape Terrible

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 18 avis)

L'histoire du Pape Jules II.


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Gays et lesbiennes Italie Jodorowsky Les Borgia Vatican

Le 18 août 1503, victime d'un mal mystérieux, le Saint-Père Alexandre VI passe de vie à trépas. Aux premières lueurs de l'aube, la course au trône papal s'engage. Pour gagner le Saint- Siège, le népotisme, le stupre et le poison seront monnaie courante. En outre, le cardinal Della Rovere, ennemi juré du clan Borgia, entend bien accéder à la fonction suprême, quitte à vendre son âme au diable...

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Octobre 2009
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Le Pape Terrible
Les notes (18)
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25/10/2009 | Miranda
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Par gruizzli
Note: 2/5
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Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment avec le genre des BD historiques, mais j'ai eu la sensation, en lisant celle-ci, d'avoir entre les mains une BD dont j'ai lu plusieurs clones récemment. Toujours est-il que j'ai lu la vie de ce pape, qui fut assez mouvementée. Alors certes, je veux bien croire que le pape Jules II n'était ni un tendre ni un saint, mais là je crois que la charge envers lui est particulièrement forte. Ne serait-ce que la multiplication des scènes de sexe qui me semblaient devenir clairement superflues au bout d'un moment. Que ce soit un chaud lapin, d'accord, mais était-ce nécessaire de nous le rappeler toutes les quatre ou cinq pages ? D'autant que la BD n'explore pas autant que je l'aurais voulu les intrigues qui font les divisions dans l'Italie de cette époque. Et globalement, je trouvais que le récit perdait au fur et à mesure de la force. Niveau dessin, je le trouve très fonctionnel mais pas notable, il fait son travail mais n'ajoute rien de plus à l'ensemble. C'est presque trop conventionnel. C'est le genre de BD qui m'intéresse finalement assez peu : les quatre tomes auraient facilement pu être condensés en deux, et toutes les scènes ne sont pas utiles à l'avancée du scénario. On sent que l'auteur veut nous faire un portrait à charge de ce pape, mais je ne sais pas trop dans quel but, et regarder simplement un sadique devenir progressivement fou alors qu'il est au pouvoir ne m'intéresse pas. Sans doute que cela me rappelle trop d'actualités ...

27/09/2019 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
L'avatar du posteur pol

Vous pensiez que pour élire un nouveau pape, les cardinaux se réunissaient bien sagement dans leur conclave, qu’ils échangeaient amabilités et points de vue pour désigner le plus humble parmi eux, et le nommer à la tête de l’église catholique ? Détrompez vous, cela ne se passait pas comme ça au 16e siècle. Cette course au trône papal est propice à tous les coups tordus imaginables : corruption, mensonges, chantage, trahisons, meurtres… un vrai polar qui n’a rien à envier aux meilleures histoires de mafieux. C’est dans ce cadre original que Jodorowsky a placé son récit. On ne s’ennuie pas une seconde, j’ai aimé ce rythme, cette histoire qui avance vite, le décor de Rome, les personnages principaux tous plus antipathiques les uns que les autres. Autant d’éléments qui permettent de rentrer pleinement dans l’intrigue. Le dessin est également très réussi mais ce n’est pas une surprise si l’on sait que derrière le pseudonyme de Théo se cache le dessinateur de la série Le Trône d'argile. L’encrage et les couleurs sont radicalement différents, mais le style est toujours aussi plaisant. Après un tome 1 que j'avais bien apprécié, je dois dire que la suite de la série est loin de m'avoir convaincu. Je baisse ma note à 2 étoiles. En fin de compte j'ai trouvé l'ensemble bien linéaire une fois que Jules II est arrivé au pouvoir. Pendant 2 tomes, il passe son temps à éliminer ses ennemis. La seule question est comment va-t-il faire : poison, assassinat, manipuler et retourner ses adversaires les uns contre les autres, envoyer un sbire coucher avec ? Bref c'est totalement dénué de suspense et de moins en moins intéressant. Sans parler de la multitude de scènes à caractère sexuel nous montrant les ébats du pape avec tous les hommes qu'il croise... A croire qu'il n'y avait pas un seul hétéro à cette époque. C'était fun dans le premier tome, mais trop c'est trop. Le pape terrible, c'est pas terrible en fin de compte.

