Un western avec des femmes en personnages principaux, je ne suis pas contre ! D'autant que j'ai toujours dis que ce genre d'histoires ne m'intéresse pas spécialement, le western restant un genre que j'aime peu.
Malheureusement, la BD n'est pas franchement bonne à mon gout. C'est une étrange histoire qui nous est raconté, mélange d'histoire familiale et de récit d'une utopie féministe. Enfin, féministe dans le sens où ce sont des femmes qui règnent seules et en maitresses dans ce village, sans pour autant poser des questions sur la place des femmes ou le rôle qu'elles s’octroient contre une société patriarcale. Peu d'hommes traversent le récit et la plupart sans aucune incidence dessus, ne mettant pas en lumière de réflexion ou de questions quant à ces sujets.
Pour le reste, le récit est finalement surtout orienté autour d'une histoire de famille, avec cette jeune femme protégée par les adultes qui va vivre plusieurs drames avant d'en provoquer un. Le récit m'a paru assez froid, notamment parce que je n'étais pas investi dans les relations humaines : lorsque des morts arrivent, je n'étais pas impliqué émotionnellement et j'ai même eu l'impression qu'au final ces morts sont négligées par le récit lui-même. Ce sont surtout des dialogues sur la question de la gestion de cette petite utopie, pas assez développé pour devenir le point central du récit tout en y prenant trop de place pour être anodin. De même la question familiale est étrangement implanté dedans, centrale puisque c'est cet arc qui conclue le récit, mais délaissant pas mal de personnages au final.
En fin de compte, j'ai surtout l'impression d'un récit qui va dans différentes directions mais sans réellement en développer une, avec un final qui ne m'a pas réellement satisfait notamment au vu de ce qui était préparé avant. En fait, j'étais déçu par rapport aux idées qui auraient pu émerger, mais dans ce récit je ne m'y suis pas spécialement retrouvé. C'est une histoire de famille dans un contexte précis de ville cachée avec uniquement des femmes. Je vois le parallèle avec les amazones mais je n'ai pas trouvé que ça apportait grand chose au récit, et finalement je suis assez certain que j'oublierais cette histoire une fois que j'aurais rendu la BD à la bibliothèque.
Pas inintéressant, mais c’est quand même une lecture frustrante, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer.
En effet, le sujet est potentiellement intéressant : une famille d’immigrés chinois – que nous suivons sur plusieurs générations, avec ses bisbilles familiales, ses stratégies « d’intégration », ses conflits générationnels.
La matière est là, mais le rendu m’a un peu déçu.
Le dessin est formellement assez minimaliste, froid et parfois maladroit. Il ne permet pas toujours de bien différencier et reconnaître les personnages féminins.
Surtout que les sauts temporels, allers-retours entre différentes périodes, ellipses, sont souvent perturbants pour le lecteur. D’une part parce que ça n’est pas toujours clair. D’autre part parce qu’on aimerait parfois voir comblés ces longs moments (parfois des années !) entre chaque « saut ».
Et du coup on peine à s’attacher aux personnages, voire à l’histoire elle-même, c’est dommage. La narration (et le dessin très « simple » accentue ces difficultés) manque de consistance et de clarté, « assèche » une histoire dans laquelle on n’arrive pas à retrouver « l’humain », le sensible, tout ce que l’auteure – qui s’inspire visiblement de son histoire familiale – a semble-t-il voulu nous faire passer.
Note réelle 2,5/5.
Cela fait longtemps que j'ai lu un recueil des histoires de Foerster paru chez Fluide Glacial et d'ailleurs je n'en ai pas lu beaucoup. Tout ça pour dire que je ne suis pas le plus familier avec ce type de production de cet auteur et je ne sais pas trop si je n'ai pas accroché aux histoires présentes dans cet album parce que ne sont pas les meilleurs de l'auteur ou tout simplement parce que je n'aime plus ce type de récits. Je penche un peu pour la première solution parce que je me rappel encore de plusieurs histoires courtes que j'avais bien aimé alors que je ne les ai pas lu depuis plus de 10 ans alors que je doute un peu être capable de me rappeler les histoires de ce recueil d'ici l'an prochain.
On retrouve la patte de Foerster dans ses histoires raconté par une créature du type qu'on retrouve dans les récits de Lovecraft. Les histoires sont tordues et mets en vedette des gens qui font fassent à des événements horribles. Un problème est que cela devient un peu répétitif de voir le corps des gens changés à cause d'un événement fantastique. Il y a même une histoire, celle avec la vieille qui utilise des jeunes hommes pour se déplacer, qui m'a rappelé une autre histoire de Foerster avec un thème similaire et qui était bien mieux. J'ai aussi trouvé la construction de certaines histoires un peu trop laborieuses. En tout cas, je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album.
