Rob
Un jeune adulte, Clunch, le type même de l'adulescent contemporain, mou, peu débrouillard et geek sur les bords, décide d'acheter un robot ultra perfectionné pour faire son ménage.
Journal Spirou Robots
Un jeune adulte, Clunch, le type même de l'adulescent contemporain, mou, peu débrouillard et geek sur les bords, décide d'acheter un robot ultra perfectionné pour faire son ménage. Robot qu'il finira par appeler Rob, dans un élan d'imagination débridée. Au fil du temps et au contact des humains, Rob finit par s'humaniser. Ce qui pourrait être une bonne chose, mais il finira surtout par en prendre quelques défauts.
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| Date de parution | 06 Février 2019 |
| Statut histoire | Série terminée 3 tomes parus |
Les avis
Deux auteurs que j’aime bien, sur un concept qui peut être sympa, jouant sur un humour un peu con et décalé, voilà une série qui avaient pas mal d’atouts pour me plaire. Mais j’en suis sorti déçu. J’ai lu les deux premiers tomes, et ça va me suffire je pense. Chaque page est composée de deux séries de six cases, qui chacune est conclue par un gag, l’ensemble pouvant vaguement constituer une histoire – en tout cas les relations entre le héros et son robot domestique se développent au fur et à mesure des gags, et un certain nombre d’entre eux se suivent et se réponde, il y a quelques séries (au bureau, aux courses, avec un pote, avec une copine draguée, avec la conseillère Pôle emploi, etc). Mais, globalement, chaque série de six cases peut la plupart du temps se lire indépendamment, ce sont presque des recueils de strips gags sur le même thème. A savoir un jeune homme, Clunch, gros flemmard célibataire, et son robot domestique, « Rob », nettement plus dynamique et efficace (il ne le remplace pas que pour les tâches ménagères, puisqu’il lui pique la place au boulot, tente de le faire auprès d’une copine, etc.). Ça joue pas mal sur les dialogues entre les deux (les passages centrés sur eux sont les meilleurs, les parties – parfois assez longues – où Rob est absent sont souvent moins intéressantes. Il y a des idées amusantes, des dialogues et des situations bien sentis, et ça devait sans doute mieux passer en petites pastilles dans le journal de Spirou où ça a été au préalable publié. Mais lire d’une traite plusieurs album passe moins. Surtout que c’est inégal, et que nombre de gags m’ont paru moins drôles, percutants, surprenants. Le dessin de Mirroir est assez minimaliste (idem pour la colorisation), mais ça passe très bien pour ce type de production. Note réelle 2,5/5.
Mouais mouais mouais... Malgré une couverture attrayante, un choix graphique simple et efficace assis sur une colorisation pastelle originale, j'avoue ne pas avoir accroché à l'humour de ce nouveau duo de personnages. Clunch est un jeune adulte plutôt glandeur adepte du moindre effort qui décide de s'acheter un robot pour faire face à ses tâches ménagères. Ce dernier va vite trouver sa place dans la maisonnée et s'imposer tranquillement mais sûrement auprès de son "propriétaire"... Rob' va même très vite s'humaniser au contact de Clunch et pas forcément pour le meilleur... Composé en strips de 6 cases sur un moule gaufrier (2 gags par page donc) j'avoue être resté assez hermétiques aux gags qui s'enchaînent inexorablement... Ok, j'ai bien souris à quelques uns, mais pour le reste je me suis assez rapidement ennuyé. Dommage, car le concept est plutôt sympa, le graphisme bien pensé, mais que voulez-vous, l'humour ça reste très personnel et là, pour ma part je ne suis pas rentré dedans. A vous de voir donc, je vous conseille un feuilletage au préalable si l'achat vous tente.
L’homme et son robot, développez ! Clunch, millénium célibataire et magasinier de son état, s’offre un robot ménager. Il le baptise Rob et engage la conversation. Le pitch est minimaliste. Unité de lieu : le studio ; unité de temps : la conversation ; unité d’action : l’homme et le robot. Si le sujet de l’émergence de la personnalité artificielle a trop largement été traitée au cinéma, de L’homme bicentenaire et A.I. intelligence artificielle à Her, il a peu inspiré les bdéastes ; on citera Ghost in the shell ; et généralement sur un mode réaliste et dramatique. Rob ose une forme plus humble, celle du comic strip d’une demi-page. Sans négliger les grands Américains, de Yellow Kid à Calvin et Hobbes, le modèle est Le Retour à la terre de Ferri et Larcenet. La filiation est revendiquée, que ce soit par la belle couverture, ou l’antenne du robot, reprise du nœud papillon de la douce Manu. Le dessin de Boris Mirroir atteint une maturité convaincante. Un décor minimaliste donne toute sa force au travail sur les personnages. Grâce à un généreux format de 61 pages, James parvient à nous surprendre. Il enchaine et développe des thématiques de plus en plus ambitieuses, le ménage, la cuisine, le travail, la solitude, l’exploitation, les stéréotypes. Si certaines sont attendues, d’autres surprennent. Adulescent typique, Clunch refuse de sortir de lui-même. À l’inverse, l’intelligence artificielle apprend trop vite. Rob rationalise, embauche, courtise, découvre aime, jalouse, ment, simule. Tout puissant, Rob n’est pourtant pas à l’abri d’une panne de batterie ou, pire, d’un reboot... ou d’un « niveau 2 ». C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
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