02/11/2009 (MAJ le 15/08/2017) (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur Canarde

Je dois avouer que cette série m'a un peu secouée à sa manière. La vie dépravée et cruelle du pape Jules 2 est certainement un peu exagérée voire fantasmée ici mais je pense que l'esprit est assez proche de la vérité (complots, assassinats, guerres absurdes et lubricité au service du pouvoir et de l'art). Et le spectacle de tous ces excès m'a rendue quelque peu mélancolique... 1. Comment une telle barbarie a pu être l'outil du développement d'un savoir-faire prodigieux de fertilité: Michel-ange, Bramante, Léonard de Vinci et Raphaël, les sources "humanistes" de l'art occidental auraient grandi au lait de la violence illégitime d'un odieux tyran. Eh oui! c'est ainsi: les cadres de notre culture sont nés du mal le plus indéfendable... 2. Je ne suis pas baptisée, mes parents étaient des soixante-huitards mécréants mais sortis de familles catholiques françaises et franco-italiennes. Et en lisant les errements brutaux de ce "pape terrible", je pensais à ma grand-mère et à sa vision de la religion: un rituel qui nous rappelle les vertus du dénuement. Je pensais à tous ces gens de son espèce, paysans et artisans qui se sont maintenus sagement dans leur pauvreté, certains d'être dans une forme de vertu et de vérité, avec au dessus de leur porte une reproduction d'une piéta de Michel-ange, ou d'une madone de Raphaël. Et je me dis que toute cette sagesse populaire était assise sur un mensonge. N'en était-elle pas moins vraie? 3. Le dessin somptueux de Théo, nous montre des corps masculins très fidèles finalement à l'esprit de Michel-Ange, musculeux et complexes, au point de sembler quasi surhumains. Cette sensualité réussit, malgré un contexte obscène, à nous séduire, à nous enivrer d'une certaine manière. Cette ambiguïté entre une cruauté, une violence aux limites du supportable, et tout en même temps une jouissance sensuelle pour nos yeux a quelque chose de déroutant et même d'effrayant par moments. Bref, ça n'est pas à mettre entre toutes les mains, mais pour ceux qui aiment être bousculés, ça peut être intéressant...

20/04/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Etrangement, je n'ai pas été aussi dégoûté qu'en lisant Borgia, je dis bien dégoûté mais non choqué, car avec Borgia, c'était plus le dégoût qui dominait parce que je crois que Jodorowski se rodait à ce type de BD historique qu'il réinvente à sa façon. Manara y avait trouvé un vrai creuset où épanouir son talent graphique, tandis que Jodo donnait dans l'outrance la plus sordide. Conscient qu'il avait peut-être raté son coup et qu'il n'avait pas tout dit sur ce XVIème siècle dans cette Italie pervertie par le vice et le crime, il retourne dans cette époque troublée et propice à tous les complots pour conter l'ascension de Jules II qui ne fut pas mieux ni pire qu'Alexandre Borgia. Je suis peu renseigné sur ce pape, mais le peu que je sais m'a permis d'approcher cette Bd avec un certain intérêt, différent en tout cas que celui pour Borgia. Cette cour baignait aussi dans le stupre, la fornication, la pédérastie et le poison, encore faut-il que les actes sodomites vus ici soient vraiment appuyés comme le fait Jodorowski... Car voila, Jodo est donc en terrain connu, il développe un aspect plus historique là où Borgia se complaisait dans une succession de scènes choquantes reliées par rien, c'est ce que j'ai relevé de plus positif, sinon, il recommence dans ses délires et ses outrances. Même si l'aspect historique est plus présent, Jodo prend énormément de libertés avec cette Histoire, ne pensant qu'à multiplier les scènes de cul homosexuelles, à tel point que ça en devient un peu lassant. Au moins dans Borgia, il y avait des femmes, là il n'y en a pratiquement pas... Le reste de l'aspect politique est de ce fait peu abordé ; Jules II que je qualifierais de "pape militaire" a développé l'activité des fameux condottieres, on les voit à peine ici. On ne peut nier que la cour pontificale de cette époque était scandaleuse et dépravée par ses atrocités et sa lubricité, mais Jodo comme dans la plupart de ses Bd, en fait un gigantesque baisodrome, il en fait encore trop et finit par lasser le lecteur que je suis, même si ça avait superbement commencé avec un tome 1 très costaud ; dommage qu'il n'arrive jamais à être raisonnable. Je ne sais pas comment il arrive à dégoter des dessinateurs qui veuillent bien illustrer ses folies, mais en tout cas, Theo reproduit le même genre d'images parfois épouvantables qu'on voyait dans Borgia, mais mieux justifiées par un scénario (très) légèrement plus solide. Son dessin est puissant et correspond parfaitement au sujet et à ses excès. C'est le grand atout de cette Bd, et c'est la raison pour que ma note ne soit pas plus basse..