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Hippolyte
Un western avec des femmes en personnages principaux, je ne suis pas contre ! D'autant que j'ai toujours dis que ce genre d'histoires ne m'intéresse pas spécialement, le western restant un genre que j'aime peu. Malheureusement, la BD n'est pas franchement bonne à mon gout. C'est une étrange histoire qui nous est raconté, mélange d'histoire familiale et de récit d'une utopie féministe. Enfin, féministe dans le sens où ce sont des femmes qui règnent seules et en maitresses dans ce village, sans pour autant poser des questions sur la place des femmes ou le rôle qu'elles s’octroient contre une société patriarcale. Peu d'hommes traversent le récit et la plupart sans aucune incidence dessus, ne mettant pas en lumière de réflexion ou de questions quant à ces sujets. Pour le reste, le récit est finalement surtout orienté autour d'une histoire de famille, avec cette jeune femme protégée par les adultes qui va vivre plusieurs drames avant d'en provoquer un. Le récit m'a paru assez froid, notamment parce que je n'étais pas investi dans les relations humaines : lorsque des morts arrivent, je n'étais pas impliqué émotionnellement et j'ai même eu l'impression qu'au final ces morts sont négligées par le récit lui-même. Ce sont surtout des dialogues sur la question de la gestion de cette petite utopie, pas assez développé pour devenir le point central du récit tout en y prenant trop de place pour être anodin. De même la question familiale est étrangement implanté dedans, centrale puisque c'est cet arc qui conclue le récit, mais délaissant pas mal de personnages au final. En fin de compte, j'ai surtout l'impression d'un récit qui va dans différentes directions mais sans réellement en développer une, avec un final qui ne m'a pas réellement satisfait notamment au vu de ce qui était préparé avant. En fait, j'étais déçu par rapport aux idées qui auraient pu émerger, mais dans ce récit je ne m'y suis pas spécialement retrouvé. C'est une histoire de famille dans un contexte précis de ville cachée avec uniquement des femmes. Je vois le parallèle avec les amazones mais je n'ai pas trouvé que ça apportait grand chose au récit, et finalement je suis assez certain que j'oublierais cette histoire une fois que j'aurais rendu la BD à la bibliothèque.
Baume du tigre
Pas inintéressant, mais c’est quand même une lecture frustrante, dans laquelle j’ai vraiment eu du mal à entrer. En effet, le sujet est potentiellement intéressant : une famille d’immigrés chinois – que nous suivons sur plusieurs générations, avec ses bisbilles familiales, ses stratégies « d’intégration », ses conflits générationnels. La matière est là, mais le rendu m’a un peu déçu. Le dessin est formellement assez minimaliste, froid et parfois maladroit. Il ne permet pas toujours de bien différencier et reconnaître les personnages féminins. Surtout que les sauts temporels, allers-retours entre différentes périodes, ellipses, sont souvent perturbants pour le lecteur. D’une part parce que ça n’est pas toujours clair. D’autre part parce qu’on aimerait parfois voir comblés ces longs moments (parfois des années !) entre chaque « saut ». Et du coup on peine à s’attacher aux personnages, voire à l’histoire elle-même, c’est dommage. La narration (et le dessin très « simple » accentue ces difficultés) manque de consistance et de clarté, « assèche » une histoire dans laquelle on n’arrive pas à retrouver « l’humain », le sensible, tout ce que l’auteure – qui s’inspire visiblement de son histoire familiale – a semble-t-il voulu nous faire passer. Note réelle 2,5/5.
Le Nécronomickey - Le Livre des destins maudits
Cela fait longtemps que j'ai lu un recueil des histoires de Foerster paru chez Fluide Glacial et d'ailleurs je n'en ai pas lu beaucoup. Tout ça pour dire que je ne suis pas le plus familier avec ce type de production de cet auteur et je ne sais pas trop si je n'ai pas accroché aux histoires présentes dans cet album parce que ne sont pas les meilleurs de l'auteur ou tout simplement parce que je n'aime plus ce type de récits. Je penche un peu pour la première solution parce que je me rappel encore de plusieurs histoires courtes que j'avais bien aimé alors que je ne les ai pas lu depuis plus de 10 ans alors que je doute un peu être capable de me rappeler les histoires de ce recueil d'ici l'an prochain. On retrouve la patte de Foerster dans ses histoires raconté par une créature du type qu'on retrouve dans les récits de Lovecraft. Les histoires sont tordues et mets en vedette des gens qui font fassent à des événements horribles. Un problème est que cela devient un peu répétitif de voir le corps des gens changés à cause d'un événement fantastique. Il y a même une histoire, celle avec la vieille qui utilise des jeunes hommes pour se déplacer, qui m'a rappelé une autre histoire de Foerster avec un thème similaire et qui était bien mieux. J'ai aussi trouvé la construction de certaines histoires un peu trop laborieuses. En tout cas, je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album.