30/03/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Le premier tome est absolument brillant par son machiavélisme total. Jodorowsky n'a peur de rien et ose tout. Son Jules II surpasse clairement Alexandre VI en perversion et cruauté. Le second tome est en dessous mais je mets quand même 4 étoiles tant le premier album m'avait impressionné. Certains passages sont absolument hallucinants. Je pense en particulier à celui où Jules de la Rovere négocie un accord avec le futur pape (dont il se débarrassera très peu de temps après) en faisant sucer la vieille ganache périmée par son jeune giton : glauque à souhait et très fun. Je regrette que le personnage secondaire de Machiavel soit assez mal exploité jusqu'à présent : où se trouve le machiavélisme de ce dernier qui fait très pâle figure face à Jules II? Le dessin est pas mal sans plus. Je conseille d'emprunter le 1er album avant de l'acheter, ce n'est quand même pas à mettre entre toutes les mains et c'est clair que ça rebutera pas mal de monde. Je n'ai pas encore le 3ème tome qui vient de sortir dont j'attend la lecture avec impatience.

22/05/2014 (modifier)

La couverture affiche sans mensonges le contenu. Il n'y a pas tromperie, on va voguer dans les arcanes du Vatican, sur les traces du pape Jules II, impitoyable, manipulateur et obscène. Seulement, comme cela a été déjà dit, si l'illustration est particulièrement soignée, je n'ai pas envie d'aller plus loin que le premier volet. La faute à une volonté perpétuelle d'insérer dans les personnages une amoralité violente parfois et surtout une déviance sexuelle omniprésente totalement superflue. Où se trouve le vrai et le faux dans tout cela? Chaque case devient une occasion de montrer du lubrique gratuit que cela en devient écœurant en 20 pages et coule le pape terrible dans les profondeurs de la médiocrité, on en ressent un malaise à la lecture sur le but recherché. J'ai même été étonné d'avoir pu trouver cela dans une médiathèque. J'hésite sur les intentions de l'auteur, entre violent brûlot antireligieux et expression de sentiments personnels refoulés. Il y a façon et façon de faire pour raconter une histoire et le pape terrible le fait juste très mal.

25/06/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Pour cette œuvre, il me semble obligatoire de séparer le fonds de la forme. Celle ci est tout bonnement magnifique. Je ne connaissais pas Théo, mais je vais aller à la découverte de ses productions. C'est fin, emplit de détails, les couleurs sont somptueuses et collent parfaitement à cette période historique. C'est du grand art. C'est ce qui sauve à mes yeux la série. Reste la trame de Jodorowsky, dont j'avais relativement apprécié Borgia, même si l'auteur s'éloigne allègrement de la vérité historique. Nous avons le droit ici à une suite avec Jules II principalement. Et Jodo reste non seulement dans la même veine mais en développe encore le côté outrancier. Oui cette époque romaine était "orgiaque", politiquement dense et le rapport Républiques d'Italie/Vatican était trouble, pour autant, j'attends tout de même plus de véracité et justement d'en apprendre plus. On n'a le droit ici me semble-t-il qu'aux fantasmes de l'auteur, montés en épingle (Violence + Stupre + Complots) et se suffisant à eux même. J'aurais éventuellement validé le truc si une histoire tangible et prenante utilisait ce terreau, mais non, là l'histoire n'est (à mon sens) que prétexte au triptyque Violence/Sexe/Politique déviante.

05/12/2012 (modifier)

Note moyenne: 1.5/5 Tome 1: Tome 2: Commençons par le point positif, ce sera fait, et vite fait, et c'est ce qui aurait pu me faire mettre 2 étoiles et non une. Le dessin est superbe, fourmille de détails dans tous les plans, et la colorisation est très réussie. Allons-y pour ce qui n'a pas été: Tout d'abord, j'ai vraiment eu l'impression de lire une BD érotique pour homosexuels. Entre les pipes, enculades, et autres branlettes, on arrive parfois à distinguer les bribes de ce qui devrait être un roman historique ayant pour cadre le Vatican. Je suis volontairement cru dans mes propos, mais c'est vraiment le ton de cette BD. Rares sont les doubles-pages où ne figure pas une représentation ou une allusion au sexe, principalement entre hommes... Que les auteurs aient choisi de dépeindre les hautes instances religieuses de l'époque comme étant de lubriques pédérastes, soit, mais pourquoi le faire aussi vulgairement, et surtout pourquoi nous le rabacher aussi souvent? Pour les hétéros, il y a aussi des scènes d'orgies publiques, et des scènes dans un bordel avec des putes obèses. Le premier tome souffrait déjà de quelques invraisemblances dans le scénario, les dialogues, ou les réactions des personnages...c'est encore pire dans le tome 2...au rayon de ce qui a participé à mon agacement:un voyou qui pleure et qui s'écrie "bouhouhou!" (Ridicule), ce même voyou qui remercie le pape après que ce dernier lui a coupé les doigts pour le punir de son goût du jeu, la scène risible et totalement superflue du déguisement du mignon du Pape en mariée, un sexe qui reste en érection après avoir été tranché, un meurtre commis discrètement par 8 personnes (pour passer inaperçus, restons groupés), et je vous passe d'autres facilités scénaristiques, enchaînements, et virages scénaristiques ratés (la liaison avec l'architecte arrive comme un cheveu sur la soupe et ne sert qu'à gonfler le nombre de pages du tome 2). Bref, c'est trop souvent et facilement vulgaire, et le scénario est franchement mal conduit et pas crédible pour deux sous. (176)

07/11/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

En empruntant cette série à la bibliothèque, je pensais y lire un récit de plus sur les Borgia. En réalité, il s'agit de la suite de ces évènements puisque c'est de Jules II, successeur d'Alexandre VI, le dernier pape Borgia, et de l'éphèmère Pie III, dont il s'agit. Pourtant, à en croire la vision de son règne telle que vu par Jodorowsky, il parait presque bien pire que ses cruels anciens ennemis, les Borgia. Stupre homosexuel, meurtres, mensonges et trahisons semblent être son lot quotidien. Il est présenté comme un chantre de la dépravation et des assassinats politiques au service de sa cause, même s'il a la qualité de tenter malgré tout de réunifier l'Italie, sous sa botte certes... Machiavel, qui joue aussi un rôle dans cette histoire, ne parait qu'un pantin naïf à ses côtés. Je ne suis pas bien sûr que tout cela soit vraiment réaliste sur le plan historique et, si c'était le cas, ce serait encore plus difficile à accepter que les ignominies des Borgia. Alors comme à son habitude, j'ai l'impression que Jodorowsky a encore joué la carte de la surenchère dans son scénario. Le fond de trame historique restant m'a néanmoins permis de ne pas perdre le fil et de m'intéresser en partie au récit même si je ne m'y suis jamais attaché. Heureusement il y a aussi l'excellent dessin de Théo, le même qui a dessiné la très bonne série Le Trône d'argile. Grâce à lui, le récit est agréable à lire et beau à regarder. Mais quand je compare cette série là, justement, avec ce fameux Pape Terrible, je me dis qu'il est quand même bien plus intéressant de présenter l'Histoire dans tout ce que sa réalité a d'incroyable et d'aventureux plutôt que de la déformer et de jouer la carte du choquant sans y arriver comme semble essayer de le faire ici Jodorowsky.

04/10/2012 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5

Ou comment un dessin magnifique rachète un scénario vide de toute logique et vérité. Jodorowski nous pond la suite des Borgia (série dessinée par Manara), et comme il serait malvenu de faire moins bien graphiquement, il s'associe avec Théo. Comme d'hab, Jodorowski se contrefiche de la réalité historique et part dans un grand délire sexe+pouvoir. Délire ou écriture automatique sous l'influence de substances pas très aimées par la loi ? Aujourd'hui, ce sera homosexualité à presque tous les étages ! On s'attendrait même à voir un vaisseau spatial débarquer sur la place centrale de Rome avec le fils du dernier Méta-Baron, clone de son grand-père, saupoudré de son arrière-grand-mère, avec un zeste de cybernétique alliée de paléo-consanguinité à 200%... Ah non ? Je suis déçu, c'aurait pourtant fait le lien avec les autres séries de Jodorowsky. Dommage... Ce pape terrible a eu une vie très riche, sans qu'on en rajoute une telle louche. Jodorowski a dû être traumatisé quand il était jeune avec l'église locale, il passe son temps à règler ses comptes à longueur d'albums. Ah que le dessin est bô ! C'est bien ce qui sauve la chose...

02/01/2011 (modifier)